Une lectrice : Merci à toi pour ton long long long commentaire. En le voyant j'avais l'impression de déballer un cadeau de noël. Je vais essayer de t'explique le plus concisement possible mes idées. Je suis désolée pour le OCC d'Hinata qui est un peu étrange, mais je crois avoir omis des détails dans le chapitre précédent, ce qui fait que ça paraît encore pire que ça l'est. Je dois te dire que Hinata (dans le manga) se retrouve très souvent avec des hommes et cela ne la dérange pas tant que ça. Je prends pour acquis qu'elle a grandit en trois ans, et que ça lui a été bénéfique. Non, elle ne boit pas, c'était la première fois de sa vie, elle ne sera pas alcoolique ni droguée, ça c'est sûr et certain. Mais elle a 18 ans, et c'est le temps où tout le monde fait ses expériences . Par contre, je suis d'accord avec le fait que j'aurais dû la faire encore plus timide face à tout le monde qu'elle devait embrasser. Et au fait qu'elle fume, j'ai vu un nombre phénoménal de personnes timides fumer parce qu'ils considèrent ça comme social. Et aussi pour l'initiation, eh bien ça lui était imposé alors difficile de dire non. Elle est obéissante et fait ce qu'on lui dit, comme toujours. Et pour les suçons, je parle des bonbons, non des suçons d'amour ! Je vais essayer de combler tes attentes le plus possible, et j'ai fait de gros efforts. Merci de t'avoir donné tout ce mal pour m'écrire une critique constructive ! Bonne lecture à toi ( j'espère ) ...
Jeff-La-Bleue : Merci encore pour tes encouragements incessants ! Ça fait plaisir à lire à chaque fois ! Bonne lecture !
Kajol : Merci à toi aussi ! J'essaie de me rapprocher le plus d'Hinata possible et je me rends compte que j'ai presque oublié le viol dans sa psychologie, chose à laquelle je vais remédier immédiatement mais en douceur pour ne pas que ça paraisse trop louche. Donc, bonne lecture !
SasuHinaLove : Je voulais vraiment faire de l'absurde avec son initiation, lui coller un truc à la peau qui ne lui correspond pas du tout. Après tout, ce n'est pas le but d'une initiation ? Pour ce que Gaara a été faire, tu verras bien en lisant ce nouveau chapitre ! Je pense que ça va t'intéresser. Merci de me soutenir dans cette mer interminable de mots. J'espère que tu vas avoir un grand plaisir avec ce chapitre que j'ai essayé de faire encore meilleur ! (On dirait bien que quand je suis en mode zombie, j'écris mieux et plus vite.) J'ai hâte que tu continues tes fictions, aussi, elles m'intéressent ! Si tu découvres de nouvelles fictions intéressantes, fais-moi-en part ! Bonne lecture ! ^^ Bisous !
Hachi75 : Merci pour ton commentaire ! Il fait super plaisir ! Et oui, j'espère bien m'améliorer à chaque fanfiction que j'écris, et même chaque nouveau chapitre. J'espère que tu vas aimer la suite ! ^^
Milyduchiwa : Merci ! Je suis contente que tu trouves ma fic bien même si elle ne traite pas du Naru-Hina. À vrai dire je ne ferai jamais ce couple je crois, il est déjà surexploité! J'espère que tu aimeras celui-ci ! Bonne lecture !
J'ai eu un mal de chien la seconde où mes yeux se sont ouverts. Je me sens bizarre, comme déshydratée, j'ai envie de manger un panier de fruits et quatre litres d'eau. La tête me tourne. Je regarde autour de moi. Ce n'est pas ma chambre... où est-ce que j'ai atterri ? Oh... je crois deviner... à la touffe de cheveux voyante et immobile qui se trouve à côté de moi. Oh non ! J'espère qu'il ne s'est pas rendu compte que j'étais en sous-vêtements ! Que c'est gênant ? Est-ce que j'ai fait une chose de mal, hier, et que je ne m'en rappelle pas ? Jamais je n'aurais osé... n'est-ce pas ? Pas plus loin que le baiser d'hier matin, j'espère en tout cas. Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Je me rappelle d'avoir goûté à un délicieux cocktail, mais il semble bien que j'aie perdu le compte presque tout de suite après.
