Sasuke : De retour encore une fois ! Vous êtes pas un peu... complètement dingues de vous être rendus jusqu'ici !
Auteure : La ferme Uchiwa ! Je pense que je vais devoir finir par te tuer moi-même et de mes petites mains nues !
Hinata : Auteure... calme-toi... s'il-te-plaît...
Auteure : Alors, comment tu as trouvé ton rôle jusqu'à maintenant ? Tu aimes ça ?
Hinata : Oui, mais je sais pas encore lequel prendre entre Kiba et Gaara...
Sasuke : Et moi ? Je compte pour du beurre ?
Auteure : Non, mais tu peux commencer à disparaître tout de suite, si tu veux !
Gaara : En tant que Kazekage, je déclare le nouveau chapitre terminé et prêt à être lu !
Auteure : Ce n'est toujours pas toi qui décide, et en plus ici tu n'es pas Kazekage.
Gaara : Trouble-fête. Bonne lecture à tous et toutes !
Auteure : Merci Gaara-chou !
Tout le monde me fixe avec des yeux ronds… oups… je vais m'éclipser en Nubie si vous permettez…
Je finis enfin par ouvrir les yeux. Il fait très chaud en ce moment, prise entre les bras de Gaara. Je me sens toute bizarre, mais je ne crois pas nécessairement que c'est une bonne chose. Ah non ! Tout d'un coup, la soirée d'hier me revient en mémoire. J'aurais probablement mieux aimé de ne pas m'en souvenir, en fin de compte... Des cheveux rouges qui encadrent un visage endormi. Pourtant, il ne me disait pas hier justement qu'il ne dort presque jamais ? Il a l'air relax et super bien ! Son tatouage est toujours là, de la même couleur que ses cheveux. Décidément, ce Gaara, quelle chance ! J'ai eu peur pour lui en attendant à l'hôpital hier, ainsi que pour Sasuke... et pour Itachi j'espère qu'il va mourir en enfer si ce n'est pas déjà fait. J'entends la respiration régulière du garçon. C'est la première fois que je dormais avec quelqu'un qui n'est pas de ma famille proche... quel changement aussi ! J'ai un pincement au coeur en repensant à Kiba. Il m'a accompagné partout, m'a soigné et m'a réconforté... mais il m'a aussi embrassé. Je ne sais pas comment je dois réagir avec lui à l'avenir... et est-ce que je dois le dire ? Ou pas ? À qui ? Oufff.... je ne suis pas sortie du bois. (Expression québécoise se traduisant sans doute par quelque chose comme ; j'ai du pain sur la planche ! si vous ne connaissez pas celle-ci non plus, dites-moi le !) Je ne sais pas même pas ce que je peux faire pour rendre la situation moins ambigüe. Je suis une vraie gourde en amour… il se passe trop de choses pour moi. Une légère pression s'empare de mon corps. C'est mon ami qui resserre sa prise autour de moi. Peut-être a-t-il besoin de réconfort, lui aussi. Je lui dois un peu trop pour le laisser ainsi… alors je niche ma tête entre son épaule et son cou et me love le plus possible contre lui en lui caressant les cheveux… ce qu'ils sont soyeux, doux… sa couleur n'est pas le reflet de la texture, apparemment. Au bout d'une demi-heure dans cette position, je manque un peu d'air, alors je m'écarte de lui pour pouvoir respirer normalement. Ses bras retombent, vides, mais il ouvre les yeux en sursaut au même instant.
Gaara ? Bien dormi ?
Ah non, je suis sûre que j'ai l'air d'un épouvantail comme ça. J'ai les cheveux tout de travers, et je porte toujours le linge qu'il m'a prêté pour pouvoir dormir hier soir, linge qui s'est un peu déplacé et fait voir la naissance de ma poitrine. Je ne prends pas le temps de le remettre en place, j'ai d'autres préoccupations en tête pour le moment. Et en plus, s'il avait voulu profiter de la situation, il en a eu l'occasion avant. Pourquoi attendre maintenant ? De toute façon, ce n'est tout simplement pas son genre.
Mhnn. Désolé, dit-il, encore tout ensommeillé.
Pourquoi ?
Je pense que je me suis endormi sur toi.
C'est pas grave. Arigato.
Arigato ? Mhnnn.
Il ferme les yeux quelques secondes, puis les rouvre. Il ôte lentement la couverture qui le recouvre. OH KAMI-SAMA !!
