Disclamer : Comme d'habitude merci à Masashi Kishimoto pour me prêter si humblement ses personnages... quel homme me direz vous, et vous aurez raison !

Bon bon bon ... de retour après quatre ans... QUATRE... C' est un hasard, de plus, car je relisais simplement mes fics et bon je comprends le désespoir qui vous habite... je ne sais pas pourquoi je l'ai laissée en plan comme une malpropre celle-là, surtout dans un moment crucial de cet épisode gore, elle était géniale pourtant ! (Oui la modestie à la Bones...) Donc non seulement je compte la continuer mais de plus je compte bien la terminer même si je ne suis pas douée pour les fins et il y aura de nombreux chapitres encore... pour votre bon plaisir et le mien, puisque si l'on n'aime pas écrire pourquoi le faire mes amis ! Donc j'ai tout relu de Alpha à Zeta et j'ai beaucoup d'idées pour la suite... j'ai tellement envie de faire un lemon et je n'arrive pas à trouver avec qui donc je pense réenfermer Hinata (oui je sais réenfermer n'est point un verbe réel...)avec tous ces hommes: Kiba, Sasuke et Gaara. Mais non, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas le cas... J'ADORE les sous-entendus sexuels... donc rating M si vous êtes rendus ici vous devez être matures ! Il va y en avoir encore et encore :) Je vais d'ailleurs commencer une autre fiction très prochainement - du KibaxHina - parce que j'adore les coupler, en plus en français ça fait pitié tellement il n'y en a pas... BON !On la continue, cette histoire, oui ou non ? Oui, parfait donc voici la suite.

Chapitre 10

Le retour (le mien, bien entendu, ahah...)


Récapitulons (eh bien quoi, quatre ans ça vaut la peine de tout remettre en ordre pour repartir d'un bon pied). Je m'appelle Hinata et je viens de m'échapper de la prison où l'organisme Akatsuki - en particulier Hidan - me retenait prisonnière, cinq étages plus bas que le niveau du sol. J'habitais sur le campus, dans le bloc Phi-Omega-Beta, trahie par Pain - doyen de la confrérie - Sasori et Deidara mes colocataires - mais Deidara m'a laissée m'échapper donc simili-trahison pour lui. D'ailleurs je devrai le remercier si jamais je lui tombe dessus à nouveau... vivant. J'ai été assommée en pleine rue, une légère protubérance sur la tempe gauche, un trou du diamètre d'une aiguille dans l'abdomen, le signe de Jashin gravé sur le bras , et six sillons sur le ventre (merci d'exister epiplum, car mon intestin grêle serait sorti depuis un bout) dues à sa faux à trois lames et deux blessures aux jambes.

Bref je suis réellement très amochée. J'ai trouvé une trousse de scalpels, des stylos, un couteau effilé dans «mon bureau» et suis repartie aussi vite, non pas pour se sauver cinq étages plus haut mais pour aller sauver Gaara, homme aux cheveux rouges et non roux, rouuugeees, yeux verts, mon colocataire, protecteur, un des trois. Je dois absolument ranger mes émotions dans un coin de mon cerveau afin de raisonner intelligemment. Me dis-je une fois entrée dans le lieu où est censé être détenu No Sabaku, dans une pièce noire comme la mienne auparavant, un scalpel dans une main. Un corps tomba sur le plancher, des gémissements.

Il y a-t-il quelqu'un d'autre dans cette pièce que cette victime et moi-même? Maudite affaire, la lumière est facultative ou quoi ? Interrupteur ? Je n'en ai pas vu sur les côtés au-dehors. Réfléchis, Hinata ! C'est le temps d'activer tes neurones ma chérie parce que tu n'as pas de plan, aucune idée, et tu es dans la plus grosse merde de ta vie. Il y va de la vie de Gaara. Ferme la porte premièrement, ne la laisse pas ouverte ainsi, quelqu'un risquerait de se faufiler ! Mais non grosse conne, à part toi qui veux-tu qui veuille se faufiler. Bon, parfait, la porte est bien enclenchée. Je suis le cadre de la porte avec mes doigts, le métal froid grise mes capillaires, et je touche une légère protubérance à gauche. Le voilà. Une fois actionnée, je distingue son corps.

