SasuHinaLove : Merci encore pour ton beau commentaire ! Ça me rend heureuse à chaque fois ! J'ai pris un peu de retard, puisque je suis dans ma semaine de lecture, et je me suis mise à faire frénétiquement mes devoirs en plaçant un petit mille mots par-ci, par-là. J'espère bien que tu vas aimer, j'ai mis du mien dedans ! C'est un chapitre un peu moins sérieux, par contre, c'est plus drôle qu'autre chose (j'espère bien avoir réussi à faire de l'absurde !) Et oui, Itachi et mort et c'est sans regrets, crois-moi. Il ne méritait que cela ! Et ben oui, Gaara en boxer... j'ai l'image dans ma tête et wouah que ça doit être beau dessiné ! ( Perso, moi les tatouages ça me rend toute à l'envers ) Moi aussi j'aimerais avoir des réveils comme ça ^^. Je m'imagine aussi Sasori en boxers mais sans les membres de bois, on s'entend, plus comme une vraie personne et avec l'apparence d'un gars de 18 ans et pas de 14 quand même. Bref, tu risques d'avoir de drôles de surprises dans ce chapitre ! Bonne lecture à toi et encore merci pour tes comms super appréciés !
Jeff-La-Bleue : Merci de tes reviews depuis le début et d'être la seule personne qui me soutient dans cette fic sur ce site ! Merci aussi de m'avoir averti pour les accents du précédent chapitre, grâce à toi j'ai pu le changer de format et le rendre agréable à lire. Donc, j'espère que tu vas être contente de ce chapitre, il m'a semblé un peu long à faire, mais entre mes devoirs et m'occuper de plein de trucs, c'est pas évident. Merci encore et bonne lecture à toi !
Il n'a suffit que de deux petites semaines avant que mon organisme s'écrase sur lui-même. Si au moins j'avais cherché les événements qui m'ont sauté joyeusement à la figure, je comprendrais. Mais Itachi Uchiwa est mort, par ma faute et sans regrets de ma part, pas besoin de le dire. Je n'ai pas peur de l'inconnu, de presque rien, je suis seulement très timide comme fille. Oui, je sais, on ne dirait pas comme ça, j'ai l'impression de m'être cachée durant des années. Ceux qui me comprennent sont rares, et ceux qui m'acceptent comme je suis encore plus. Je m'ennuie parfois de la maison, mais jamais je n'oserais avouer une telle chose, même sous la torture.
C'est seulement que c'est calme là-bas, je n'ai plus l'occasion de voir cousin Neji autant que je le souhaiterais malheureusement, et petite sœur Hanabi non plus. Quand on se détache des Hyûga, on ne le fait pas à moitié sinon on reste prisonnier, comme dans mon cas. J'adore pouvoir faire ce que je veux quand je veux, mais à quoi cela me sert-il ? J'ai dix-huit ans, non-fumeuse, non-toxicomane, studieuse et j'étais vierge jusqu'à ce que Itachi attente à ma pudeur. Donc, vierge d'amour... Vite comme ça, je comprendrais ceux qui me traitent de sainte-nitouche, j'en ai l'air d'une.
Mais c'est de famille, on ne peut jamais démontrer réellement nos sentiments sous peine de traduire la honte à tous les autres membres. Je ne suis pas née à la bonne époque, où le Japon entraînait les jeunes femmes à devenir Geisha et à servir les hommes. Il a fallu que je subisse un entraînement de combat qui ne m'a jamais intéressée. Mais vous savez quoi ? Je suis peut-être une timide coincée, mais j'ai eu des tuyaux de ma vieille gouvernante. ELLE m'a appris les trucs pour être une bonne Geisha, fondamentalement. Parce que le mot «artiste» m'a toujours attirée.
Si vous croyez que l'art du sexe m'est inconnu, détrompez-vous. J'ai lu des tonnes de livres à ce sujet étant plus jeune, parce qu'une des principales qualités d'une Geisha, c'est de pouvoir satisfaire tous les besoins d'un homme, sans exception, et le besoin sexuel prédomine. Les hommes sont dirigés par leurs hormones, et plusieurs fois j'en ai eu la preuve. Mais pas un ne m'a touchée. Sauf lui. Je n'aurais jamais cru me faire agresser de la sorte, sans pouvoir dire un mot. Il m'a traumatisée, aussi simple que ça, et maintenant j'ai de la difficulté pour dormir. C'est normal, et ça commence à passer. Mon agresseur est mort et cracher sur une tombe n'est pas vraiment mon fort. J'espère avoir une plus belle expérience la prochaine fois...
Mes études avancent bien, une chance pour mon paternel que je me sois jetée à corps perdu dans les études pour ne pas sombrer dans la folie à chaque fois que je me retrouve seule dans le noir de cette chambre. Souvent, j'ai envie de demander aux garçons de faire un échange temporaire, juste pour voir si c'est l'endroit qui me rend ainsi. Je passe donc la majeure partie de mon temps devant la télévision, ou sur la table basse à étaler mes travaux et mes livres. J'ai eu l'autorisation des autres pour transférer une de mes bibliothèques dans le salon. Ils m'ont même aidée à tout transporter, vous imaginez. Tout a changé, depuis ce temps.