T'es blessé ! Pourquoi t'es pas à l'hôpital ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Ça fait mal ? Gaara !
En effet, des contusions ont fait leurs apparitions… certaines aussi grosses qu'une balle de base-ball. Il a même des coupures un peu partout. Il est amoché. Solidement. J'effleure ses blessures. Je sens que les larmes me montent aux yeux sans que je puisse faire quelque chose.
J'ai pas besoin d'aller à l'hôpital.
Tu te fous de moi ? Tu es vraiment blessé ! Tu pourrais avoir des lésions internes !
Je veux pas. Je vais très bien.
Son visage s'est fermé en me répondant. Comme la première fois que je l'ai vu. Mais…
Qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai seulement dû utiliser un peu de ma force, c'est tout. Ne t'inquiète pas.
J'ai toutes les raisons de m'inquiéter ! C'est de ma faute, tout ça… Jamais je n'aurais dû accepter l'invitation de Sasuke…
Je prends mon visage dans mes mains, contrainte de désespoir.
C'est toi qui devrais faire attention, ce n'est pas moi. Il m'a échappé. Il compte te revoir.
Quoi ? m'exclamai-je en relevant la tête.
Tu as bien entendu. Il a fini par m'échapper. Je suis désolé.
Un long silence s'installe où nous pensons tous les deux la même chose; il faut que j'apprenne à me battre. Pour de vrai. Il en va sans doute de ma vie. Je ne peux m'empêcher de pousser un long soupir de désespoir. Alors comme ça un casse-pied des Uchiwa est décidé à me faire la peau. Je peux savoir ce qui m'a mérité un tel honneur ? Je m'assois sur le plancher en accotant mon dos sur la base du lit, penchant ma tête vers le plafond. Cette fois, je suis tout simplement grillée. Quelle idée de tarte aussi, je ne connais rien de Sasuke et j'ai accepté d'aller chez lui comme ça. J'ai passé la nuit la plus terrifiante de ma vie, c'est sûr. Non seulement contente d'avoir eu la trouille, en plus les deux garçons qui me troublent… ah. Je sens un petit mouvement sur le matelas. Je ferme les yeux. Gourde, gourde, gourde !
Si tu veux, je peux t'apprendre quelques trucs, si ça peux te rassurer.
Je rouvre les yeux en soupirant. Tout cela n'est pas donc qu'un simple cauchemar. Définitivement pas.
Je crois qu'il serait mieux que je me rendorme alors, éludai-je la question pour l'instant.
Tu vas te cacher, alors, tu ne l'affrontera pas. Je croyais que tu allais lui faire payer.
J'ai vu hier soir au moins trois personnes souffrir par ma faute. Sasuke, Kiba, et toi… J'aimerais mieux me reposer et ne pas y penser pour le moment si tu permets.
Tu ne m'as pas vu souffrir, tu le supposes seulement.
Je n'ai pas besoin de l'avoir vu, ce matin j'ai aperçu tes blessures. Tu es trop entêté pour t'aider toi-même.
Alors quoi ?
Je compte dormir pour reprendre plus de forces et au moins te soigner.
Alors tu veux que je te laisse le lit ?
Tu n'es pas obligé de t'en aller si c'est la question.
Et oui, timidité envolée, inquiétude qui a repris le dessus. Je grimpe sur le lit et entre sous les couvertures de nouveau. Je ne suis pas tant fatiguée, mais j'ai bien besoin de me calmer. Gaara s'est tassé pour que je puisse prendre de la place en regardant son plafond. Je dois dire qu'il est intéressant avec ses motifs étranges, des nuages rouges et noirs… Les dalles ne sont pas en très bon état, par contre. Je commence tranquillement à somnoler et ce n'est que par la chaleur du corps de mon compagnon de chambre momentané immobile que je me souviens sa présence. Tout d'un coup, j'ouvre grands mes yeux blancs et fixe ceux de mon ami.
Il faut vraiment que je me protège ?
À vrai dire, je serais beaucoup plus tranquille comme ça.
Tu t'inquiètes pour moi ? demandai-je en sentant un coup de chaleur s'installer sur mon visage au même moment.
Mhnnn.
Négatif ou positif, je ne saurais dire. Nous sommes dimanche, non ? Le dîner de famille ! Ah non !
Je dois m'en aller. Dîner de prévu.
D'accord.