Jeune homme dans la vingtaine à première vue. L'aura blanche que je distinguais tout-à-l'heure vacille perceptiblement... sa vitalité tressaille sans aucun doute. Il lui manque un bout de doigt tandis que la peau arrachée de son bras que j'avais observée précédemment trône toujours sur la table, trois sillons qui me rappellent quelque chose descendent de l'épaule gauche à son appendice xiphoïde. (Armez-vous d'un dictionnaire ahahah ;)) La couleur de cheveux ? me demanderez-vous. Les larmes me montent aux yeux (ça doit être les hormones) en reconnaissant le rouge qui caractérise le trait physique le plus évident de mon colocataire - pas un des deux méchants, vous vous en doutez bien. Je décide alors de refermer la lumière... moins de risque que quelqu'un passe et jette un coup d'oeil par inadvertance. Je sais très bien me situer dans le noir donc je fais un plan en 3D intérieurement avant d'effectivement fermer la lumière.

-Gaara? chuchotai-je.

Faible grognement. Pourquoi, il dort ? Ah non j'aurais dû y penser, comment je compte le cacher en le sortant d'ici ? Ma cape ne sera jamais assez grande pour ça de toute façon quatre pieds pour une seule personne, soyons réalistes. J'en étais là dans mes réflexions qu'avec une horreur grandissante j'entends la porte se déclencher et une ombre se faufiler dans le noir complet. Souffle saccadé, aux petits bruits et à la carrure entr'aperçue je dirais que c'est un homme. Deidara a sûrement été découvert depuis le temps, je ne peux pas croire ! Donc logiquement si je ne suis plus dans ma «prison» je devrais vouloir m'évader de ce lieu. Je ne devrais pas savoir que mon ... ami est ici alors pourquoi quelqu'un viendrait m'y chercher ? Mais ferme-la maudite encéphale.

-Gaara ? chuchote alors l'inconnu.

Pas si inconnu que ça finalement... la voix de mon meilleur ami.

-Kiba? murmurai-je en allant vers la voix. Qu'est-ce que tu fais ici ?!

Je me frappe bientôt les mains sur des pectoraux.

-Je travaille ici à temps partiel pour faire le ménage des bureaux, arroser des plantes, faire suivre le courrier... je ne pouvais pas penser que ces pièces servaient à quoi que ce soit, elles sont loin de mon lieu de travail habituel... mais tout le monde panique parce que toi tu t'es sauvée, ils te cherchent, ils sont moins prudents et ils ont parlé de vous quand je passais à côté dans le corridor... J'ai su que Gaara était ici aussi. Une chance que je suis un petit préposé sans importance parce que j'ai chipé une robe de leur organisation dans les nouveaux arrivages, je n'avais pas pensé que tu n'étais pas partie, dit-il pendant que je l'entraînait vers le corps.

-Je croyais que tu ne voudrais plus jamais rien savoir de moi après cette stupide histoire d'initiation. Tu travailles ici ?! Et c'est un hasard que tu travailles aujourd'hui peut-être ?

-Il est arrivé un «accident» à mon confrère, il a donc fallu le remplacer...

-Tu ne savais pas du tout que cette organisation nous pourchassait ? Pourquoi ne l'as-tu pas dit avant?

-Tu ne trouves pas pratique d'avoir quelqu'un d'infiltré? Permets-moi de te rappeler qui vient à ton aide...

-Attention, il doit être juste devant nous. Il est assez gravement blessé si tu veux mon avis... Moi aussi il va falloir trouver de la morphine ou quelque chose comme ça parce que ça risque d'être difficile de rester concentré sur autre chose que la douleur... il faut avoir l'air normal un peu pour pouvoir sortir d'ici.

Je me baisse afin de toucher le corps à peine en vie.

-Gaara, tu es toujours en vie dis-moi...

Nous le retournons précautionneusement sur le côté.

-Je ne vois rien Kiba, franchement ça serait pratique... as-tu quelque chose qui puisse nous aider?

-Ouvres donc la lumière, Hinata, on va le déplacer dans le coin où nous ne pourrions pas être vus de la porte... bonne idée, non ?

-J'y vais, c'est beau. Tu es fort, portes-le là où tu as dit.

Il ramasse donc le corps soigneusement pendant que je me redirige vers l'interrupteur.

-Dis-moi quand tu seras prêt.

-Vas-y.

J'allume la lumière puis me précipite vers les deux hommes dans le coin.

-Tu ne pourrais pas savoir par un pur et simple hasard où se trouverait de la morphine dans ce coin? Ou un anti-douleur quelconque ? Oh et un sac de plastique aussi, stérile si jamais tu peux.

-Seulement dans certains bureaux pour des expériences...

Je regarde sa veste noire, il n'a pas l'air taché de sang alors il pourrait sortir d'ici sans problème. Il me fait un sourire, montrant ses petites canines dépassant sa lèvre inférieure. Il a l'air malcommode avec ses cheveux qui partent dans tous les sens.

-Oui, je vais y aller, Hina. Attends-moi.

