Je n'ai pas mon prochain chapitre d'écrit, parce que j'ai été malade aujourd'hui. Je viens de me réveiller et je suis rendue en plein après-midi. Malgré tout, j'ai décidé de poster ce chapitre, je crois que vous avez assez attendu, lol! En tout cas, moi j'ai assez attendu.

Merci à tout le monde pour votre appuie!

Bonne lecture!

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 64 : Par une chaude journée d'été

Épuisée par le soleil, j'avais décidé de rapporter ma lecture à plus tard et je me prélassais maintenant, comme bien souvent, couchée sur la grosse roche dans la cour de Tom. Ce dernier était encore bien concentré dans son livre et à travers mes yeux entre-ouverts, je pouvais voir sa silhouette découpée par le soleil. Pour être franche, j'avais, cet été, de plus en plus de misère à le quitter du regard.

Ennuyée par mon cœur qui s'emballait, je fermai les yeux et me concentrai seulement sur les caresses du soleil sur mon corps. Je protestai lorsqu'une ombre couvrit mon visage. J'ouvris paresseusement les yeux et les clignèrent quelques fois avant de m'ajuster à l'éclairage et de comprendre ce qui arrivait… Je criai de stupeur et Tom éloigna son visage du mien pour éclater de rire. Il adorait me taquiner et je crois que ça empirait à chaque année…

– Bien dormi, princesse?

– Arrête de me niaiser [1], Tom.

Il rapprocha de nouveau son visage du mien, mais pas aussi proche, cette fois-ci. J'en perdis néanmoins un battement. Il m'observa un moment, satisfait de son effet, avant de répliquer suavement :

– Qui a dit que je niaisais [2]?

Je saturai en rougeur avant de lever ma main et d'éloigner son visage. J'en profitai pour me rasseoir.

– Tu me niaise tout le temps.

– Ça doit être les rougeurs, ça te va si bien, il faut que je les cause souvent pour pouvoir amener ce souvenir avec moi.

– Tom!

– Si au moins tu me chicanais avec conviction, mais tu es juste un peu gênée.

– Mais…

Son sourire satisfait n'avait toujours pas quitté sa face et j'aperçus un brin de malice lorsqu'il leva sa main pour cueillir mon visage.

– Tom?

Il me regardait, son regard parcourait ma figure, j'avais l'impression de brûler, je perdais mon souffle. Je le vis approcher doucement mais ce n'est qu'après que je compris. Sur le coup, je l'ai simplement laissé faire. Il m'avait tendrement embrassé.

Les yeux ronds je le regardais fixement, ahurie par ce qui venait de se passer. Il plissa les yeux et inclina la tête de côté, visiblement amusé, mais pour une fois, son amusement n'était pas moqueur mais plutôt… attendri.

Je n'eue pas le temps de réagir (dans mon état, en tout cas), qu'il recaptura mes lèvres. Il me poussa gentiment mais fermement jusqu'à ce que je sois couchée. Rendue à ce moment, à défaut de bien intégrer ce qui se passait, je n'étais plus aussi passive et je passai mes mains derrière son cou. Je sentis des papillons dans mon ventre et mes mains me démangeaient, j'avais vraiment envie de le toucher, de sentir sa peau, me débarrasser de ses vêtements. Je laissai échapper un gémissement qu'il captura puis notre baiser s'arrêta. Nous échangeâmes un regard, et je dois admettre que je n'avais jamais vu les yeux de Tom aussi chargés d'émotions, puis il embrassa mon front avant de se redresser et de me tendre sa main. J'acceptai son aide puis il me lança un clin d'œil avant de retourner à son bouquin, comme si rien ne s'était passé. Cependant, je commençais à immerger et je cherchai à comprendre :

– … Tom…?

– Mmm?

Il releva son regard vers moi, un doux sourire aux lèvres. Un moment de silence passa encore avant qu'il ne prenne parole :

– Tu sais, à chaque fois que tu réagis comme ça, les joues rouges, le souffle court, le regard brillant même si confus, ou même parce qu'il est confus, j'ai juste envie de te confondre d'avantage. Peut-être en t'embrassant encore, ton cou ou bien un peu plus bas, en abaissant un peu ton collet? Ou serait-ce en me permettant de toucher ta peau, parcourir ton ventre de mes mains et, pourquoi pas, avec ma bouche aussi?