Bon je vais me changer.
Je me redresse afin de me lever, mais une main m'empoigne le bras.
Hinata…
Oui ?
Il semble hésiter.
Mhnn, lâche-t-il avant de me lâcher.
Je hausse un sourcil d'incompréhension, mais ne pose pas de questions. Je prends mon linge d'hier et me dirige vers la salle de bains. L'homme aux cheveux verts est assis sur le divan qui lui a servi de lit, en me regardant passer d'un façon plutôt bizarre. Je me sens observée. Je lui jette un coup d'œil.
Salut, t'es la copine de Gaara ?
Bonjour…Euh non…
Ah d'accord. Je suis Akino, un ami de Sasori et de Sai.
Pas la peine de lui dire que je ne sais absolument pas qui est Sasori. Par contre, Sai, je sais très bien c'est qui. Il habite ici ? Ah et bien, surprise surprise.
Enchantée, je m'appelle Hinata.
Au même moment, un bruit me faire tourner la tête. Deux garçons qui sortent de la chambre à côté de celle de Gaara. Sai, bien entendu, ainsi qu'un autre jeune homme aux cheveux rouges qui a des airs de ressemblance avec Gaara. Je ne me sens pas très bien… mon sang quitte ma tête, d'une blancheur épouvantable. Les deux ont les cheveux tous emmêlés, et je ne peux que me demander ce qu'ils font dans la même chambre. Sai se tourne vers moi, les sourcils levés mais un visage dénué d'expression.
Tu es… Hina, je crois, non ? Bienvenue à la maison !
En fait… c'est Hinata… mais c'est pas grave… Je suis désolée… je n'ai dormi ici que parce que…
Eh ! Tu ne bégaies plus ? Et tu n'as pas du tout à t'excuser ou à te faire approuver, t'en fais pas, m'entrecoupe Sai.
D'accord. Je dois aller me changer…
La salle de bains est par là , me répond l'inconnu. Moi c'est Sasori.
Hina ou Hinata, enchantée, me présentai-je en allant m'enfermer dans la salle de bains.
Alors tu trouves ça bien ici ? me demande la voix de Sasori au travers de la porte.
Oui, c'est charmant… on voit bien que vous aimez la technologie, dis-je avec un certain tremblement puisque je me démène pour remettre mes jeans.
Oui, s'exclame Akino. Tu joues toi aussi ?
Seulement parfois, je n'ai pas vraiment le temps, mais puisque je déménage dans deux semaines… mes affaires sont déjà dans les boîtes.
Ah oui ? Et tu t'en vas où ? me demande la voix de Gaara, qui semble être sorti de la chambre, cette fois.
Dans une résidence de l'unviersité.
Laquelle ?
Je ne sais pas du tout en fait… je ne connais pas les résidences, mais il me semble qu'elle s'appelle Phi-Omega-Bêta.
Phi-Omega-Bêta ?
J'entends quatre voix bien distinctes s'esclaffer louredement. Je passe la tête par l'entrebaillement de la porte pour voir ce qui les fait autant rire.
Tu dis que tu ne sait pas c'est laquelle ?
Non, je ne sais pas du tout, je viens de dire que je ne connais pas les résidences.
Alors tu ne dois pas savoir que tu te trouves dedans.
Pour vrai ?
Oui, c'est bien ça.
Il y a quelqu'un qui sait pourquoi ils donnent des noms aussi absurdes à des résidences étudiantes ?
Eh bien c'est la vague des américaines il faut croire, il y a bien une initiation mais rien de comparable à ce qu'on voit dans les films, juste un peu de sexe et d'alcool, un mélange de «sex, drug and rock and roll» mais sans drogue. On a gardé les noms parce que ça fait plus officiel, mais on est par triés sur un volet quelconque ou sur notre sexe, dit Sasori.
Alors vous faites la fête à chaque fois qu'il arrive un nouveau ? questionnai-je.
Ça dépend s'il est sociable. Le p'tit Gaara, lui, est pas passé par là.
Je sors finalement de la salle de bains en ayant mis mon chandail qui s'accorde avec deux des habitants de l'appartement. Les quatre ont le regard tourné dans ma direction. Je me sens un peu en minorité visible, avec un léger décolleté dans lequel n'importe qui peut plonger allègrement.
Et qu'est-ce qui lui a valu ce traitement de faveur ?