Quand à Gaara, il n'a pas le visage endommagé donc c'est déjà un bon point. Je n'ai jamais été aussi soulagée de voir ses deux gars-là en même temps. Il faut dire que celui qui souffre en ce moment n'a pas été de toute gentillesse avec notre sauveur. Désormais, dans toute cette histoire de garçons en chaleur, je devrai faire attention, c'est trop pour moi. Je ne suis pas la possession de qui que ce soit. Mais qu'est-ce que j'ai donc à divaguer ainsi ? Ce doit être les nerfs.

J'entends des pas dans le corridor. Faites que ce soit lui, faites que ce soit lui...

-Kiba ! m'exclamai-je de soulagement. Pour un peu je t'embrasserais !

-Ne te gêne surtout pas, dit-il en me tendant un sac plastique ainsi qu'une seringue capuchonnée de liquide clair. C'est un anti-douleur intra-musculaire. Il en a assez pour toi ou lui, parce qu'il n'y avait qu'une seule seringue et prendre la bouteille carrément aurait été beaucoup plus louche que d'en retirer un peu. À moins que de partager la même t'agrée, de toute façon un liquide corporel contre un autre, que cela peut-t-il bien changer.

-Kiba Inuzuka, tu sais très bien que jamais je ne ferais ça à moins qu'il aie passé un test de maladies... et calme-toi la jalousie le moment n'est pas très bien choisi.

Je relève la manche de Gaara en décapuchonnant l'aiguille pour le piquer au même endroit que les vaccins le sont. Je n'ai rien pour désinfecter. Je pique alors et retiens le bras puisqu'il fait un gros sursaut. Je distingue ses paupières qui laisse passer un peu de vert (c'est le cristallin, pas du pus)

-Va mettre sa peau dans le sac, on ne sait jamais, peut-être qu'ils pourront lui recoudre à l'hôpital.

J'injecte le produit lentement pendant que Gaara reste les yeux entr'ouverts.

-Tiens ça devrait faire bientôt effet. C'est moi, Hinata, tu me reconnais ?

-...tu fais là? dit-il

Devine...

-On te sort de ce trou. Tu diras merci à Kiba éventuellement. Tu sens-tu capable d'enfiler ça? Mets-la par-dessus tes vêtements. Oh non, finalement on va prendre ton t-shirt pour te bander le bras et la main.

Kiba revient à mes côtés, tenant la peau presque à bout de bras.

-Aide-moi à lui enlever.

Gaara se met tranquillement assis en observant ses blessures.

-Il y a beaucoup de monde dans le corridor ? C'est quoi ton plan génial pour nous faire sortir d'ici ?

-Entre les deux premiers bureaux à droite il existe un escalier de secours. Je vais te donner le code tandis que je vais m'arranger pour que personne ne vous voit. De dos, il ressemble à Sasori, tandis que toi par contre... Une fois rendus en haut, vous sortirez par la porte du rez-de-chaussée et vous m'attendrez, vous allez atterrir dans une ruelle, vous vous cacherez derrière la benne à ordure droit devant. Les caméras ne se rendent pas là. En tout cas nous n'avons que ce choix-là de toute façon. Attends, je vais partir en éclaireur.

-Gaara, regarde-moi. Tu dois absolument te relever maintenant c'est notre seule chance de pouvoir partir d'ici encore en vie, dis-je en terminant son bandage de fortune.

Il se relève péniblement sans dire un seul mot. Je ne sais même pas comment j'arrive à tenir, je peux comprendre tout-à-fait. Je lui enfile sa robe rapidement pendant que mon meilleur ami va en reconnaissance à l'extérieur. Je vais attendre son retour. Je ferme la lumière de nouveau. Deux minutes plus tard, le brun revient.

-Ils tiennent un conseil sur votre cas en ce moment même, heureusement, dans le bureau le plus éloigné de l'escalier. Le code c'est 15846 pour entrer dedans et 98561 pour sortir dehors. Tenez-vous droit juste au cas où quelqu'un sortirait. Grouillez-vous ça urge ! Personne ne se rend compte de ma présence, ils ne se poseront pas de questions si je vous suis. GO !

On croirait entendre Naruto. J'ouvre la porte et passe la tête dehors. Gauche, droite, gauche, personne en vue. Je pousse alors Gaara devant moi, qui ne dit absolument rien mais qui fait de gros efforts afin de se tenir normalement. Nous parcourons les quelques mètres nous séparant des bureaux avec forte appréhension mais sans encombre. 15846, très léger bip aigu approuvant le code, la porte de secours s'ouvre sur des escaliers qui n'ont pas servis depuis des mois. Plus besoin de faire semblant, Kiba soutient Gaara d'un côté et moi de l'autre afin de grimper plus vite. Non mais cinq étages, blessés comme nous le sommes... Nous apercevons ENFIN la sortie pour aller à l'extérieur. Kiba fait le code de son bras libre, encore un bip et nous sentons une bourrasque assez solide qui ouvre ma robe en partie. Mes vêtements sont en lambeaux. Il nous pousse derrière la benne en question.