La tête lourde, j'observe le garçon tout endormi, la figure à moitié écrasée dans son oreiller, la couverture laissant apparaître les tatouages sur son flanc, sa main dans mon creux de reins . Il est vraiment beau comme ça ! Je n'oserai pas regarder sous la couverture pour confirmer ou infirmer mes craintes. Je crois que je vais aller prendre une douche, j'en ai fastidieusement besoin pour me remettre les idées en place. Je regarde par terre, essayant de trouver à première vue mes vêtements dans l'océan de linge qui s'étale parterre. Pas facile, mais il n'est pas question du tout que je sorte affublée d'un de ses vêtements, qu'est-ce que Sai et Sasori vont penser.
Alors je rampe hors du lit, me défaisant de l'emprise de Gaara, je n'ose pas encore me lever par peur que mon mal de tête devienne encore pire au moindre mouvement brusque. Je récupère ma mini-jupe. J'espère que personne n'a essayé de regarder dessous, je ne m'en serais sans doute jamais rendu compte. Ma camisole doit traîner dans le coin de la porte, si je suis le sillon parterre. Enfin ! Je l'ai trouvée. J'enfile mes trésors très doucement, avec lenteur, et essaie de me redresser. C'est vrai que la douleur est pire une fois debout. Un bain. Un bain mousseux, quoi de mieux en ce moment. Mais je vais aller chercher ma robe de chambre avant, je me sens coincée dans mes vêtements ce matin.
Alors donc je vais chercher le nécessaire à mon bien-être, tout en volant au passage un jus de fruits. En le buvant, je me sens beaucoup mieux. Je vais prendre une aspirine en même temps. Je m'enferme dans la salle de bains pour deux longues heures, temps que je me revigore. Quand je sors de l'endroit totalement embué, je me sens presque neuve. Je n'ai plus mal à la tête, mais je crois avoir dormi dans des positions inconfortables, je sens mes membres encore un peu fatigués. Je m'installe dans le divan avec un croissant après avoir été m'habiller convenablement. Ce Pein, je vais le lui faire payer quand j'en aurai l'occasion et le courage. Tout le monde m'a vu me promener dans un habit tout-à-fait indécent, ma famille aurait eu la honte mémorable en me voyant ainsi me balader dans une résidence. Sai est levé, attelé à son chevalet comme à son habitude, Deidera somnole sur une moitié du canapé.
- Bonjour Sai, bonjour Deidera, leur dis-je un peu gênée.
J'espère ne pas avoir fait de conneries irresponsables à leur encontre, il ne reste qu'à souhaiter.
- Salut, tu t'es remise d'hier soir ? me demande Sai.
- Je me sens beaucoup mieux maintenant, merci de t'en informer.
- Une chance que j'étais dans le coin, tu serais bien restée dans la cage d'escaliers toute la nuit.
- Quoi ?!
Un état lamentable, je m'en doutais. Oh…
- T'étais tellement bourrée que tu ne pouvais pas monter jusqu'ici toute seule, affirme-t-il en rigolant.
- Je suis sincèrement désolée que tu m'aie vu dans cet état, Sai. Merci de ton aide.
- À voir la figure que tu faisais, ça ne doit pas t'arriver souvent, je me trompe, t'avais l'air complètement perdue, pauvre de toi.
- C'était… c'était la première fois… je ne recompte pas faire ça avant un bout.
- Haha, on dit ça, mais ça ne tient jamais bien longtemps comme résolution, enchaîne Deidera, sceptique.
- Comme je te le dis, c'était ma première fois. Je ne suis quand même pas alcoolique !
