SasuHinaLove : Merci pour tes encouragements ! Ils me font tellement plaisir à chaque fois ! J'essaie de faire des chapitres pas mal plus longs, et je crois que je réussis pas mal ! Dans ma première fiction, je n'étais pas trop sûre et finalement c'est en créant cette deuxième que j'ai trouvé beaucoup plus d'inspiration alors je m'en donne à cœur joie ! La preuve, quand je suis en manque d'idées, je prends la peine d'attendre un flash de génie. Et oui, Hinata c'est une femme et comme j'en suis une (ah oui ?) je peux savoir un peu dans quel état elle se met avec des garçons trop excitants comme eux ;). Tu vas voir ce chapitre, j'espère sincèrement que tu vas l'apprécier, je vais essayer de tout terminer avant mercredi... Peut-être même aujourd'hui si je suis en forme ! En plus hier on a eu notre première neige ! Je vois Gaara comme ça, avec des tatouages et tout le reste, mais je ne l'ai pas fait percer parce que bon, ce n'est pas un punk à l'état pur quand même, même s'il a ce style-là aux fesses ! Je sais en plus exactement où sont cachés ses tatouages, moi ! Bon alors, bonne lecture et tu m'en reparleras si je ne t'ai pas trop torturée à la fin ! Hihihi...
Dimanche matin. Nous ne sommes que dimanche matin, lendemain de mon déménagement. Ça ne me prends pas longtemps avant de me rappeler la scène à laquelle j'ai eu droit dans la douche... et de comprendre pourquoi j'ai fait un malaise avant de dormir le ventre trop plein. Étant célibataire depuis toujours et oubliant souvent que le sexe existe au profit des livres, comment dirais-je.... la différence entre les hommes et les femmes ne me semble pas toujours évidente tellement j'ai la tête ailleurs. Mais malheureusement, souvent, je me prends la tronche avec des problèmes inutiles en les retournant dans tous les sens jusqu'à avoir le vertige, en me faisant encore plus peur et n'ayant pas plus trouvé de solution convenable. Il est huit heures. Personne de doit être levé. Malgré une nuit mouvementée dans mes rêves où logeaient les deux causes de mon sommeil troublé. Incapable de penser à autre chose alors que ça arrive à tous les jours, de tomber sur une petite culotte ou d'oublier de barrer la porte de salle de bains, me direz-vous.
Eh bien pour moi, c'est une conception difficile. Je n'ai jamais regardé de pornographie puisque je trouve que c'est rendre un plaisir charnel amoureux en truc payant et attirant les faiblesses des êtres humains, sans faire dans la philosophie pour autant. Vous ai-je déjà dit que le monde dans lequel nous vivons me semble affreux ? Eh bien oui. Je ne comprends pas pourquoi les gens se détruisent la vie en prenant des drogues fortes qui changent la personnalité et mettent en danger le monde autour d'eux par leur irresponsabilité. Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui boivent pour oublier. Je m'enferme dans mes livres, moi, est-ce que je fais du mal à quelqu'un en me changeant les idées ? NON. J'adore les livres, je les collectionne, les lit, les relit encore jusqu'à overdose cérébral. Ce sont eux ma drogue, ma faiblesse. C'est avec une facilité déconcertante que je glisse dans d'autres univers pour m'y perdre, et tout oublier.
Le défaut dans tout ça, c'est que la réalité me semble aussi bien fade. Pourquoi les mots que je bois n'influencent pas les autres ? Pourtant, c'est une attraction si forte qu'on ne peut que le laisser nous emporter. Pourquoi ? Stade de réflexion que l'on atteint vers nos 3 ans, je crois. Stade de réflexion que je n'ai jamais quitté. Bon alors je me calme. Tout cela pour finir par avouer qu'il m'a grandement troublée. Troublée, oui c'est le mot. Gaara me trouble. Kiba me trouble. Tout en réfléchissant, je vois venir ma conclusion : « Allez Hina, tu sais que c'est pas grave voyons, t'as pas encore (oups!) couché avec lui, non ? Tu l'as seulement vu, même si ça n'était jamais arrivé avant. Tu peux continuer à le regarder dans les yeux, c'est à lui d'apprendre à barrer les portes ! T'inquiète, je suis sûre qu'il a appris de son erreur... il n'est pas stupide ! » Je sais, je sais. Ma conscience n'est pas comme la vôtre, probablement. Il faut quand même que je me trouve une bonne raison, je viens seulement de déménager, ce n'est pas le temps de se mettre en froid. Comme personne n'est levé, je garde mon t-shirt noir un peu moulant et mes petites culottes; je me dis qu'il y a rien de traumatisant au cas où il y en a un qui sortirait. Autant me dégêner tout de suite, parce qu'un accident est bien vite arrivé comme j'ai pu le constater.
