Bonjour!
C'est toujours un peu triste quand on pose des questions à nos lecteurs et qu'il n'y a pas de réponses, mais bon, comme j'avais eu des signes de vie lors du 37e chapitre, je n'ai pas à me plaindre, j'imagine.
Ma santé a encore des hauts et des bas, je suis dans un moyen en ce moment. Nanowrimo est fatiguant mais c'est une bonne expérience à vivre.
Je vous souhaite une bonne lecture!
Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 39 : C'est toujours dur regarder quelqu'un s'éloigner
Je n'avais pas envie de me lever. C'était la journée où Dylan partait, alors je n'avais aucune envie qu'elle débute. Je me retournai dans mon lit et j'acceptai finalement d'ouvrir mes yeux trop réveillés et j'observai mon plafond. La couleur était un beige un peu craquelé, je me forçai à réfléchir à ça plutôt qu'autre chose, à suivre les irrégularités des yeux et à rester étendue dans mon lit. Quelqu'un s'était réveillé, c'était sans doute Tom à cette heure. Il vint cogner doucement à ma porte et n'attendit pas de réponse trop longtemps avant de rentrer.
– Ça va?, me demanda-t-il tout bas.
– Oui, mentis-je. Tu peux partir.
Il vint dans mon lit se coucher à côté et me calla dans ses bras, en cuillère. On ne dit rien, c'était le silence. Je regardais maintenant le mur, ayant changé de position. C'était un vert douçâtre, un peu fatigué.
– Il va revenir, me dit-il à un moment.
– J'aime pas m'attacher.
– Je comprend.
Notre respiration était paisible, calme, ça m'apaisait.
– Mais je suis content que tu te sois fait un ami.
– Ne tourne pas le fer dans la plaie.
– Même si ça m'énerve.
– … Ça t'énerve? Pourquoi?
Il ne me répondit pas. J'essayai en vain de comprendre ce qui aurait pu le vexer. Je profitais de chaque occasion qu'il me présentait pour passer du temps avec lui, s'il voulait plus de temps avec moi, il n'avait qu'à demander. Alors pourquoi? Je ne l'avais pas snobé ni rien…
– Ce ne serait pas bien de ne pas lui dire au revoir, tenta-t-il de me bouger avec un peu plus de succès que précédemment.
Je me levai à contrecœur. Il me prit dans ses bras un court instant avant de sortir de ma chambre et de refermer la porte derrière lui. C'est en soupirant que je me rendis à ma penderie et laissai glisser ma chemise de nuit sur le sol. J'avais envie de mettre la couleur du deuil mais ça aurait été bien impoli et en plus, j'en n'avais pas. J'enfilai une robe jaune et rangeai immédiatement la chemise que j'avais laissé trainer.
Puis une pensée me frappa soudainement. Depuis quand Tom était ici de si bonne heure le matin? Jusqu'à ce que je me souvienne qu'il avait dormi ici avec Dylan, hier, parce que nous avions discuter très tardivement la veille… ou tôt ce matin. Je sortis de ma chambre, mon père était parti depuis un moment, sans doute. Dans le salon il y avait un grand matelas que les deux invités avaient partagé. Tom était dans la cuisine en train de manger un gruau et son-notre ami dormait encore. J'allai me faire mon déjeuné et je m'installai à côté de Tom pour le manger.
… Et où était Yasmina? Elle dormait dans ma chambre cet été et je venais de me rappeler qu'elle n'y était pas à mon réveil, aujourd'hui. Aurait-elle découché? Et pour entrer dans ma chambre avec tant de familiarité, Tom se devait d'être au courant. Tout au moins, je l'espérais…
Je me pris un verre de jus d'orange qui passait mal dans ma gorge tendue. Dylan fut amusant à observer se réveiller : il semblait s'éveiller d'un pénible coma qui l'avait laissé groggy. Il avait très manifestement pas assez dormi. J'allai lui préparer un café. Il tituba jusqu'à la table et il se perdit dans la contemplation de son café. Contrairement à ma mère, il ne buvait pas son café, mais en adorait l'odeur qui avait, selon ses dires, des vertus thérapeutiques contre le mal de tête. Lorsque ses yeux redevinrent plus présents, je lui offris de lui faire son déjeuner et il se décida pour la même chose que Tom, puisque l'odeur l'avait mis en appétit.
Un peu avant le lever de ma mère, Tom alla cogner à la porte de mes frères, attendit une trentaine de secondes (plus qu'il l'avait fait avec moi) avant d'entrer.
– Que fait-il?
Dylan haussa les épaules. Peu de temps après, Yasmina sortit de la chambre les joues mortellement en feu. Elle nous dépassa pour aller dans ma chambre. Elle portait les vêtements de la veille. Tom ressortit de la chambre de mon frère, un sourire amusé et satisfait aux lèvres.
– Je me suis dit qu'ils préféraient se réveiller avant ta mère, me résuma-t-il.
– Ils ont dormi ensemble?
– Les trois sur le même lit, à croire qu'ils ont continué à parler longtemps après nous et se sont endormis durant la conversation.
La lueur d'amusement beaucoup trop marqué dans son regard me disait qu'il n'avait pas pu résister à la tentation de les taquiner peut-être même un peu durement. Mais quand tout le monde fut là à se réveiller à son rythme, tout sembla reprendre la normale comme si rien de bien méchant c'était passé alors… j'en oublierais presque que Dylan partirait bientôt, et que je ne le verrais peut-être plus jamais.
Bientôt je devrais lui dire au revoir…
Il tourna son regard flegmatique vers moi et son visage prit de l'expression.
– Quelque chose ne va pas?
Il était soucieux pour moi et ça me mettait mal à l'aise.
– Je… je vais bien…
Il jeta un furtif coup d'œil à Tom avant de se lever.
– Tu viens un peu dans le jardin?
Surprise, je jetai un coup d'œil à Tom qui sembla un peu excédé par mon hésitation et me fit signe d'y aller. Nous nous assîmes sur le banc près du potager et me tendit une lettre. Mon nom était joliment dessiné sur le dessus. Il avait lui aussi une écriture fleurie, mais contrairement à celle de Tom, elle était beaucoup plus aérée et bombée. J'ouvris l'enveloppe qui se trouvait à être aussi la lettre.
Bonjour Nagini,
Je me suis dit que nous pourrions continuer de discourir sur les théories des différents principes de la magie, et que tu pourrais m'expliquer un peu plus le monde moldu, par lettre.
Amitié sincère,
Dylan Wells
Du coup, des larmes se mirent à couler tandis que je restais figée. Il me tendit un mouchoir et attendit patiemment que je me calme avant que nous rentions.
J'étais encore triste de son départ, mais je savais que ce n'était pas la fin. Je ne crois pas avoir été capable de lui sourire avant qu'il ne parte, et je ne lâchai pas la main de Tom durant les deux heures précédant et suivant l'évènement.