- Tu verras, tu verras, élude-t-il.
- Alors Gaara allait bien, cette nuit ?
Je rougis à ce qu'il laisse sous-entendre de sa question.
- Je ne sais pas en fait. Il est arrivé et je dormais. Je ne me suis même pas rendue compte qu'il était là, sauf ce matin en me levant.
- Et oui, j'étais là. Tu t'es endormie en m'attendant, dit la voix ensommeillée de Gaara.
- Oh ! Gaara ! Tu… tu peux me dire pourquoi je t'attendais ?
- J'avais deux ou trois trucs à régler avec du monde… fait-il, mystérieux.
- Ah… et ça c'est bien passé ?
- Y'en a qui réagissent mieux que d'autres, à vrai dire…
Qu'est-ce qu'il veut dire par là ?
- Ah… euh… d'accord. Il.. il s'est passé quelque chose, lui chuchotai-je ?
- Ça dépend de quoi tu veux parler…
Je m'approche de lui. Il a titillé ma curiosité, même si j'ai un peu peur de sa réponse. Après tout, je le saurais si je n'étais plus vierge, non ? Il a une bouille toute endormie encore, et attend patiemment après la machine à café. Café béni, sûrement, ce matin. Quelle bonne idée ! Quand il en aura fini, je m'en ferai aussi. Je serai peut-être plus réveillée aussi.
- De… de quoi toi tu veux parler, lui dit-je avec la mine TRÈS sérieuse.
- Ne t'inquiète pas, je ne t'ai pas touchée où tu ne le voulais pas. Je n'aurai jamais osé profiter de toi, crois-moi. On s'est seulement un peu échauffés, comme hier matin.
- Merci… dis-je en lui embrassant la joue.
- De rien. Je n'aurais pas supporté de te voir te sauver de moi pour un truc qui m'importe peu…
- Est-ce que j'ai fait de grosses conneries hier ? Je ne me rappelle pas de tout malheureusement, lui demandai-je avec appréhension.
- Non, je n'ai pas vu, tu étais seulement très intime quand tu dansais avec moi et Temari.
- Temari ? Je n'ai rien pu faire avec elle, c'est impossible, dis-je plus pour moi que pour lui en fait.
- Non, tu as seulement dansé. Tu ne te rappelle de vraiment rien ?
- Par bouts seulement, avouai-je. Je crois que j'ai un peu abusé pour ma première soirée.
- Moui…. Dit-il, pas très convaincu.
Son café a coulé, et heureusement il a prévu le coup en en faisant plusieurs tasses d'avance. Alors je me sers comme à l'habitude, en allant m'isoler pour un temps indéterminé dans ma chambre. Après tout, nous sommes dimanche et il n'est pas temps de se laisser aller même si la soirée dernière était quelque chose, non ? Je fais un travail qui prend environ six heures. Au bout de ce laps de temps passé devant mon portable à lire, traduire en langage plus familier, et écrire. J'ai le cerveau comme une passoire, on dirait que tout me sort par les oreilles. Il est peut-être temps que je fasse une petite pause. En tout cas, je crois. Je m'allonge sur mon lit afin de faire une petite sieste d'une heure avant d'aller faire à souper pour tout le monde. C'est la conscience tranquille que je m'endors, après tout j'ai fait ce que j'avais à faire et même si mon cerveau est écrabouillé sous le poids des connaissances acquises en si peu de temps, tout se passe bien. Je crois même avoir eu droit à la troisième phase du sommeil. J'espère ne pas avoir été trop loin quand même avec Gaara. J'ai complètement oublié de lui demander ce qu'il avait été faire lorsque je l'attendais patiemment dans son lit. Je me demande aussi combien de personnes j'ai pu croiser et qui m'ont vu dans un état pas très recommandable. Est-ce que j'ai vu Kiba, hier soir, sans m'en rappeler ? J'ai sûrement fait une bêtise, sinon je ne sentirais pas un point sur mon cœur en ce moment. Je n'ai toujours pas pris de décision définitive envers mes amis. Kiba ! Quand je me lève, j'ai la pulsion de lui envoyer un texto, puisqu'il n'est pas connecté sur internet.