Alors je me prélasse encore quelques secondes pour mon plaisir, avant de me lever à la recherche de quoi faire des pains dorés (traduction France : pain perdu, je crois). Comme j'ai pensé, personne debout à cette heure matinale. Probablement qu'ils se sont couchés tard, ce sont des hommes après tout. Ah mon portable (ordinateur portatif) ! Je vais l'emmener pour voir si j'ai de nouveaux messages. Je retourne dans ma chambre prendre l'objet en question et le ramène avec moi, l'installe sur le divan inoccupé ce matin en attendant que mes pains dorés cuisent. L'écran devient lumineux et m'indique qu'il n'y a aucun nouveau message. Okay. J'engloutis mon déjeuner (petit-déjeuner pour la France ?) en flirtant sur les sites de fanfictions. Eh bien oui, joindre l'utile à l'agréable. J'en ai découvert une quantité astronomique sur les livres qui me passionnent un jour, et je me suis mise à en écrire dans mes temps perdus. Il y a eu quelques commentaires à ma dernière trouvaille. J'ouvre une nouvelle page et commence à taper quelques mots. Tout ce qui m'est arrivé ces temps-ci devrait me donner de bonnes idées. J'entends un bruit venant d'une des chambres, et Sasori pousse sa tête hors de l'embrasement de la porte, m'aperçoit et rentre à l'intérieur. Sans doute pour se changer. Enfin quelqu'un qui a pris le temps de se rappeler qu'à partir de maintenant, se promener tout nu c'est hors de question ! Il sort de sa chambre en boxers rouges et me fait un signe de la main avant de plonger sa tête dans le réfrigérateur.
- Bon matin, s'introduit-il avec une voix rauque.
- Bon matin ! Vous ne m'en voudrez pas si j'ai pris quelques trucs à manger, j'ai oublié de faire l'épicerie...
- Dah... je crois qu'il va falloir acheter un deuxième frigo, parce que à quatre dans le même... dit-il péniblement.
- Je vais demander à mon père aujourd'hui.
- C'est ton père qui paie tout ?
- Oui... je m'isole pour mieux me concentrer et comme c'est lui qui insiste pour que je sois la meilleure de mes classes, il ne peut pas se permettre de me faire travailler, selon son mode pensée, m'expliquai-je.
- Waouh, t'es chanceuse.
- Ouais...
Je replonge dans mon histoire, ajoutant quelques détails, avant qu'il m'interrompe dans ma lignée d'idées.
- Alors... t'as eu un petit accident avec Gaa, hier ?
Je me souviens de la tête qu'il faisait quand j'ai ouvert la porte...
- Oui...
C'est à Sasori de rire de la figure que je fais, pivoine.
- Tu sais, ça arrive tout le temps t'as pas à t'en faire ! T'en a déjà vu plein, sûrement de toute façon, ce n'est qu'un de plus.
- Oui... mentis-je en ne le regardant pas.
- Au moins t'as pas vu Sai ! On jurerait qu'il s'est dessiné sur tout le corps...
- Lui... lui aussi aime les tatouages ?
- C'est de l'art, donc c'est sûr.
- Ah, d'accord...
Je ne pensais pas qu'il allait le dire à ses copains, moi ! J'ai l'air de quoi ? D'une mateuse ? Au moins lui a l'air d'avoir été assez à l'aise pour pouvoir en parler, signe que ça ne le dérange pas trop, non ? Bon d'accord, je passe par-dessus, c'est terminé. Sasori a l'air d'être bavard le matin, c'est drôle, personne n'est bavard chez moi habituellement. Quel changement !
- Il nous a parlé d'un truc... j'espère que ça ne te dérange pas...
Ça y est, il leur a parlé de la petite culotte aussi. J'espère juste qu'il n'a pas trop donné de détails... Je n'ai jamais pensé au fait qu'ils pourraient sans doute fouiller dans mes choses quand je ne serais pas là. On non !
- Il nous a dit pour le gars là, Uchiwa...
- Oh ! Il vous a dit quoi ?
