Apokhalypso: Oh me voilà toute gênée et touchée et… awww! Merci tellement! Je suis bouche bée je ne sais que dire d'autre ^-^
N la C: Moi je t'adore!
Faenlgiec: Ne serait-ce que parce que je suis cruelle, je ne vais pas leur en laisser la possibilité de se voir donc oui, l'année va passer très lentement pour eux…
OoOoO
Pour être franche, je ne pensais pas être capable d'écrire ce chapitre aussi rapidement, je pensais devoir passer une semaine dessus, au moins... Je ne suis pas à proprement satisfaite, mais j'ai fait de mon mieux. J'espère qu'il vous plaira ^-^
Bonne lecture!
OoOoO
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 86 : De vieilles blessures
Ma mère et Yasmina s'étaient beaucoup rapprochées et je passais donc une bonne partie de la journée avec elles. Yasmina recommencerait à travailler bientôt. Elle allait vraiment mieux, même si parfois on pouvait la voir fragile et perdue dans ses pensées. Je me permis de ne pas trop étudier le temps que Yasmina retourne travailler. J'avoue que sans la présence de ma mère, je me serais senti mal à l'aise, tandis que ma mère elle agissait pratiquement comme si rien ne s'était passé. Elles évitaient de parler de fausses couches lorsque j'étais là, je le compris lorsque je revins une fois vers elles alors que je m'étais éloignée, ma mère, perdue dans ses souvenirs, lui parler de comment ça l'avait affectée… sans pour autant tenter d'absolument me cacher le sujet de leur conversation, elles ne continuèrent pas lorsque je fus de retour. Je fus un peu vexée, mais je dois admettre que le sujet me surpassait et que c'était mieux ainsi, alors je ravalai mon orgueil. Je ne pouvais pas toujours être la solution, et puis, Yasmina semblait encore apprécier ma présence… l'atmosphère était juste parfois… bizarre…
Et puis je dormais horriblement mal et il m'était impossible de m'endormir sans mettre le bocal de feu près de moi pour que j'aie une source de chaleur outre que la mienne… et son odeur me manquait… des fois je me disais que j'aurais dû rester chez les parents de Tom pour que je puisse au moins être bercée par son odeur… Je profitais de mes visites pour voir Célia (après tout, je lui avais promis) pour prendre un des chandails de Tom et l'amener avec moi pour dormir et je me demandai comment Tom faisait lui pour le supporter… quoi qu'il avait toujours su mieux supporter ce genre de choses… enfin je crois…
Lorsque Yasmina recommença à travailler, moi je me remis à étudier… ce qui s'avéra difficile avec tous les bâillements et les maux de tête que je pouvais avoir… Une fois j'éclatai littéralement en sanglot parce que je m'ennuyais trop de Tom, de sa présence… Yasmina n'était pas du genre aveugle et lorsqu'elle me revit après une semaine de travail, elle m'invita manger à l'extérieur. J'appris durant le souper qu'Antony était encore un peu sur les nerfs.
– Tu sais que ta mère a eu beaucoup de fausses couches?
– Oui… Samuel m'en a parlé.
– Il préférait qu'on adopte et me boude un peu puisque je voudrais au moins essayer une fois de plus d'avoir mon propre enfant… Il ne voit pas l'intérêt de risquer de verser encore tant de larmes alors qu'il y a plein d'enfants qui ont besoin d'une maison… « Ce ne serait pas moins notre enfant » qu'il dit mais… je ne veux pas te blesser ou quoi que soit, mais ce n'est juste pas pareil… Je ne l'aurai pas porté…
– Je comprends…
Moi-même je voulais des enfants de Tom que j'aurai porté mais… si je ne pouvais pas en avoir, ce ne serait plus mal… enfin je crois…
– J'ai peur de ne pas aimer autant un enfant que j'aurais adopté…
Je ne savais pas quoi répondre à ça sinon…
– L'adoption ce n'est pas pour tout le monde… moi je voudrais bien adopter… mais si je crains quelque chose ce n'est pas de ne pas assez l'aimer, mais de ne pas être aimée par l'enfant en retour… Mais enfin, je sais c'est quoi vivre dans un orphelinat, et je me doute bien que ce n'est pas partout pareil, mais je ne souhaite ça à personne… si je peux l'éviter à ne serait-ce qu'un enfant… et tu sais, ils ne sont pas tous aussi difficiles que j'ai pu l'être… surtout si tu en prends un bébé… … … La première fois que j'ai été adoptée, j'étais un ange…
– Ce n'était pas ta première adoption? Tom m'a dit qu'il n'avait jamais été adopté…
– On n'a pas toujours vécu ensemble… et au départ, on ne s'aimait pas vraiment… quitter l'orphelinat était une bénédiction, et ce même si à l'époque j'appréciais Madame.
– Madame?
– C'est comme ça qu'on appelait la dame qui s'occupait de nous…
– Tu as arrêté d'apprécier Madame?
– J'étais « parfaite » à l'époque, elle n'avait jamais vraiment levé la main sur moi… Quand je suis revenue de mon adoption, j'étais en colère… particulièrement contre les adultes, ceux qui disaient prendre soin de nous, alors effectivement, je ne l'aimais plus, surtout quand je compris que ce n'était pas vraiment mérité lorsqu'un des enfants se faisait punir aussi durement… Tom avait toujours été en rébellion, j'ai décidé de le rejoindre, s'il le voulait bien… Je ne voulais plus être adoptée, je voulais juste vivre avec Tom quelque part où plus personne ne pourrait nous faire du mal… J'avais surtout peur que ça se passe mal encore une fois, j'imagine…
– Que s'était-il passé?
Je pris alors un moment de silence, je n'avais jamais parlé de ça à quiconque, on ne me posait jamais de question sur ma première famille… ni vraiment de l'orphelinat non plus… Ça me faisait si bizarre d'en parler, d'expliquer ce qui s'était passé… et en plus de devoir garder mon calme…
– C'est flou… ma mère m'adorait mais elle était malade, gravement malade… et le père… quand elle est morte il n'a pas supporté, il a fini par mettre fin à ses jours, avouai-je sans la regarder en jouant sans conviction avec ma nourriture.
Je n'étais pas capable de lui dire à quel point j'avais dû travailler à m'occuper du ménage de leur maison et de la fatigue et les douleurs que j'en avais ressenties… le désespoir d'avoir l'impression que ça ne finirait jamais… la seule chose qui avait le pouvoir de me consoler à l'époque était le plaisir qu'avait ma mère à me regarder et à caresser mes cheveux… mais ce n'était pas assez, elle aurait dû me protéger, m'empêcher de travailler autant… lorsque je craquais et pleurais dans ses bras, elle pleurait aussi tout en me remerciant… elle n'essayait même pas de trouver une solution à ma peine, elle l'assumait… elle me remerciait… Je ne savais pas comment l'expliquer à Yasmina… ni même à quiconque… j'avais aimé ma mère, mais je lui en voulais en même temps… et j'en voulais à mon père, mais je le comprenais en même temps aussi…
Yasmina me regardait et quelque part j'avais l'impression qu'elle savait que je ne disais pas tout, que quelque chose restait dans le silence…
– Je suis désolée, je voulais te changer les idées et voilà ce que je fais, je te parle de mes problèmes et ensuite je te demande des détails sur de vieilles histoires, finit-elle par me dire.
– Ce n'est rien, si je ne voulais pas t'en parler je ne l'aurais pas fait, la rassurai-je.
Nous avions quand même fini par être capable de parler de sujet plus léger… le travail et les études, par exemple… mais lorsque j'allai me coucher cette nuit-là, je ne trouvai pas le repos…
