Oui, ça m'a prit plus de temps que ce que je vous ai habitué. ^-^ C'est que je reprend de la santé et que je me tiens moins devant mon ordi (et j'ai eu un moment avec beaucoup trop d'énergie pour réussir à lire ou à écrire)
Je remercie mes revieweurs, vous êtes une source d'inspiration. Je remercie mes lecteurs, tous ceux qui me mette en favoris, en follows, etc., je vous adore tous!
J'adore ce chapitre, je le trouve mignon, à sa façon, très mignon.
Bonne lecture tout le monde, je vous souhaite autant de soulagement / de bonheur dans votre vie que dans la mienne, sinon plus que dans la mienne, car je vous le souhaite, ça fait tant de bien!
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 61 : RIP monsieur Davidson
– Je ne vois pas pourquoi tu insistes autant, marmonnai-je.
– Parce qu'il était important pour toi et que je n'ai jamais eu la chance de le rencontrer.
– Mais tu ne le rencontre pas plus maintenant… ce n'est que de la neige, une pierre, de la terre et une boîte qui contient une masse organique en décomposition.
Tom passa sa main dans mon dos, la posa sur ma hanche et me rapprocha de lui. Je crois que c'était la première fois que nous sortions dehors pendant l'hiver depuis que nous ne vivions plus à l'orphelinat… et c'était pour aller porter nos respects aux morts, enfin, un mort. Tom avait insisté à profusion pour pouvoir venir… maintenant que nous étions là, il semblait aussi atterré, sinon plus, que moi. Bon, moins atterré que moi lorsque j'étais venue à sa mise en terre, mais quand même…
– Je voudrais lui dire quelques mots… ça te dérangerais de…
– M'éloigner?, lui demandai-je surprise. Je… je peux bien…
– Ça ne sera pas très long.
Je marchai un peu plus loin et je me retournai pour l'observer. Il parlais à voix basse accroupie devant la tombe. Je le voyais rarement aussi sérieux et je me demandai ce qu'il lui racontait. Ils ne s'étaient pas connu pourtant… je ne comprenais pas son sentiment. Après un moment, il me tendit sa main, une invitation pour le rejoindre.
– Allez, viens ici.
– Accroupie, tu veux dire?
– Oui.
– Pourquoi?
– Tu n'as pas l'impression de te tenir éloigné de lui en te tenant là?
– Ce n'est pas comme si son âme était là.
– C'est ici que nous pouvons avoir un contact avec nos morts alors viens.
Je m'accroupie à côté de lui.
– Je le remerciais d'avoir pris soin de toi si souvent pendant que je n'étais pas là.
– Pour vrai?
– Oui… d'une certaine manière, c'était un peu ton grand-père. Même si je l'ai jamais rencontré, j'ai toujours trouvé que c'était une bonne personne, je le respectais beaucoup, j'aurais voulu pouvoir discuter avec lui, le comprendre un peu mieux, rencontrer ce modèle de mes yeux.
J'avais recommencé à sangloter.
– Je voudrais pouvoir l'avoir connu pour discuter avec toi de quel formidable homme aux goûts bizarres il était.
– Ses thés étaient délicieux, ripostai-je d'une petite voix.
– Tu en as tellement bu, aussi.
– C'était horrible au début mais…
– Je sais…
Je m'accrochai à lui, à son bras.
– Parle-moi encore de lui, le priai-je.
– La première fois que j'ai entendu parlé de lui, c'était dans une lettre… Tu me racontais que tu étais allée à la Grande Bibliothèque Magique et que tu avais fais la rencontre d'un vieil homme qui t'aidait dans tes recherches, dit-il avant d'avoir un petit rire étranglé. Et puis il y a cette fois où tu m'as envoyé cette lettre quelque peu coléreuse, tu me disais que tu avais décidé d'apprendre le latin sous les conseils de ce vieil homme mais qu'après avoir eu à apprendre à lire et écrire, tu trouvais que tu en avais assez donné. Il t'a soutenue et aidée tout le long. C'est grâce à lui si tu es enfin capable de prendre certains transports sans devenir verte. Je sais qu'il a beaucoup été là pour toi quand je t'ai fait la gueule et enfin, il a toujours beaucoup été là pour toi.
– Pratiquement dès que je l'ai rencontré, il s'est imaginé qu'il y avait quelque chose entre toi et moi et me taquinait à ce sujet, lui dis-je en rougissant légèrement… ou en devenant moins blême.
Le sourire qu'il me fit donna l'impression d'un enfant le jour de Noël qui découvre que son cadeau de Noël c'est une personne qui leur est très chère qui revient à la vie… peut-être pas à ce point là, mais ce que je veux dire, c'est qu'il avait l'air triste, profondément heureux et comme un peu surpris… il semblait vraiment être proche des larmes.
– Tom?
– Ça va, me dit-il d'une voix un peu enrouée. Je me demandais ce qu'il pensait de tout ça.
Je ne trouvai rien à répondre à ça… moi aussi, j'aurais voulu avoir encore de son avis sur tout ce qui pouvait arriver, pour qu'il me calme de sa douce voix, qu'il m'encourage avec ses yeux brillants ou qu'il me change les idées avec ses boissons uniques.
– Nagini…
– Mmm?
– Je ne te l'ai pas dit, mais tu ne vas pas aimer notre prochaine destination.
– Nous n'allons pas à la maison? Ah non, je n'ai pas envie de manger à l'extérieur…
– La GBM, Nana, je veux que tu y retournes… et je crois que tu vas toujours éviter l'endroit si tu ne t'y fais pas d'autres souvenir alors… nous allons y aller tout les jours. Je serai là, avec toi.
Je fis non de la tête, des larmes à nouveau dans mes yeux. Je ne voulais pas aller là-bas. Ne portant peu d'importance à ce que ses genoux restent au sec, il passa d'accroupi à assis sur ses genoux sur la neige pour me prendre avec force dans ses bras.
– Je vais être là… tu es brillante et la connaissance, pour toi, se trouve à la bibliothèque. Je suis sûr qu'il n'aurait pas voulu que tu arrêtes d'y aller.
Ma mère avait dû lui parler de ça…