- Ben ce qu'il s'est passé avec l'évadé de prison cette affaire !
- D'accord...
J'espère que là il a lésiné sur les détails. Parce que de raconter à tout le monde mon presque viol, quelle honte pour moi ! Je ne le croyais pas comme ça.
- Jamais on ne touche à une fille pour lui faire du mal. S'il se pointe, j'ordonne à mes marionnettes de s'occuper de lui. T'es en sécurité. T'es une fille cool, et on t'apprécie tous alors ben... admettons qu'il n'y a pas de danger qu'il t'arrive un malheur, tu peux compter sur nous.
- Merci.
Ouf ! Il m'a épargnée un peu. Il n'a pas l'air d'avoir parlé du viol, heureusement. Il m'a respectée sur ce point. Vous comprenez, je ne veux pas que mon déshonneur soit connu par tous.
- Il n'a pas fait ça de mauvaise foi, tu sais. Il veut juste que tu sois en sécurité si jamais l'autre revient.
- Je ne lui en veux pas.
- Heureux de te l'entendre dire ! S'immisce une voix endormie.
Euh... Gaara vient de se lever en boxers aussi. Il fait tout pour me rendre complètement folle ou quoi ? Je vais mourir d'extase en le voyant comme ça trop souvent.
- Ça te gêne ? me demande-t-il en me voyant le fixer la bouche à moitié ouverte, rouge jusqu'à la racine des cheveux.
KYYYYYAAAAAAA! Il est trop beau cet homme ! Donnez-moi une serviette, je vais mouiller le divan ! Non mais ! Il ne devrait pas se promener comme ça, un plan pour donner une syncope à toutes les femmes ! Il a une espèce de dessin étrange, tribal que je pense que ça s'appelle, sur son flanc gauche qui descend environ jusqu'à mi-cuisse. Des signes japonais rouges sont tatoués des endroits précis sur son corps, comme son épaule droite, son pectoral gauche, sa cuisse droite... un sillon de signes, bref. Il n'est pas trop musclé, mais juste assez pour avoir un corps parfaitement dans mes goûts. C'est quoi cette tentation vers le vice vivante, encore ?
- N-non...
- Ok ! fait-il en s'asseyant à côté de moi.
Je n'ai toujours pas oublié dans quels vêtements je me présente ce matin à lui. Il s'allume une cigarette, les yeux un peu dans le vide.
- T'aimes le techno ?
- Bah... j'écoute un peu de tout à vrai dire, ça ne me dérange pas réellement.
Sasori se dirige vers la chaîne stéréo et mets le son à fond. Gaara me dit dans l'oreille que tout est insonorisé alors on peut mettre la musique que l'on veut. Au moins ! Cette musique rend trop de bonne humeur ! Je ne peux pas m'empêcher de sourire devant tant d'enthousiasme. Impossible. Il y a un rythme fou qui me donne envie d'étaler ma joie sur la piste de danse, en l'occurrence le salon. Mais quand même, il ne faut pas abuser. Quand j'aurai un moment toute seule je lui emprunterai son CD pour me défouler un peu.
Quoi de mieux pour faire de l'exercice en s'amusant. Ma tête balance toute seule en suivant le mouvement. Gaara me regarde en se retenant de rire, mais je l'ignore. Nous passons tout le matin comme ça, moi à découvrir de nouvelles joies et Gaara regardant des images sans son, Sasori faisant de nombreux allers-retours dans sa chambre. Je suis heureuse, finalement, entourée de gars. Je m'amuse, chose qui ne m'a jamais été permise auparavant. Une fois l'après-midi venu, Sai se réveille pendant que je fais le dîner commun. Tant qu'à faire à manger pour une personne, je ne serai pas égoïste tout de même. Alors je lui fais une assiette de plus. Sai et Gaara doivent aller travailler, je vais en profiter pour demander à Sasori la musique.
Si je vous dis que je n'ai pas besoin de vous avouer que j'ai dansé tout l'après-midi en ne prenant que quelques pauses dans le salon... Je ne voulais pas que qui que ce soit voie ça. Le soir venu, Sai fait son apparition et stagne dans sa chambre. Il doit être en plein processus de création, sûrement. Sasori me propose d'aller faire ma première épicerie, et j'accepte avec joie. Alors nous partons bras dessus bras dessous me chercher de quoi survivre. C'est une vraie partie de plaisir, j'empile la nourriture joyeusement tandis que Sasori me tend les bras pour soutenir tous les paquets.
