Disclamer : Tous les personnage sauf la famille Satô appartiennent à Yumi Hotta et Takeshi Obata.
Note: Me revoilà! Mais pas pour longtemps, je repars dans un trou paumé dans quelques jours, je n'aurais donc pas l'occasion d'accéder à internet, ou alors si mais en petite quantité (pas suffisante pour poster un chapitre). Par contre je pourrai avancer, je n'ai aucune idée du nombre de chapitre. Je m'excuse pour cette irrégularité mais je n'ai pas le choix. Ce chapitre est court mais j'avais besoin de le couper là.
Enjoy! 3j4
Merci à yaoi-chan-poowa, Cello-no-Tenshi et Yuki-Jiji. Merci à vous lecteurs!
-Hika, je m'en vais ! Tu as besoin que je te ramène quelque chose en rentrant ?
-Non, passe une bonne journée...et je ne veux pas recevoir un appel de ta prof ce soir parce que tu n'as pas suivi en cours !
-Ce n'est arrivé qu'une fois ! En plus j'avais rien fait. La prof s'était juste trompée de personne. Je n'est à me reprocher !
-Oui, c'est ça...dis-moi que tu écoute en classe, ça serait une première...
-Hahaha, je ris ! Peut-être que j'écoute rien, mais moi au moins j'ai des des bonnes notes, pas comme certains au même âge...
-Hé ! Je te signale que moi, j'avais un fantôme qui me parlait non-stop. Ça déconcentre ces choses là...
-Mouai, ça n'explique pas tout…Bon ! Bonne journée !
-Tu as pris tes clés ? Je ne sais pas si je serais là quand tu rentrera, le patron m'a dit qu'on allait peut-être avoir des heures sup'.
-Oui, je te laisse un plat au frigo ?
-D'accord, a toute'.
Cela faisait plusieurs mois que les frères de cœur vivaient seuls ensemble, Hikaru avait trouvé un petit boulot et recommençait à prendre des cours en ligne. Avec les allocations, ils pouvaient vivre décemment,sans l'aide d'une tierce personne.
Le deuil n'était pas fini -loin de là- mais les larmes s'étaient taries, et une pointe de douceur montrait le bout de son nez dans leur monde de solitude et de tristesse. Tout n'allait pas bien mais ils essayaient de s'échapper d'un quotidien malsain où ils ressassaient le passé, l'accident, les blessures, la mort et l'hôpital, sans que ça ne disparaisse complètement de leur esprit.
Rikuo avait repris l'école, ses notes n'avaient pas chutées. Malgré ses dires, il avait beaucoup travaillé ou plus exactement, il avait noyé son chagrin dans les études
Le go était partie prenante de leur « thérapie », un moment de paix entière, plus rien n'existait, juste une rivalité, une stratégie, une rencontre d'esprit, une entente. Hikaru avait fini par raconter son histoire avec Saï à Rikuo. Il avait eu peur de révéler son histoire au jeune, il avait eu peur, peur qu'il le prenne pour un fou et qu'il s'éloigne – ce qui était la première chose à éviter après les événements. Quand il se décida de lui parler de son extraordinaire épopée, il attendit sa réaction avec anxiété. Cette dernière avait était au contraire de ses craintes.
Premièrement, il l'avait tout de suite cru.
Deuxièmement, il était sorti de son mutisme pour essayer de le consoler
Troisièmement, ils s'étaient rapprochés. C'était comme si une petite phrase planait autour d'eux et créait leur bulle. Cette phrase non-dite était la clé de cette complicité : « On a tous les deux perdu des êtres cher : Tu me comprends, je te comprends »
En plus d'être frères, ils étaient un soutient à l'autre et c'est avec cette entente qu'ils commencèrent à revivre.
Douleur, sang, cris, pleurs, lumière, flou, mort, douleur,…
Rikuo se réveilla brusquement, criant, en nage dans ses draps. Presque chaque nuit, les cauchemars revenaient, chaque nuit, ils le hantaient. La journée, la souffrance avait beau s'estomper -ne serais-ce qu'- un petit peu, la nuit elle revenait à la charge, toujours plus forte que la nuit précédente.
Hikaru se réveilla brusquement, un cri assourdissant pour réveil. C'était Rikuo : comme chaque nuit, ses hantises revenaient. Hikaru se démena alors pour sortir du lit et se mettre dans le fauteuil. Ce qui n'était pas chose aisée sans aide. Il se précipita alors dans la chambre opposée à la sienne, trouvant son petit protégé, en pleurs, il le prit dans ses bras, lui chuchotant des paroles rassurantes, essayant de le calmer. Il finit par le relever -non sans mal- le mis sur ses genoux et le berça comme un nouveau né. Les sanglots se tarirent peu à peu.
Rikuo resserra l'étreinte, il se sentait en sécurité. Il se rendit compte alors de l'état d'Hikaru, les jambes non calées et la position plus que sommaire dans le fauteuil.
Il se redressa, aida Hikaru et se remit sur ses genoux, enfouissant son visage dans le t-shirt de l'ainé.
« -Je suis désolé Hika…
-De quoi p'tit frère ?
-De te faire subir ça…
-Chut…C'est rien, tu n'y peut rien et puis c'est mon devoir en temps que grand frère que de m'occuper de toi !
-Mais tu travaille demain ! Et…
-Et rien du tout, tu passe avant quoi que soit !
-Ils me manquent tellement Hika, pourquoi ça s'est passé comme ça ? Pourquoi c'était pas moi à leur place ?
Les larmes recommençaient à couler.
-Ne dis pas ça…Shhh…Ne dis pas des bêtises comme ça. Tu es vivant et tu le seras encore longtemps d'accord ?
Maintenant, il faut dormir p'tit frère…
-Non, ne me laisse pas s'il-te-plaît ! Paniqua Rikuo
-Shhh…calme-toi…shhh…voilà…je ne te laisse pas…aide-moi à me mettre dans ton lit...
Rikuo l'installa puis s'endormit d'un sommeil sans rêves, au côté de son grand frère. Ce grand frère qui arrivait à le calmer dans les moments les plus difficiles. Ce grand frère qu'il chérissait le plus au monde.
-Rappelle-moi pourquoi on doit faire ça ? Questionna Waya, énervé, à Isumi
Ils étaient tout les deux devant le portail d'une école. , attendant le responsable qui ne venait pas.
-alors pour la cinquantième et dernière fois : Nous allons aller pendant ces deux jours,dans cette école, où nous passerons dans chaque classes, nous allons faire de la pub pour le go.
-Pfff…fais chier…
Mais impossible de s'y soustraire, un homme en costard-cravate courrait, dans la limite du possible, vers eux.
Rikuo, sur le chemin pour l'école, se creusait les méninges : quelle était cette surprise que les élèves allaient avoir aujourd'hui ?
Décidément il n'aimait pas les surprises.
Voila, j'espère que ça vous a plu! Review?
