Désolée, vraiment, d'avoir encore été absente aussi longtemps… J'ai été malade (encore… en fait, je le suis encore un peu présentement, j'ai un coussin chaud sur le ventre et je tente d'ignorer la douleur), j'ai paranoyer, je me suis rebellée contre toute forme de relation de couple (ça m'a empêché d'écrire un moment, étant donné le thème même de l'histoire…). Mais, je n'abandonne pas le projet, peu importe le temps que ça va me prendre…
Et encore désolée, c'est le deuxième chapitre que je n'arrive pas à relire…
P.S.: Juste pour votre rappel, la maison de Nagini n'a qu'un seul étage, le rez-de-chaussé.
P.P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 67 : Première chicane de couple
Depuis ma conversation avec Samuel, je n'arrivais plus à dormir et lorsque je m'endormais finalement, j'avais un sommeil court et agité. J'étais présentement dans la première phase : je regardais le plafond couchée dans mon lit, à me demander combien de temps aujourd'hui il me serait nécessaire avant de m'endormir… et à me repasser en boucle la conversation avec mon frère. Je trouvais qu'il avait à la fois raison et affreusement tord… et ça me torturait.
J'aurais voulu pouvoir discuter de tout ça avec Tom… mais je n'Avais pas envie d'oreille indiscrètes… et ça, depuis les fiançailles, c'était impossible.
Et pourquoi étais-je si peu appréciée? Acceptée? En quoi être moldue pouvait les rendre aussi hostile à mon existence? Ce n'était pas comme si c'était moi qui pouvait menacer leur existence, à mon avis, c'était plutôt l'inverse…
Je soupirai. Je me trouvais encore dans une impasse, et je me retournai dans mon lit.
Tom ne me mettait jamais consciemment dans un danger. Samuel était parfois… dépassé par Tom…. Mais l'inquiétude de Samuel me semblait sincère… et plausible, il semblait profondément convaincu d'avoir raison… Alors c'est qu'il y avait place à de l'inquiétude… Alors c'est Tom qui avait tord…
*Tac*
Je sursautai, surprise par le bruit qu'avait fait ma fenêtre, comme si un oiseau en demandait l'accès… Mais aucun volatile n'était en vue.
*Tac*
J'étais maintenant certaine que ça provenait de la fenêtre. Je la regardais au moment oz elle avait du bruit et en plus d'en avoir certifié la source, j'avais vu une petite masse sombre s'y fracasser. J'ouvris ma fenêtre pour avoir une chance d'identifier la source du projectile.
– Nagini, c'est moi.
Je passai à deux cheveux de m'écrier d'effroi tellement Tom m'avait surprise.
– Pourquoi t'être caché sous ma fenêtre au lieu d'y cogner?
– Dans le noir tu m'aurais pris pour un fantôme…
Il n'avait peut-être pas tord, surtout sur les nerfs comme je l'étais. Je n'avais pas l'habitude que l'on se voit de la sorte, en fait, c'était la première fois. Je le laissai passer lorsqu'il s'infiltra dans ma chambre, le plus silencieusement possible. J'étais tirée entre être ravie de finalement pouvoir l'avoir à moi toute seule et me sentir gênée d'enfreindre les convenances que nous demandaient nos parent. Tom fit un sort pour éviter que notre conversation ne réveille mes parents.
– Depuis quand tu peux faire des sorts sans qu'on ne te dérange?
– Je suis majeur selon les lois sorcières, maintenant, j'ai donc le droit d'utiliser la magie à l'extérieur de l'école. Bon, commençons par le commencement, annonça Tom pour changer de sujet et sans doute expliquer sa présence.
Il s'installa assis contre un mur. C'était bien la première fois que je le voyais dédaigner un lit.
– Quelque chose te tracasse? S'enquit-il.
Mon Dieu! Était-il télépathe?
« Ah hmm… » fut ma réponse la lus intelligible… Quoi que le mordillage de mes lèvres et ma nervosité manifeste parlaient des masses.
– C'est quoi alors? Tu t'ennuie de monsieur Davidson?
– Non, enfin oui mais….
– Alors quoi? Ça fait 3 jours que tu as commencé à éviter mon regard… tu ne veux pas annuler, toujours?
– Non! Grand ciel non… c'est Pickett…
– Pickett? Christopher Pickett?, s'assura-t-il ahuri. C'est quoi le problème?
– Et bien… n'est-il pas… très anti-moldu…?
Je reconnu les yeux calculateur de Tom lorsqu'il fronça ses sourcils.
– Quand je t'en avais parlé dans les lettres, tu n'avais pas particulièrement soulevé… Quelqu'un t'a parlé?
– Parce que je ne suis pas capable de réfléchir par moi-même? Pourquoi tout le monde me prend pour une gamine naïve?
– Quelqu'un t'a parlé, conclut-il. Et je ne te vois absolument pas comme une gamine naïve, sinon je ne voudrais pas t'épouser. Pour ce qui attrait à l'autre question, je sais que tu peux réfléchir par toi-même, mais je te vois mal réfléchir sur une information que personne ne te donne.
– On me tient dans l'ignorance de quoi? Répliquai-je à peine moins agressivement.
– Nous sommes nous-même pas si proche de la zone de guerre alors…
– Une zone de guerre?