Bon, oui, je sais, on dirait un petit couple, mais je suis sur un petit nuage et personne ne peut m'en faire descendre. Alors je gambade presque jusqu'à chez nous, m'apercevant que la douche coule et que Sai dessine un plan du salon. Gaara est revenu, alors. Le temps de le dire, la journée a été magnifique et il est temps de se coucher, sans le moindre souci en tête. Mais quelqu'un cogne à ma porte; c'est Gaara.
- Demain, on ira en cours ensemble, ça te dit ?
- Oui ! Alors... on part à quelle heure alors ?
- 8h15, pour notre cours le matin. On est a à peine cinq minutes à partir d'ici, t'as pas à t'en faire avec ça. Mais...
- Oui ?
- On peut faire un «deal» ?
- Hum, sûrement...
- Si je ne me réveille pas à moment donné, tu me réveilles, et si tu ne te réveilles pas je te réveille ?
- Ouais, on peut faire ça comme ça. Tu as de la misère à te lever le matin, lui demandai-je, sarcastique.
- Admettons que...
- J'espère juste qu'un bon matin on ne passera pas à côté tous les deux... mais je n'ai aucune difficulté pour ça, tu peux te fier sur moi.
- Cool ! Alors, bonne nuit !
- Euh... Gaara.. Entre donc deux secondes...
Il entre, inspectant la pièce du regard.
- Je te remercie de faire attention à... à tu sais quoi, dis-je un peu tremblante.
- Bah... j'ai assez couru après ce gars, c'est sûrement pas pour qu'il te choppe juste sous mon nez.
- Oui, c'est sûr...
- Écoute, je suis dans ma chambre si t'as besoin de quelque chose, quoi que ce soit.
J'acquiesce silencieusement. Lui se retourne et s'en va se coucher. Je reste seule dans ma chambre, dans le noir, en entendant tous les bruits qui m'entoure, le réfrigérateur qui fait son ronronnement, une sécheuse qui tourne... et un grattement à ma fenêtre. Je deviens alors toute blanche, tout mon sang se retire de ma tête à cet instant. Je ne dois pas crier... pas crier... pas crier ! Je me lève fébrilement afin de vérifier que ce n'est personne... mais je vois le reflet de deux yeux aux pupilles rouges en étant à deux mètres de distance.
Une main se pose sous la vitre, essayant de l'ouvrir plus grand. Je panique, ça y est. Mon cœur bat énormément vite, la peur s'est bien emparée de moi. Je tremble de tous mes membres. Première réaction : Je cours vers la fenêtre et je la ferme le plus fort possible sur les doigts qui dépassent en-dedans.
J'entends un cri et je sens que l'Uchiwa, je suis persuadée que c'est lui, est très en colère et a la main coincée.
- Hinata, ouvre la fenêtre, tu ne veux pas goûter à ce que je t'offre ? J'ai envie de te prendre, presque autant que mon frère, laisse-moi t'embrocher, je ne te ferai pas trop mal.
Je ne sais pas comment, mais la main disparaît soudain et j'entends un éclat de verre brisé sur lequel je marche nu pieds. Pas très rassurant. La silhouette noire s'est glissée dans ma chambre, et je me refuse à ameuter tout le monde... mais je suis terrorisée. Il me prend le poignet qu'il m'avait brisé en me poussant sur le lit. Je me cogne la tête contre le mur avec un vacarme assourdissant. J'entends des pas feutrés, tandis qu'Itachi m'ouvre une cuisse avec ses mains en essayant de m'étrangler. Quelqu'un ouvre la porte, s'excuse en disant quelque chose comme; «T'aurais pu au moins dire que tu ramenais quelqu'un !» C'est ma chance !
- Non ! HMGPHLLLLL!