Kiba, qu'est-ce que tu fais ? Appelle-moi. Pas eu de tes nouvelles depuis hier. T'étais où ? XXX Hina
Ce n'est que plus d'une heure plus tard, et le souper ingurgité, que je reçois la réponse. Il me téléphone comme je lui ai demandé, mais je perçois tout de suite un ton étrange qui ne lui va pas.
- Salut, Hina.
- Kiba ! T'étais où hier ? Je me rappelle pas de grand-chose.
- Eh ben, j'étais au party aussi. Dommage que tu ne t'en rappelles pas !
- À t'entendre, il me manque quelque chose. Je t'ai fait du mal ?
- N-non.
- Te fous pas de moi, je sais que tu as hésité à me répondre.
- C'est pas toi, laisse… en fait oui c'est un peu toi .
- Quoi? Allez, dis.
- Tu étais avec Sabaku No, hier.
- Oui, ça je sais… c'est ça... avoue.
- C'est tout. Il est clair qu'il a gagné.
- Mais ! Je n'ai rien dis ! J'ai pas fait de choix.
- Crois ce que tu veux. Si toi tu n'en a pas fait un, il y en un autre qui l'a fait à ta place. À demain.
- Ki…ba…
Trop tard, il a raccroché. Triste, quelque chose comme ça. Blessé, même. Qu'est-ce qu'il a bien pu voulu dire par « Il y en a un autre qui l'a fait à ta place ? » Oh oh, je crois comprendre maintenant. On dirait presque une illumination. C'est sur ce coup de tête que je file vers la chambre fermée de Gaara.
- Sabaku No Gaara ! Qu'est-ce que tu as fait hier soir ! clamai-je en frappant à sa porte avec énergie.
- Elle s'ouvre immédiatement, comme s'il était juste derrière.
- De quoi tu parles ?
- Tu as dit quelque chose à Kiba. Je suis sûre. Il me parle à peine, et c'est mon meilleur ami. Ce n'est pas normal, il est pire qu'une pie d'habitude.
- Ah… entres donc.
J'entre en le fixant sans gêne. Si il veut me cacher quelque chose, c'est raté. Je pourrais presque dire que je suis furieuse. Sa chambre est toute ramassée, exploit surprenant, puisqu'elle était jonchée de dix millions de choses, ce matin, si je me souviens bien. J'essaie de ne pas montrer ma surprise, trop évidente. Je ne l'avais encore jamais vue aussi propre. Mais en fait, la colère surpasse vite mon sentiment premier.
- J'ai dû régler un truc avec lui, c'est tout, ne paniques pas.
- Quel truc ? Moi ?
- Raaaahh…
- Expliques-moi. J'ai le droit, je pense. Ça me concerne, Gaara.
Il farfouille dans ses cheveux tout mêlés qui pointent d'un côté et de l'autre, des reflets flamboyants un peu partout. Je dirais même à première vue que son tatouage a fonci. C'est très étrange.
- J'ai juste dû expliquer une ou deux choses à ces deux-là hier soir. Ils voyaient plutôt d'un mauvais œil que tu te colles à moi et ils n'ont pas apprécié que je leur fasse remarquer que tu n'étais pas leur propriété…
- Bien sûr que je ne suis pas leur propriété ! Quelle idée de fou !
- Je leur ai dit que tu fait ce que tu veux, ce qui n'était pas pour me déplaire…
- C'est tout ?
- Hnn. Ça se peut qu'ils aient été un petit peu agressifs et je n'ai pas pu laisser passer l'occasion de les remettre à leur place.
- TU AS FAIT QUOI ?!
- Hé ho, ils voulaient se mêler de nos vies, je les ai pas laissés faire, c'est tout.