Effectivement, les hommes sont devenus surprotecteurs et je ne sais plus quoi faire de mes soirées tellement je reste longtemps sans parler, plongée dans un monde meilleur mais fictif, déception renouvelée à chaque fois. Je rêve de trouver le bonheur parfait comme chaque personne. Il y a de cela bientôt trois mois que je suis terrée dans un appartement propre et qui sent bon (on dirait que ça change tout, d'avoir une femelle dans le coin !) avec trois garçons parfaitement étranges, comme mon père l'a si bien dit. Ah oui, excusez-moi, j'ai dit plus haut que je ne fumais pas... c'est l'habitude, n'y prêtez pas attention, mais ça fait à peu près trois semaines que j'ai essayé la cigarette. Bizarre, non ? Bon, je sais. J'ai toujours été non-fumeuse, mais un jour, j'ai eu besoin de savoir ce que ça faisait d'être dépendante, et de voir si ça relaxait pour vrai, alors ...
Flash Back
Une semaine après l'incident grave...
Gaara est assis à côté de moi, me regardant depuis au moins quatre heures travailler sur notre composition à remettre la semaine prochaine. Il vient seulement de s'allumer une cigarette.
- Dis, tu penses pas parfois que tu voudrais essayer la clope ? me dit-il sous un nuage de fumée âcre.
- Pourquoi je ferais ça, dis-moi ? lui répliquai-je, sans lever les yeux des feuilles manuscrites.
- Parce que ça détend, et je pense que t'en as vraiment de besoin... en tout cas plus que moi dans le moment.
- Et... ? Tu me garantis que ça peut m'aider, un truc dans ce genre ? C'est pas dangereux ?
- Si t'arrêtes avant d'avoir fumé pendant douze ans, t'as pas vraiment de risques, les poumons se régénèrent tout le temps. Et puis, je classerais pas ça dans la drogue.
- Bah... Je peux ?
- Fume ta première avec moi, je te le propose.
- D'accord.
Alors il me tendit le bâton de la mort, et je pris une inspiration toute croche, comme la toute première de tout le monde qui ne sait pas comment. J'étais déjà chamboulée juste de penser à le faire... Je sens l'odeur se répandre plus que rapidement dans ma gorge, me brûlant au passage, et m'étourdissant. Ma tête va à la rencontre de la table tout d'un coup. Je me sens mal.
- Wouah, c'est dangereux ce truc, lui dit-je en finissant enfin de tousser.
- On s'habitue très vite, je te jure.
J'ai toujours la cigarette dans ma main droite.
- Si tu le dis...
- Donne-moi-la.
Il reprend trois bouffées rapidement et me la redonne. J'hésite presque en regardant le feu consumer le tabac, mais je retente l'expérience. Cette fois, c'est beaucoup moins pire. Je tousse moins, ça brûle moins aussi. Alors, Gaara me regardant de ses yeux verts, je la finis presque naturellement.
- Si tu veux un conseil, évite de la tenir comme tu as fait. On dirait un joint.
- D'accord.
Fin du Flash Back
Alors donc je dois à mon passif chevalier sauveur ce nouveau hobby. Ce peut être ridicule, mais maintenant nous fumons ensemble chaque soir, sans nécessairement ressentir le besoin de se parler. Nous sommes en pleine nuit, il est presque deux heures du matin, et je me lève pour essayer de contrer mon insomnie. Sai est installé dans le salon, devant le trouver inspirant pour son nouveau tableau, avec un de leurs amis, Deidera, qui tripote des machines électroniques. Bien gentil, d'ailleurs, mais lui, son hobby, c'est de créer des bombes et de s'obstiner avec Sai sur la définition de l'art. Quelle idée de créer à deux heures du matin, aussi. Je m'affale sur le divan, oubliant la bienséance au profit de mon unique confort.
- Pas capable de dormir, hein ? me demande avec considération Deidera.
- Bof... non, répondis-avec un minuscule sourire.
- C'est ton initiation qui te fait peur, hein ? Ah, je te comprends, moi je l'ai eu difficile... Mais à vrai dire, comme i peu près cinq filles dans tout le bâtiment, je n'ai pas vu à quoi ressemblaient les vôtres. La mienne, par contre, elle s'est finie dans les toilettes.
- C'est si pire ? demandai-je avec appréhension.
- Ben... il a fallu que je me déguise en manga vivant, et je te dis pas à quel point c'est étrange, j'ai été barbouillé de mélasse, de moutarde et de pleins d'autres trucs comme ça, ils m'ont arrosé avec une lance de pompier pour nettoyer, et ensuite on a bu et fumé de la mari aussi.
J'ouvre les yeux très grands. Je ne pensais pas que ça serait aussi pire.
- Ah... d'accord... là tu me fais peur.
- C'est Deidera, ma chère, ils ne sont quand même pas si méchants, ou du moins avec une femme ils ne le seront pas autant.
- Vous mettez un film ? dis-je pour mettre fin à la conversation.
- Je vais regarder ce qui passe, si tu veux.
- Ouais.
Il fait défiler les postes, jusqu'à trouver un vieux film d'horreur qui me semble intéressant, que je suis passionnément jusqu'à tomber endormie sur l'accoudoir. Je sens que quelqu'un dépose une couverture sur mes épaules dans mon sommeil. Le lendemain, la lumière me fait ouvrir brutalement les yeux.