Un mage noir essaie de renverser le pouvoir pour dominer les moldus « pour leur propre bien ». Les pensées se radicalisent, les « gentils » deviennent plus sur la défensive, les « indécis » deviennent encore plus mal à l'aise et les « méchants » commencent à rechercher les ennuies. Sans cette situation, je ne vois pas pourquoi on s'inquièterait de mes fréquentations.
– Alors ça ne te dérange pas qu'il me traite de sous-race?, retordrai-je, blessée.
– Mais il ne te traite pas de sous-race, mais les moldus de l'être.
– Mais c'est ce que je suis!
– Mais enfin, Nagini, je sais que tu es moldue et tu le sais que-
– Que c'est dans ton intérêt d'avoir une moldue pour te pondre des enfants géniaux!, le coupai-je en grognant avec hargne.
– C'était il y a longtemps, franchement, j'étais jeune, idiot et pas encore mature socialement parlant. Ce que je voulais dire, c'est que tu sais que je t'aime et que je me fous pas mal que tu sois moldue… mais je commence à douter que tu le saches. Est-ce que tu me fait confiance?
– … Oui… mais je suis moldue et si un de tes amis décident de s'en prendre à moi, moi je ne pourrai rien faire pour me protéger… Tu ne peux pas toujours être là.
Il ferma les yeux et soupira profondément.
– Alors je ne m'inquiéterait pas de Pickett, il est vrai qu'il n'approuve pas notre couple, et qu'il est souvent révolté. Mais il me respecte en sachant que je suis sang mêlé au premier degré et il sait que s'il ose te faire quoi que ce soit, je lui arche les tripes en m'assurant qu'il soit encore vivant pour les voir. Et puis, il concède que tu puisses peut-être être différente, puisque je t'apprécie tant. Si tu dois te méfier de quelqu'un dans mon entourage, je nommerais en priorité Warren Cliford mais pour l'instant, il me suit au doigt et à l'oeil… ensuite Grayson Faldo mais tant qu'il ne se sente pas menacé par toi, il ne fera rien… Kiara Fraxences ne t'aime pas, mais ce n'est pas parce que tu es moldue… Tu n'as absolument rien à craindre d'Ileen Delabere et à priori rien de Wilma Batlle, mais elle est très influençable. Glen Leeds se méfie des moldus mais par simple ignorantce, il vous trouve étranges mais ne vous veux rien en particulier. Mon seul véritable ami c'est Christopher, nous ne sommes pas d'accord sur une multitude de sujets, mais on ne s'haïs pas pour autant. Je ne sais pas ce qu'il est prêt à faire contre les moldus, mais je sais qu'il va y repenser vraiment avant de s'en prendre à toi… Dès que j'en suis capable, je vais te faire un charme de protection. D'ici-là la maison aura des pièces sécurisées… et ici, ton père et ta mère veuillent sur toi, ils te protègent déjà avec quelques sorts.
– Pourquoi m'a-t-on jamais rien dit?
Il me fit signe d'approcher et lorsque je fus à genoux face à lui, il m'attira dans ses bras.
– Et admettre la vérité? Que si la guerre s'approche tu es vraiment en danger? Que tu ne devrais même pas sortir dehors? Tu es en train de t'épanouir, personne n'a envie de te voir t'inquiéter… Et personne ne veut admettre la réalité de la guerre, alors t'en parler…
– Alors c'est si sérieux? J'espérais qu'il m'ait menti.
– Je ne t'abandonnerai pas, je veille sur toi.
– Ne me cache plus jamais la vérité, Tom Jedusor-Harrison, dis-je en tentant d'user d'autorité. Je veux plus jamais avoir raison de m'inquiéter sur ta sincérité.
– J'accepte et te le promet si c'est dans les deux sens.
– Évidemment.
– Qui t'a parlé de Christopher?
– Tu veux le confronter?, répliquai-je.
– Non. Je veux seulement savoir qui a eut le courage de t'en parler… J'aurais dû le faire il y a un bon moment.
– Samuel… Y a-t-il quelque chose que tu ne me dis pas?
– Il a gagné mon respect.
Un silence assez confortable s'installa. Je me mis même à entendre le coeur de Tom… Je me sentis rougir en me rendant compte à quel point son odeur m'avait manqué…
– Il est temps que je parte, chérie, souffla-t-il.
Je devais être une pivoine désormais, je crois que c'est la première fois qu'il m'appelais « chérie ».
– Je sais, répondis-je sans bouger.
– Non, justement, tu en as aucune idée. Je dois partir.
– Encore des cachotteries?, lui demandai-je en me délogeant de ses bras pour me rasseoir sur mes genoux.
– Non. C'est juste que si je sais que toi tu serais raisonnable, moi j'en ai aucune envie, m'expliqua-t-il en se levant.
Moi j'avais envie qu'il m'embrasse, je n'avais aucune envie d'être raisonnable! C'était un souvent sensoriel tellement unique et tendre. Je lui attrapai la main qu'il me tendait pour m'aider à me relever.
– Tom…
– Ne me tente pas, m'avertit-il avant de m'embrasser le front puis le coin de ma bouche. J'y vais.
Il se glissa hors de la fenêtre et s'en alla, comme d'habitude, sans un regard en arrière.