-Attendez-moi, je reviens, je vais me servir d'un ou deux talents bien cachés...

-Je comprends plus rien, marmonne Gaara dans la pénombre des ordures.

-Tu parles, selon moi c'est déjà un bon signe si tu veux mon avis, lui répondis-je.

-Mais qu'est-ce qui c'est passé ...

-Je t'expliquerai ça quand on sera enfin rendus à l'hôpital.

Une voiture se gare devant la ruelle et Kiba court a notre rencontre, le visage presque aussi rouge que ses triangles. Pas le temps de niaiser. Pauvre Gaara qui se fait pousser de tous bords tous côtés. Sinon on va devoir attendre deux millénaires de plus. Une vieille Accent que je reconnaît comme la voiture de sa soeur Hana. Je m'installe côté passager pour permettre à l'homme aux cheveux rouges de s'étendre de tout son long sur la banquette arrière.

-Il est où l'hôpital le plus proche... marmonne encore Gaara.

-Laisse-moi faire ça va comme sur des roulettes.

-Tu ne penses pas qu'on va avoir un comité d'accueil en arrivant là-bas non ?

-Secret professionnel. Tu ne crois pas qu'avec toutes vos blessures, ils vont prendre des précautions pour vous garder en vie non ? C'est pas un poste de police dont on parle. Enlevez vos robes tous les deux déjà il faut éviter de semer la panique.

-C'est bien la première fois qu'un homme me demande d'enlever mes vêtements et que je suis d'accord ahahah... dis-je tristement.

-Gaara, tu vas y arriver avant la prochaine pleine lune j'espère, lâche le conducteur en me jetant un regard désespéré.

Une bonne trentaine de minutes plus tard, nous accostons enfin l'hôpital. Enfin, accoster en automobile bien sûr.

-Prenez la porte des ambulanciers, ça risque d'être plus subtil que de se présenter en plein milieu de l'urgence.

-Maudit hôpital, je ne suis plus capable de te voir ! grinçai-je entre mes dents. Ça va être encore plus long que la dernière fois.

Finalement arrivés au point tant désiré, les gens en uniforme de la santé nous regardaient avec des têtes épouvantées. Oui, c'est sûr, vous devriez voir notre tronche. Une infirmière arrête sa marche rapide pour se planter devant nous.

-Que faites-vous là ? Vous êtes passés sous un déchiqueteur, sans indiscrétion ?

T'es pas pas indiscrète du tout, madame l'éléphant. Ma seule envie : pleurer. Je vais sans doute avoir mes règles bientôt. Je ne me sens pas très bien. Sous le regard médusé des garçons, mon étourdissement prend de l'ampleur et wouf! Coup de chaleur qui devient trop intense. Je m'évanouis alors.

Je n'entends rien. À part la machine qui mesure mon pouls. Bip, bip, bip, bip... Je replonge dans l'inconscience.

Je me réveille pour la deuxième fois. Cette fois, je me sens comme quelqu'un qui a trop dormi. J'ouvre mes yeux entièrement. L'électrocardiogramme fait toujours son bruit. Le soluté coule lentement dans mes veines. Je vois quelque chose bouger derrière le rideau. Je sonne l'infirmière. Des cheveux bruns qui dépassent du tissu blanc entourant mon espace vital. Un visage avec des yeux noirs, des triangles rouges en dessous. J'aurais dû m'en douter. L'infirmière arrive en marchant vite (du moins je suppose que c'est elle).

-Que faites vous donc ? Vous jouez le voyeur ou quoi ? s'exclame-t-elle.

-Non, je revenais des toilettes, dit l'autre en rougissant.

-Mademoiselle Hyûga ! Je m'appelle Michi, je suis votre infirmière, je vois que vous êtes réveillée ! En voilà une bonne nouvelle ! Ce jeune homme ne vous importune pas, j'espère?

-Pas du tout, je vais bien, dis-je d'une voix rauque. Pourquoi je parle comme ça moi ?

-Cela fait deux semaines entières que vous dormez. Vous n'avez pas parlé depuis longtemps. Pouvez-vous vous retirer, s'il-vous-plait, je voudrais regarder plusieurs choses avec mademoiselle, vous pourrez revenir dans cinq minutes, dit-elle en se tournant vers le jeune adulte.