- Ha ! Hina, Pein est là pour te donner les détails de ton initiation. Elle a lieu aujourd'hui, t'as pas oublié, dit Sasori avec un certain soulagement.
- C'est alors que je vois un garçon percé de partout avec des cheveux bruns-roux et des yeux orangés, Il n'a pas l'air joyeux, c'est le moins que je puisse dire.
- Comme c'est moi le plus vieux des Phi-Omega-Bêta, j'ai dû décider de ton initiation. Je te préviens, tout est déjà organisé en ce qui te concerne. Tu devras te promener en bikini avec un foulard à plumes noires toute la journée, te promener dans la résidence, dans toutes les chambres, en proposant des suçons, des vrais, à tous les gars que tu rencontres pour 10 yens, mais tu dois amasser au moins 300 yens. Tu dois en embrasser un maximum et les faire signer dans ce carnet. Tu dois te faire prendre en photo dans le lit d'au moins cinq gars de la résidence, mais sans obligation de faire quoi que ce soit, on est quand même pas barbares. Ce soir, c'est la fête, débite-t-il sans reprendre son souffle. Avec un air cadavérique.
- C'est mon calvaire. C'est lui qui a eu cette idée dégradante ? Je vais devoir vraiment faire ça ? Oh non... Embrasser plein de garçons ? Quelle idée stupide. Mais...
- Je dois les embrasser comment ?
- Sur la bouche, pas sur la joue ni ailleurs, c'est tout.
Si au moins ça avait été sur la joue, mais non. Trop facile. C'est un moyen radical de passer à autre chose après les événements de la semaine passée... un peu tôt par contre.
- Ça commence quand ?
- Hum... Maintenant. Vas te changer, je te donne mon accord et je te laisse tranquille jusqu'à ce soir, ou jusqu'à ce que tu viennes cogner à ma porte.
- Heu... d'accord.
Les méandres de mon cerveau ne sont pas tout à fait réveillées en ce moment, je me traîne jusqu'à la chambre, essaie de retrouver mes costumes de bain, en enfile un noir avec des flammes bleutées. Un bikini normal, mais qui dévoile trop mes formes à mon goût. De toute façon, les bikinis ne sont jamais faits pour les personnes avec une opulente poitrine. Je sors de la chambre, Sasori et Pein me dévisageant.
- C'est parfait comme ça. Sur la table je te laisse le foulard en question, le carnet, un appareil photo jetable parce que ça m'étonnerait que tu ailles dans le lit de plus de 24 gars et un paquet de trois cents suçons. Je te laisse commencer comme une grande, à plus, dit-il en s'allant.
Je m'assois sur le canapé, désespérée.
- Je vais te prendre un suçon, moi. Je te laisse les yens sur la table, si tu veux.
- Merci, Sasori, de vouloir m'aider, mais là franchement ça me dépasse.
- Bah... t'as des tonnes d'amis gars, tu peux leur demander de les embrasser sans qu'ils le prennent mal déjà en partant. Si t'as besoin d'aide pour quoi que ce soit, c'est cool.
Une porte s'ouvre et se referme rapidement, suivie de celle des toilettes. Sai ou Gaara ? Sai.
- Tu veux bien qu'on s'embrasse pour le truc alors, ça va déjà m'en faire une, demandai-je ultra gênée à mon coloc.
Il s'approche de moi et me fait un tout petit bisou du bout des lèvres.
- Quoi ? Sasori ? J'ai pas bien vu ça, là ? s'élève une voix
- C'est son initiation, Sai, elle doit embrasser le plus de gars possible et leur proposer des suçons, et se faire prendre en photo dans le lit de cinq gars, s'explique-t-il efficacement.
- Ok ! Embrasse-moi et je t'achète un suçon moi aussi, dit Sai. J'ai lu dans un livre qu'il faut aider ses amis.
- Euh... d'accord !
Sai s'approche de moi, ne sachant pas quoi faire, passe durement un bras autour de mes épaules, me fixant le visage d'une manière absurde. Je m'avance donc moi-même et lui donne un baiser franc et très court.
- C'est ça embrasser ? Ça fait tout drôle !
- C'qu'il y a Sai, pourquoi tu fais tout ce bruit ? dit la dernière voix endormie.
La tête rouge dépasse du cadre de porte et regarde avec étonnement la scène; Sai qui n'a pas ôté ses bras et qui ne s'en rend pas compte, moi en tenue légère rouge comme une pivoine...
- Heu Gaara... tentais-je de le retenir alors qu'il allait se recoucher. Je crois que je vais avoir besoin de toi...
- Tu as Sai, pas besoin, réplique-t-il, mécontent.
- Tu ne comprends pas ! Ce n'est pas ce que tu crois... dis-je en me défaisant de celui-ci et allant voir le roux.
- C'est quoi alors, dit-il tout bas.
- C'est l'initiation, tentai-je de lui expliquer en lui donnant les détails.
- Alors je peux t'aider pour trois choses au moins. Va mettre ton truc et amène l'appareil photo.
- D'accord ! dt-je joyeusement alors que j'étais certaine qu'il m'en voudrait.
J'enfile le foulard qui perd ses plumes, en passant, et le Kodak. Il me fait entrer d'un simple geste dans sa chambre qui sent l'homme qui vient de se lever. Oui, c'est une odeur particulière, je vous jure. Je le sais, je la sens à chaque matin.