Bah… le responsable du bloc a pas osé lui proposer en voyant sa figure, tu vois, s'esclaffe Akino.
Donc, je serai pas obligée…
Toi, oui, sûrement ! D'ailleurs, tu sais dans quelle chambre tu seras ? réplique Sai.
Oui. La 513, qu'il est marqué sur le bail.
J'aurais pu entendre une mouche voler pour l'occasion. Tout le monde est silencieux, avant qu'un éclat de rire coupe l'ambience.
Ah ouais ? La 513 ? C'est drôle, ça me dit quelque chose. Tu as demandé un appartement mixte ou juste avec des filles ? demande Gaara.
Mixte, je m'en fous un peu étant donné que je connaîtrai pas les colocataires.
Je dirais pas ça à ta place. Tu veux que j'aille te montrer c'est oò ?
Oui, si tu veux.
Alors, viens, c'est pas loin.
Il m'entraîne en dehors de l'appartement et referme la porte. Nous ne bougeons pas.
Et elle est où la 513 ?
Ben regarde, tu vois pas sur la porte ?
En effet, je me serais évitée de passer pour une blondasse de première si j'avais remarqué les gros chiffres d'or qui s'alignent sur la porte devant moi… la porte d'un appartement où je viens seulement de passer la nuit. 513, en effet.
C'est une blague ?
Non, je ne crois pas, si les informations que tu nous as données sont vraies.
Oui. Donc… tu… tu… tu ?
Nous rentrons dans l'appartement. Les trois sont toujours dans le salon.
Alors donc, tu vas occuper l'autre chambre, ça veut dire. Tu veux faire le tour ?
Je l'ai déjà fait hier, mais je n'ai pas vu la chambre libre… Je pensais qu'il y avait quelqu'un dans toutes les chambres.
Non, Sasori et moi cohabitons dans la même chambre. Ça nous fait sauver du loyer par la même occasion, et deux gars ça a pas besoin de beaucoup d'espace… Il n'y a que quand on ramène des filles qu'on doit s'arranger autrement à vrai dire. On a exactement une moitié chacun.
Donc vous ne…
Non on est pas guays, m'interrompt Sasori.
Je ne savais pas… quand vous êtes sortis en même temps tous les deux…
Ce n'est pas grave. Tu vas t'habituer. Alors, voici ton espace ! me dit Sai en m'ayant auparavant traînée par le bras.
Ma chambre est grande avec deux énormes fenêtres au style d'antan. Les dalles du plafond, contrairement à celles de Gaara, sont blanches et neuves. L'espace est bien dimensionné, et possède un dressing aussi grand que celui que j'ai à la maison. Elle est très bien. Juste ce qu'il me faut.
Ah et bien, tant qu'à t'avoir près de nous en ce moment, on va en profiter ! annonce joyeusement Sasori.
O-oui ? demandai-je avec appréhension, le visage écarlate en sortant de ma prochaine chambre.
Tu nous diras comment tu veux que ça marche, si tu as des exigences… continue Gaara avec un sourire en coin.
On en parlera dans deux semaines ? En fait… treize jours exactement.
J'ignore totalement ce que me vaut ce sourire de la part de mon ami. Je préfère en rester là. Je mets mes mains dans mes poches, essayant de dégager une aura plus à l'aise, moins timide. J'espère que ça marche. Je suis heureuse… en fait plus ou moins. D'un côté… je vais habiter avec Gaara. De l'autre, Kiba risque de le détester, et en même temps je vais être avec au moins deux autres garçons étranges et inconnus. Sans compter le gars qui a l'air à rester souvent dormir sur le divan… mais bon ça on s'en reparlera plus tard. Ça me rend fébrile de penser que je vais être loin de mes parents entourés par des hommes ! La belle vie d'une jeune adulte vierge… quel sport ! Je m'efforce de ne pas penser qu'ils seront là quand je vais prendre ma douche ou me changer dans ma chambre… ça me donne des frissons dans le dos. Bon alors… nous sommes dimanche. J'ai un cours à 8h30 demain matin, et il est plus de 11h du matin; on a un peu fait la grasse matinée je dois dire. Le dîner est à midi pile.
Bon alors… je dois m'en aller. Je vais appeler Kiba.
