Pour écrire ce chapitre, j'ai eu l'aide de ma mère pour qu'elle approuve les évènements, je voulais que ce soit au minimum plausible et comme je n'ai aucune expérience dans la matière, j'ai demandé l'avis de quelqu'un qui a déjà vécu l'évènement trois fois.

Je remercie tout le monde d'exister, de me lire, de laisser des petits morceaux de pain pour me faire comprendre qu'ils apprécient ce que j'écrie. Oui, je m'avoue coupable de préférer ceux qui me review, mais que voulez-vous, c'est faux de croire que nous n'avons pas de préférences.

Bonne lecture à tous, je vous souhaite de la santé et du bonheur

P.-S.: Mon état de santé s'améliore à vue d'oeil. Je fais maintenant de la natation 3 fois semaine, je sors, je fais des activités. Même lorsque j'ai une mauvaise digestion, je suis encore capable de fonctionner. Je fais des projets, j'en termine, je fais des choix, je suis, en général, moins anxieuse. J'arrive même à faire du ménage (J'ai été incapable d'en faire pendant au moins 10 ans de temps, j'abandonnais de désespoir avant de commencer)

P.-P.-S. : En plus d'être dans un moment un peu dur à écrire dans le récit, je passe beaucoup moins de temps devant mon ordinateur, alors je ne posterai pas aussi souvent que lors des dernières semaines.

Sil: Bonjour Sil! Effectivement, ça fait un moment que tu n'as pas commenté, ça fait du bien d'avoir un peu de tes « nouvelles » ^-^ J'ai un peu revu la phrase que tu m'as souligné… je l'ai un peu modifié, mais pas beaucoup. J'écris pour moi, je publie pour les autres, tu peux toujours me pointer des choses lorsque tu fais ta lecture, ça me fera plaisir d'au moins y jeter un coup d'oeil, mais je ne promets rien au-delà, je suis un peu difficile sur mes formulations ^_~

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 62 : Le cycle de la vie

– Je n'y arrive pas, pleurnichai-je tout bas.

– Je ne te demande pas de te forcer à étudier, le simple fait que tu sois ici me satisfait pour le moment, tu sais?

Je regardai mes mains sans répondre, mon esprit occupé par les multiples verres d'eau que le vieil original m'avait fait boire après mes apparitions maladives suite au transport par cheminette.

Tom replaça l'une de mes mèches pour me déconcentrer de mes pensées.

– Veux-tu parler de quelque chose?, me proposa-t-il alors que je pensais au vieux grimoire en latin dont il m'avait traduit certains passages. J'ai parlé aux ressources humaines et tu auras vraiment quelqu'un d'autre pour t'aider ici.

– Ce ne sera pas pareil.

– Ça ne le sera jamais.

C'était la stricte vérité. Voyant le déluge sur le point d'arriver à nouveau, Tom me prit dans ses bras.

Il ne mentit pas. Tous les jours, nous allâmes à la GBM. Je refusai par contre d'aller à la même table qu'où je m'installais avant et je refusai d'aller au petit salon de thé où nous allions si souvent. Je voulais pouvoir y aller si je m'ennuyais trop de lui un jour. Tom me dit que tant que j'acceptais d'aller à la bibliothèque, les détails ne l'importaient peu.

Noël approcha à grand pas et je n'avais pas du tout hâte… Tom repartirait bientôt… Nous allâmes magasiner les cadeaux « tous ensemble », mes frères, ma belle-soeur, Tom et moi. Nous fîmes quelques cadeaux communs et quelques cadeaux « en cachette ». C'était une sortie sympathique où je m'étais plue à me rappeler notre premier été hors de l'orphelinat… où j'avais pris l'habitude de faire référence à eux par « les garçons » lorsqu'ils se taquinaient ainsi. Yasmina et moi nous nous en amusâmes.

– J'aurais voulu pouvoir l'aider, le soutenir, dis-je à un certain moment.

La main de Yasmina dans la mienne se resserra pour me témoigner de sa compassion. Cette fille était un ange. Noël arriva et passa. Je reçus de Tom la liste des couleurs de nos pendentifs et un petit assortiment de thés bien scellé si un jour je voulais en reprendre.

« Joie, énergie, rire: vert

Colère: noir

Calme, paix: blanc

Douceur, doux bonheur: bleu

Décidé: rouge

Rusé: jaune

Inquiet: gris foncé

Ennuie: Brun

Triste: Bleu gris foncé »

La mienne était bleu, donc il était heureux. Le sien était bleu, vert et un petit filet de bleu gris foncé, et effectivement, j'étais entre une joie plutôt excitée, un simple bonheur plutôt doux et cette petite amertume de ne plus pouvoir voir monsieur Davidson. Je reçus des autres des accessoires pour les cheveux, un bracelet et, de la part de Yasmina, des boucles d'oreilles… alors que je n'avais pas les oreilles percées. En moins de deux, elle était en train d'installer une des petites billes d'argent sur chacune de mes oreilles grâce à un sort. Ce ne fut pas trop douloureux mais le résultat était spécial, mes oreilles passaient d'un rouge plutôt inquiétant à un argent éclatant… Elle me dit que le résultat serait plus beau dans quelques jours.