- On peut se prendre en photo dans mon lit, tu peux m'embrasser et je t'achète deux suçons, énumère-t-il.
- Merci beaucoup de vouloir m'aider, mais si tu n'es pas à l'aise...
- Tu aimerais peut-être mieux quelqu'un que tu connais pas, peut-être ?
- Non, tu as raison.
- Viens ici, dit-il en faisant signe du doigt pour que je m'approche de lui.
Je vais me planter en face de lui, mais je sens son odeur si attirante qui m'enveloppe et j'essaie de garder mon calme face à cet homme, qui sent si bon, avec lequel j'ai déjà passé une nuit en amitié, qui m'a sauvée au moins deux fois. Mais ce n'est pas que de la reconnaissance, je le sais depuis un bout. Si vous vous posez toujours la question, oui j'hésite encore entre Kiba et lui, ma la proximité coupe l'air jusqu'à mon pauvre cerveau et je sens la partie basse de mon corps s'exciter à la vue de ce spectacle fou de beauté naturelle. Je ne me prends pas la tête avec Itachi, mon cerveau est en mode arrêt complet. Je fais le mouvement, me monte un peu sur le bout des pieds afin d'arriver à sa bouche sans encombres. Je pose enfin mes lèvres sur les siennes, mais ce n'est pas comme je pensais. Pas froid comme avec Sai ou Sasori, plutôt chaud et doux.
Une fois cette limite franchie, la deuxième seconde embarque sur la première, et mes lèvres ne veulent pas décoller des siennes. Mon corps est auréolé de chaleur intense, je brûle en-dedans comme en-dehors, Gaara pousse le simple baiser beaucoup plus loin. Nous nous dévorons, nos langues se rencontrent et l'excitation est palpable d'un côté comme de l'autre. Il me plaque durement sur le mur en faisant un bruit sourd, la violence de notre baiser augmente, nos corps frissonnent à l'unisson... mon intérieur se mouille en un rien de temps au contact de l'homme aux cheveux rouges, qui laisse ses mains autour de ma taille au début, mais les laisse parcourir mon corps sans retenue, empoignant mes hanches avec force , délimitant le contour de mes seins avec délicatesse, jamais je n'aurais cru un baiser aussi intense. Nous tombons d'un même mouvement sur son lit, découvrons chaque partie de nos corps par-dessus nos vêtements, mon corps agissant seul, je me frotte contre son intimité avec des vagues douces, lui touchant le dos. Il interrompt le baiser brusquement.
- Prends ta photo, c'est le temps, me dit-il les yeux brillants de désir .
- Je mets l'appareil en marche, et je fais une photo d'un baiser fugace dans son lit, décoiffée.
- Hinata... je ne vais plus pouvoir me retenir de te prendre, tu es trop... si tu restes encore deux secondes de plus... je veux juste que...
- Ça a été le plus beau baiser de ma vie, Gaara... lui assurai-je en me relevant. J'ai une initiation à faire, et je ne pourrai plus continuer si je reste... tu m'as trop excitée.
- Heureux de te l'entendre dire. Il ne reste qu'une seconde si tu veux te sauver. Je me calme et je reviens dans le salon.
Je m'en vais bien à regrets de sa chambre apaisante. C'était un moment vraiment spécial... Merci Gaara. Je retourne dans le salon afin de me préparer à faire le tour des cinquante chambres de la résidence. Au moins je n'aurai pas le ridicule de me promener en talons hauts ! Je me fous un suçon dans la bouche pour la peine. Gaara vient nous rejoindre dans le salon, me rapportant l'appareil, jetant 20 yens et prenant deux suçons.
- Tu pars faire ton tour des chambres, alors ? me demande-t-il, un peu inquiet.
- Oui, mais rassures-toi...
Je m'approche de son oreille pour lui chuchoter doucement :
- Je ne pense pas en embrasser un autre comme toi. De plus, après ça j'aurai terminé mon calvaire.
Je me rééloigne de lui, pensant soudainement à quelque chose.
- Est-ce que vous avez signé tous les trois dans le carnet de Pein ?
- Euh... tiens je vais le faire en même temps que je te le redonne.
Une fois le carnet en main, le foulard dans le cou, l'appareil au poignet et les suçons dans l'autre main, je pars en quête de baisers. Je fais le tour de tous mes voisins immédiats, récoltant quatre baisers et une photo prise par un garçon qui voulait seulement m'aider, une dizaine de suçons en main. On dirait que la technique femme en bikini marche plutôt bien. Bon alors, sept appartements de faits. C'est un début raisonnable. Je cogne à l'étage supérieur à la première porte qui se dresse devant moi. C'est, à ma grande surprise, Kiba qui m'ouvre la porte.
Kiba ! Mais que fais-tu ici ? Je ne savais pas que tu connaissais quelqu'un dans le coin.
- Tu ne te rappelles donc pas que Naruto habite en résidence, alors.
J'ouvre très grand les yeux, surprise. J'avais complètement oublié ce détail, en effet. Comment se fait-il que je ne l'ai jamais vu ? Kiba aussi me regarde avec de grands yeux surpris.
- Bon alors, il est où ? demandai-je à mon ami.
