Bon, finalement ça m'a quand même pris un moment écrire un nouveau chapitre, mais j'y ai travaillé très fort pour vous le rendre le plus vite possible. Je tiens à remercier chaudement tout ceux qui prennent le temps de me reviewer, ça m'aide beaucoup et ça me motive énormément.

Ah! J'ai oublié de faire la publicité de "Le monde à travers son regard" qui est en faite la même histoire que celle-ci, mais en OS montrant le point de vue de Tom.

Sur ce, bonne lecture!

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 45 : Entre l'amitié et l'amour, il n'y a qu'un pas

– Ça fait plaisir de voir que ça va mieux, me souligna Bartholomé.

Je lui adressai un sourire rayonnant avant de répondre :

– Tom a arrêté de m'ignorer.

– Tu lui as écrit finalement?

– Oui, et c'était dur…

– Vous vous êtes pardonnés, donc?

– Et bien, je me suis excusée et il semble avoir accepter mes excuses.

– Et toi?

Et moi? Drôle de question. Et bien, je voulais le revoir, alors oui, je lui pardonnais.

– Est-ce qu'il s'est excusé?, insista-t-il.

– Entre les lignes…

Je ne savais pas trop quoi lui dire, c'était comme s'il me faisait réaliser quelque chose que je n'aurais jamais voulu réaliser. Je savais que Tom était avare sur les mots doux, sur l'acceptation de ses erreurs. Je prenais aussi son désir d'en savoir plus sur comment j'allais comme une manière de s'assurer que j'allais bien et qu'il s'excusait de ses agissements… mais jamais il ne s'excusait de manière précise…

– Ne faites pas juste vous excuser l'un à l'autre, il faut que vous compreniez ce qu'il s'est passé, pourquoi ça s'est passé, pourquoi ça a blessé l'autre. Sinon, tout laisse à croire que ça pourrait arriver à nouveau, parce qu'au final, vous auriez soigné les symptômes, et non le mal.

Je grimaçai, je ne voulais pas que la chicane entre lui et moi recommence, mais en même temps, c'est vrai que nous avions toujours ultimement cherché le problème, la source véritable du problème… c'était juste nouveau que la source vienne de l'autre et ça… ça faisait peur. Je crois que ni lui ni moi voulions affronter une telle chose.

Nous retournâmes ensuite à nos lectures.

Quand je rentrai, ma mère était en train de faire le souper tranquillement. Elle me pointa ma chambre : « Il y a des oiseaux qui t'attendent. ». J'y accourrai et découvris Gaudium et Snake qui m'attendait sur mon lit. J'allai voir Snake et lui pris ma lettre.

… En me parlant, en m'engueulant… …

Je suis désolé. D'être aussi brutal, buté, de t'en vouloir jusqu'à ce que tu t'excuse, de t'en vouloir de devoir t'excuser parce que ce n'était pas juste ta faute, et que rendu là ce n'est pas vraiment la tienne.

Tu es toujours là à t'excuser pour tout, à prendre le poids de l'univers sur tes épaules, c'est embêtant, pire, c'est enrageant. Tu n'es pas Dieu, tu n'es pas omnisciente. Tout n'est pas toujours ta faute.

Ça me fâche quand tu dis que je ne me préoccupe pas de toi, parce que je n'arrête de me préoccuper pour toi. Tu as un don pour attirer les ennuies, les frustrations, les problèmes sociaux. Je n'ai pas envie de…

Je sais que tu ne risques plus la mort sur un oui et un non, ni que tu vas encore te fourrer dans un problème aussi intense que lorsque tu as failli brûler c'est juste que, tu as failli mourir et je ne veux pas que ça arrive, et si ce n'est pas la mort que tu risques, c'est toutes ces autres choses que nous nous sommes jurés de passer par dessus, notre difficulté à croire les adultes, à croire en l'altruisme.

Prends soin de toi

Je regardai la réponse de Tom avec un certain attendrissement et étonnement. Je veux dire avec beaucoup d'étonnement et d'attendrissement!

Quand tu es fâché, Tom, tu fais peur, tu le sais, ça?

