Ça fait une telle éternité que je n'ai pas publié que je m'en sens un peu mal. J'ai de la difficulté à ouvrir mon ordinateur, ces temps-ci, mais j'ai à nouveau intégré l'écriture dans ma routine… j'écris à la main, c'est plus simple… la transcription à l'ordo est plus longue, mais ça avance quand même.
Je vous remercie de vos charmantes reviews, qui ont su me motiver, me rappeler qu'il y a des gens pour aimer cette histoire et l'estimer. Merci au nombreuses personnes qui ont rajouté des favories et des rappels.
Je m'excuse vraiment si j'ai oublié de répondre à une review.
Je vous souhaite une bonne lecture, la santé et du bonheur ^_~
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 66 : Anguille sous roche
– Tu es bien silencieux, dis-je en tentant de faire réagir Samuel.
Nous marchions sur une rue commerciale dont le thème des commerces était le mariage. Il haussa les épaules. Moi qui pensait me taper ce comportement que de la part de Tom… Non que je sois guère mieux sur le sujet…
– … Samu…? Tu n'avais promis qu'on passerait du temps ensemble…
– … Désolé… c'est ce que l'on fait… je suis juste…
– Pas vraiment là… Quelque chose te tracasse?, demandai-je.
Il secoua lentement la tête de droite à gauche.
– Non… enfin… C'est juste que… suis-je le seul à me demander si Tom est vraiment le meilleur choix?
– Pardon?, répliquai si surprise qu'il me semblait avoir le même air perdu qu'un pigeon. Tu n'as pas arrêté de nous niaise en faveur de notre couple…
– Parce que c'était évident qu'il y avait quelque chose… Mais…. C'est un chic type mais il a de mauvaises fréquentations…
À toute vitesse je passai à revu dans ma tête toutes les lettres que j'avais échangé avec Tom… et aucune cloche ne résonnait.
– Qui? Tu connais un nom?
– Kristopher Pickett.
– C'est son meilleur ami, je ne vois pas en quoi il n'est pas fréquentable.
– Son « meilleur ami » te déteste, Nagini. Pire, car ce serait te donner trop d'importance… Il te considère comme une sous-race, un être qui n'a même pas la dignité nécessaire d'être considéré comme humain.
– Et tu as entendu ça de sa voucher, peut-être, répliquai-je blessée, d'un ton sarcastique.
– Oui.
C'était dur à prendre et en même temps, je n'arrivais juste pas à croire une telle absurdité.
– Pourquoi?, demandais-je doucement, un peu abattu.
– Même les familles qui sont… pacifique envers les moldus ne sont pas à l'aise en leur compagnie… alors ceux qui ne sont pas aussi pacifique…
– C'est pas juste… et puis vous n'êtes pas mal à l'aise, avec moi.
– Maman voulait absolument une fille, tu es au courant, non?, me demanda-t-il comme s'il s'agissait d'une réponse.
– Il me semble que j'en ai déjà entendu parlé…
– Pas moi… moi je l'ai vu. Ce n'est pas qu'elle ne nous aimait pas. Tu l'as vu, non? On ne peut pas l'accuser d'être peu aimante ou de manquer de patience… Cinq, c'est le nombre de fausse couche que ma mère a eut avant qu'un médicomage ne la force à la raison et la stérilise. Elle ne pouvait déjà plus avoir d'enfants, mais elle ne voulait pas croire les médicomages qui disait que c'était trop risqué pour sa santé. « Juste un de plus » qu'elle suppliait à papa, « juste un de plus et si c'est un garçon et bien j'en aurai trois magiques mais laisse-moi essayer encore une fois… ». Quand ils l'ont rendu bel et bien stérile, c'est comme s'ils l'avaient tué. Mon frère et moi étions les seuls à réussir à voir un sourire sur son visage, mais même ses sourires étaient tristes et éteints.
J'avais bien de la misère à m'imaginer notre mère si dépressive.
– Je ne savais pas… mais je ne vois pas trop le lien…
– Le lien c'est que quand nous sommes revenu de Poudlard cette année-là où tu es arrivée, et qu'on a vu son sourire, qu'on a sentie son amour et sa vitalité lorsqu'elle nous a étreint, on s'en foutait pas mal de savoir si tu étais sorcière ou non, de quelle lignée, si tu étais moldue ou même si tu étais un chat. Si notre mère te voulait comme sa fille, alors tu étais notre soeur. On t'aimait déjà profondément même si tu étais un peu sauvage, que tu n'acceptais d'être vraiment à l'aise qu'avec un serpentard… tu étais celle qui nous avait ramené notre mère.
– En réalité, ça te dérange? Ce que je suis, je veux dire…
– Avant… j'aurais été mal à l'aise… très mal à l'aise. Le secret sorcier est très important pour nous, tu sais? T'avoir sous notre toît… c'était presqu'île trahison. Dumbledore a fait jouer ses relations et franchement, je ne sais pas trop pourquoi il s'est donné autant de mal, il aurait pu t'envoyer n'importe où ailleurs pour ta sécurité, et t'enlever un minimum de souvenir, pour notre sécurité. Enfin, c'est ses affaires. Ce que je voulais dire c'est que ma famille a toujours été qui n'a rien de particulier contre les moldus et qu'à ton arrivé, nous avons facilement mis nos préjugés à la porte… mais il y en a beaucoup de familles qui n'on pas d'idées aussi conciliantes et que Tom en soit aussi proche n'est pas pour ta sécurité, et franchement, je sais que tu tiens à lui comme s'il était le centre du monde et vous faites un joli couple… mais ça sent mauvais… et j'ai l'impression que ni Tom ni toi n'êtes vraiment conscient de ce que vous faites… de ce que ça implique, des risques que vous encourez. Vous me semblez plutôt naïfs.
Que dire à propos de tout ça? T'enter de me défendre, de défendre Tom? Pourquoi était-ce la première fois qu'il m'en parlait?
– Tom n'a pas le don de se choisir ses amis… et il a tendance à se croire par-dessus tout. Je m'en ficherait si ça ne voulait pas dire qu'il ne risque pas de sous-estimer les risques que toi tu encoures à cause de lui.
Je me sentais en colère, même si je savais qu'il me contait tout ça par inquiétude et qu'en fait, j'en étais plutôt touchée… c'est dur à vivre, deux émotions si contradictoires, ça me donnait envie de pleurer de confusion. Peut-être n'aurais-je pas dû y penser car c'est ce qui arriva. Je pleurai, je fis une scène en public en pleurant et tannant de me faire comprendre par des babillements tout aussi confus qu'incompréhensible.
Et c'est en étant assise devant mon frère dans un petit pub en buvant un chocolat chaud après m'être calmée que je fis un peu d'ordre dans mes pensées… Je fus surprise de comprendre que ce que j'aurais voulu c'était l'approbation de mon frère, sa bénédiction… Et ça me donnait le goût de pleurer, de un parce que je ne l'avais manifestement pas… de deux parce que ça me faisait réaliser que j'avais vraiment un frère et que je le considérais vraiment comme tel.
– Nagini?
– J-J'ai une famille, béguéllai-je la gorge serrée et les yeux de nouveau plein d'eau.
Je ne vis pas son expression puisque je voyais désormais tout embrouillé, mais il prit un moment avant de répondre :
– Il était temps que tu réalises… Tu fais vraiment partie de la famille, Nana.