- C'est lui que tu venais voir, même si tu ne savais pas qu'il était là ?
- Je dois parler aux habitants des appartements.
Kiba appelle Naruto pour qu'il bouge ses fesse au plus vite, une fois arrivé je lui explique ce que je dois faire. Je rougis un peu en repensant à Gaara et le fait qu'il s'inquiète pour moi... il a bien raison, puisque je me retrouve en ce moment avec Kiba. Le blondinet me propose son lit pour une photo, que je prends rapidement. Trois photos déjà. J'embrasse Naruto très rapidement sur la bouche pour le remercier en même temps en pensant au temps révolu où je me languissait de lui, où j'aurais tout donné pour l'embrasser.
Kiba s'approche et je sais ce qu'il veut, malgré mes sentiments confus. Il m'approche doucement, passe sa main dans mes cheveux tendrement, me cajole la joue d'un doigt en plongeant son regard dans le mien avant de poser ses lèvres sur les miennes. Lui ne se gêne pas pour m'embrasser assez longtemps pour que je manque de souffle. Je me sens affreusement mal dès que le baiser se termine. Je ne sors pas avec Gaara, et je n'ai de cesse de donner des espoirs à mon meilleur ami... ça me déchire totalement. Il a toujours son côté affectueux qui me charme et qui prend de l'expansion depuis sa déclaration.
- Je dois y aller, j'ai encore à peu près 40 chambres à faire.
Jusqu'à maintenant, je me compte chanceuse, parce que c'était presque tous des beaux garçons. Mais éventuellement, je vais sûrement tomber sur pire ! Peut-être des obsédés sexuels ! Ah non, pas de ça. C'est vraiment pas le moment ! J'aurais peut-être dû demander à Gaara de m'accompagner finalement... mais en fait s'il avait assisté à la scène de Kiba je suis à peu près sûre qu'il lui aurait explosé la tronche. Bon alors, faisons comme d'habitude, je garde un profil bas et je revire ceux qui sont trop entreprenants. C'est aussi simple que ça. En tout cas, j'espère... Je continue à faire le tour, patiemment, de tout l'étage. Résultat : dix suçons en moins, quatre baisers et encore une photo. Pas besoin qu'à partir de la prochaine, l'appareil retourne dans la chambre sous bonne garde. Mon carnet s'est rempli facilement, les hommes sont attirés part les jeunes filles en bikini on dirait. Je suis même presque sûre d'avoir eu un bisou d'un stagiaire.
Bonne nouvelle, mon contrat est presque terminé. Ne m'en reste que le tiers, environ. Courage, ma fille, après ça une douche et un lavage de dents intensifs. Autre bon côté, j'ai presque amassé mes 300 yens dans le temps de le dire. Mais il a bien stipulé que je dois faire toutes les chambres, alors ne nous décourageons pas. Je continue bravement à monter les escaliers, dernier étage, je suis arrivée. Heureusement ! Au bout de cinq appartements, les deux autres que je rencontre vide. Passons à la première de la dernière dizaine, Sasuke Uchiwa. Si je pensais le trouver là aujourd'hui... malheur de malheur. Je suis obligée de me couvrir de ridicule devant tous ceux que je connais on dirait. On n'appelle pas ça une initiation pour rien.
- Hinata ? Qu'est-ce que tu fous en bikini dans le corridor ?
- Ben c'est mon initiation...
Le visage tout percé de Pein apparaît derrière celui-ci.
- Tu as du style là-dedans. Tu devrais faire ça plus souvent, si tu veux mon avis.
Je n'aurais franchement pas eu besoin de son avis à vrai dire. Mais non, je suis polie tout de même.
- Ah euh... merci ?
- Tu finis ta tournée ? Tu as fait tous les appartements ? s'enquiert Pein.
- Il n'y en avait que deux qui étaient vides. J'ai tout fait sinon, il m'en reste neuf.
- En fait pas vraiment, à partir d'ici l'étage est inoccuppé. Pas assez de demandes au début de la session, on dirait. Alors ?
- J'ai mes cinq photos et les 300 yens.
- Et pour le carnet ?
Je lui tends afin qu'il vérifie de lui-même.
- Je te croyais plus gênée, commente-t-il en regardant le nombre de signatures s'enfilant.
- Il y a beaucoup de gars qui voulaient m'aider. Alors j'ai tout fait comme il faut ?
- Oui oui.
- C'est quoi ce carnet, demande Sasuke ?
- Elle a fait signer tout le monde qu'elle a embrassé aujourd'hui.
Sasuke se passe de commentaire en fixant le carnet. Lui non plus ne s'y attendait pas, je dirais.
- Tu en veux une de plus ? me demande-t-il soudainement à brûle-pourpoint.
Je pourrais m'en passer, c'est sûr, j'ai terminé ce que je devais faire. Mais je connais des centaines de filles qui tueraient pour donner un baiser à l'héritier Uchiwa.
- Si tu veux...
