Malheureusement, l'écriture est vraiment lente ces jours-ci, je suis encore au chapitre 63… je crois que j'ai écrit deux-trois lignes. Et puis, quelqu'un a été méchant avec moi cette nuit, j'étais vraiment enragée et j'ai remis l'impertinent à sa place… mais ça fatigue se fâcher…

Je remercie mes reviewers, je n'aurais pas la volonté d'écrire autant sans vous, je crois.

Bonne lecture!

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 59 : Les premiers flocons de neige

Le jour de son départ, je ne fis pas autant la gueule que d'habitude. Je n'étais pas dans une humeur de rose, mais… je n'avais pas les larmes aux yeux… en tout cas, pas avant qu'il ne me fasse dos pour partir.

Cet été, il m'avait beaucoup taquinée, des fois avec une expression rusée, d'autres fois avec une certaine tendresse. Parfois il me chatouillait, parfois il soufflait le lobe d'une oreille ou mon cou et d'autres fois il me forçait à danser. Après un tel été, son absence se fit remarquer, même si j'étais particulièrement occupée. J'étais souvent très concentrée puis « Pouf! » je me rappelais de lui et je m'ennuyais. Quand je perdais ma concentration trop longtemps, monsieur Davidson finissait par s'en rendre compte et me tapotait mon livre et quand je le regardais, il me faisait un clin d'oeil. Tous les midis, nous allions prendre une tasse de thé et la fin de semaine, lorsque nous pouvions, j'allais voir Yasmina qui me parlait alors de son emploi d'assistante tutrice. Elle aimait ça la majorité du temps et se plaignait de temps en temps de son patron et de certains de ses étudiants. J'en profitais pour voir un peu mon frère lorsqu'il ne rentrait pas trop tard et bien souvent, j'allais manger chez moi.

J'avais vraiment hâte que Noël arrive et que je puisse revoir Tom. Je commençai à m'inquiéter lorsque ce fut la troisième journée d'affilé que monsieur Davidson n'était pas à la bibliothèque. Après tout, c'était un vieil homme, je comprenais qu'il ait pu attraper une maladie ou quelque chose, mais ça devait être sérieux pour que cela dure autant de temps. J'allai au comptoir et j'attendis mon tour.

– Bonjour, que puis-je faire pour vous?

– Je me demandais si l'un des employés de la bibliothèque allait bien, son nom est monsieur Bartholomé Davidson.

– Monsieurs Davidson? Ça ne me dit rien.

– Il s'occupe du programme pour venir en aide aux crocmols.

– Désolé, il y a beaucoup d'employés, ici, mais je peux demander aux ressources humaines. Votre nom c'est…?

– Nagini Desbois, monsieur.

Il écrivit un mot sur un morceau de papier et il jeta un sort dessus. Le papier se plia en oiseau et partit en volant. En attendant qu'il reçoive un réponse, il s'occupa des autres clients. Pendant ce temps, moi je m'inquiétais pour mon ami, j'espérais que ce ne soit pas grave, que je le reverrais bientôt.

– Mademoiselle Desbois?

Je levai brusquement mes yeux vers le commis de la bibliothèque.

– Monsieur Rosewood voudrait vous parler, il fait parti des ressources humaines.

Sur ces mots le commis retourna à ses clients et moi j'observai mon nouvel interlocuteur. Sa manière de me regardait était entre méfiance et pitié et franchement, ce n'était pas pour me rassurer.

– Comment connaissez-vous monsieur Davidson?

– C'est lui qui m'aide dans la bibliothèque, je n'ai pas de magie, et nous prenons régulièrement le thé ensemble.

– Je vois, c'est ce qu'il me semblait. Nous ferions bien d'aller nous asseoir.

– Pourquoi?

Il étendit sa main pour me diriger vers une petite pièce attenante où il y avait des fauteuils. Je sentais mon niveau d'anxiété monté, ça devait être grave. Il était tombé? Il avait besoin d'une opération?

– Mademoiselle Desbois, je dois vous apprendre que monsieur Bartholomé Davidson a rendu l'âme il y a deux nuits.

Je crois que le temps s'arrêta un moment, et que j'avais oublié de respirer. Comment ça il était mort? Il ne pouvait pas être mort, la dernière fois que je l'avais vu il allait très bien. Le monsieur me tendit un mouchoir en tissu et je le pris, soudainement consciente de la quantité de larmes qui s'échappaient déjà de mes yeux. J'éclatai en sanglot, tout simplement. J'aurais tellement voulu ne pas croire ce qu'il disait, mais il avait ce genre d'expression qui ne mentait pas, et puis, ce n'est pas le genre de blagues qu'il est bon de raconter. Moi qui aime si peu que des gens que je ne connais pas me touche, lorsqu'il me frotta le dos, je le laissai faire, pratiquement avec le désir de le remercier d'être là… parce que c'était trop horrible. Il ne pouvait pas être mort. Au bout d'un moment, il s'excusa, me dit que je pouvais rester jusqu'à la fermeture dans la pièce, si je voulais, mais qu'il devait partir continuer son travail. Je ne pleurais plus autant, trop sous le choc pour ça, lorsque j'arrêtai finalement de pleurer, je sortis de la pièce en ramassant mon sac d'études et je marchai vers les cheminées mais j'arrêtai avant… je n'avais pas le goût d'affronté la réalité tout de suite, alors je sortis à l'extérieur.

Le temps s'était beaucoup refroidi depuis quelques jours, mais je n'avais pas envie de mettre mon manteau. Je m'assieds dessus et fixai mon regard dans le vide. Lorsqu'il commença à faire sombre, des flocons de neiges commencèrent à tomber. Je restai encore un moment à regarder le paysage, puis je ramassai mes choses pour rentrer. J'avais faim mais j'avais envie de vomir, et j'avais froid mais je n'avais pas envie de quitter mon refuge à l'extérieur. Lorsque j'arrivai chez moi, ma mère poussa un cri.

– Pourquoi as-tu les lèvres bleues?!

Elle vint me prendre dans ses bras pour prendre ma température, ce qui causa les chutes du Niagara. Je pleurai et je fondis dans ses bras tandis qu'elle s'inquiétait de mon état et de ce qui devait être une hypothermie. Elle essaya en vint de comprendre ce qui s'était passé puis elle m'emmena dans la salle de bain où elle vint couler de l'eau tiède et m'aida à me déshabiller. Lorsque j'entrai dans l'eau, j'eu l'impression d'être entrée dans une marmite de braise. Ma mère rajouta de l'eau froide et insista pour que je m'assise dans l'eau. Je pleurais et me faisais bercée par ma mère qui me serrait dans ses bras. Avec une débarbouillette, elle me mouillait le dos. Au bout d'un moment, elle rajouta de l'eau chaude, puis un peu plus. Je fus capable de lui dire qu'il était mort.

– Je suis désolée, ma chérie.

Il n'y avait rien d'autre à dire.