Mais cela pouvant être entendu comme un cri de jouissance ou quelque chose s'en approchant, celui que je crois être Sai referme la porte. Je me sens devenir bleue, l'autre me griffant allègrement dans le dos, goûtant à mon sang. On dirait qu'il me transperce avec des scalpels. Je crie, mais c'est étouffé dans ma gorge, l'air ne passant plus. Itachi déchire la plus grande partie de mes vêtements et baisse son pantalon en tirant dessus. Il laisse son membre très tendu dans son boxer, se caressant par à-coups. Soudainement, il ôte ce qui lui reste, en me tripotant de sa langue affreuse, et entre en moi d'un coup. Je veux mourir. Mes larmes coulent, sans pouvoir les arrêter. J'ai tellement mal ! C'est impossible, il me déchire le bas-ventre avec joie, se satisfaisant. Lorsque j'entends d'autres pas, j'essaie d'hurler, cette fois. Par bonheur, la porte s'ouvre sur un grand jeune homme furieux et aux cheveux rouges. Ah ! Quel soulagement intense. Il me découvre, à peine recouverte, pleine de sang, de sueur et de larmes. Je le regarde, l'implore du regard. Il n'a hésité qu'une demi-seconde avant de se précipiter sur celui qu'il reconnait comme Itachi. Celui-ci empoigne férocement les parties les plus sensibles de mon anatomie.
- Toi, tu bouges, j'arrache. Tu cries, tu meurs, me chuchote-t-il presque tendrement.
Écœurée, je ne dis rien effectivement sous la scène qui se déroule devant moi; Gaara qui empoigne du sable venu je ne sais d'où et lui tirant dessus en plein dans les yeux. L'autre devient en partie aveugle.
- Je ne ferai pas de sang avec toi. Tu vas mourir de mes mains. Tu as touché... lance le rouge sans finir la phrase, se retenant de tout détruire.
- Qu'est-ce qui te dit qu'elle n'aime pas ça ?
- Je le sais, affirme-t-il.
Il empoigne l'autre, lui tord le bras et finalement le casse en deux. Itachi est enragé et essaie de frapper Gaara de toutes ses forces, mais le roux utilise son bras contre lui-même.
Hina, appelle la police. Maintenant ! m'ordonne mon ami.
Mais ce qu'il ne comprend pas, c'est qu'Itachi tire sur mes parties, essayant de les arracher.
Je peux pas... chuchotai-je.
Si, tu peux.
Il prend un couteau sorti de nulle part et lui entre dans le bras qui me tient captive. L'autre ne peut réfréner son réflexe, et lâche enfin prise. Je me lève en titubant, pas mal ensanglantée, et court en dehors de la chambre, laissant mon ami à la merci du tueur. Je vois une serviette qui traîne par terre, et la met autour de moi en continuant à courir. Ma pudeur est préservée, pour ce qu'il en reste. Je cogne à la porte de la chambre de Sai et Sasori, sans attendre de réponse de leur part, je me précipite sur mon cellulaire, et appelle les autorités conséquentes. J'ai la frousse de ma vie, je tremble, je crie à moitié à l'opératrice qui me répond qu'ils sont déjà en route. Les garçons se sont réveillés et sont allés prêter main forte à Gaara. Je reviens vers l'endroit fatidique. Je dois être forte, je dois être forte. Il ne court aucun danger. Quand je vois mes trois colocs entourant un homme avec la moitié de la peau du bras arraché, lui qui essaie de retenir tout le sang qui s'en échappe, Gaara qui frappe à des endroits stratégiques. Finalement, d'un coup sur la nuque et c'est fini.
Ils-ils-ils-ils arrivent.
Non seulement mon bégaiement a repris, mais en plus je tremble trop pour pouvoir aligner deux mots correctement. Je ne sens plus rien, mes nerfs lâchent et ma tête se cogne sur le sol. C'est un ambulancier qui me réveille.
Hyûga Hinata ? Vous m'entendez ?
Je lui fais un grognement comme réponse. Mes sensations reviennent peu à peu.
Nous vous emmenons avec nous. Vous devez passer des tests.
Oui… articulai-je faiblement.
Je peux venir, s'interpose Gaara ?
Seulement si vous avez l'accord de la demoiselle.
L'homme aux cheveux rouges s'approche de moi et pour toute réponse je lui serre la main très fort. L'infirmier me regarde, pas très convaincu.
Oui… dis-je une nouvelle fois. J'ai… peur…
Et lui de me regarder avec tristesse, il me soulève dans ses bras et me dépose sur le brancard.
Gaara… qu'est-ce qui est arrivé à Itachi…
Mort.
Mer…ci…, réussis-je à dire avant de m'évanouir.
Je me réveille dans un hôpital, tout est si blanc, j'ai si froid, un soluté me transperce le bras droit. Je me rappelle parfaitement pourquoi je suis ici. C'est le frère aîné de Sasuke qui m'a violée, hier soir. Il y a trois garçons qui sont assis sur des chaises à mon côté, qui ne s'aperçoivent pas de mon réveil. Un rouge, un noir et un brun.
