Voilà le dernier de la journée, j'espère que vous apprécierez ^_~
Bonne lecture et bonne journée!
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient à J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 29 : Un serpent et un troupeau de griffons
– Tu ne vas pas me faire une tête d'enterrement à chaque fois que je vais partir…
– Je suis désolée.
Vexé, Tom soupira furieusement.
– Arrête d'être désolée, ça ne règle absolument rien! Je vais t'envoyer Snake à chaque fois que je le recevrai, me fit-il réaliser en me pointant son hibou dont j'avais finalement appris le prénom.
– C'est pas pareil…
– Je dois étudier.
– Je ne dis pas que c'est ta faute. Désolée, je ne suis pas capable d'avoir un autre air alors que tu t'en vas.
Il grogna.
– Un jour je vais réussir à t'arracher cette maudite expression de ton visage, jura-t-il en me fixant farouchement.
Je soupirai et le pris dans mes bras. Il me retourna le geste tout en m'insultant pour la forme.
– Bon, il est temps que je parte.
– Bonne demi-année, lui souhaitai-je, on se revoit à Noël.
– À Noël, oui. Ne fais rien de stupide. Ne trouve pas un village de moldus pour prétendre être sorcière. N'essais pas de contrôler un balai par toi-même. N'essais pas de jouer l'héroïne et n'essais pas de trouver Poudlard. Ah, oui : ne fais absolument rien qui pourrait mettre ta vie en danger, c'est clair?
– Oui, c'est clair. Je ne vois pas pourquoi j'irais dans un village de moldus, ni pourquoi je ferais du balai sans toi, ni pourquoi je jouerais l'… Je dois admettre que pour Célia… mais je ne vois pas pourquoi j'essayerais d'aller à Poudlard sans votre aide, une moldue ne peut pas trouver Poudlard. Et franchement, pourquoi je mettrais ma vie délibérément en danger?
Il me fit l'un de ses regards qui disait « Ça, c'est à toi de me le dire, c'est toi qui trouve toujours une manière de te mettre en danger. »
– Ça m'est juste arrivé une fois!
– … Nous en parlerons une autre fois de ta manie de te jeter devant ceux que tu aimes, veux-tu?
Il me fit un dernier câlin avant de partir.
– Amuse-toi, au moins!, lui souhaitai-je.
Il leva sa main au dessus de sa tête pour me répondre, mais ne se retourna pas. Je retournai auprès de Sophie et mes frères.
– Vous n'êtes pas encore partis?, leur « fis-je remarquer » d'un ton morne.
– Non, p'tite sœur, il y a encore une quinzaine de minutes et on voulait te présenter à deux trois de nos amis si tu le voulais bien. Tu es assez populaire auprès des griffondors, chantonna Antony.
– Quelle brute, soupirai-je en pensant au départ hâtif de Tom.
– Cesse de penser à lui et occupe-toi un peu de nous, sinon on va être jaloux, intervint Antony en me prenant par les épaules et m'emmenant sans doute vers ses amis, Samuel sur nos talons.
Il y avait deux petits groupes qui me firent bientôt face, différenciable par l'âge moyen des participants et par leur ratio homme/femme. Dans le premier groupe, les plus jeunes, deux gars pour une fille, et dans le deuxième, trois gars pour trois filles.
– Voici notre petite sœur, la très connue Nagini, celle-là même qui a réussi à se faire introduire dans Poudlard par un serpentard!, m'introduisit Antony.
– Nagini, voici Alexis et Mathieu, et la fille, là, c'est Lise, la jumelle d'Alexis, me présenta Samuel à ses amis.
– Et voici Nicolas qui sort avec Salomé, Emmanuel avec Léa et Stéphane qui cours après une très intéressée mais très conservatrice Nina.
– Antony, savonne-toi la bouche!, rigola ladite Nina qui était rendue toute rouge, mais qui semblait en avoir l'habitude. Mais dit-donc, Nagini, pourquoi tu n'es pas avec le serpentard pour son départ, vous n'étiez pas inséparables?