Le temps des fêtes passa trop vite à mon goût, déjà Tom repartait. Le matin de leur départ, Samuel reçut une lettre et nous apprit très joyeusement qu'il était engagé en tant que journaliste.

C'est en recommençant à étudier que je recommençai tranquillement à aller mieux. Je ne supportais pas le remplaçant de monsieur Davidson, qui n'était là que pendant l'avant-midi et qui se contentait de me fournir le stricte minimum. Je ne pris même pas la peine d'apprendre son nom. La bibliothèque n'avait plus la même saveur et je n'y restais plus que le temps de prendre les manuels nécessaires ou de consulter ceux que je ne pouvais pas emprunter.

– Nagini!, m'appela ma mère alors que je travaillais dans ma chambre.

– Oui?

– Margaux va avoir son bébé! Veux-tu venir avec moi à l'hôpital, finalement?

Je laissai mes choses derrière et je gribouillai un mot à Tom pour lui dire que je ne pourrais pas beaucoup lui parler aujourd'hui et peut-être demain aussi.

– J'arrive!

Je donnai la lettre à Gaudium et je me dépêchai hors de ma chambre pour enfiler mes souliers. Nous allions nous rendre à l'hôpital par poudre de cheminette, il était inutile que je me couvre comme pour aller dehors.

– Crois-tu que je pourrai vraiment rester?

– Tu peux toujours le demander à Margaux, si ça peux te rassurer.

Je n'avais jamais assistée à un accouchement et j'avoue que j'étais curieuse de savoir comment ça se passait. Je connaissais les grandes lignes, mine de rien, j'avais quand même posées des questions. Ma mère, il allait sans dire, était toujours enchantée de me répondre. Je crois qu'elle nourrissait l'espoir de se voir trois fois grand-mère, au minimum.

Nous allâmes à la réception et on nous indiqua la bonne direction. Lorsque nous arrivâmes, madame Harrison était assise accotée sur des coussins dans un lit. Elle semblait assez détendue pour le moment.

– Oh Nagini, quelle surprise! Je pensais que tu ne viendrais pas, m'accueillit-elle.

Les deux femmes s'embrassèrent.

– Je peux rester?

– Bien sûr, tu sais bien que tu es la bienvenue, je t'ai invité, après tout, et si ça peut te donner le goût d'avoir des enfants…

– Merci.

Je savais déjà que je voudrais avoir des enfants. Les deux femmes m'expliquèrent que pour le moment, il n'y avait pas grand chose à faire puisqu'il fallait attendre qu'elle soit assez dilatée pour pousser, que son travail, pour l'instant, était d'endurer la douleur.

Ce fut long, et plus le temps passait, plus les contractions étaient rapprochées, longues et douloureuses. Ma mère la faisait marcher entre les fois ou l'encourageait à relaxer un peu. Son mari, Charles, finit par arriver et à peine une heure plus tard, ce fut finalement le temps de pousser. Son mari d'un côté, ma mère et moi de l'autre. Le bébé gagnait doucement du terrain… Lorsqu'il fut sortis, je fus surprise par la grosseur plutôt petite du bébé comparativement au ventre de sa mère.

– Madame, vous en avez un autre, lui dit la sage-femme après avoir appuyée sur son ventre.

Des jumeaux? Le deuxième passa beaucoup plus facilement. Peu de temps après, la maman recevait dans ses bras ses magnifiques marmots. Elle venait d'avoir deux petites filles. Elles étaient couvertes de mucus, leur tête était un peu déformée et pourtant, pourtant je les trouvais magnifique et j'étais hypnotisée par leurs pleurs. La première fut nommée Sarah, la deuxième Juliette.

Je regardai ma mère et lui demandai à l'oreille pourquoi il y avait cette chose au nombril et pourquoi leur tête était si… Elle m'expliqua d'abord c'était quoi un cordon ombilical puis que ce cordon sécherait et tomberait par lui-même au bout de quelques jours, ensuite, elle m'expliqua que la tête des bébé était souple et fragile et qu'en forçant son passage, elle s'était étirée, mais qu'elle reprendrait sa forme normale au bout d'un moment.

Le cycle de la vie, il y en a qui meurent, il y en a qui naissent.