Bonjour tout le monde!

Voici donc le nouveau chapitre… je dois admettre qu'il est gênant à poster, mais je le trouve hilarant… et puis, il faut bien que Nagini apprenne certaines choses de la vie, comme on dit. Je considère que le rating reste pour Teen, il n'y a rien de graphique en soit… en tout cas, il ne se passe absolument rien de mature et c'est expliquer le moins choquant possible.

Je remercie mes revieweurs car je ne sais vraiment pas comment je ramasserais la motivation nécessaire pour écrire et transcrire et poster. Je remercie aussi tous mes lecteurs muets, qui bien sans rien dire, me rassure tout de même en sachant que je suis lue.

Sur ce, bonne lecture à tous

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 68 : Un cours d'éducation sexuelle

Bien vite mes frères et Yasmina furent de nouveau parti… mais nous ne fûmes pas moins chaperonnés… par nos mères. C'était d'autant plus lourd que nous devions ralentir en vélo pour elles et qu'en présence de nos parents, nous nous touchions moins… Et dans les seuls moments où j'arrivais à avoir un mot avec lui sans qu'on ne nous entende, c'était pour que rapidement nous soyons interrompus. Cette fois nous avions de l'avance en vélo et nous prenions une pause tandis que nos mères discutaient tout en roulant pour nous rejoindre.

– Mais enfin, tu me manques. Ça fait si longtemps que je ne me suis pas endormie dans tes bras, me plaignis-je rapidement. On se voit mais on ne se touche pas, ça me donne l'impression de devenir aveugle. J'ai l'impression de perdre toutes sources de chaleur quand tu n'es pas là, lorsque je ne te sens pas… Pourquoi refuses-tu de revenir après ce foutu… « couvre-feu »!

Il me serra brièvement dans ses bras.

– Je suis là, Nagini… Sais-tu seulement c'est quoi le devoir conjugal?

– B-bien sûr! C'est le devoir d'obéissance et de respect que je te devrais et le devoir que nous aurons d'avoir des enfants.

– Non, ça ne concerne que le devoir d'avoir des enfants… et tu me donnes vraiment l'impression que tu ne sais pas comment ça se fait.

Je n'étais pas nouille… je savais qu'il devait se passer quelque chose entre l'homme et la femme et que ça n'avait rien à voir avec les abeilles, les fleurs et les choux. Après tout, il y a des bébés même en hiver. Tom semblait sidéré.

– Je m'en doutais un peu, mais je pensais quand même que tu savais après tout le temps passé à l'orphelinat.

Je me sentis rougir de gêne. Étais-je sensé savoir? Lui, en tout cas, semblait au courant des détails…

– Préfères-tu que ta mère ou Yasmina t'explique? … Ou moi?

C'était la première fois de ma vie que je sentais vraiment un peu de gêne dans sa voix. Je ne savais pas trop quoi lui répondre… j'étais si mal à l'aise… mais je me voyais mal avoir le courage de le demander à l'une des deux femmes…

– Si ça ne te… dérange pas, je préférais que ce soit toi qui m'explique…

Il soupira.

– Okay… hmm… j'ai deux manière de l'expliquer… l'une est… plus douce que l'autre… Tu préfères laquelle?

– … J'en sais rien…

Il jeta un regard vers nos mères qui étaient maintenant assez proche.

– On continuera cette conversation plus tard…

La journée me sembla longue et aucune autre possibilité ne s'offrit à nous. Cependant, il vint cogner à ma fenêtre mais refusa d'entrer, cette fois…

– Je ne compte pas rester plus longtemps qu'il ne le faut, soupira-t-il avec nervosité.

Peu ravie mais curieuse de savoir la méthode qui le mettait – et qui mettait dans de monde – si mal à l'aise, je ne protestai pas trop.

– L'exemple le plus simple à… comprendre, sans être vulgaire, c'est les abeilles, en fait.

– Je sais que ça n'a rien à voir avoir les abeilles, le prévins-je.

– Peut-être, mais c'est une bonne image et c'est ce que je comptais utiliser pour t'expliquer.

Je l'observai un peu sévèrement pour le mettre au défi de me faire marcher. Alors qu'il étais sur le point de commencer à parler, son teint devint écarlate.

– Comme je disais, c'est une image… Il faut que tu considères mon… hmm… organe en dessous de ma ceinture comme l'abeille et la fleur qu'il butine comme ce que toi tu as là, termina-t-il si bas que je doutai un moment si j'avais bien entendu.

En comprenant toute la proximité et l'intimité que cela requérait, je me sentis rapidement nauséeuse… Je n'avais jamais vu Tom nu et vice-versa… alors nous toucher dans cette condition… en un endroit aussi intime… des endroits aussi intimes!

– Là j'ai l'impression que tu as compris, ne put-il s'empêcher de me taquiner mais avec encore un ton un peu gêné.

Je ne trouvai rien à répondre à ça… j'étais soudainement soulagé qu'un mur nous sépare et je m'en sentis un peu coupable… Je comprenais mieux pourquoi on parlait de devoir conjugal, jamais je n'aimerais que quelqu'un me touche là… c'est si… gênant…

– … Il y a autre chose, continua-t-il après un moment avec quelques difficultés et, semblait-il, à contre-coeur. De manière normale, c'est plaisant pour l'homme, mais pas nécessairement pour la femme… surtout la première fois.

Si jusqu'à là j'étais nerveuse et gênée, là, j'étais terrifiée.

– Tu devrais discuter avec Yasmina ou ta mère, elles pourront mieux te dire tout ça… et elles t'effraieront sans doute moins que moi…

– Je suis désolée, lui dis-je en me rendant compte que mon expression valait mille mots.

– C'est correct… j'aurais peur aussi à ta place… J'ai moi-même peur de te causer du tord.

– Je sais que c'est pas ce que tu veux, répliquai-je soudainement plus confortable en prenant le rôle de celle qui réconforte.

– Mais je veux vraiment avoir des enfants avec toi, que tu sois ma femme.

– Ça ne change rien là-dessus, je veux aussi, j'ai juste…

– Peur…

J'acquiesçai.

– Viens-là, m'appela-t-il pour que je me rapproche de son visage.

Il m'embrassa tendrement tout en caressant ma joue. Lorsqu'il eut terminé sa main était toujours posée sur ma joue et ses lèvres à quelques millimètres à peines des miennes.

– Que l'on m'arrache le coeur si j'ose te faire mal.

« Ce sera peut-être inévitable », ne pus-je m'empêcher de penser. Néanmoins, les mots qu'il m'avait dits avaient quand même quelque chose de vraiment apaisant…