Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 21 : Prendre sa vie en main

Je commençai à répondre des missives à Tom, très basiques au début, mais qui représentait bien souvent une ou deux heures de travail. Madame Desbois m'aida à travailler la clarté de mon écriture, et lorsque je le lui permettais, elle corrigeait les lettres que j'écrivais. Elle me trouva aussi plusieurs livres sur la magie, et lorsque j'en avais mare de la lenteur avec laquelle je lisais, elle venait me remplacer et me lisait de longs paragraphes à voix haute.

Le début de la journée fut le moment où j'appris à côtoyer monsieur. Il était quelqu'un de simple qui ne se compliquait jamais vraiment la vie, et qui commençait à insister pour que je lâche les madame et monsieur pour les appeler par leur prénom, si je ne pouvais vraiment pas les appeler mère et père.

– Tu t'améliores vite, constata madam- Sophie.

– Moi je trouve que j'apprend pas assez vite.

– Et pourtant, tu en sais déjà plus sur l'histoire de Poudlard que mes deux fils réunis.

– Ils n'ont jamais lu l'Histoire de Poudlard?, demandai-je, septique.

– Jamais, répondit-elle amusée.

Je trouvais pourtant que c'était quelque chose de si basique.

– Que désires-tu faire plus tard?, me demanda-t-elle ensuite.

– Que voulez-vous dire? Me marier et avoir des enfants, comme tout le monde, je suppose.

– Tu ne voudrais pas travailler? Étudier? Le monde sorcier n'est pas aussi restrictif que celui des moldus, tu pourrais trouver un emploi bien rénuméré, être indépendante.

– Sauf que je suis moldue.

– Il est vrai qu'il y a moins d'emploi, mais même un cracmol peut trouver un emploi avec suffisamment de volonté.

– Ce n'est pas ce que je désire.

– Et étudier?

– Je ne peux pas aller à Poudlard et c'est le seul établissement où j'ai vu les femmes être traitées de la même manière que les hommes… et la bibliothèque! Tu devrais la voir, c'est magnifique! Non, pas magnifique, impressionnant, intimidant!

– J'y ai étudié, je l'ai vu, m'apprit-t-elle. Mais tu pourrais étudier la magie quand même? Il y a une question particulière qui te trotte dans la tête, non?

– Tu veux dire, comment sont fait les sorts? Comment on en crée d'autres? Et alors?

– C'est une science à part entière.

– Il me faudrait faire de la magie, bougonnai-je.

– L'arithmancie et l'étude des runes ne nécessitent pas que tu puisses utiliser de la magie, et tu peux étudier la théorie des sortilèges, des potions et des métamorphoses. Tu pourrais avancer des théories, et trouver quelqu'un pour les tester.

– Mais je n'aurai jamais accès à Poudlard…

– Ce n'est pas tous les sorciers qui étudient dans une école.

– Non?

– Non.

– Pourquoi?

Elle éclata de rire.

– Ce n'est pas toutes les familles qui le désirent. Certains moldus refusent d'accepter la vérité du talent de leurs enfants, ou de les laisser à des inconnus. Quelques familles de sorciers refusent de laisser l'éducation de leurs enfants à des professeurs qu'ils n'ont pas choisis.

Je trouvais son idée farfelue, mais j'étais charmée à l'optique de pouvoir faire quelque chose. Pouvoir être autre chose que juste la personne qui aide une autre à s'accomplir, mais une personne qui s'accomplie aussi.

– Je pourrais étudier?

– C'est l'idée.