Je comprends, tu sais, et j'accepte tes excuses. C'est sûr que ça me dérange quand on se chicane, c'est pas comme ça que je voudrais qu'on règle nos problèmes mais voilà… nous répondons par la colère.

Oui je sais que ce n'est pas… toujours ma faute, mais j'ai toujours l'impression que j'aurais pu faire mieux, que c'est dommage, que j'aurais dû.

Cet été a été riche en émotion, je me sentais délaissée, tu avais invité ton ami, tout passait si vite, je n'arrivais pas à tout saisir, tout comprendre. J'étais confuse et toi qui habituellement me ramène les deux pieds sur Terre, voilà que tu ne répondais pas comme moi je le désirais à mes besoins. Je sais que tu fais ton possible et je t'en suis reconnaissante.

Je comprend ton angoisse mais… écoute, tu n'es quand même pas pour toujours t'inquiéter pour moi, je sais de mieux en mieux me débrouiller seule et puis, ça fait combien d'année que tu vas à Poudlard, hein? C'est ta quatrième année, je crois que je sais prendre soin de moi… et je crois que je sais mieux affronter la solitude. J'ai toi, j'ai mes parents, j'ai mes frères, j'ai Monsieur Davidson, j'ai Dylan, j'ai Yasmina. Je ne suis plus seule, nous ne sommes plus seuls, nous ne sommes plus à l'orphelinat. Nous allons bien, nous allons mieux.

J'ai hâte à Noël et à ton retour, d'ici-là je vais m'amuser avec monsieur Davidson et sa sagesse, je vais discuter avec Antony pour niaiser, je vais discuter avec Yasmina parce que c'est si bon d'avoir une amitié féminine, je vais partager de bons moments avec mes parents, car ils veillent sur moi.

Tu peux reposer sur tes deux oreilles, mon cher ami, je vais bien.

Je donnai ma lettre à Snake et il repartit. J'allai sur mon lit avec la lettre dans mes mains. Il avait écrit des excuses, il m'avait écrit des excuses… Je n'en revenais pas, je n'avais même pas eu à en demander ni rien… Je fermai les yeux avec la lettre sur mon coeur pour savourer cet instant. J'étais ravie, touchée, ébahie… J'avais le goût de pleurer de joie car non seulement nous n'étions plus en chicane mais en plus nous nous rapprochions encore, même s'il était au loin et tout ça. Je crois que… que j'aimais vraiment beaucoup Tom finalement… et que j'aimerais bien sortir avec lui même si je ne pense pas que l'inverse soit vrai, après tout lui-même avait rit de cette éventualité il y a quelques années quand j'étais venue à Poudlard. Oui, ça me faisait un pincement au coeur me dire que ce n'était pas réciproque, mais pour rien au monde je cracherais sur cette amitié. Je me sentais aimée dans cette amitié, aimée par ce sorcier qui n'était pratiquement jamais là, et qui faisait toujours tout comme lui l'entendait. J'étais dans ma petite bulle de bonheur, et je m'en sentais parfois confuse, parfois juste dans une plénitude sans nom.

C'est ma mère qui m'en sorti en m'appelant pour manger. C'est en gambadant que je la rejoint elle et toute la petite famille.


Réponses aux reviews anonymes!

Sil: Waow! I'm so delighted! Je suis heureuse que j'en deviens anglaise (oui, oui... c'est un signe d'émotivité chez moi...)! J'avais peur d'avoir une histoire trop... je ne sais pas... à l'eau de rose nanane. L'évolution de mes personnages, c'est mon dada, je serais plutôt triste d'avoir raté ça, alors tant mieux! Je suis heureuse! Je suis contente que les premiers chapitres t'aient plu car ce sont des chapitres qui me causent... a second thought... mmm... une remise en question, voilà. Je ne sais pas si j'ai beurré trop épais ou si c'est correct, ça m'angoisse un peu mais ça me fait du bien d'entendre (lire) que ça t'ait plu, surtout la vision et tout. Pour ce qui est de l'annexe, quelqu'un m'avait évoqué son problème à suivre les âges, du coup, j'ai décidé de l'inclure, en plus, pour ma part, j'adore lire tous les titres des chapitres d'un coup... En tout cas, un grand merci pour ta review, je t'adore!