Bonjour!
J'ai eu quelques bonnes surprises hier ^^ J'espère être à la hauteur de vos attentes ^^'
D'ailleurs, il est possible que demain je ne puisse pas mettre à jour l'histoire, ou seulement plusieurs heures plus tard, étant donné que j'ai (encore) un rendez-vous médical...
En tout cas, bonne lecture!
Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 20 : Lentement mais sûrement... Partie 2
Le lendemain, je trouvai plusieurs robes de sorcier plus ou moins à ma grandeur que madame Desbois m'avait empilées sur une chaise. Monsieur déjeunait tranquillement, et madame dormait encore.
– Tu es une matinale, remarqua-t-il.
J'hochai la tête et commençai à fouiller dans les robes.
– Veux-tu déjeuner quelque chose? Du pain, des céréales, des œufs?
J'haussai les épaules mais lui répondis les œufs et des toasts. Ce n'était pas mauvais, mais ce n'était pas fameux non plus, disons que c'était mangeable, très mangeable.
– Tu aimes ça?, s'enquit-il.
J'haussai les épaules à nouveau.
– Je sais, ma femme cuisine mieux que moi, dit-il auto-dérisoirement.
Je lui souris. Il prit une dernière bouchée de son plat avant de se lever, de déposer sa vaisselle sur le comptoir et de se diriger vers la porte.
– Je m'en vais travailler. Sophie est moins matinale que nous, tu auras du temps libre devant toi. S'il y a quoi que ce soit, cogne simplement avant d'entrer dans la chambre, ne te gène pas, surtout. À ce soir, Nagini.
Je le saluai de la main et il quitta. Cette situation était si bizarre… Je retournai à l'observation de la fenêtre, avec de l'eau chaude (je n'avais pas trouvé les thés et tisannes) entre les mains. Lorsque madame se réveilla, le soleil était bien levé.
– Il faudra te trouver de véritables robes, murmura-t-elle pour elle-même en me voyant.
J'haussai les épaules à nouveau, à croire que j'en ferais une discipline olympique. Mais mon apparence m'indifférait, pour autant que je ne sois pas indécente, je ne voyais pas le mal de me promener dans une tenue de garçon ou bien en pyjama. Madame déjeuna, puis me demanda si j'étais prête à faire du magasinage… au vue de toute ces choses essentielles qui me manquaient (vêtements, manteaux, sous-vêtements, protège de sous, brosse à cheveux, parchemin, plume, et encre), je ne pus refuser une seconde fois son offre.
– Préfères-tu le transplanage ou la poudre de cheminette?
– C'est quoi la poudre de cheminette?
– … Ça te va le transplanage? Je t'initierai à la poudre une autre fois.
– Bien sûr…
Nous allâmes à l'extérieur, elle me tendit la main et je la pris, pour me retrouver à nouveau prise dans un tourbillon qui me fit perdre pied. Je détestais le transplanage! La nausée à la gorge, je me relevai. Vexée de la voir si bien portante, j'ignorai sa question à savoir si j'allais bien ou non.
– On commence où?, demandai-je plutôt.
C'était, à toute fin pratique, la première fois de ma vie que je magasinais pour moi… à part cette sombre fois où Madame m'avait fait comprendre que j'étais maintenant une femme. Je ne savais donc pas quoi faire, d'autant plus que je ne connaissais pas cet étrange endroit. Elle m'emmena dans une boutique où on me prit mes mesures et nous promis que la liste de vêtements que nous commandions allait être prête pour dans deux heures. Cette liste incluait sept robes, trois pyjamas, des sous-vêtements, des bas, un manteau, un foulard, une paire de mitaines, une paire de bottes, une paire de pantoufles et une combinaison à porter sous le linge. Ce dernier élément ayant été rajouté lorsqu'elle s'amusa de voir mon indifférence face aux robes qu'elle m'achetait et mon ébahissement en regardant mes futures nouvelles bottes et pantoufles. À croire qu'elle n'avait jamais connu le froid. Une fois dehors, à attendre que tout soit prêt, madame se tourna vers moi :
– Veux-tu autres choses, tant qu'à être de sortie?
Gênée d'être le centre de tous ces achats, je lui répondis néanmoins :
– Une brosse à cheveux, du parchemin, de l'encre, une plume et… de quoi pour les problèmes de femmes.
Son visage prit soudainement des airs désolée.