Son livre de nouveau oublié, il s'était de nouveau approché, mais cette fois-ci nous étions tempe contre tempe, sa bouche au niveau de mon oreille. Je tremblais en sentant son souffle brûlant.

– Ou est-ce que je te murmurerais des insanités à l'oreilles? Te conterai-je le moindre de mes désirs? M'amuserais-je à te faire tant trembler que tu fonderais dans mes bras?

Il reprit ses distances sous mon regard attentif, se leva de la roche que pour mieux poser un genou à terre.

– À moins que je me contente de te demander si tu voudrais m'épouser?

– Tu…

Il sortit un petit objet de sa poche.

– Nagini Desbois, voudrais-tu m'épouser?

Face à mon « absence de réaction » (après tout, rester pantoise est une réaction, juste pas très productive) il me lança encore son regard attendri avant de prendre l'initiative de prendre délicatement ma main pour y glisser la bague. Ne pas avoir voulu, j'aurais eu tout le loisir de retirer ma main mais… même si j'étais trop sous le choc pour réagir à la nouvelle sorte de « taquinerie » de Tom, je n'avais aucunement l'intention de l'arrêter, aucune.

Il nous entraîna dans un nouveau baiser, je crois qu'il tentait de se contrôler, de ne pas effectivement faire toutes ses choses qu'il m'avait proposées. Je crois qu'il mettait toute son énergie à se contenter de ce baiser. En tout cas, pour ma part, je devais mettre tous mes efforts pour ne pas trop y penser. Je grognai de plaisir lorsqu'il glissa jusqu'à mon cou pour goûter ma tendre chair.

– Frérot lâche Nana, tu lui fais mal!, s'indigna la petite voix de Célia.

Je fus saisie de surprise mais Tom ne me relâcha pas immédiatement, me causant une courte sensation entre douleur et plaisir au creux de mon cou qui me fit pousser un cri de surprise. Il me relâcha après, en me lançant un regard amusé et malicieux tandis que sa sœur le réprimandait :

– Frérot!

– Je l'ai lâchée, tu vois?, répliqua-t-il en leva les mains dans les airs et en se tournant vers elle, une expression maintenant innocente au visage.

– Est-ce que ça va, Nana? T'as une tache toute rouge dans ton cou.

Électrisée, je portai ma main à mon cou d'un coup sec.

– Et ton visage aussi est tout rouge, rajouta l'enfant.

– Un coup de soleil, sûrement, me couvrit Tom d'un ton joyeux.

Il agrippa mon châle que j'avais abandonné bien plus tôt et me couvrit les épaules. Il remonta le collet jusqu'au - du moins, le supposai-je - suçon.

– Viens Nana, maman a besoin d'aide, me dit-elle en me tendant la main.

Je la pris tout en lançant un dernier regard à Tom avant de la suivre à l'intérieur. J'aidai sa mère avec les plus jeunes tandis qu'elle préparait le souper. Tom arriva quelques minutes plus tard, déposa nos livres sur la table basse avant de prendre les contes de Beedle le Barde pour m'aider avec les benjamins. La porte d'entrée s'ouvrit peu après.

– Ma tante! Nous sommes arrivés!, s'écrièrent mes deux frères.

Je laissai les cadets et Tom pour venir les serrer contre moi. Ils m'avaient tellement manqués. Interpelé par ce qu'il avait entraperçu, Antony déplaça mon châle. Je sentis mon visage s'enflammer alors qu'Antony ne put s'empêcher de commenter :

– Un vilain moustique, ma sœur?

– Yasmina est venue avec toi?, tentai-je de changer de sujet.

– Bien sûr! Quelle question!, répliqua-t-il en remettant le châle à sa place.

Je me tournai naturellement vers Samuel qui ne tarderait pas à commenter à son tour mais il ne me regardait même pas, il toisait Tom d'un air réprobateur.

– Tu pourrais au moins avoir l'air sage à côté des enfants, soupira Samuel.

J'observai alors Tom qui me dévorait littéralement du regard.

– TOM!, le réprimandai-je beaucoup plus fort que ce que je ne l'avais prévu.

