Bonjour!

C'est la dernière journée où vous aurez des chapitres en bloc. Il y aura au total quatre chapitres aujourd'hui et vous aurez ensuite à attendre de deux à cinq semaines, environ, avant le prochain chapitre. L'histoire sera actualisé en même temps que sur A3O alors il n'y a plus de décalage.

Bonne lecture!

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient à J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 30 : La GBM et monsieur Bartholomé Davidson

Une nouvelle journée, une nouvelle croix sur le calendrier, un nouveau petit-déjeuner avec mon père. Il restait encore trois bonnes semaines avant le retour de Tom.

– Un livre de deuxième année?

– Effectivement, lui répondis-je tout en faisant couler le jaune de mon œuf.

– Mais pas le même que celui de ces deux dernières semaines?

– Je l'ai terminé avant de dormir. Celui-ci c'est Potions, il s'avère que j'adore Potions. Il est vrai que lire les recettes c'est beaucoup moins intéressant, mais je trouve un certain plaisir à essayer de comprendre certains ingrédients plutôt que d'autres, pourquoi de telle manière plutôt que telle autre.

– Tu aurais été une formidable sorcière.

Je préférai ne rien répondre à ça…

– Désolé, les vieux ça radote.

– Ça va… je sais que c'était un compliment…

– … Vas-tu à la bibliothèque aujourd'hui?

Je regardai la cheminé avec un air contrit, aller à la bibliothèque voulait dire passer par le réseau de cheminés. Disons que je ne me pressais pas vraiment pour choisir.

– Peut-être, lui répondis-je en grimaçant.

Il se leva alors pour porter son assiette et commencer à s'habiller. J'en profitai pour terminer mes quelques bouchées et je vins l'escorter jusqu'à la porte. Il me tendit une petite bourse.

– Pour ta sortie.

– Ma sortie?, demandai-je en ramassant la bourse.

– Une petite récompense pour tous tes efforts. Ce n'est pas grand chose, mais ta mère et moi-même avons pensé que tu étais assez mature pour recevoir un peu d'argent.

– … Mais, j'en n'ai pas besoin, tentai-je de lui faire comprendre en essayant de lui remettre la bourse.

– Non, c'est à toi, bonne journée Nagini.

– Bonne journée papa… et merci!, m'écriai-je avant qu'il ne transplane et que je ne referme la porte d'un coup se, pour éviter les courants.

Je couru vers vers le divan devant la cheminé et m'enroulai dans la jeté. Je détestais l'hiver! La neige, le froid, le vent! Avais-je parlé du froid? … Pauvre Tom, je lui parlais du temps glacial presqu'une fois par lettre. Il faut dire qu'en saluant mon père tous les matins, j'expirimentais la source de mon inconfort tous les matins.

Une fois remise du passage de la porte et de son courant d'air, je sortis la bourse pour compter ce que l'on m'avait donné. Une mornille et dix noises. C'était une fortune en mes termes. Je glissai la bourse dans la poche de ma jupe. Je me décidai à aller à la bibliothèque, mais il me faudrait attendre le réveil de Sophie, car pour l'instant le feu était chaud, et non froid comme il le fallait pour utiliser la poudre de cheminette. Marcher dans le feu magique était assez stressant comme ça, je ne désirais pas expérimenter la cause de ma peur.

En attendant donc je ressortis le manuel de Potions. Je perdis rapidement la notion du temps, absorbée entre mes notes et le manuel.

– Toujours aussi matinale, me salua un voix endormie.

– Toujours.

– Tu as bien dormi?

– Oui, et toi?

– Oui, ronronna-t-elle tout en allant se chercher un café.

Elle adorait son premier café du matin comme certains vénèrent des reliques sacrées. Je préférais ne pas trop interférer dans sa routine matinale alors je retournai rapidement au manuel. Elle était rendue à son deuxième café lorsqu'elle s'installa à côté de moi.

– Que comptes-tu faire aujourd'hui?

– Aller à la bibliothèque.

– Je te prépare la cheminé, alors.

Je regroupai mes notes et refermai le manuel dessus. J'allai ramasser mon manteau et je me dirigeai vers la cheminé, qui était maintenant prête pour mon passage. Sohie m'embrassa le dessus de la tête au passage et me souhaita bonne journée.

– Toi aussi maman, bonne journée. Et merci pour la bourse.

Je ramassai une poignée de la poudre de cheminette et fermai les yeux fortement avant d"énoncer ma derstination : la GBM, la Grandre Bibliothèque Magique.

Arrivée de l'autre côté, je me dirigeai vers la chaise la plus proche. J'étais… morte, nauséeuse, verte, étourdie et j'en passe. Ce moyen de transport n'était vraiment pas pour moi, même si je le préférais au monstrueux magicobus. Juste y penser me donnait la chair de poule et un nouveau haut le cœur. Un vieux bibliothècaire vint me rejoindre. Je le connaissais, je lui demandais souvent de l'aide pour aller me chercher un livre ou une information. Dans une bibliothèque sorcière, il faut s'attendre à ce que la méthode de recherche soit sorcière. J'étais heureuse qu'ils aient investi dans un programme d'accès pour les cracmols, ça simplifiait beaucoup de choses, notamment en ayant accès à ce vieux personnage.