Je ne vais quand même pas m'arrêter à Sasuke, surtout qu'il est atrocement beau comme mec. Alors il s'approche de moi, très très proche, et m'embrasse longtemps, très longtemps. Peut-être qu'Itachi avait raison finalement. Peut-être que son petit frère me veut. Mais déjà que mon coeur est en deux parties différentes et j'ai de la difficulté à voir laquelle est la prédominante... Sauf que Sasuke est plutôt entreprenant, et glisse sa langue dans ma bouche avec ferveur, ce que je laisse faire. Quand même, je me ferais tuer par Sakura ou Ino... autant en profiter un tout petit peu avant de me décider. Je sais, c'est mal. Mais je me sens déjà si défaite, autant me sortir croche pour quelque chose.
C'est mon trentième baiser de la journée, à quoi bon s'en faire. Moi qui pensait m'en tirer avec des bisous sur la joue au début. Il pose ses mains de chaque côté de mon visage pour que je ne puisse pas me décoller tout de suite; le baiser s'éternise sans que je l'encourage. Je suis certaine que Gaara l'aurait tout simplement tué, cette fois. Tout est confus dans ma tête. Une fois que celui-ci me laisse respirer, Pein me tend une bière que je regarde avec curiosité.
Je vous ai avoué... que je n'ai jamais bu, encore ?
- Tiens, c'est pour la détente et la récompense jusqu'à ce soir. Tu veux la boire avec nous ?
Boire avec Sasuke Uchiwa... je deviens rose seulement qu'à y penser. Ma mort doit être proche.
- Ah, j'ai oublié, Uchiwa, c'est le party de Hinata, tu veux venir ? demande Pein à Sasuke.
Pourquoi il l'appelle par son nom de famille, c'est étrange ?
- Je ne voudrais manquer une fiesta pour rien au monde. Pourquoi tu me l'as pas dit avant, on s'est croisés toute la semaine ? dit-il en se tournant vers moi.
- Je ne m'en suis rappellée que cette nuit, pendant mon insomnie.
- Ah ah ah, ça veut dire que demain matin tu vas te lever avec une sale gueule de bois !
Faisons semblant de savoir de quoi il parle...
- Oui oui, sûrement, je n'ai pas hâte de me lever demain !
- Ne pense pas à demain, mais plutôt à ce soir... en fait à dans trois heures, à peu près.
- Quoi ! Mais je dois m'habiller comment, euh, il n'y a pas de règles vestimentaires ? Il va y avoir qui ?
Ça y est, j'ai l'air dingue. Que vont-ils penser de moi, encore une fois ?
- T'es jamais allée à un party ?
- Non, pas encore...
- Alors bienvenue dans notre monde ! Finis ta bière, vas te changer et retrouve-nous dans l'espace vacant, l'ancien gymnase du bloc.
Je lui obéis alors mot pour mot. Je cale tout simplement le liquide qui me semble imbuvable mais qui me donne réellement chaud, leur dit rapidement au revoir et à tout-à-l'heure. Je redescends les escaliers jusqu'à mon chez moi. Ah oui ! Quelle joie ! Je rentre et m'enferme dans ma chambre, sans regarder personne, avant de me rendre compte que je n'ai aucune idée de quoi mettre. Alors, je vais demander à quelqu'un qui doit sûrement s'y connaître plus que moi; Gaara. Je cogne doucement à sa porte, puisqu'il n'est ni dans le salon ni dans la cuisine. Il ouvre à peine sa porte.
- J'ai... besoin de toi.
- Pourquoi, cette fois, dit-il en ouvrant la porte, semi-moqueur.
- Qu'est-ce qu'il est d'usage de mettre dans une soirée ? demandai-je d'une petite voix.
- Ah, c'est ça...
Il ouvre un peu plus la porte.
- Tu peux t'habiller comme d'habitude, je comprends pas pourquoi tu te casses la tête pour si peu. Fais comme si tu allais sortir dans un bar, je ne sais pas...
Bon, comme si j'avais l'habitude d'aller dans les bars... Je vais essayer quelque chose.
- Alors cours te changer, il ne reste plus beaucoup de temps.
- Tu... tu viens aussi, dis-moi ?
- Oui...
- Ok. Je vais suivre tes conseils judicieux. À tantôt !
Il referme sa porte et je cours déterminer quoi mettre. J'ai une jupe en jean noir qui m'arrive à mi-cuisse, et une camisole de la même couleur. Je me coiffe légèrement d'une queue de cheval avec un joli ruban argent, qui va avec mon collier, mon bracelet de poignet et celui de pied. Léger mais qui ne montre pas tout, je devrais être conforme. Oh non ! J'ai juste le temps de descendre au gymnase inoccupé. Tout a été trop vite. En sortant, je croise Sasori qui me propose son bras pour y aller, que j'accepte avec soulagement. Nous y allons donc joyeusement, il me complimente sur ma tenue choisie avec soin. Une fois arrivée en bas, une énorme chhaîne stéréo crache de la musique techno hardstyle. Oui ! Je remercie Sasori une dernière fois de m'avoir prêté son CD, ce qui fait que je ne suis pas ignorante, et je me mêle aux résidents, qui me font des signes de main, des baisers en l'air auxquels je ne fais pas attention, ayant eu largement mon quota pour l'instant, des sourires. Une voix s'élève d'une espèce de petite scène installée pour l'occasion.
- Alors voici donc le moment de vous présenter la nouvelle Phi-Omega-Bêta qui vient tout juste d'arriver ! Hyûga Hinata, viens ici s'il-te-plaît, m'enjoint Pein.