– Je n'y avais pas pensée, c'est si bête… Tu n'aurais jamais dû avoir à me le demander, surtout ici…
Je ne pus m'empêcher de sourire un peu : j'étais gênée qu'elle m'achète des choses, et elle, seulement que nous parlions de problèmes féminins en public. J'avais eu l'habitude de tout partager, à l'orphelinat, si tu tenais à un secret, mieux valait ne jamais en parler, point. Et comme personne ne m'avait dit c'était quoi avant que cela ne m'arrive, j'avais dû consulter Madame pour comprendre pourquoi je saignais. En très peu de temps, tout ceux de l'orphelinat en âge de comprendre avaient été au courant…
– Tant qu'à y être, veux-tu un animal?
– Un animal?
– Un chat ou un hibou, par exemple?
Je voyais l'utilité du hibou, mais pas vraiment du chat, et puis, pour le hibou c'était vite dit, car avec celui de Tom, c'était plutôt superflu.
– Non, merci. Vous en faites déjà beaucoup.
Elle m'acheta tout ce que j'avais demandé, et nous allâmes voir les vêtements finis. Je les essayai, pour la forme, puis nous ressortîmes. Elle me tendit la main et je la pris avec réticence. Le tourbillon nous engloutit… et je vomis dans le potager.
– Je suis vraiment navrée, Nagini.
– Ça va, c'est juste le transplanage, j'ai eu ma dose…
Tout de suite en rentrant, elle s'empressa de laver toutes mes nouvelles choses. Je l'aidai autant que je le pus, et alors qu'on se reposait en regardant le jardin, le hibou de Tom arriva.
– Il est là!, m'exclamai-je.
Elle me regarda prendre la lettre du rapace, rattacher la corde, caresser l'oiseau et lui dire au revoir. Sur l'enveloppe, je reconnue mon nom.
– Il m'a envoyé une lettre!, me vantai-je dans un bel éclat de joie.
– Oui, il t'en a envoyé une.
Son ton était un peu bizarre, elle souriait, mais j'avais l'impression qu'elle était triste. Je fermai les yeux, ça m'était égal ce qu'elle avait : Tom m'avait écrit! Pendant que je cherchais une cachette efficace à ma lettre, madame était partit dans la chambre de ses fils. Elle cognait maintenant à ma porte.
– Je peux entrer?
– Oui, répondis-je.
Ma lettre pouvait attendre. Elle entra dans ma chambre, un livre à la main.
– C'est avec ça que mes enfants ont appris à lire. Les syllabes sont en ordre alphabétique, et lorsque tu les efflores, le sort lit et épèle la syllabe touchée.
Dire que j'étais ébahie était un peu court. Je ne sais même pas comment décrire ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Du pouvoir, peut-être, du pouvoir sur mon propre destin. Je m'approchai du livre et le pris délicatement. Jamais un livre ne m'avait paru doué de compassion avant celui-là. J'y glissai ma lettre à l'intérieur, après tout, je pourrais bientôt pouvoir la lire. C'est les yeux brillant, je n'en doute pas, que je la remerciai.
– Ça fait plaisir, je te trouverai des livres de lecture, aussi, si tu le désires.
– Des livres sur la magie.
– Bien sûr.
Je m'installai alors sur mon bureau et me mis à lire, syllabe par syllabe, la lettre de Tom. Il me souhaitais de m'adapter à ma nouvelle vie, que mes parents adoptifs n'aient rien à voir avec Madame. Il me demandait aussi si je savais où j'étais et combien de temps il m'avait fallu pour pouvoir lire sa missive. Il me parla un peu d'un professeur puis c'était tout, c'était déjà beaucoup. Sa lettre se terminait avec un nombre de jours. Je dus demander à madame, peu avant le souper, pour savoir ce que ces nouvelles lettres voulaient dire, pour finalement apprendre ce qu'étaient des chiffres. Elle me montra la page du livre correspondant.
– Ça te plait beaucoup, on dirait, me dit monsieur qui était rentré sans que je ne m'en rende compte.
– Bonjour, monsieur.
– Tu as passé une bonne journée?
Je lui souris à pleine dent :
– Oui, et vous?
– Oui, merci. Dis-moi, tu te plais, ici?
Mes yeux quittèrent son visage mais j'acquiesçai à sa question.
– Tu manges un short cake avec nous, ce soir?
Je reposai mon regard sur lui.
– Bien sûr. Excusez-moi, je vais aller ranger ça.
J'allai porter le livre et ma lettre dans ma chambre et revint dans la salle à manger pour m'acclimater à leur présence.
