J'ai beaucoup travaillé pour vous aujourd'hui, et j'ai donc fini par finir ce chapitre. Il est plus long que la majorité de ceux que j'ai fait dernièrement… c'était sensé être deux chapitres, mais en n'était pas capable de nommer le deuxième, je me suis dit que dans le fond, c'était le même chapitre.

Je vous souhaite bonne lecture, et je vous remercie de votre loyauté ^-^

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 63 : Plus ça change, plus c'est pareil…

À la maison, nous commencions à grossièrement ranger dans des boîtes les affaires de Samuel. Il allait déménager pour prendre un appartement en tant que le célibataire qu'il était… ses propres paroles. Il m'avait avoué dans une lettre que ça le dérangeait un peu mais qu'il allait profiter de sa nouvelle liberté en appartement. Le temps durant lequel j'aidais ma mère à faire les boîtes me permettait de faire faire le deuil du déménagement de mon frère.

Il n'allait dormir à la maison qu'une seule nuit, et je crois que ce n'était que pour mon intérêt… et pour sa mère.

– Bon, il ne reste juste que le bas de l'armoire, mais Samuel voulait s'en charger seul, m'indiqua ma mère d'une mine réjouie.

Il restait encore trois nuits avant leur retour. J'avais hâte, il m'était presque impossible de voir Antony car il était toujours retenu au bureau et le boulot de Yasmina aussi, commençait à être plus demandant. Je savais que je n'allais pas profiter longtemps de la présence de Samuel non plus, mais au moins il y aurait Tom et il me manquait, le petit sacripant!

Je fus une nouvelle fois « intenable » lorsque nous allâmes les chercher. Je m'habillai joliment, j'uniformisai un peu mon teint avec de la poudre, j'appliquai qu'un fin trait de rouge sur mes lèvres et je me brossai les cheveux.

– Nagini, on va être en retard!

– J'arrive!

Je terminai à la va-vite mes cheveux et je courus prendre la main de ma mère.

Nous transplanâmes à une zone fait pour cela proche de la gare de King Cross. Nous nous dépêchâmes et lorsque nous arrivâmes nous étions un peu éméchées et nos souliers un peu terreux mais nous étions deux minutes d'avance.

– Quel dommage, tu étais si jolie, commenta ma maman en avisant mes cheveux.

– Ne t'inquiète pas pour ça…

Je n'osai pas lui dire que Tom avait toujours préféré que j'ai un petit côté sauvage. Elle essaya de me refaire rapidement une beauté et je me dérobai. Au final, j'étais bien contente de voir le train arriver.

J'accouru au wagon qu'il prenait toujours et dès sa sorti je le serrai dans mes bras un instant, puis nous libérâmes la porte.

– Comment ça va?

– Mieux… je me tiens occupée, ça aide.

– Ta peau est particulièrement douce au visage, c'est quoi?

Je me sentis rougir violemment.

– De la poudre, lui répondis-je avec une gêne évidente. Il frotta sa joue contre la mienne.

– Et ça sent bon. J'imagine que je n'ai rien contre que tu en portes.

Totalement inconfortable, je fixai mes pieds. Ça devait être comique car il partit à rire. Comprenant que j'étais partie trop loin, il me prit la main et m'entraîna jusqu'au point de rencontre. Dylan et ses amis vinrent nous voir, Dylan m'offrit ses condoléances. Mon frère et ma mère finirent par arriver et nous partîmes. Tom rentra directement chez lui pour nous laisser profiter de mon frère. Nous allions souper avec Samu en famille et, demain, nous allions déjeuner les deux familles ensembles juste avant qu'il ne déménage. Ça me fâchait un peu de me séparer si rapidement de lui, mais j'allais le voir le lendemain, et Samuel, lui, partirait. Le choix n'était vraiment pas dur à faire.

Samuel était déjà très enflammé par ce qu'il allait écrire et nous disait qu'il s'était déjà assuré que nous ayons un abonnement au journal où il aurait une chronique. Il n'était pas arrêtable et je lui promis à plusieurs reprises que je lirais ses chroniques et que je garderais une correspondance avec lui. « Le journal me fournit un hibou pour le travail. », nous apprit-il fièrement. Lorsque mon père arriva, il recommença à dire tout ce qu'il nous avait dit. Je ne pouvais pas douter que même s'il avait découvert son domaine d'emploi sur le tard, il n'en était pas moins passionné. Je crois que je m'endormis sur le divan à écouter mon frère parler et parler, tandis qu'il nous promettait de nous rendre visite plus tard cet été dès qu'il serait bien placé.

Le déjeuner du lendemain fut dans les mêmes tons, mais en plus Samuel et Tom se taquinaient l'un l'autre. Je pouvais allègrement m'amuser à les observer et à les écouter, sans trop devoir fournir d'énergie à y mettre de mon grain de sel. Pendant un moment, j'en oubliai que mon frère partait seulement dans quelques heures et que je ne le verrais plus que sur occasions.

Tout le monde était joyeux, et je me laissai baigner dans cette joie sans me torturer l'esprit avec les « et si ». Lorsque mon frère se leva, il me sembla plus grand, plus seul aussi… je crois que je ne fus pas la seule à le remarquer, puisqu'il fallut un moment avant que tout le monde se lèvent à leur tour pour le rejoindre. Samuel avait eu le temps de prendre une bonne bouffée d'air… une bouffée de liberté. Nous l'escortâmes jusqu'à la cheminée, il fit le tour de la mêlée pour nous dire aurevoir, puis il partit. Quelque chose dans tout ça me perturbait, la légèreté du tableau? La chaleur qui disparaissait doucement de ma joue qu'il avait embrassé? Le soudain trou que ça faisait dans ma vie? En même temps, le voir si heureux en partant… je ne pouvais pas m'empêcher d'être satisfaite pour lui, heureuse pour lui. J'aurais hâte d'entendre parler de toutes ses aventures.

Lorsque Tom me parla de ses examens, je fus heureuse de constater que je comprenais finalement tout ce qu'il racontait. Nous allâmes dans sa cour, sur la grosse roche plate pour discuter librement. Nous parlâmes aussi de ce que nous étions sensé voir l'année prochaine, de nos prévisions à ce sujet… Lorsque nos parents nous appelâmes pour souper, je réalisai que ça faisait un long moment que nous étions assis dos à dos entre deux conversations, dans un doux silence qui nous allait bien.

Sinon, les jours suivants, nous passions nos avant-midi à faire du vélo, nous dinions chez l'un ou chez l'autre, nous étudions ensemble dehors dès que le temps le permettait jusqu'au souper, puis nous rentrions.

Mes frères étaient particulièrement occupés et par conséquent, je recevais peu de lettres de leur part. Yasmina se trouvait dans la même condition donc je n'avais que Dylan avec qui je communiquais régulièrement. Il était aussi heureux qu'il est possible de l'être en sachant qu'il ne supporte pas sa belle-mère. Son couple, me laissa-t-il entendre, allait bien. Je le trouvais plutôt mignon à vouloir me partager sa joie mais d'en être aussi gêné. Je crois que je ne serais guère mieux à sa place.