Je sors mon téléphone et donne mon coup de fil. Il sera ici dans 10 minutes. Il est pressé de me voir ? C'est plus facile pour moi de me déplacer avec mon meilleur ami qu'en bus de ville. Mais nous la prenons à chaque matin pour aller à l'école tout de même, c'est un compromis pour l'environnement. Je prends place sur le divan où les quatre garçons sont occupés devant la télévision… en vrais hommes. Je me dis que ça va être mon environnement pour quelques mois sinon quelques années, le temps que je finisse mon BAC. Je me plonge dans mes pensées en observant une fille se faire trancher la tête joyeusement. Déjà vu. Lorsque la sonnerie retentit, je lui ouvre la porte.
À demain Gaara, merci pour tout.
Tu reviendras, tu pourras faire mieux connaissance avec tes futurs colocs ! s'exclame-t-il en regardant Kiba avec un sourire énigmatique.
Je vois celui-ci prendre la mouche et bouder. 1-0 Gaara !
Salut Sasori, Akino et Sai !
Salut Hina ! Reviens quand tu veux ! me répondent les trois autres.
En refermant la porte, je sens le regard de Kiba qui m'examine pour voir ce qui s'est passé.
J'ai un dîner de famille, lui annonçai-je sans prendre en compte la mauvaise humeur qui commence à s'installer.
Alors on y va en vitesse ! déclare-t-il en s'installant derrière le volant.
Samedi, jour du déménagement de Hinata
Il fasait beau quand je me suis levée ce matin. Depuis cette soirée fatidique, je fais attention où je vais, je me suis montée une barricade mentale afin que personne ne puisse me faire du mal et j'ai atrocement peur que Uchiwa Itachi se repointe dans le décor. Je me dis qu'entourée comme je vais l'être à partir d'aujourd'hui, ce sera difficile de me retrouver. J'ai vu Sasuke. Il me parle beaucoup, d'ailleurs pour lui aussi je semble être une personne à qui l'on peut parler sans avoir peur des conséquences. Il fait absolument tout pour que je me sente bien, que je ne voie pas la menace qui pèse sur moi, même s'il m'a avoué finalement que son frère est particulièrement décidé à me retrouver. Quoi de plus rassurant, n'est-ce-pas ? Maintenant, tous les jours, je vais à l'école sous sa protection, celle de Kiba ou même celle de Gaara. Ils me suivent et ne me lâchent pas d'une semelle. J'ai même déjà vu Sasuke entrer avec moi dans les toilettes des filles sous mes fortes protestations pour qu'il vérifie si Itachi ne se cachait pas dedans. Inutile de dire que j'étais intérieurement morte de rire. Jamais il ne montre autant d'états d'âme. C'est un Uchiwa, voyons, à part la haine il ne connaît pas grand-chose.
J'ai passé des soirées entières à l'appartement de Gaara, fait plus ample connaissance avec Sasori qui possède une collection effarante de marionnettes qui traînent un peu partout; elles sont affreuses selon moi, elles sont l'air d'humains faits en bois; et avec Sai, qui possède une incroyable bibliothèque sur le comportement humain, la psychologie et les sentiments, et des tableaux empilés sous son lit, avec un beau chevalet taché d'encre de Chine. Sa bibliothèque me semble étrange, c'est un étudiant en art à la base. Ils sont très gentils, et j'ai de l'aide de tout le monde pour déménager à partir de ce matin, mais j'ai dû refuser l'intervention de certaines mains, après tout ce n'est qu'une chambre. Naruto, Kiba, Gaara, Sasuke, Sai, Sasori et Temari s'occupent de mon cas. J'ai fait par la même occasion d'une pierre deux coups; je m'entends très bien avec la fougueuse sœur de mon coloc, malgré nos tempéraments plus que différents.
Les garçons qui habitent là-bas sont restés à l'appartement pour placer mes choses dans ma chambre au fur et à mesure que l'on fait des voyages avec les deux autos. J'ai demandé à Temari de rester là-bas aussi, puisque je ne veux pas me ramasser avec une chambre en bordel avec des garçons sans sens féminin artistique. Pas besoin de dire que je lui fait confiance sur ce point, et elle a l'air de savoir les mettre au pas. Je lui ai confié la partie pratique du débarquement. Il ne reste que ma base de lit à transporter, Naruto, Kiba et Sasuke s'en occupent et m'ont relégué au plan d'observatrice. Je suis une femme, et c'est assez pour passer pour une faible, mais j'ai transporté avec fierté les boîtes les plus lourdes, refusant de me laisser démonter pour si peu.
