P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 16 : Colère et regret

C'était à prévoir, je me perdis. Une chance que je n'avais pas vraiment envie. Je finis par trouver des toilettes, sans être capable de dire si je fus sur le même étage ou un autre. Alors que je pénétrais la pièce, un frisson me parcourue. C'était sur mes gardes, mais c'était sans doute que de la paranoïa, que j'allai faire ce que j'avais besoin. Je me lavai les mains, mais dans un deuxième robinet, car le premier que j'avais essayé ne fonctionnait pas.

Lorsque je fus de nouveau dans le corridor, je tentai bien évidemment de retrouver la bibliothèque. Je sentis mon collet se tendre, l'une des extrémités restant accrochée à quelque chose… ou à quelqu'un, derrière moi.

– Que me voulez-vous?, demandai-je nerveusement en me retournant vers ce qui était probablement mon agresseur.

– Éloigne-toi de Tom.

J'ouvris la bouche pour répondre quelque chose mais la refermai rapidement, j'étais beaucoup trop choquée par le dégoût qu'il me vouait pour trouver quelque chose à lui répondre.

– Tu n'es qu'une moldue stupide et insipide, tu devrais avoir honte de nous forcer à respirer le même air que toi!

J'étais capable de comprendre les crises de Tom, mais quand je me retrouvais devant la colère de quelqu'un d'autre… je n'y arrivais juste pas. C'était injuste, sa manière de me juger était juste injuste.

– Ne me regarde pas dans les yeux, sale déchet!

Il attrapa sa baguette. Je pris trop de temps pour comprendre et reçu son sortilège sans avoir amorcé une quelconque tentative d'évitement. Surprise de ne rien ressentir, je voulus lui demander ce qu'il m'avait fait, pour me rendre compte que je n'avais plus de voix. Fier de lui, le garçon partit en se marrant. Super, je ne pouvais même plus demander de l'aide pour retrouver mon chemin. Je cherchai encore un moment avant de finir par aller pleurer dans mon coin, complètement abattue.

– Qui es-tu, toi?

Je sursautai et cherchai d'où provenait la voix.

– Je suis ici! Non, plus haut! Plus bas! Oui, tu me regardes, là. Voilà! Enchanté demoiselle.

J'en revenais pas, une peinture me parlait… Je n'avais rien à perdre après tout et je lui pointai ma gorge.

– L'accès aux cuisines, ce n'est pas ici.

Je secouai la tête, puis fis mine de lire un livre.

– Fleury & Bott? C'est sur le chemin de traverse. Qui ne sait pas ça?

Je fis signe de non et refis les mimique de lire un livre.

– Un livre a été méchant avec toi? Je suis désolé, mais ça arrive…

Mais d'où venait cet idiot dans la peinture?

– Oh, tu attendais Roméo, d'accord. Je me sauve, Juliette.

Et après m'avoir fait un clin d'œil, il s'éclipsa tout sourire sous mon regard découragé. Et qu'avait à faire Roméo et Juliette dans toute cette histoire!?

– Mais où étais-tu passée!? fulmina une voix familière.

Je voulu lui répondre « Perdue en cherchant une salle de bain » d'un ton sarcastique, mais sans ma voix, je ne fis qu'expulser de l'air et recommençai à pleurer.

– Est-ce que tu pleurs pour vrai?, me demanda Tom, incrédule.

J'eue le goût de lui hurler: « Depuis quand je pleurs pour de faux!? ». Il me prit fermement les épaules.

– Ne laisse personne te faire du mal. Je suis désolé pour tantôt. Je t'apprendrai à lire, promis.

Tom était désolé… il était désolé? Ce n'était même pas lui qui m'avait fait de la peine.

– Pourquoi tu ne dis rien.

« J'essais, figure-toi. »

– Nagini?

Il m'éloigna en dépliant les coudes pour mieux me regarder, les sourcils froncés.

– Dis quelques choses.

« Comme quoi? » Je sentis des fourmillements commencer à me piquer là où il me tenait : il avait compris et s'enrageait à vue d'œil. Une de ses mains me lâcha le temps de prendre sa baguette et de me jeter un sort.

– Tu peux parler, maintenant?

– Mmm, oui, merci.

– Qui t'a fait ÇA!?, explosa-t-il. Nagini! Quelle couleur était la cravate!?

– Ne te fâ-, débutai-je en me lamentant.

– Que je ne me fâche pas!?

Sa poigne sur mes épaules devint féroce.

– Quelqu'un vient de te maltraiter parce que tu aies moldue! Et tu veux que je me calme!? Je vais l'éviscérer! Faire une bouille de son cerveau et lui faire sortir par le nez! Avant ça je vais brûler son corps pour exposer ses nerfs! Vendre ses organes! Frapper ses orteils avec un marteau! Faire cuire sa main et la lui donner à manger! Et la lui refaire manger lorsqu'il l'aura vomi!

– Tom arrête!

Furax, il se tut en me lançant un regard encore plus assassin qu'il y a quelques instants. Un professeur, et quelques élèves arrivèrent.

– Tom, lâchez-la!

Les spectateurs semblaient plus choqués qu'excités par la chicane, ce qui me surpris d'un mouvement de foule. Il relâcha mes épaules endolories.

– Que ce passe-t-il ici?, demanda le professeur.

Je sentis Tom s'énerver à nouveau, aussi, je décidai de répondre avant lui :

– Tom, je t'en pris, ça va, je te jure. Professeur, je suis désolée, nous étions en train de régler un différent et, je crains d'être la fautive dans cet éclat de voix.

– Dix points en moins pour serpentard. Tom, tu ne nous as pas habitué à ce genre de comportement.

Tom ne me laissa pas la chance de répondre pour lui :

– Je comprends, professeur. Ça ne se reproduira plus. Nagini, tu viens?

– … Oui…

Plus loin, il me fit entrer dans un classe et fis un sort.

– Arrête de mentir systématiquement pour moi, je sais me défendre.

– Je n'ai pas menti.

– Tu allais le faire! Une chicane c'est à deux, et c'est moi qui n'arrête pas de crier!

Je soupirai et m'assise sur un pupitre. Il s'accota sur celui d'en face, malgré son éclat de voix, il était indéniablement plus calme.

– Je sais, je suis désolée… mais avoue que c'est difficile à croire en voyant ta colère de tantôt…

– Tu sais bien que je ne l'aurais pas fait, me fit-il remarquer d'un ton vexé.

Je le fixai pour lui montrer mon gros doute.

– Maintenant, je le crois, mais s'il aurait été là lors de ta colère, non, je ne l'aurais pas cru, Tom.

Il n'osa pas vraiment me prétendre le contraire :

– Je n'aurais pas tout fait ce que j'avais dis.

– Tu n'en aurais pas eu la patience.

Il ne me répondit pas, un air boudeur aux lèvres.

– Arrête de mentir et de t'attirer des ennuies pour moi quand même.

Je secouai la tête.

– Je ne peux pas te promettre de le faire, ce serait te mentir... Mais je peux essayer.

Ma réponse fut loin de le satisfaire.

– Comment veux-tu que-! Non, laisse faire…

– Tom… Tom!

Il était partit d'un coup sec. Je partis à sa suite. Il se retourna sèchement.

– C'est bien, ici, d'habitude, m'accusa-t-il mielleusement en terminant avec un petit sourire contrit.

Lorsqu'il repartit, je ne le suivis pas. Étais-je une si mauvaise amie? J'éclatai en sanglot.