Voilà voilà, le dernier chapitre en bloc. Ma dernière publication sur A3O était le 19 septembre alors d'ici le 30 octobre, je devrais être en mesure de vous fournir un nouveau chapitre.

J'ai finalement fait un plan d'écriture, lol et j'ai prévu jusqu'à la fin de l'histoire, reste plus qu'à l'écrire en suivant les grandes lignes ^_~

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 33 : Noël

Lorsque Noël arriva, ce n'est pas un serpent que je reçus de Tom, mais quelque chose de bien plus simple et de… merveilleux. Il m'avait enfermé un feu magique dans un pot de verre, éclairant mes yeux d'une lueur bleutée et faisant pénétrer dans mes mains une chaleur douçâtre.

– Oh Tom, merci… c'est tellement… est-ce que ça va durer longtemps?

– Il a une autonomie de plusieurs mois, je le rechargerai de temps en temps, tant que tu m'y fais penser.

J'aurais bien voulu le serrer contre moi, mais j'étais si subjuguée que l'effort était trop grand. On évita un moment de me donner des cadeaux, car j'étais complètement ailleurs, à regarder un doux feu danser pour moi. Je finis par lâcher le pot de verre et serrer Tom. Il me taquina bien que je ne sache pas très bien ce qu'il me dit, ça n'avait pas d'importance.

Je reçus aussi un épais volume vierge de la part de mes parents, un jolie marque page en tissus de la part de monsieur et madame Harrison, une tuque, un foulard et gants assortis de la part de Samuel et je reçus deux statuettes assez lourdes de deux magnifiques dragons, ayant chacune un angle droit de la part d'Antony et de sa petite amie. En voyant ma mine confuse, il s'expliqua :

– Ce sont des appuis-livres, je me suis dit que tu en aurais sans doute bientôt besoin.

Mon visage s'illumina lorsque je compris. La dernière fois que j'avais manipulé des appuis-livres remontait à l'époque de ma première famille adoptive, lorsque je faisais le ménage. Ici, personne n'en utilisait et je ne fouillais pas dans les rayons de la bibliothèque magique. Bref, après tout ce temps j'avais oublié l'existance de tels objects. Je remerciai tout le monde.

Moi aussi j'avais offert des cadeaux, j'avais participé à l'achat du cadeau que mes frères avaient été cherchés pour nos parents : un service à thé pour Sophie et un assortiment de thé pour Henri. J'avais aussi participé au cadeau de madame et monsieur Harrison, avec mes parents cette fois, eux ils leur avaient offert une réservation prépayée dans un restaurant, et moi je leur offrais de garder Célia et Laurent pour la nuit. J'offris à Antony des billets pour un colloque sur les métiers herbicoles que monsieur Davidson de la bibliothèque m'avait dénichés, j'offris à Samuel un vieux bouquin détaillé sur le quidditch que la bibliothèque avait élagué, mais qui était quand même, malgré tout, encore en bonne condition, et finalement, j'offris à Tom un capteur de rêve comme celui que nous avions pu voir dans les vitrines d'un commerçant près d'où nous vivions, avant. Je savais cette magie fausse, mais j'aimais l'idée que nos cauchemars, pris dans le filet du capteur, brûlent aux premiers rayons du soleil tandis que nos beaux rêves passent au travers. Je l'avais fait moi-même, et je dois admettre que j'avais utilisé certaines plumes de Snake, mais celui-ci me les avait pour ainsi dire données, un bon soir je lui ai parlé de mon idée, mais qu'il ne perdait jamais de plume à la maison, et, à ses venues suivantes, il faisait sa toilette avant de partir et laissait une plume. J'ai même dû lui dire d'arrêter, car il continuait ainsi tous les jours, et j'étais maintenant pratiquement capable de m'en faire un nid. Les hiboux sorciers sont intelligents… à moins que ce soit tous les hiboux… J'en avais ressenti, ironiquement, un petit frisson de peur, et ce, même si j'adorais Snake, enfin, autant que je pouvais adorer un animal. Je l'appréciais beaucoup, mais il me faisait peur, je crois que tout ce qui bouge, agit et pense par soi-même, sans que je ne sois capable de comprendre son langage, me terrifiait…

Après Noël, Antony et Yasmina (que je connaissais encore à peine, tellement je l'avais évitée) partirent chez elle passer le reste des vacances. Tom était déçu, il disait qu'il n'avait pas eu le temps de demander devant tout le monde pour quand était leur mariage.

– Ce n'est pas si important, je me reprendrai cet été, peut-être même rencontrerons-nous la belle-famille. Tu m'imagines le leur demander devant eux aussi?

– Tu est diabolique, soupirai-je amusée.

Il me fit un clin d'œil.

– Mais plus sérieusement, je vais le coincer à l'école, prochainement, pour m'assurer qu'il a pensé à la bague. Ça fait un moment qu'ils se tournent autour, en tout cas suffisamment pour que ce ne soit pas déplacé qu'il commence à magasiner ce bijou.

– Et c'est toi le petit frère…

– Frère?

– C'est à ça que vous ressemblez, lui et toi.

– Mmm… pourquoi pas, en effet?, affirma-t-il avec un étrange sourire satisfait au visage.

Il resta un moment ainsi avant de poursuivre :

– Antony est moins coincé que Samuel, mais je crains qu'il ne va quand même pas se dépêcher à la marier.

– Et ça te dérange? Ils vont à leur rythme, non?

– Ils sont un beau couple, ce serait dommage qu'ils se perdent de vue ou je ne sais quoi. Ce serait horrible, ils sont faits pour aller ensemble.

– Tu tiens à eux, commentai-je attendrie.

– …

Je pris sa main et nous gardâmes le silence.