Disclamer:Les personnages (sauf la famille Saito) ne m'appartiennent. Seule l'histoire de la fanfiction m'appartient le reste est aux auteurs d'Hikaru no Go.

Note: Voila le nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise. Pour votre information, je pars dans un endroit sans internet ni même ordinateur pendant environ trois semaines, donc pas de chapitre avant longtemps. Je m'excuse du fond du cœur, je pense que je vais mourir sans internet, ça me mine un peu le moral. Ce chapitre n'est pas non plus très gay, mais il est un peu plus long que d'habitude.

Merci à yaoi-chan-poowa pour sa review et à toutes les autres personnes pour me lire


Quand il se réveilla, la première chose que vit Rikuo fut une pièce blanche, avec une fenêtre, une porte, une table de nuit et son lit. Elle était lumineuse, assez spacieuse, l'ambiance qui se dégageait de cette salle était apaisante et Rikuo se sentit en sécurité. Il analysa ensuite la situation : il était allongé sur un lit, moins confortable que le sien mais tout du moins agréable. Il essaya de se redresser mais son corps ne semblait pas vouloir lui obéir. Il tourna néanmoins sa tête pour tomber sur plusieurs machines –toutes reliées à lui- qui émettaient de faibles bruits réguliers. Il se força à réfléchir, il était sans doute dans un hôpital, pourquoi ? Il se força à réfléchir, il se souvenait que lui, sa famille et Hikaru étaient partis faire un pique-nique. Et puis ? Ils avaient fait quelques parties sur le chemin du retour, et puis…et puis…

Des flashs arrivèrent, en grandes quantités, le coup de frein violent, Hikaru se jetant sur lui, sa mère qui crie –d'un cri déchirant et terrifiant- son père qui fait faire une embardée à la voiture, la voiture qui sort de la route, qui continue jusqu'à percuter un obstacle, le noir, les hurlements des sirènes, le secouriste, son bras qui lui fait affreusement mal…

Il suffoqua, commença à paniquer, où étaient ses parents, Hikaru ? Comment allaient-ils ? Étaient-ils blessés ? Les bips des machines s'affolèrent.

Un homme en blouse blanche ouvrit soudainement la porte, il accourut auprès de Rikuo et écarquilla les yeux quand il vit le jeune garçon réveillé. Il s'approcha rapidement et essaya de le calmer. Il fallut l'aide de deux infirmières de plus pour que la respiration de Rikuo se stabilise.

Quelques minutes plus tard, après avoir fait des examens, le médecin s'assit sur une chaise à la droite de Rikuo :

« -Vous êtes à l'hôpital, vous avez eu un accident de voiture, votre bras était fracturé vous n'aviez rien d'autre mais vous êtes tout de même resté deux mois dans le coma. »

Le médecin s'arrêta, prit une grande inspiration puis il dit :

« - Je vous demande de m'écouter très attentivement : vous devez respirer lentement…comme ça…c'est bien. La nouvelle que je vais vous annoncer est très difficile à entendre. Alors je veux que vous restiez calme et que vous continuiez à respirer lentement : Vos parents sont décédés, suite à votre accident de voiture, je vous annonce toutes mes condoléances… »

Rikuo sentit son cœur s'arrêter de battre. Il paniqua à nouveau, des larmes silencieuses dévalaient sur ses joues, le médecin le regarda tristement, qui pourrait consoler quelqu'un après ça ?

Il essaya d'apaiser un peu la douleur en lui confiant :

« -Le jeune homme qui était dans la voiture avec vous, lui, a survécu, il vient souvent vous voir. Peut-être que dans quelques jours vous pourriez aller lui rendre visite par vous-même. »

A ces dires, Rikuo sentit la panique refluer, les larmes coulaient toujours et il s'enferma dans un mutisme profond.

Il n'avait pas prononcé un mot depuis son réveil.


Quelques jours plus tard

« -Il est l'heure de la promenade, nous allons quelque part et ça pourrait te plaire

-…

-Allez ! En route mon garçon ! »

Rikuo n'avait pas rouvert la bouche depuis l'accident, les médecins ne pouvaient rien y faire mais essayaient par tous les moyens de le distraire. Les infirmiers l'avaient pris sous leurs ailes. Et c'était aujourd'hui un des infirmier qui le trainait à travers les couloirs, Rikuo avait abandonné la bataille : trop fatiguant de résister aux furies.