Gaara ? dis-je la voix enrouée.
Celui-ci se retourne vers moi avec de grands yeux.
Tu es réveillée ! Ça me rassure.
Les deux autres se précipitent à mon chevet, en m'assenant de questions. Mais je veux des réponses la première.
Itachi ?
Morgue, me répond Gaara.
Après ?
Ils t'ont passé toutes sortes de test, les maladies, la grossesse, et aussi ils ont prélevé un truc pour les victimes de viol.
Et ?
Tout est beau. T'es chanceuse, Hina.
Chanceuse… répétai-je en m'enfermant dans mes réflexions sordides. Pour toi ?
Légitime défense. Les policiers vont vouloir t'interroger, il y en a un en permanence devant ta porte.
Je suis obligée ?
Oui.
Une infirmière arrive sur ses entrefaites, me félicitant pour ma bravoure et d'autres choses comme ça, je n'ai pas tout compris, mais en me lâchant que je dois absolument m'en aller au poste, maintenant que je suis remise.
Ça fait combien de temps que je suis ici ?
Trois jours, tu as fait un gros choc émotif.
Mais… j'ai des cours demain ! Gaara, tu as pris des notes ? me mit-je à paniquer.
Ça m'étonnerait qu'il ait pris quoi que ce soit, mademoiselle, ça fait trois jours qu'il est ici, s'immisce l'infirmière.
Waouh. Révélation-choc. Il n'a pas bougé de cette chaise ?
Ton père est venu, en profite pour m'annoncer Sasuke.
Je vais aller l'appeler pour lui dire que tu es réveillée, dit Kiba.
Hyûga Hinata, venez avec moi s'il-vous –plaît. Nous avons quelques questions à vous poser, dit une voix grave inconnue qui vient d'un homme en uniforme de policier.
Vous me laissez le temps de m'habiller avant ?
Oui.
Euh… Kiba… Sasuke… Gaara… je dois …
Oui, on s'en va ! dit Kiba.
Hey, je vais t'attendre chez nous, d'accord ?
Oui… Merci encore Gaara.
Cette fois, il ne dit rien mais son visage devient mauvais. Il tourne les talons et suit les deux autres. Je me redresse, ce qui est presque sans douleur. J'ai des marques sur mes seins en voie de guérison, mais mon dos est lacéré d'un bout à l'autre… c'est du moins ce que je remarque en me regardant dans le miroir. J'ai aussi une marque qui fait tout le tour de mon cou, là où Itachi Uchiwa a essayé de m'étrangler. Les veinules sont sectionnées, et j'ai un collet bleu. J'espère juste ne pas devoir garder ça à vie. À part ça, mon visage est normal, et il ne reste que peu de traces, sauf que mon bas-ventre subit les conséquences de sa violation. Pas que ça fait encore mal en dedans, la douleur était même en train de passer après le deuxième va-et-vient. Mais j'ai encore des contusions dans ce coin. Je pleure presque tout le temps que je découvre ce que cet être maléfique a fait à mon corps. Si Gaara ne l'avait pas déjà fait, je le tuerais moi-même dans les pires atroces souffrances, croyez-moi. Je m'habille avec du linge que quelqu'un m'a rapporté et suit sagement le policier jusqu'au poste, où ils me posent des milliers de questions et reste près de trois heures enfermée dans une petite salle avec un homme bâti qui me regarde avec pitié. Je veux mourir. Trois longues heures où je prends conscience de me faire observer par des hommes en costard qui m'enregistrent, et à qui des choses aussi horribles n'arriveront jamais. Mais LA question qui m'a tuée ;
Vous avez fait quelque chose pour l'aguicher ?
NON !
Il a tout décidé comme ça… de vous courir après pour coucher avec vous !
Oui, mais je pense que…
Telle n'est pas la question de ce que vous pensez, madame. Je veux savoir ce que vous avez fait pour qu'il s'accroche à votre petite personne.
RIEN ! répliquai-je, commençant à devenir fâchée. Il m'a vue avec son frère et c'est tout.
Alors vous faisiez quelque chose avec son frère.
On regardait un film.
C'est tout ?
Oui.