Je me dirige lentement vers l'estrade, ça me fait peur d'être autant regardée par des personnes qui ne m'ont vue qu'en bikini. Je monte en me cachant derrière des mèches trop courtes pour êtres prises dans l'élastique. Il me prend par la main pour me mettre au centre de la scène devant le projecteur rouge. Un peu plus et je me serais sentie comme une danseuse dans un boîte de strip-tease. Il me tend une espèce de coktail rose, rouge et jaune. Faisons-lui confiance, il ne me droguerait pas, non ? Je lui jette un regard peu assuré.
- Levons nos verres à Hinata ! À toi la première !
Je lève mon verre, l'assemblée presque entièrement composée de garçons m'imite, et engloutis d'un trait la boisson. Celle-ci est excellente ! Je sens le rouge me monter plus que rapidement aux joues. Tout le monde applaudit et quelques-uns sifflent même. Je ne crois pas tenir bien l'alcool de base, mais je sais que je vais pouvoir compter sur mes compagnons pour me ramener en lieu sûr. Une fois que la musique recommence et que Pein s'en va de son côté, je le rattrape pour lui demander le nom de cette boisson excellente, et je cours m'en trouver une au mini-bar. Je remercie très joyeusement le barman qui m'explique que mes consommations sont gratuites, ce soir.
J'essaie de retrouver mes amis, qui sont positionnés du côté gauche de la piste de danse. Sasuke, Kiba, Naruto, Sasori, Deidera, Sai, Gaara, Temari, Sakura et Ino. Celle-ci s'accroche au bras du premier désespérément, tandis qu'il soupire bruyamment son mécontentement. Oui, c'est sûr, je me ferais tabasser si seulement elle savait... Deidera est encore dans une de ses discussions de la Beauté de l'Art avec Sai et Sasori, pas très surprenant. Vous ai-je dit qu'il était accroché ? Kiba s'engueule avec Naruto sur un truc futile, sur le nombre de bières enfilées je crois. Gaara reste près de sa soeur qui guette la venue de Shikamaru en sautillant d'impatience.
- Salut Temari ! T'attends Shika ?
- Non ! Qu'est-ce que tu racontes ? Je veux pas voir cet espèce de flemmard à tête d'ananas, moi. J'attends seulement quelqu'un avec qui danser.
- Si tu veux, on peux y aller tandis que la piste est encore fraîche, dis-je en engloutissant la boisson de nouveau.
Ce que c'est bon, ce Lemon Island Iced Tea. C'est du moins ça que Pein m'a dit. D'ailleurs, celui-ci reste un peu à l'écart de nous, observant Sasuke se démener pour qu'Ino le laisse tranquille. Quel pince-sans-rire, celui-là. Il a l'air un peu plus vieux que nous. Temari me tire de mes pensées en s'écriant que nous devons absolument aller chercher une autre verre. Je ne suis donc pas seule à sentis les effets grandissants. Ce que j'ai envie d'une cigarette, moi ! C'est le signe que je n'aurais jamais dû toucher au tabac.
- Tema, je vais aller fumer, me chercher un verre et je te rejoins pour danser jusqu'à en mourir, c'est un bon deal ?
Fini, les inhibitions.
- Parfait ! Je t'attends au bar.
Gaara me tire par le poignet jusqu'à quitter l'endroit chaud et bondé.
- Tiens, en voilà une. Tu les as oubliées dans le salon, j'ai cru que ça serait une bonne idée, dit-il en m'en tendant une, ayant l'air d'attendre quelque chose.
- Merci, c'est une super idée, dis-je en riant.
Je me l'allume sans plus attendre. Que ça me fait du bien, on dirait que ça me soulage. Je tire une énorme bouffée sans m'en rendre compte et ça me fait rire. Il s'installe très proche de moi, et j'aspire également une énorme bouffée de son odeur corporelle. Il m'enivre en ce moment. Je ressens une chaleur maintenant constante à la tête, on dirait que mes hormones sont en feu, que je ne possède presque plus de contrôle sur moi.
- Gaara... ne t'approche pas.
- J'ai fait quelque chose de mal ? s'étonne-t-il.
- Je ne tiens pas beaucoup l'alcool, et je sens que je vais te sauter dessus si ça continue.
Je n'ai pas dit ça à voix haute ! Je ne faisait que le penser, ce n'était pas censé sortir de ma bouche.
- Si je te disait... que je n'attendait que toi pour que ma soirée se remplisse ? m'avoue-t-il.
Si l'heure est aux aveux, je vais lui faire les miens, autant en finir.
- Ok. Gaara, je t'avertis tout de suite, Kiba est amoureux de moi et je ne sais pas comment gérer ça. Je l'aime bien, mais je pense que c'est tout. Et il y a Sasuke qui se conduit bizarrement avec moi... j'ignore comment réagir.
C'est beaucoup plus facile de parler, je le vois tout de suite. J'aurais bien besoin d'un autre verre.
- Par contre, si je sais une chose, c'est que même après avoir embrassé au moins une trentaine de gars aujourd'hui, et ça me répugne crois-moi, c'est toujours toi qui embrasse le mieux... Refais-le.