Mon sourire, dont j'avais eu quelques difficultés à acquérir, se figea un peu.
– Nous n'avons jamais été doués pour nous dire au revoir, tentai-je de dire sur un ton léger.
Je remarquai un regard s'échanger entre les deux frères.
– Qu'est-ce que vous avez, vous deux?
– Oh, tu sais, rigola Antony, rien de vraiment important…
Je me tournai vers Samuel, beaucoup plus impressionnable par mon air « serpentien ».
– Ben, c'est que tu commences à avoir ce ton, vois-tu, ou soit Tom et toi gardez durant une éternité un silence vraiment bizarre, soit vous vous mettez à vous engueuler.
– Vous pensiez à une porte de sortie, soupirai-je excédée.
– Ben avoue que tu as sale caractère, rigola Antony de bon cœur alors que son frère tentait de mettre le plus de distance entre eux deux.
Le pire, c'est qu'avec le caractère d'Antony, il était le plus à même de me ramener mon sourire, et il avait réussi à me calmer.
– Tu ne lui arraches pas la tête!, s'étonna Samuel.
Je décidai, pour le bien de tous, de l'ignorer ce coup-ci. Antony m'embrassa la joue en me demandant de prendre soin de leur parent, Samuel se contenta de me serrer l'épaule. Puis ensuite le sifflet du train résonna et les onze adolescents s'empressèrent d'embarquer tout en me saluant brièvement.
C'est moi ou au pensionnat, c'était moi la gentille et que maintenant, c'était l'inverse?
Notes:
Autre divagation de l'auteur sur les séquelles de la violence:
Je viens de me rappeler une autre conséquence de la violence, mais cette fois, je crois qu'elle est spécifique à la violence connu dans l'enfance, bien que, je ne connaisse que des personnes ayant connu ça durant l'enfance, je ne pourrais pas comparer...
Voilà, la séquelle est celle de faire murir prématurément la personne, mais seulement partiellement, et de figer le tout. Souvent, je reste surprise de l'écart de maturité entre ceux qui ont vécu de la violence et ceux qui n'en ont pas vécu... mais avec le temps, on se rend compte que la personne ayant vécu de la violence a une part en soi qui ne vieillit jamais, comme si l'enfant qui croyait en tout en eux restait là à regarder l'horreur de leur passé sans arriver à y croire, et que par conséquent, il n'évolue pas.
Ça dépend toujours du cas, mais je le remarque surtout en écoutant pourquoi il refuse quelque chose ou pourquoi il est fâché. Par exemple pourquoi la personne est fâché contre son ami: parce qu'il n'a pas répondu à son téléphone. Oui, d'accord, mais pourquoi pense-t-il que c'était volontaire? En fait, il n'y pense pas, dans sa tête, c'est le cas, c'était volontaire. Soit on calme la personne en la ramenant à la raison, soit on attend qu'elle se calme un peu avant de le faire. Je dirais que l'exercice devient plus simple à la longue de la faire, je veux dire, ramener la personne à la raison et à la bonne humeur mais... ça peut surprendre, des fois, de la teneur des raisons évoquées.
Une de mes amies n'arrive pas toujours à se connecter avec ses sentiments, la majorité du temps, elle ne sait pas si elle apprécie vraiment quelqu'un ou non, elle voit la majorité des gens comme des pièces d'échec. Elle est une reine de la manipulation et on voit, à la grosseur de sa gang, qu'elle sait se faire aimer. Elle a une maturité assez développé, en tout cas, elle est autonome et elle est extrêmement bien organisée dans son budget, mais côté amour... il lui manque quelque chose, elle le dit elle-même. Son couple est stable et elle sait qu'elle l'aime, mais elle ne le sent pas, pas vraiment. Les fois où elle est connectée elle le sait qu'elle l'aime mais sinon...
