Je suis profondément désolée si j'ai oublié de répondre à une review. Dès ce chapitre, pour éviter un oubli, je vais répondre au review lors du moment où je poste le prochain chapitre.
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 73 : Effet de la déprivation
– Tu m'as manquée!, m'exclamai-je au moment où j'atteins Tom pour l'étreindre avec force.
– Moi aussi, admit-il doucement.
Le groupe de Tom ne se dissipa pas, pour une fois, à mon arrivée. On me regardait avec un certain dédain pour certains et une curiosité prudente pour les autres. Christopher n'était pas de ce nombre à me regarder ainsi, il hocha galamment la tête et m'embrassa le dos de ma main.
– Mademoiselle. J'ai cru comprendre qu'il y avait eu quelques malentendus entre nous, soit disant vous étiez une moldue, mais nous savons maintenant la vérité : vous êtes sorcière.
– C'est ce que l'on m'a dit, répondis-je avec un certain malaise. On m'a dit que je devais, tout au moins, avoir quelque chose de forcément magique en moi, rajoutai-je et ceci était véridique, au moins.
– Elle s'explique mal mais je l'adore, intervint Tom en me suppliant silencieusement de ne pas continuer de parler car je mentais horriblement mal et que je me défendais encore moins bien. Et ce n'est pas tout, ça fait cinq mois que je ne l'ai pas vu et je n'ai que deux semaines avant d'encore ne pas la voir, alors je vous dis aurevoir et je pars profiter de ma dulcinée.
Complètement déstabilisée par ce qu'il venait de dire, il dût plus ou moins me traîner vers ma mère.
– Cette année le Noël est chez vous, lui appris-je.
– Pourquoi?
– Vous avez beaucoup de jeunes dans la famille et la mienne, cette année, se compose de trois.
Il embrassa le dessus de ma tête. Ma mère nous transplana chez ses parents à lui. Il salua ses parents et offrit à son frère et chacune de ses soeurs un câlin ou une caresse sur la joue. Il nous apprit qu'il était en train d'apprendre le transplanage et que s'il n'avait pas le droit encore de l'exercer parce qu'il n'avait pas encore passé l'examen, il promettait de passer haut la main. Il parla de l'école en général, d'à quel point il avait eut hâte de revenir et que jamais l'école lui avait semblé aussi pénible. Il disait ça d'un ton léger, comme si ce qu'il racontait ne le concernait pas, ce qui me fit penser qu'il avait vraiment trouvé ça horrible… Le moment de nous séparer vint trop vite et Tom ne fit pratiquement rien pour cacher son agacement… pour une fois, ce n'était pas moi qui faisait la gueule lors de l'une de nos séparations. Je le voyais crisper un sourire en me serrant fort dans ses bras et me dire qu'on se reverrait le lendemain. Il me relâcha avec réticence et je partie en étant fixée par son regard insistant. Arrivée à la maison, je réalisai que ma mère s'était retenu de rire car elle ricanait maintenant.
– C'est rare de voir Tom aussi honnête sur ses sentiments, tu lui a vraiment manqué, répondit-elle à mon regard.
Je baissai mon regard, lui aussi il m'avait manqué… le savoir aussi proche et aussi loin à la fois était dérangeant… j'avais hâte au lendemain…
Finalement, ce phénomène, en moins évident, se répéta à chacune de nos séparations. Tom était d'une réticence à me laisser hors de son rayon de contact… parfois c'était tel que j'avait l'impression que sans pouvoir me toucher, Tom avait l'impression d'avoir littéralement les nerfs à vif.
Alors que j'allais me chercher un verre d'eau, je le remarquai encore se tendre. Je déposai ma main sur la sienne.
– Je reviens vite.
Je le vis se détendre un peu et bouder à la fois…