Mes deux frères sursautèrent et certains plus jeunes partirent même à pleurer, mais Tom, lui, partit à rire devant ma mine furieuse. Il n'eut qu'à me faire revoir son regard pétillant pour que j'en oublie de lui en vouloir… une partie de moi trouvait cela un peu frustrant qu'il n'avait qu'à me regarder pour que je lui pardonne.

– Que ce passe-t-il encore ici? Est-ce que je vais encore devoir vous séparer, tous les deux?, me demanda Margaux.

Cependant, je n'avais plus de voix pour répondre et je me contentai de serrer Célia dans mes bras, comme elle me le demandait depuis que j'avais crié.

– Je suis désolé, maman. Je n'ai pas pu résister à l'envie de taquiner Nagini…

– Tu as quoi!?, s'étrangla Samuel en coupant la scène mère/fils.

Plusieurs regards se posèrent sur lui tandis qu'il ne pouvait que me pointer en regardant Tom.

– La loquacité des griffondors est légendaire, commenta Tom d'un ton moqueur. Et oui, j'ai osé.

– Samuel, qu'est-ce qui te prend?, lui demanda son frère.

– À ce rythme-là, ils vont être mariés avant moi, se découragea Samuel. Il l'a fiancée.

Madame Margaux me prit ma main gauche et la souleva.

– Enfin!, ne put-elle s'empêcher de dire. Ça faisait longtemps qu'il l'avait, cette fichue bague.

– Maman!

– Pas longtemps en terme de semaines ou de mois, mais bien d'années!, insista-t-elle.

– Maman!

Alors, je les surpris tous et moi-même : j'embrassai Tom. Beaucoup plus chaste que nos précédents baisers, mais tout aussi tendre. Il se calma.

– C'est bon, maman, accorda-t-il d'une voix absente, je te pardonne…

– Tom, je t'interdis de dire « maman » quand tu me regardes comme ça.

– « Maman »?, dit-il en me regardant fixement mais en n'impliquant plus du tout la même chose. Dis-moi, tu voudrais en être une?

Je restai accrochée à l'intensité de son regard. J'allais lui répondre quand un linge à vaisselle coupa notre contact visuel et nous rappela la présence des témoins. Tom se cacha derrière le livre de contes pour éviter de me fixer et moi je me tortillais de gêne.

– C'est pour ça que j'ai dû vous envoyer Célia vous chercher, il venait de te proposer!, réalisa Margaux à voix haute avant de venir embrasser son fils adoptif sur la joue. C'est compris, on ne vous laisse plus tout seul avant votre mariage!

Nous prîmes des allures de tomates.

– Que dirais-tu de te marier cet été?, bougonna Tom.

Ce fut finalement à mon tour d'éclater de rire.


[1] Niaiser (quelqu'un): se moquer de quelqu'un, le charrier. [Wikébec. org]

[2] Niaiser: Faire le pitre. [Wikébec. Org]

Note de l'auteur: Il y a de ça plusieurs chapitres, et pour ceux qui me suivent depuis A3O, ça fait encore plus longtemps, je vous avais parlé d'un chapitre que j'adorais, qui me faisait tenir parce que je tenait particulièrement à vous le montrer… Bien sûr, c'est une version modifiée, quand on écrit quelque chose aussi longtemps d'avance, il est à prévoir qu'il y ait des choses qui ne sont plus correctement formulées. Notamment, cette scène n'était pas supposée arrivé avant l'été de la 6e année de Tom… soit un an plus tard que présentement, et j'ai eu une difficulté de fou à l'empêcher de la fiancer l'année d'avant, et ce, même s'il était contre l'idée que quelqu'un puisse croire que le mariage d'Antony lui en ai donné l'idée. Ce type est brillant et rusé, lorsqu'il a un but en tête… il est surprenant. Ce fut un combat entre sa tête et la mienne, pour qu'il en vienne au conclusion que je voulais. Depuis le chapitre 62 que je travaille la transition pour arriver à ce chapitre, et pour vous dire vrai… je crois que j'aurais voulu un chapitre de plus entre celui-ci et le reste… je trouve qu'il arrive trop arbitrairement. Enfin, trêve de bavardage, j'espère que vous avez aimer ce chapitre.