Même si je n'ai pas pris de décision, mon comportement a parlé pour moi malheureusement, hier. Oui, j'ai un faible pour lui, un très gros faible même. Mais il n'avait pas à tabasser mes amis, non ?
- Qui est cette deuxième personne dont tu parles ? Il n'y avait pas juste Kiba ?
- Non, l'enfant Uchiwa aussi.
- Sasuke ? Hmm…
Je sais bien que c'est mal, que Sasuke a dû poursuivre son frère, que tant de choses se sont passées…
- D'ailleurs, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi.
Mon sourcil droit se lève. Que peut-il y avoir de plus encore. Le ciel va me tomber sur la tête ? J'ai fait une folle de moi hier toute la journée pour me ramasser dans un état lamentable pendant la soirée, comment puis-je me sentir plus mal.
- Sasuke a entendu parler d'autres évadés, des copains de Itachi qui ont eu vent de son meurtre. Alors tu fais attention.
- Oui oui…
Ils ne savent pas qui je suis, alors je n'ai pas à m'inquiéter. De toute façon, cette fois je ne me laisserai pas faire. Je vais m'entraîner.
- Tu me donneras quelques trucs pour me défendre, si tu veux, parce que je vais sûrement sortir un jour de cet appartement. Ça fait longtemps que je ne suis pas retournée faire du ninjustu.
- On s'y mettra dès que tu peux.
- Bon, allez, j'ai quelques travaux à mettre au point pour demain. Bye, lui dis-je faiblement.
Comme si je n'avais pas assez de choses à régler. Il faut que je m'occupe de rebelles qui veulent ma peau. Je suis un aimant à problèmes, ou quoi. Je ne suis peut-être pas forte, mais je suis têtue et courageuse quand il le faut.
Deux semaines plus tard
Ça fait deux longues semaines que je me fait suivre à la trace par mes trois gardiens. Ils veillent sans relâche, en m'accompagnant partout. J'aime bien ne pas devoir être seule tout le temps, mais j'aurais tout de même apprécié qu'ils me demandent mon avis. Je n'arrive plus à faire mes travaux correctement, puisque quand je me sens observée je me rétracte sur moi-même, et ça me coupe mon inspiration très largement. Dans une tentative de calme, je me suis enfermée pratiquement toute la semaine de lecture dans la bibliothèque. Nous sommes dimanche soir, et c'est terminé les vacances. Que des travaux, manger et dormir. Elle s'est résumée à ça. J'aurais mieux aimé aller faire un tour dans les musées ou découvrir de nouvelles choses pour ma culture personnelle, mais non. Mes petits chiens de garde ne me laissent pas un instant de répit. Et puisque je vous dit qu'ils ne savent absolument pas je suis qui, et que la personne la plus en danger est Gaara ou à défaut Sasuke lui-même. Pas sa victime ! Non mais, je n'aurai sans doute jamais la paix intérieure. Tout est toujours trop compliqué. Alors… je me suis évadée. Je suis allée danser dans un club dont je reviens à l'instant. Je n'ai rien fait de mal, je suis juste allée danser en semant mes amis. Ça fait du bien de décompresser. Je prends le chemin vers chez moi, mes jambes me font un peu mal d'avoir tant bougé. Lorsque je passe devant une vitrine, je vois une silhouette à deux mêtres derrière moi. Une silhouette imposante, qui ne ressemble pas vraiment à un de mes amis. Peut-être qu'il veut rentrer chez lui, lui aussi. Pas de raisons de paniquer…
Oh oh, il se rapproche tranquillement. Je sens très distinctement sa présence dans mon dos. Une présence menaçante. Je ne peux pas le nier, je me sens devenir toute blanche et repasse dans ma tête les solutions à ce moment si cet homme me veut quelque chose.
- Hyûga Hinata ? dit la voix derrière moi.
Je fais volte-face en fixant mon poursuivant.
- Oui ? dis-je, un peu tremblotante.
