Bon bon bon, je publie encore une fois avant la date supposée, mais pour une fois, ce n'est pas parce que j'ai eu une mauvaise journée, lol! C'est juste parce que je suis heureuse que ce soit Halloween aujourd'hui et que NaNoWriMo débute demain (un concours où il faut écrire 50 000 mots durant le mois de novembre). Théoriquement, le concours ne devrait pas affecter ma publication, les chapitres étant déjà écrits, mais c'est possible.
Aussi, je voudrais rappeler que l'eau dont s'abreuve un auteur qui publie est les reviews qu'il reçoit. Sérieusement, je ne veux pas vous forcer, car on me lit tout de même et voir que vous lisez jusqu'au dernier chapitre illumine déjà ma journée, mais je dois admettre que publier plusieurs chapitres sans recevoir un seul commentaire me désole un peu et je commence à me poser plein de questions inutiles, ridicules et paranoïaques.
Je vous souhaite à tous un joyeux Halloween et à ceux qui font le NaNoWriMo, un bon courage! ^_~
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 37 : Dylan
Ce qui avait de plus enrageant avec Dylan, c'est que je m'entendais bien avec lui. Je me réveillais en colère et boudeuse, et lorsque j'allais les voir, Tom commençait une conversation et avant que je puisse m'en rendre compte, je m'amusais. Dylan n'engageait pratiquement jamais de conversation, mais si nous tombions sur un sujet qui l'inspirait, il se montrait incroyablement bavard. Il était intéressé par ce que nous savions sur le monde moldu, Tom m'expliqua plus tard que c'était parce que la défunte mère de Dylan était moldue, mais comme son père et sa belle-mère étaient sorciers, il n'en savait pas grand choses. Sinon, il était facile d'avoir une discussion avec lui sur l'une des matières étudiées à Poudlard, ça devait être son côté serdaigle. Il connaissait aussi mes frères, du coup, nous faisions assez d'activités tous ensembles.
Malgré tout, je préférais ces moments où Dylan n'était pas là et où je pouvais profiter seule de la présence de Tom. Nous allions faire du vélo ou nous nous installions sur la roche derrière chez lui pour lire. Nous restions silencieux, nous discutions ou nous nous chamaillions comme à notre habitude.
– Tu comptes t'intéresser à Yasmina cet été?, me demanda Tom une fois que nous étions seuls sur la roche.
– C'est vrai, elle va venir cet été.
– Dans une semaine.
– Ah… On va être une foule…
– Pendant deux semaines, ensuite Dylan part.
– Déjà?
– On est bientôt la moitié de l'été, me rappela-t-il. Avoue que tu l'apprécies et que son départ va te déranger…
Je levai mes yeux de mon livre jusqu'au ciel, que je me perdis un moment à observer pour éviter de lui répondre.
– Il est sympa, admis-je, et son départ je l'avais oublié… alors oui, ça me dérange, j'aime pas quand…
– … quand les gens partent?
– Quand les choses changent, rectifiai-je, et aussi quand les gens partent, admis-je après une pause.
– On peut le réinviter l'année prochaine.
– … Si tu le réinvites, préviens-moi d'avance, veux-tu? Je n'aime pas ce genre de surprise.
– Je sais… mais on s'est bien adaptés, non?
– Oui mais… c'est pas pareil. Habituellement on a beaucoup de temps ensemble et un peu de temps avec les autres, là, c'est l'inverse.
– La deuxième moitié nous appartient et je te promets qu'on va passer beaucoup de temps ensemble, susurra-t-il proche de mon oreille.
Un frisson me parcourut et je me sentis rougir violemment tandis que je m'éloignais avec gêne de son tour de charme.
– T'es mieux de tenir ta promesse, lui répondis-je quand même avec le sourire tout en me massant mon oreille pour tenter d'oublier ce que j'avais ressentis.
Il ricanait maintenant en me disant de ne rien craindre, qu'il tiendrait parole. Je n'avais pas l'habitude de me sentir mal à l'aise à sa présence et je n'aimais pas ça. Mais il avait le même sourire que d'habitude, un peu narquois, un peu provocateur. Le fait que tout soit pareil à d'habitude, outre mon malaise, finit par me détendre. Rien n'avait changé, il ne faisait que me taquiner… Nous continuâmes de lire jusqu'à ce que l'heure du souper approche et que les autres garçons viennent nous rejoindre. J'avais rarement vu Antony aussi excité et heureux, il courait vers nous en tenant un parchemin à la main tandis que Samuel criait des exclamations de joie en l'honneur de son frère. Dylan marchait tranquillement avec Samuel avec son masque d'indifférence habituel au visage.
Je me demandai surtout en quel honneur ils venaient nous déranger alors qu'habituellement ils se faisaient un honneur de nous laisser tranquille. « Elle devient grincheuse sinon! », s'amusait parfois à me taquiner Antony.
– J'ai reçu mon acceptation! Je suis pris en tant qu'apprenti d'un herboriste qui travail avec un maître de potions!
J'étais contente pour lui et je lui pardonnai immédiatement d'être venu nous interrompre. Antony avait après tout juste fini Poudlard et c'était vraiment bon signe qu'il ait été engagé aussi rapidement. Je lui sautai dans les bras. Les deux autres arrivèrent à ce moment-là.
– Crois-tu pouvoir être engagé là après ta formation?, lui demanda Tom.
– Il y a des chances, l'herboriste se fait vieux après tout, mais c'est aussi le cas de celui qui fait les potions… De toute façon, j'aurai un bon C.V. après ça, que je sois engagé ou non, je trouverai facilement de l'emploi.
Le visage de Dylan s'anima et je sus qu'il allait prendre parole :
– Tu le mérites.
Et voilà, ses yeux brillants redevinrent ternes et son sourire re-disparut. Je devais bien me l'admettre : j'avais vraiment développé de l'affection envers lui, je me demandais d'où lui venait cette étrange particularité et s'il serait possible un jour de le voir sourire sans qu'il ne dise quoi que ce soit. Je l'appréciais… vraiment beaucoup.
– Est-ce que ça veut dire que tu vas bientôt déménager?, demanda Samuel.
– Bientôt est relatif, mais d'ici l'année prochaine oui, je devrais avoir déménagé.
– Génial, car j'en ai mare de partager ma chambre avec toi, rigola-t-il.
– Pas plus que moi, taquina l'aîné.
Ainsi débuta une chicane si habituelle et sans conséquence entre frères. Dans le fond, j'aimais beaucoup les choses comme elles l'étaient. Moi au milieu de ma famille, et ma famille heureuse, peu importe qu'il y ait des gens que je connaisse pas ou moins. Tom rejoignait les réjouissances et je contemplai le tableau avec attendrissement. Je ne remarquai pas Dylan m'observer de la même manière.