Mnhh…
C'est quoi cette histoire? Est-ce que le policier a essayé de me coincer réellement ou j'ai rêvé ? Il m'a aussi posé des questions sur Gaara, Sasori et Sai. J'ai répondu le plus fidèlement possible avec la tête froide, essayant d'être digne d'une Hyûga. D'ailleurs, je sais que mon père va m'attendre en rentrant chez moi. J'ai un peu peur de ce qu'il va me dire. Donc, trois heures plus tard et la tête passée à la moulinette, je prends le chemin du retour en autobus de ville. Je n'ai définitivement pas envie d'appeler quiconque pour venir me chercher. Alors dans mon coin, toute seule, je remue sans cesse les évènements des deux dernières semaines. Sasuke qui avait raison de s'inquiéter, Itachi…. Itachi est mort, et cela ne me fait rien. J'irais même jusqu'à dire que cela me fait plaisir…. C'est ici que je découvre que je suis égoïste. Je m'horrifie moi-même de penser que la mort d'un homme puisse m'être bénéfique. C'est dans ce sentiment que je refais mon apparition dans l'appartement vide à deux exceptions près; mon père assis bien droit dans notre divan avec une tasse de thé, et Gaara à côté de lui, affalé et regardant des images sans son, la moitié du visage caché dans une main. Lorsque j'entre, mon paternel se lève dignement et me fixe droit dans les yeux. Je ne rougis pas. Cela ne sert à rien avec lui, seulement à me faire passer pour une faible.
Hinata.
Père.
Le regard de Gaara fait l'aller-retour entre nous deux avant de décider judicieusement d'aller faire un tour dans sa chambre.
J'ai fait la connaissance de tes colocataires, Hinata. Ils sont tous très étranges, et… commence-t-il.
Et ce sont mes amis, le coupai-je. Ils m'ont sauvé, il y a trois jours.
Si tu avais été assez forte, tu aurais pu éviter cela. De plus, tu habites avec un meurtrier, lance-t-il à brûle-pourpoint.
En effet, peut-être qu'il a tué, mais c'était pour me protéger, père, le défendit-je.
Pour te protéger… n'étais-tu pas capable toute seule ? Tes entraînements t'ont servi à quoi, exactement ?
J'étais dans une position délicate. J'étais en train de mourir…
Peut-être vaut mieux mourir que de subir la honte ! Ce jeune homme n'a pas fait état de jugement. Sans lui, tu aurais très bien pu t'en sortir, à moins que…
Vous ne saurez jamais ce que c'est ! Vous dénigrez un ami que j'apprécie énormément ! Vous ne possédez pas le droit… vous êtes chez moi ! m'exclamai-je.
Tu habites ailleurs, mais c'est encore grâce à moi. Je ne veux pas que tu restes à la merci de des hommes comme ceux avec qui tu habites. Tu ne peux être heureuse et tranquille, ici. Reviens à la maison, Hinata. Tu ne peux décidément rien faire toute seule.
Les hommes avec qui j'habite, comme vous dites, sont très bien, vous saurez ! Je suis plus heureuse ici que n'importe où ailleurs.
Mon enfant, le jour où tu t'en rendras compte il sera trop tard. Reviens avant que ta vie ne soit que déchéance et que tu apportes le déshonneur plus que tu le fais déjà.
Père, je souhaite prendre congé de vous. Je dois me reposer, déclarai-je avant qu'il n'aille plus loin et que je ne puisse plus me retenir.
Alors, je te vois pour le dîner de famille dimanche. Au revoir, dit-il froidement.
Ça n'en prend pas plus avant que je m'évanouisse de colère sur le divan inoccupé. La seule chose que je vois avant de tomber toute molle sur le canapé est une touffe rouge qui s'approche délicatement. La colère n'est pas un bon sentiment, je sais, mais sans possibilité de pouvoir l'exprimer eh bien… dommage pour moi. Il n'avait foncièrement pas le droit de dire des choses aussi blessantes que ça, en plus Gaara pouvait l'entendre parfaitement. Je ne partirai plus d'ici, rien ne m'oblige ailleurs, et ma place est déjà faite en partie.
Père, vous n'auriez pas dû m'accorder le droit de m'en aller chez vous si vous n'aviez pas l'intention de m'aider, et non de me rabaisser ainsi que les gens que je connais. Vous n'auriez jamais dû… vous me vouliez plus forte et bien maintenant il est trop tard pour faire marche arrière. Je ne suis plus à vos ordres, désolée. Je reste ici, avec Sai, Sasori et … Gaara.