- Hejimemashite. Hidan, me dit le garçon à la carrure impressionnante en inclinant la tête.
Sa main me projette sur le mur de briques derrière moi, m'assomant légèrement. Il s'avance vers moi, me jaugeant du regard. Il fait un temps frisquet, et il a un vêtement étrange, une espèce de cape noire bizarre avec des nuages rouges comme il y en a dans la chambre de Gaara, toute ouverte sur son torse. Il sort de derrière lui un bâton avec une chaîne, j'ai à peine le temps d'esquisser unmouvement pour me tasser de sa trajectoire qu'il me prend par le cou et m'envoie directement me cogner sur l'asphalte du trottoir. Que ça fait mal ! Je sens un liquide poisseux s'écouler sur ma tête… je saigne ? Je suis sonnée, je vois double, je ne comprends plus rien et cet homme pousse sa chaîne sur mon cou afin de m'étrangler. Après, le noir total…
Je me réveille difficilement, en ayant mal partout. La première chose que j'aperçois, ayant la tête baissée, c'est le coulis de sang qui ruisselle sur ma clavicule. J'ai mal, très mal. Mes poignets et mes chevilles sont emprisonnées dans des fers qui doivent dater de je ne sais pas quelle époque anciennes. Mon premier réflexe est de tirer dessus, pour tester leur solidité. Pas mal. J'ai également une douleur puissant au niveau de mon nombril, vers la gauche. J'essaie d'apercevoir, mais ce n'est pas facile puisque je suis suspendue à trente centimètres d'un sol opaque et qui respire la froideur. Je suis dans un sous-sol en béton. C'est évident. Probablement dans une maison, puisque personne ne peut prendre le risque que je crie sans se faire repérer. C'est ce que je fais, sans perdre une seconde. À défaut de croire que quelqu'un va venir me sauver, je veux au moins que quelqu'un me dise ce que je fait enfermée ici. En réponse à mes cris, l'homme qui s'est occupé de m'enlever en pleine rue tout à l'heure… hier… la dernière fois que j'étais réveillée, apparaît en poussant une porte neuve en métal.
- Mademoiselle Hyûga. Vous êtes réveillée.
Vous voyez bien que oui ! Espèce de sale porc ! Dis-moi ce que je fais ici sinon je t'éclate la tronche quand je sortirai ! C'est ce que j'aimerais lui dire si j'avais assez de courage pour le faire. À la place, je lui lance un regard meurtrier en relevant la tête péniblement.
- Je suis désolé, j'ai dû m'occuper de vous assez sérieusement. Mon supérieur vous voulait en vie, et vous auriez peut-être pu me blesser sérieusement si je vous avait laissée faire. Vos sbires m'ont perdu en cours de route, je suis désolé pour vous. Mais maintenant, je me dois de vous faire quelques avertissements. Je peux vous faire manger un peu, mais vous ne sortirez jamais de cette pièce sombre et froide. Je dois vous tuer, c'est mon ordre supérieur. Je compte par contre m'amuser un peu avec vous. Ne vous inquiétez pas d'ailleurs, vous pouvez crier autant que vous voulez ici, personne n'entend.
- Qui… qui me veut du mal, demandai-je faiblement.
- Pas moi, ma jolie. Je ne te veux pas de mal, mais j'y suis obligé, c'est les ordres, tu comprends.
- Man…ger.
C'est le seul mot qui sort de ma bouche. J'ai mal, mais pas au point d'oublier mes besoins primitifs.
- Je vais te détacher du mur, mais ne compte pas aller ailleurs.
Je sens ses mains qui travaillent bien et rapidement. En quelques secondes, je m'affale sur le sol dur et gelé. Il me montre une assiette un peu plus loin. Je rampe jusqu'à elle, ne possédant pas assez de force pour me lever debout. Je laisse des traînées de sang parterre. Je engloutis à toute vitesse le contenu de l'assiette, qui a l'air de sortir tout droit d'une cafétéria de l'école.