– Je me demandais si vous alliez bientôt repasser, m'avoua-t-il. Je vous ai trouvé un magnifique ouvrage sur les effets de la lune sur les ingrédients magiques… Vous voulez un verre d'eau?

– S'il-vous-plaît.

Il transfigura un morceau de papier en une tasse et la remplit d'eau avec sa baguette.

– Le problème est peut-être votre système d'équilibre… est-ce que ça vous arrive de vous sentir étourdie sans raison apparente?

– Pas vraiment... Alors, cet ouvrage?

– Oui, le voici.

Il sortit de l'une de ses poches un gros et vieux grimoire que jamais je n'aurais voulu transporter ainsi. Sa poche était ensorcelée, à ne point en douter... à ne pas en douter du tout.

Je l'ouvris et commençai à le parcourir, pour finalement arrêter très rapidement.

– C'est quoi tout ça?

– Que voulez-vous dire?

– C'est… ça ne fait aucun sens!

– Vous ne parlez pas latin?

– … Pas vraiment, non, répondis-je en essayant de ne pas être impolie. Je suis sensée?

– Et bien, tous les livres d'un certain niveau seront en latin. C'est comme les sorts, tout est en latin. Avec le genre de question que vous vous posez, damoiselle, il serait judicieux d'apprendre cette langue.

– … Effectivement…

Apprendre à lire et écrire n'avait pas été assez laborieux ainsi? Le vieil homme fit virevolter quelques petits coups sa baguette et, au bout d'un moment, trois ouvrages arrivèrent près de nous et se posèrent sur la table.

– Voici une méthode, un dictionnaire et une grammaire, tous adaptés pour votre niveau.

– Merci…

– Ne soyez pas découragée, vous n'êtes pas la première à avoir dû apprendre. Moi par exemple, je parle maintenant couramment latin mais ça longtemps été pour moi du chinois.

– C'est le longtemps qui me décourage.

– Je n'étais pas aussi studieux que vous, croyez-moi. Je n'ai pas toujours été un vieux sage. Je pourrai vous aider, en attendant. Je peux vous traduire ce livre.

– Je ne crois pas que ce soit dans votre définition de tâches, rigolai-je.

– Disons alors une tâche connexe, mademoiselle.

Je le remerciai, repoussai le grimoire avec regret et approchai la méthode pour apprendre le latin.

– Je peux les emprunter combien de temps?

– Vous pouvez emprunter la méthode et la grammaire pendant deux mois, malheureusement, vous ne pouvez pas emprunter le dictionnaire.

En jugeant son épaisseur, je ne m'en plains pas non plus.

– Merci monsieur Davidson.

Il s'installa près de moi, ouvrit l'ouvrage en latin et commença à le traduire mot à mot sur un parchemin avec une magnifique calligraphie que je n'aurais jamais. Nous travaillâmes ainsi une bonne partie de la journée pour nous rendre compte qu'il avait oublié de prendre sa pause midi. Il m'invita à prendre le thé et c'est ainsi que je me retrouvai assise au milieu de la salle pour les employés à siroter un breuvage au goût étrange en seule compagnie de ce vieux monsieur Bartholomé Davidson.

– Mais j'étais jeune dans le temps, je ne pourrais plus courir autant, conclut-il l'une de ses histoires qu'il adorait conter à propos de son époque de jeune révolté. Et vous, on ne vous voit pas souvent en compagnie de jeunes gens, vous êtes la seule à faire l'école à la maison?

– Oui, ils sont à Poudlard.

– Ah, je vois.

– Pour être franche, ça ne me dérange pas être moldue, ne pas avoir de pouvoir… ce qui me dérange, c'est de ne pas pouvoir être avec eux, là-bas, c'est devoir rester derrière… J'habitais dans un orphelinat, avant, et je me demandais tout le temps si Tom allait réellement revenir ou non. C'était pénible. Je ne supportais encore moins bien les séparations et je ne savais pas lire à l'époque, alors je ne pouvais même pas communiquer avec lui.

– Mais il est revenu.

– Toujours, même une fois plus tôt que prévu, lui admis-je avec amusement. Il m'a alors amené à Poudlard, c'est pour ça que j'ai maintenant une famille sorcière. Un professeur a bien voulu nous aider, et comme je ne pouvais pas retourner à l'orphelinat, et que je ne pouvais pas rester à l'école…

– Vous aimez beaucoup ce Tom, n'est-ce pas?, me taquina-t-il.

Je me sentis rougir et je m'empressai de faire non de la tête.

– B-bien sûr que je l'apprécie beaucoup, nous avons grandi ensemble, nous nous sommes épaulés dans les moments pénibles, ça crée des attachements ce genre de chose mais pas… enfin, nous ne nous aimons pas… comme ça…

– Si vous le dites, il est vrai que vous êtes encore un peu jeune pour ça, c'est aussi bien.

Encore plus rouge que plus tôt, j'acquiesçai.