Kiba se déplace vers la porte, la fait claquer pour la forme et revient se placer derrière le rideau sans être vu. Sacré Kiba, je ne me mettrai pas à l'engueuler. De toute façon, il en a déjà vu pas mal. Je fixe donc mon regard sur Michi l'infirmière.

-Vos plaies sont presque entièrement résorbées. Je vais vous montrer. Descendez votre couverture et remontez la jaquette sous vos seins. Oui, parfait, fait-elle en coupant les bandages recouvrant mon ventre avec des ciseaux chirurgicaux. Des cicatrices très fines, comme vous pouvez voir. Votre cousin a accédé à notre requête d'appliquer un nouveau produit sur les plaies. C'est ce produit qui a permis des miracles comme cela. Il accélère prodigieusement le processus de guérison. De toute façon, vos blessures ont atteint la couche graisseuse sans toucher aux organes, donc nous avons pu recoudre. La seule qui va prendre un peu plus de temps, c'est une entaille très petite mais assez profonde, vous la voyez, celle-ci, dit-elle en montrant la première blessure que Hidan m'a faite. Les points sont enlevés et si vous continuez à mettre cette crème, vous ne verrez aucune différence dans deux semaines. Ah, les trous sur les cuisses. Manifestement causées par des aiguilles, mais elles sont résorbées elles aussi. Ah oui, les inspecteurs vont sûrement vouloir vous interroger quand vous serez de nouveau sur pied.

-Quand puis-je prendre congé ?

-Vous demanderez au docteur quand il viendra vous voir dans environ une heure, c'est d'accord. On va vous retirer la sonde urinaire et... le reste par la suite.

J'acquiesce de la tête. La culotte d'incontinence. Je n'ai pas pu aller aux toilettes inconsciente, j'espère que mon ami ne l'a pas vu, c'est plus que désagréable. Kiba retourne à la porte, la claque pour faire comme s'il revenait. Je roule les yeux.

-En tout cas vous avez un petit ami attentionné, fait-elle avec un sourire avant de disparaître.

Mon petit ami... J'ai dû manquer quelque chose encore.

-Salut, dit-il les yeux presque globuleux en venant s'asseoir près de moi.

Je redescend rapidement ma jaquette sous ma couverture.

-Salut. Je suis contente que tu n'aie rien vu de plus, j'aurais eu honte. Gaara, il va comment ?

-Il est dans le lit voisin. Lui, par contre, n'a pas dormi pendant deux semaines et s'impatiente sur le personnel au complet.

-Ah oui ? Pourtant je n'entends rien.

-Il a encore fait une fugue ce matin, mais il ne peut pas aller loin, ils lui ont confisqué son linge. Ils vont le ramener bientôt.

-Ça veut dire qu'il va bien. C'est ça au moins.

-Oh Hina... J'ai vraiment eu peur que tu ne te réveilles pas! Tu m'as fait peur! Akamaru pleurait en se couchant près de toi, il a tout fait pour te réveiller, il était tellement triste... sa voix se brise. Veux-tu me faire un peu de place ?

Oh non, l'air de chien battu. Jamais je ne peux résister humainement à ça. Je me tasse plus proche de mon soluté pour ne pas qu'il se mette sur tous les tubes qui sortent de mon corps. Il baisse ma ridelle et vient se pelotonner contre moi. Son odeur que je n'avais pas sentie depuis très longtemps me rassurer, odeur canine d'accord mais de masculinité aussi, sans nommer les phéromones. Ses bras s'entourent autour de mon cou et ma taille, mettant ma tête au creux de sa poitrine. Ma peau escalade l'échelle des couleurs à me rendre aussi rouge que ses tatouages. Son coeur bat très vite en ratant des battements. Sa respiration se perd dans mes cheveux.

-Heureux de voir que vous allez bien... dit alors une voix en ouvrant la porte.

Gaara.


Hinata : Mais qu'Est-ce que tu fous maudite auteure ? T'as attendu quatre ans pour sortir ça... T'aurais pu te retenir !

Sasuke : Pis moi ! J'ai carrément disparu moi !

Auteure : Toi, ferme-la !

Gaara : Tu la couches dans un lit avec l'autre juste pour m'énerver !

Auteure : T'étais pas là ! T'étais pas censé savoir ça ! De toute façon, c'est son meilleur ami, même si t'essaie de les séparer tout le temps.

Kiba : Yes ! Je les ai tous plantés !

Auteure : En tout cas merci pour avoir lu ce chapitre qui m'a fait un plaisir d'écrire. Écrivez-moi vos commentaires :)