Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 26 : Des fois des miracles, ça existe
– Qu'es-tu en train de lire?, me demanda Tom vers la fin de l'été.
– Sortilèges niveau 1. J'ai presque fini.
– C'est moi ou tu as lu tous les autres livres de première année?
– Oui.
– Tu as aussi le niveau deux à la maison?
– Et les niveaux qui suivent aussi. Antony est en septième année et Samuel en cinquième, du coup, j'ai toutes les autres années à la maison.
– Je suis sûr que tu es meilleur que certains griffons de ma connaissance, taquina-t-il.
– Côté théorique, sûrement, affirmai-je en montrant mes notes manuscrites que j'écrivais maintenant. Mais on me battra toujours côté pratique, mais ce n'est pas plus mal. Je sais être meilleure ailleurs.
Ça faisait du bien ne plus se sentir inférieur aux sorciers. Intimidée, je l'étais encore, mais à côté de Tom, ça ne me faisait plus ni chaud ni froid, tout au moins, la majorité du temps. Oh mon Dieu, et je savais lire et écrire! Quelle douceur! Mon acharnement maladif avait porté fruit!
– Je repars bientôt.
– Mais tu reviens à Noël?
– Oui.
– Notre premier Noël en combien d'année?
– Deux ans, sauf si on compte aussi ceux où ne fêtions juste pas vraiment la fête… à ça, je dirais simplement que ce sera notre premier Noël.
– C'est tellement vrai en plus, j'ai hâte.
– Pas autant que moi, répondit-il malucieusement avant de commencer à me chatouiller.
– Tom arrête!, répliquai-je en riant aux éclats.
Il arrêta qu'une fois que je fus étendue au sol, crampée en deux.
– On va se revoir bientôt, ce n'est pas si long avant Noël.
– C'est la moitié de d'habitude, répliquai-je avec sourire.
Il m'aida à me relever et me laissa m'épousseter.
– Je te raccompagne? C'est bientôt l'heure du souper.
– Oui, et je demanderai si tu peux souper avec nous.
– Je vais avertir mes parents.
Nous ne pûmes nous empêcher de sourire à la qualification qu'il donnait maintenant à madame et monsieur Harrison, moi aussi, je m'étais mise à nommer madame et monsieur Desbois comme mes parents. Nous étions biens, en sécurité et aimés où nous vivions maintenant, et c'était la seule façon que nous avions trouvé pour les remercier et leur montrer que nous avions compris qu'ils ne nous feraient pas de mal. Ça nous faisait encore bizarre de les nommer ainsi, mais je crois que nous prenions un soin particulier pour les nommer juste pour pouvoir nous délecter de pouvoir enfin prononcer ces mots. Le pacte que nous avions fait avait vraiment changé quelque chose. Je ne dis pas que ça avait tait nos angoisses ou que nous arrêtions de douter, seulement que la colère qui nous avait fait faire ce pacte nous aidait à nous battre avec entrain et efficacité contre nos angoisses et nos doutes.
– Papa, maman!, appela Tom en entrant dans la maison.
– Oui, répondit son père en entrant dans la pièce.
– Je vais raccompagner Nagini, est-ce que je peux manger là-bas?
– Bien sûr. N'oublie pas de les inviter pour dimanche prochain.
– J'oublie pas. Salut maman de ma part. À plus tard, papa.
– Prend soin de toi.
– Au revoir monsieur Harrison, dis-je à mon tour, remerciez votre femme pour le délicieux diner.
– Je n'y manquerai pas. À demain.
– À demain, répondis-je.
Nous allâmes vers nos vélos et nous fîmes une course (qu'il gagna) jusqu'à chez moi. Nous entrâmes en riant et j'allai demander à ma mère s'il pouvait rester. Antony me pointa la table où je compris que son assiette avait déjà été calculée. Il ricana un peu avant de me tirer la chaise.
– Où est Samuel?, demanda Tom.
– Il a été voir des amis, lui répondis-je. Des Weasley, je crois?
– C'est ça, me répondit Antony. Il va revenir plus tard ce soir, par cheminette.
Si je fermais les yeux, la poudre de cheminette était mon deuxième choix en terme de transport magique, non, mon troisième. Mon premier était décidément de voyager sur un balai avec Tom comme conducteur.
– Dis-moi maintenant, Antony, commença Tom avec une lumière malicieuse dans le regard. Quand vas-tu demander à Yasmina de sortir avec toi, il ne te reste plus qu'une année?
– Sûrement bien avant que toi-même ne fasse un quelconque pas, répliqua Antony sur le même ton.
Quand ces deux là s'y mettaient, on pouvait vraiment se méprendre et affirmer qu'ils étaient deux frères. Pour ma part, je mettais toujours un énorme effort pour faire comme si je ne comprenais pas qu'on parlait de moi.
– Je n'ai pas besoin de faire un pas, moi, s'amusa à dire en chantonnant Tom prétensieusement.
– Tu attends une illumination de sa part? Il n'a pas l'air très rapide, ton poisson, se moqua Antony.
– Oh, ne crois pas ça, Antony, elle prend son temps, c'est tout. Ne connais-tu pas l'adage du pêcheur?
– Un pêcheur a beaucoup d'adage, le jeune, répliqua plaisamment l'aîné.
– Le véritable pêcheur n'utilise pas d'appât, il convint simplement le poisson de sauter dans sa barque.
Antony explosa de rire sous le regard victorieux de Tom. Ma mère, qui écoutait toujours leurs piques amicales, en profita pour prendre l'avantage :
– Si tu sors avec elle avant Noël, tu penseras à l'inviter, je voudrais bien la connaître.
– Bien sûr, maman, répondit Antony en rougissant un peu.
– J'irai peut-être acheter un appareil photo pour l'occasion, pensa à voix haute mon père. Nous aurons beaucoup de choses à immortaliser cette année.
– Qu'est-il arrivé au dernier appareil, d'ailleurs, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu, s'enquit Antony.
– Sur le chemin de traverse, quand ton frère a essayé de trouver sa baguette, notre appareil photo est mort d'un sortilège perdu, s'amusa sa mère qui avait du mal à se contenir de rire.
Lorsque nous éclatâmes tous de rire, elle arrêta de se retenir.
– Madame, j'aurais bien attendu Samuel, mais comme il ne rentrera pas avant que je ne parte, je voudrais vous dire que ma famille vous invite tous dimanche pour faire un dernier souper ensemble avant la nouvelle année scolaire.
– Quelle charmante idée!
Le repas fut comme d'habitude, très succulent, puis peu après, Tom nous souhaita tous bonne soirée, me serra dans ses bras en me souhaitant bonne nuit et partit. Ce ne fut pas long avant que je me couche, et je souhaitai à tous bonne nuit, avant que Samuel ne soit de retour.