Sasu ! T'es censé dévisser celle-là, pas l'autre ! s'exclame Naruto.
Naru, laisse-moi bosser en paix, répond l'autre sans émotion.
Eh! Naruto ! J'ai démonté mon bord plus vite que le tien ! le nargue joyeusement Kiba.
Je vais être plus rapide à le remonter !
Non, je vais te battre sur ça aussi !
Les garçons, je peux faire quelque chose ? espérai-je en me sentant complètement inutile.
Ne te fatigue pas pour rien, tu vas être obligée de tout remettre en place dans ta nouvelle chambre, garde tes forces pour plus tard ! me conseille gentiment Kiba.
Alors je me rassois dans mon coin de mur en attendant qu'ils aient fini, à grands renforts de cris, de défis et d'exaspération pour l'Uchiwa, qui semble à deux doigts de tirer ma tête de lit sur la tronche du blond. Nous embarquons enfin la dernière pièce de mon calvaire Hyûgatien. J'embrasse du regard une seule fois la chambre vide, sans vie, blanche, qui a été celle où j'ai vécu le plus de malheurs. Sans regrets, je referme la porte sur l'endroit maintenant immaculé.
Mon père est parti rejoindre son poste de PDG de l'entreprise et Hanabi n'a pas voulu assister à mon départ. Il ne reste que Neji qui a passé quelques fois devant le bouleversement modèle sans dire mot. Hier, nous avons un peu parlé de mon départ et il m'a avoué considérer que c'est une bonne chose pour mon épanouissement intérieur. Mon père, lui, souhaite seulement que mes notes continuent à atteindre l'apogée. Après tout, je ne suis que l'héritière décevante. Nous embarquons dans l'auto et partons vers l'appartement, Sasuke et moi silencieux sous les manifestations bruyantes des deux autres. J'ai hâte que ça soit terminé. Enfin arrivées, les gars montent tout en haut. Comme je m'y attendait, Temari dirige d'une main de fer les opérations. Sans même avoir eu besoin d'exprimer mes désirs, elle a tout compris.
Wouah ! Vous avez fait du bon travail !
J'ai plein d'hommes à ma solde, ça me plaît. Ils sont bien faits pour être sous les ordres d'une femme, regarde le résultat !
C'est vrai, j'ai à peine une ou deux heures de déboîtement à faire ! lui dis-je, sans cacher mon ravissement.
Tu veux qu'on t'aide ? me propose Kiba, un peu en sueur.
Ah merci, mais je vais sûrement me débrouiller plus tard ce soir, quand je serai seule.
Justement, nous on doit y aller, annonce Sasuke. Je suis censé aider ces deux-là avec leur travail de composition.
Ah euh… d'accord alors. Merci de votre aide !
De rien, rappelle-nous pour nous dire comment ça été ! dit joyeusement Naruto.
Oui, promis. Vous pouvez aller en paix, mes enfants, singeai-je en riant.
Kiba me prend dans ses bras avant de quitter l'emplacement, en me chuchotant de faire attention à moi . Après lui avoir juré que tout va bien, et que je l'appellerais en cas de détresse, il repart à moitié convaincu. Il ne reste que les habitants de l'appartement plus Temari.
Tu ne veux pas te reposer un peu avant de te lancer dans le grand ménage, lance-t-elle.
Bah… tant qu'à être dans le bain, je vais en profiter.
Bon alors on va te laisser faire tes choses !
Merci.
Sasori, Sai et Temari sortent de la chambre, mais Gaara ne suit pas le mouvement.
Tu es sûre que tu n'as pas besoin d'aide? s'inquiète-t-il inutilement.
Pas vraiment. Ah ! Mais oui, un peu… tu peux remonter ma base de lit, s'il-te-plaît ? Je vais déplacer le matelas et m'occuper d'autre chose en attendant.
Gaara empoigne avec force ma base de lit, et de mon côté je me charge des livres. Quand il a fini de tout monter patiemment sans avoir dit un seul mot, il vient me rejoindre pendant que je me bats avec mon linge. Je sens son souffle un peu heurté sur ma gauche.
Pour ça aussi ?
Si tu veux ! lui répondis-je en continuant de tout transférer dans ma commode.
Il ouvre un autre tiroir et aperçoit un sac rempli de linge, alors il l'ouvre et commence à tout déballer. Je continue mon travail, perdue dans mes pensées.
