P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 32 : Mine de rien, la Terre continue de tourner...

– Je suis sûre qu'elle s'est demandée pourquoi j'ai agis comme ça, me plaignis-je à Tom alors que nous étions dehors protégés du froid par l'un de ses sorts.

– Bien sûr qu'elle s'est posée la question, répliqua-t-il du tac-o-tac. Je lui ai fait comprendre que tu avais tes raisons et que je te supportais entièrement. Elle a acquiescé et a demandé si c'était grave, si tu allais bien aller.

Nous parlions ainsi de Yasmina.

– Quand ça?

– Dans le magicobus. Elle s'est inquiétée en toute bonne foi, sans porter de jugement. Ne sois pas dur avec toi-même. Tu as eu peur, c'est parfaitement normal.

– Tu trouves vraiment que c'est un comportement normal?, répondis-je avec dédain.

– M'être retrouvé seul en ayant le doute que ce soit qu'on m'ait laissé derrière, je ne me serai pas enfermé dans la chambre, j'aurais brûlé la maison, répondit-il abruptement. Étrangement, je préfère ta réaction, conclut-il avec sarcasme.

Je me collai à lui pour y trouver de la chaleur, psychologiquement affectée par la neige autour de nous, et par notre conversation.

– Madame Desbois a répété qu'elle était sûre de t'avoir laisser un mot t'expliquant qu'elle avait suivit ma mère à l'hôpital, mais je crois que sur le coup de l'émotion, elle a plus pensé l'avoir fait qu'autre chose. En tout cas, ni elle ni son mari n'a trouvé le mot en question… Il serait préférable de ne pas nous laisser seuls, prochainement, car pour l'instant, je n'ai qu'une envie, et c'est lui arracher les entrailles, m'avoua-t-il.

Je grimaçai en m'imaginant parfaitement la scène, même s'il est vrai qu'une partie de moi voulait que ça arrive, je n'aimais toujours pas l'idée de faire du mal à quelqu'un, que je le haïsse ou non, qu'il m'ait fait mal ou non.

– Elle a essayé de s'excuser, mais je voudrais juste qu'elle arrête pour de bon d'en parler…

– Elle s'en veut, au moins.

– Oui, mais moi je n'aime pas ça, qu'elle sache que ça m'a fait ça, que tout le monde sache comment je suis minable…

En ni une, ni deux, je reçus une tape derrière la tête. Je tournai mes yeux colérique directement dans le regard tout aussi furieux de Tom. Nous nous toisâmes du regard.

– Tu-n'est-pas-mi-na-ble!, revendiqua-t-il en prononçant chaque syllabe bien séparément et avec force entre ses dents serrées.

– Ne me tape plus!

– Alors arrête d'être idiote!

– Je ne suis pas idiote!

– Parfais!

– Parfais!

Nous nous boudâmes dos à l'autre mais ironiquement encore très proche l'un de l'autre.

Nous étions ridicules. Est-ce vraiment vrai qu'il n'y a que de très bons amis pour se chicaner aussi souvent? Je sentis des larmes me monter aux yeux et la colère s'enflammer aussitôt, j'en avais mare de tout le temps pleurer! Même si, pour être franche, en ignorant ces trois derniers jours, ça faisait un moment que je n'avais pas pleuré. N'empêche, n'avais-je pas assez pleurer pour toute une vie? Si on avait ramassé toutes les larmes que j'avais versées dans ma vie, je me demandai la grosseur du lac que nous aurions pu en faire.

Toujours dos à moi (je vérifiai d'un vif coup d'œil), il prit ma main. Encore une de ces fois où nous nous contentons de respirer et de regarder autour de nous le monde avancer sans que nous fassions quoi que ce soit pour y participer. Tant que nous restions là, nous étions en sécurité, en sécurité et en paix. Mes larmes se tarirent doucement, je me détendis.

Je levai ma main et pointai un racoin du jardin.

– Regarde, un lapin!

Son regard suivit mon bras puis aperçut l'individu aux longues oreilles. Il esquissa un sourire un peu absent.

– Je devrais t'acheter un animal de compagnie. Un serpent ça te dit?

– Un serpent!?, m'étranglai-je.

– Mais oui, je prendrais soin d'en prendre un qui ne te ferait pas de mal, mais qui te protègerait. Comme ça tu ne serais pas toute seule, jamais.

– Et te connaissant, soit il est immense et peut envaler un homme, soit il est venimeux et peut tuer un homme d'un coup de venin.

– Pas obligé d'être aussi cynique, grogna-t-il.

– Je n'ai pas besoin de protection.

– Ça, c'est toi qui le dis. Il y a une montée de la pensée extrémiste à l'école… une école étant le reflet de la société…

De ma deuxièmement main, j'entourai celle qui tenait la mienne.

– Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi, et le serpent, c'est plus toi que ça ferait plaisir que moi.

– Fais-moi plaisir, alors! Il y a des races qui ne tue pas, mais qui paralyse, par exemple.

Les serpents ne me faisaient pas à proprement parler peur, j'en avais si souvent vu près de Tom lorsque nous étions à l'orphelinat, mais je ne me sentais pas… à l'aise près d'eux. Après tout, c'était une race intelligente qui pouvait parler, mais comme je ne parlais pas fourchelangue, comme tout le monde à part Tom, je ne savais jamais sur quel pied danser.

– Je t'achète un animal de compagnie de ton choix à condition que tu acceptes un serpent.

– Que veux-tu que je fasse d'un animal de compagnie?

– … Qu'il t'aide à t'empêcher de paniquer comme la dernière fois.

– …

– Et me rassurer en sachant que tu n'es pas toute seule.

– As-tu seulement l'argent?

– Je n'ai rien acheté, l'année dernière, à part Snake en début d'année, en plus de cette moitié d'année, j'ai un certain montant. S'il m'en manque, je suis persuadée que quelqu'un voudra bien participer.

– Non.

– Même sans te le dire.

Je lui tirai la langue, boudeuse.

– Je te verrai bien avec un gros chien, un bouvier bernois, par exemple.

– …

– Ou un chat genre angora. Quelque chose qui fasse peluche.

– …

– Un petit singe?

– Tom?

– Ah, enfin tu réagis!

– … Je n'aime pas les animaux.

Voilà, c'était dit.

– J'aime bien Snake mais c'est bien parce qu'il est notre facteur. Les animaux, ça me rend mal à l'aise. Je veux bien te faire plaisir avec ton serpent, mais je ne veux pas qu'il soit venimeux ou dangereux, et je ne veux pas qu'il soit gros.

– Ce sera raisonnable, promis!

Ses yeux brillant valaient bien que je me fasse l'amie d'un serpent…