- Tu… tu veux en finir avec moi. Fais-le tout de suite.
- Ah non. Ne me gâchez pas mon plaisir, Hinata, je peux vous appeler Hinata, il faut que je ressente votre souffrance alors ça va prendre plus de temps que vous estimez..
- Qu… Qu'est-ce que j'ai fait.
Changement de ton de la part du dénommé Hidan. Il me regarde en souriant, abandonnant sa politesse futile.
- Si j'ai bien compris, Uchiwa t'a agressé et il est mort. Ton ami aux cheveux rouges l'a tué, si je me souviens bien.
Comment il a fait pour savoir tout ça ? Nous n'étions que quatre en tout, il y avait Sai et Sasori.
- D'ailleurs, cet ami n'en a plus pour longtemps lui non plus si tu veux mon avis. Il est mal barré, l'Akatsuki veut sa peau et ton copain Sasori doit venger l'honneur d'Itachi.
Sasori qui nous trahit ? Quelle est cette blague de très mauvais goût.
- Il était chargé, au moment où tu as emménagé, de vous surveiller toi et l'autre.
- Sa…so…ri…non…
Il m'a coupé le souffle. Sasori ! Il n'avait pas le droit ! Il s'est servi de nous !
- Ce n'est pas le temps d'être déçue, on va créer des liens solides toi et moi. Je ne te trahirai pas, puisque tu sais d'avance ce que je te réserve. Ahahah ! s'exclame-t-il, pris d'un fou rire.
Toi, n'y compte pas trop, je vais sûrement sortir d'ici, et quand je vais sortir ça va être ta fête. Tu as blessé une Hyûga, bon sang. Je ne me laisserai pas faire comme une idiote. Je lui lance un nouveau regard meurtrier à travers mes cheveux trempés de sueur et de sang.
- Je vais te laver, tu es toute sale et tu sens mauvais. Viens avec moi, dit-il en me traînant devant un bac d'eau chaude savonneuse qui sent bon.
- Ca… Capable toute seule.
- Je vais laver ton visage et ta tête. Laisse-moi faire.
Il prend mon visage, le scrutant attentivement pour ne pas laisser une trace de saleté et de sang croûté sur moi.
- Tu t'es salement cognée la tête, tu dois avoir une commotion. Tu n'en seras que plus docile.
Sa main, après avoir tout ôté patiemment de ma tête, je me sens mieux, mais sa main descend vers ma clavicule. Je lui prends instinctivement la serviette déjà noircie.
- Ca… Capable toute seule, répétai-je.
- Je te laisse continuer alors. Mais pas question que je quitte la pièce. Si tu veux changer de vêtements, ils sont là bas, mais c'est moi qui te les enfile. Pas question de te détacher.
Plutôt mourir. Je resterai avec mes vêtements sales, un point c'est tout. Il ne me toucheras plus de ses mains répugnantes.
- T-t-tournes-toi, ordonnai-je avec peine.
Je passe la serviette pleine de savon sur mon corps meurtri, observant un petit trou ensanglanté sur mon abdomen. Au moment où je remarque cela, je sens quelque chose remuer à l'intérieur de moi. Je panique, ma respiration se fait saccadée, une main posée sur la blessure, je sens une envie forte de régurgiter et je m'évanouis en me cognant la tête de nouveau.
Quand je me réveille, je suis dans la même pièce sans attrait particulier, sauf qu'elle paraît infranchissable, étendue sur une table, les bras derrière ma tête, toujours emprisonnées aux fers.
- Je me suis un peu amusé durant ton sommeil, avoue la voix de mon tortionnaire. Je n'ai pu attendre tout ce temps, désolé.
Il s'avance vers moi, étant auparavant assis sur une chaise dans le coin de la pièce. La table est illuminée par une lampe au-dessus de moi . Je vois du rouge, que du rouge.