Il se demanda tout de même où est-ce qu'on l'emmenait…

Ils arrivèrent dans une aile du bâtiment jamais exploré, Rikuo se posait de plus en plus de questions. Pourquoi l'infirmier l'amenait ici ? Ils arrivèrent devant une chambre. Rikuo en avait une lui aussi, le temps que l'on décide de son sort, on essayait de lui demander son avis mais le mutisme profond dans lequel il s'était plongé ne permettait pas la communication.

« -Entre, il y a quelqu'un pour toi derrière, lui dit son accompagnateur, les yeux brillants.

-…

-Qu'est-ce que tu attends ? Vas-y ! Ne me fait pas croire que tu es un grand timide !

-… »

Rikuo ouvrit la porte : ce n'était pas une chambre mais une salle, une pièce d'administration surement, vu les documents entassés sur les bureaux.

Dans cette pièce se trouvaient quelques docteurs et d'autre qu'il put identifier comme civils ou patients. Ils continuèrent, au fond de la salle on pouvait voir un bureau plus grand que les autres autour étaient assis deux personne, le chef des médecins et… Hikaru !

Quand Hikaru aperçu son petit frère de cœur, il le fixa longuement. Rikuo avait maigri, il n'y avait pas son sourire habituel et se renfermait sur lui-même, sa façon de se tenir, recourbée, montrait sa tristesse et sa solitude.

Hikaru aussi avait changé, ses cheveux avaient poussés et sa teinture avait disparu. Il était assis dans un fauteuil roulant, remarqua Rikuo.

Hikaru ouvrit grand les bras et Rikuo s'engouffra dans cette étreinte. Il pleura un petit moment, Hikaru lui caressait la tête en lui chuchotant des paroles apaisantes il finit par se calmer, des sanglots lui échappant de temps en temps.

« -Bon…le médecin commença, comme vous le savez Rikuo est rétabli et on ne peut le garder plus longtemps faute de place. Je sais que c'est soudain mais nous n'avons pas le choix. Il faut aussi régler certaines choses comme le placement de Rikuo en orphelinat…

Rikuo se recroquevilla un peu plus sur les genoux d'Hikaru, qui le remarqua

-…je vous propose donc l'établissement des Lilas, cet établissement…

-N'y a-t-il pas une autre possibilité, Rikuo n'a personne dans sa famille pour l'héberger ?

-Malheureusement non…

-Alors moi je prends sa garde!

-Pardon ? s'étrangla le médecin

-Vous m'avez parfaitement compris ! Je le prends sous ma garde, il absolument hors de question qu'il aille dans un orphelinat !

-Laissez-moi appeler l'assistante sociale…Cela m'étonnerait que vous réussissiez-même si je vous le souhaite car avec votre handicap il est très difficile d'accéder à une responsabilité aussi grande de prendre un enfant en charge»

Hikaru commença à parler avec Rikuo :

« -Tu es d'accord ?

-… Rikuo hocha la tête, soulagé d'avoir la possibilité de ne pas aller dans un orphelinat

-Alors je ferais tout pour avoir ta garde je te le promets ! »

Une demi-heure plus tard après une longue conversation téléphonique, le médecin en chef leur donna la réponse :

« -L'assistante sociale a dit oui, il vous aurait été normalement impossible d'avoir sa garde mais une modification dans testament des parents de Rikuo vous donne la garde de ce dernier. Vos parents étaient prévoyant, dit le médecin sans se rendre compte de ses dernières paroles qui blessèrent Rikuo.


Le lendemain

Hikaru l'attendait devant l'hôpital, il courut vers lui et le serra dans ses bras, il ne supportait plus d'être séparé du seul membre de la famille qui lui restait.

« -Nous allons rester dans ta maison pour l'instant, si tu veux nous déménagerons, si c'est trop ur pour toi. »

Quand ils ouvrirent la porte, un sentiment de vide étreignit Rikuo, il le réalisait, ses parents ne viendrait plus jamais l'accueillir quand il entrerait dans la maison, il ne les verrait plus jamais.

Il fondit en larmes dans les bras d'Hikaru et prononça ses premières paroles depuis sa reprise de connaissance :

« -Je n'ai plus de parent tu sais ? »


Note 2: Alors voila, je ne sais pas du tout si la démarche d'adoption est réaliste mais bon... vive les histoires!

Ce chapitre vous a plu? Une petite review?