Il doit avoir bu lui aussi, parce que ce que je lui dis lui passe d'une oreille à l'autre. Il ne se fait pas prier, nos cigarettes encore allumées tombent parterre et sous la fougue dont nous faisons part, je m'étale presque sur lui, ses lèvres m'appellent, mais il vient à ma rencontre avant. Je le bois, nos langues se touchent sensuellement, ça ne prend que quelques secondes avant que nos mains se rejoingnent et partent une nouvelle fois à la rencontre de notre physionomie. Il me caresse tendrement, jamais je n'aurais pensé connaître une telle sensation. Je plonge ma bouche dans ses cheveux pour les parsemer de doux baisers, et ensuite descend vers son cou en le léchant, passant ma langue autour de son oreille, je le sens frissonner et ce n'est que meilleur. Après que celui-ci m'agrippe les épaules violemment, je me rappelle sa soeur. Et que nous sommes à la vue de tous...
- Gaara, rentrons, j'ai promis à Temari de danser avec elle.
Il s'éloigne de moi avec le désespoir le plus total pour la deuxième fois de la journée.
-Viens avec moi, danse avec moi, je t'en supplie, je ne veux pas te quitter, dis-je en le regardant avec des yeux de chien battu.
- D'accord, on rentre.
Nous nous prenons la main, comme si c'était tout naturel, rejoignons Temari qui commence à s'impatienter. Lorsqu'elle nous voit arriver, elle me tend un nouveau cocktail sans préambule et me tire par le coude, mes deux mains déjà occupées. Je croise le regard meurtrier de Kiba, et celui très sombre de Sasuke. Sous la surprise, je lâche la main du garçon aux cheveux flamboyants. Mais il ne s'en formalise pas et continue à nous suivre. Nous commençons à danser, chose que je fais maintenant régulièrement, et je me débrouille pas mal. Il fait chaud, très chaud, je me colle à Temari pour danser avec elle, comme les filles le font souvent. J'ai vu ça dans les films. Gaara reste derrière moi, me reluquant sans vergogne, une bière sortie de nulle par dans les mains. Shikamaru surgit soudain et me prend Temari au bout de quelques chansons endiablées où nous avons fait baver plus d'un. Après de trois heures de danse intensive, je me sens complètement partie et l'énergie m'a abandonnée au profit de la fatigue extrême. Je fais comprendre à mon partenaire que c'est le temps que j'aille me coucher. Celui-ci me suit hors de la piste sans rechigner.
- Vas m'attendre en haut, il me reste juste une ou deux choses à régler, m'annonce-t-il, la voix embuée.
- Je t'attends dans ton lit, d'accord ? lui dis-je, trop épuisée pour rouspéter.
- Ok.
Il m'embrasse sur les lèvres en y mettant une assez forte pression. Je m'en vais loin du brouhaha, avec toute la misère du monde à monter les marches convenablement. Trop essoufflée et étourdie, j'entends quelqu'un passer. Sai. Il me ramasse par la taille avec un sourire bizarre et m'aide à faire le chemin qui reste. Une fois rentrés, il me pousse gentiment vers ma chambre, mais je proteste avec véhémence.
- Je vais dans la chambre de Gaara, Sai !
- Gaara n'est pas là, tu le verras demain, réplique-t-il en riant.
- Je vais dans sa chambre, bon, dis-Je un peu frustrée. Bonne nuit.
- Mais pourquoi tu te pousses dans sa chambre ?
- Parce que j'ai envie de dormir avec lui, content ? lui répondis-je avec une moue en croisant les bras, chancelante sur mes pieds.
Je me fous totalement de ce qu'il peut penser. Je veux juste dormir dans son lit, un point c'est tout !
- Je te laisse y aller. Bonne nuit !
Je vais péniblement vers sa chambre, et son odeur m'envahit dès la seconde que je franchis le seuil. Je rampe presque vers le lit en me déshabillant mais en gardant mes sous-vêtements, les semant un peu partout dans la pièce à travers son linge. Je m'enroule dans la couverture pleine de senteurs agréables à mon nez. Je me roule même dedans de contentement, complètement euphorique, jusqu'à ce que je tombe endormie sans avertissement de mon cerveau. Sinon, je l'aurais attendu docilement et je lui aurais demandé ce qu'il avait eu à faire. Je ne le sens pas s'étendre à mes côtés et me garder dans ses bras brûlants. Perdue, il m'a perdue dans les abysses colossales de mon propre cœur...
Wouah ! Je me suis dépassée pour ce chapitre ! En espérant que vous aimerez !
En passant, de ce côté-là, si justement vous aimez le fait que je passe des heures à écrire pour vous donner cette histoire, et même si vous ne l'aimez pas, qu'est-ce qui vous retient donc de faire des commentaires ? Je sais qu'il y a pas mal de monde qui la lit, alors pourquoi je n'ai pas de commentaires, là est la question. Aidez-moi dans ma quête, ça ne prend qu'un instant, et c'est ma récompense de travailler comme une folle pour arriver au bout d'un chapitre en trois jours. Donc, merci à ceux qui écoutent la voie de la sagesse et m'écrivent un petit mot (j'ai tout de même un orgueil d'auteure en développement, ne l'oubliez pas). Si je ne sais pas ce que je fais, je ne peux pas m'améliorer. Merci !
Pour l'initiation de Deidera, je me suis inspirée de celle des Techniques policières de mon cégep il y a deux ans.