- J'aime voir ce que je fais, dit-il en relevant mon chandail jusqu'en dessous de ma poitrine.
Soudain, une douleur me fait hurler. Il fait pression sur une plaie toute récente, qui n'était pas là avant que je m'évanouisse. Je me sens faiblir encore, c'est trop pour moi. Ma tête m'élance effroyablement, et je sens ses mains farfouiller dans la plaie, je ne cesse de crier et de pleurer.
- Pou.. pourquoi ! s'exclamai-je.
Il s'arrête, et me regarde attentivement.
- Itachi Uchiwa nous a permis de nous évader de prison. Tu vas faire connaissance, si tu tiens jusque là, avec son équipier, et tu souhaiteras mourir. Ce qu'il t'accordera facilement, il adore tuer, ne t'inquiète pas. La souffrance ne l'intéresse pas, lui.
Je vois l'homme sortir un instrument très étrange, une faux à trois lames, ce qui me paralyse totalement. Il trace de petites cicatrices fines sur mon ventre avec elle, je respire à toute vitesse, l'évanouissement est à deux doigts.
- Gaara… soufflai-je.
Ah non ! Il tranche ma chair avec son instrument de mort en laissant des sillons plus ou moins profonds.
- N'y pense plus, ressent ta souffrance, j'ai besoin de te sentir . Sinon, où est le plaisir ?
Il psalmodie des paroles étranges, implorant quelque chose ou quelqu'un. Mais il n'y a personne. Il me fait peur, réellement peur. Il lèche le sang qui coule sur mon ventre, et les nausées reprennent leur cours avec violence. Je pense à Gaara, les yeux fermés. Il subit peut-être pire que moi, il est peut-être mort, je suis terrifiée pour lui. Si il lui arrive quelque chose… ça sera entièrement ma faute. Je pleure des milliers de larmes, je souffre en silence, ne criant plus, ne pouvant me résoudre à lui donner ce qu'il veut. Je ne lui donnerai quand même pas satisfaction ! Tout au plus, quelques gémissements sortent malgré moi de ma gorge, gardant ma bouche hermétiquement fermée. Hidan s'amuse follement sur mon corps, laissant des sillons de chair déchiquetée à son passage. Il me fait une marque sur le bras à l'aide d'un scalpel, un symbole de cercle avec un triangle équilatéral à l'intérieur. Je saigne tellement, je sens les gouttes s'effondrer par terre avec bruit.
- Bon, j'ai terminé avec toi pour aujourd'hui, dit-il avec satisfaction au bout d'une éternité. Si je veux qu'il m'en reste, il faut savoir étirer le plaisir.
- Tu vas mourir, je te le promets, affirmai-je en lui crachant le liquide poisseux en pleine figure.
Je prends une grande inspiration, attendant son courroux avec appréhension en refermant les yeux.
- Tu seras plus calme au bout d'un certain temps de ce régime, ma jolie, et tu vas faire exactement ce que je veux.
- Ja-jamais, tu entends.
- Si je ne suis pas satisfait, je t'enverrai Kisame. Il saura être plus direct. Que veux-tu, à chacun ses propres méthodes.
Je reste silencieuse, préférant presque que son ami me tue sur-le-champ. Mais non, personne ne vient à ma rescousse. Hidan s'en va tout tranquillement en me lançant un sourire tout heureux, chose que je ne tolère pas, mes nerfs lâchent une nouvelle fois. Je me retrouve dans un sous-sol avec un sadique qui n'est pas pervers mais qui prend plaisir à ma souffrance… Gaara, j'espère que tu es en vie… Je te vengerai si jamais… si jamais.
Chapitre un peu plus court que d'habitude, désolée, j'ai essayé de faire de mon mieux et l'inspiration me manquait un peu.
Alors donc, j'espère que vous avez aimé votre lecture, laissez moi reviews et commentaires !
Si vous avez des suggestions, ça serait merveilleux, alors ne vous gênez surtout pas !