Euh… je pense que… Hina… balbutie-t-il en me tendant un morceau de vêtement.
Ce n'Est qu'alors que je m'aperçois que c'est le sac de lingerie sur lequel il est malencontreusement tombé. Le bout qu'il me tend est une petite culotte en dentelle rouge comme ses cheveux. Il est tout rouge de gêne et attend que je reprenne l'objet en question en n'osant plus me regarder. Je ne peux m'empêcher de devenir écarlante en lui reprenant mes culottes.
C'est moi… qui suis d-d-désolée, j'ai jeté ma lingerie dans ce sac et je n'ai pas regardé.
Tu as un SAC de lingerie ?
Quand il s'aperçoit de la teneur de sa question, il baisse les yeux et devient pratiquement violet de gêne. Je l'entends clairement respirer, comme si … il essaie de se contrôler.
Je crois que… je vais aller… voir ma sœur.
D'accord. Gaara ?
Oui ? répond-il en vrillant ses yeux verts dans les miens.
J'espère que ça ne change rien…
N-n-non, c'est juste que c'est la première fois…
La première fois que tu vois des sous-vêtements de femme ?
Eh bien à part ceux de ma sœur…. Mais là c'est les tiens… tu comprends ?
Oui. Ce n'est pas grave. Ne me dis pas que…, essayai-je de dire en me rendant compte de l'effet que ça lui fait.
Quoi ?
En bien… que ça t'as excité ?
Mhnn, gémit-il en s'allant le plus vite possible.
Ah bon d'accord. Je vais terminer ma chambre et ensuite je vais aller manger un morceau; ensuite dodo ! À moins que les autres aient autre chose à proposer. Mais je suis horriblement gênée, face au spectacle que Gaara a pu voir en fouillant dans mes affaires… Il a peut-être eu le temps de voir mes corsets et ma lingerie très fine ? Jamais je n'aurais pensé un jour qu'un garçon allait voir ça… Bien oui en fait… mais pas tout de suite… je vous ai dit que je suis vierge ? Bref, pour faire court, je me demande comment réagir. Je ne laisserai pas Temari lui démolir sa jolie petite bouille pour un malentendu ! Alors autant s'en occuper. Après avoir tout terminé, je sors de la chambre et me rends compte que l'appartement est silencieux. Alors, pourquoi pas une douche ? Comme je n'entends rien, j'ouvre la porte de la salle de bain. OH NON ! Je referme la porte tout de suite ! C'est pas vrai ! C'est une grosse blague ! Est-ce que vraiment je viens de voir ça ? L'homme qui occupait l'endroit sort et n'ose plus me regarder.
Gaara, la porte n'était pas barrée…. Et je suis partie avant d'avoir vu quelque chose…
Menteuse. Tu as vu des tatouages et… tout le reste. Nu ! Oh mon dieu…
Va falloir que j'apprenne à barrer les portes alors. On est juste des gars, d'habitude ça pose pas de problème… dit-il en se dirigeant vers sa chambre, une serviette autour du corps magnifique qu'il possède mais je ne peux m'empêcher de penser à sa nudité.
Je vais prendre ma douche, je me caresse un peu pour me changer les idées… des images de Kiba qui m'embrasse et de Gaara nu me trottent dans la tête pendant ce temps. Après avoir été soulagée en silence, je me passe le visage dans l'eau froide et part me faire à manger. Je me fais des hamburgers de tofu que je vais déguster dans ma chambre en écoutant la télévision. Je m'endors le ventre plein, deux heures plus tard, sans entendre la personne qui cogne doucement à ma porte et sans voir le visage qui s'infiltre dans ma chambre, s'enquiert de mon état, et repart de son côté, rassuré.
Gaara : En tant que Kazekage, je déclare ce chapitre terminé !
Auteure : Une chance que je t'aime Gaara, parce que sinon je te dirais que tu prends la tête avec ton Kazekage, t'es pas un ninja ici ! Tu me prends la tronche avec ça !
Hinata : Elle a besoin de se défouler… quelle galère !
Gaara : T'as vu Shikamaru il y a pas longtemps ou quoi ?
Hinata : Non, pas depuis un bout.
Auteure : Là c'est mon tour ! Bon, j'aurais aimé le poster plus vite… mais c'était impossible, Désolée ! Je vais en faire une couple cette semaine, je suis en relâche ! Bon alors. Vous donnez des reviews ?
