Disclamer: Rien ne m'appartient...sauf l'intrigue, les OCs que j'invente, les bouts d'univers que je rajoute et ce récit qui, hélas, ne me rapporte pas une noise.

Tout d'abord, merci aux revieweurs, ils le méritent.

Maintenant la fiction:
Ron entre dans la danse et il..."gagne" cette première manche. Ne vous en faites pas néanmoins, il va avoir tout le temps de faire des bêtises plus tard. Mais disons que pour l'instant il s'en sort plutôt bien.
Je rappelle, avant qu'on ne me tombe sur le poil, que le texte, même s'il est écrit à la troisième personne, reflète le point de vue d'un personnage et pas le mien, ni même celui d'un observateur omniscient. Exemple: quand en POV Narcissa, on voit écrit "Lucius dit avec espièglerie", cela ne veut pas dire que Lucius dit quelque chose avec espièglerie, juste que c'est la façon dont Narcissa l'interprète (et Hermione trouvera peut-être que Lucius a l'air arrogant ou stupide...) De la même façon, je ne cautionne absolument pas toutes les pensées racistes, sadiques, etc. des personnages(mais sans idéologie du sang, Voldemort & cie seraient assez peu crédibles, alors...)

Dernière précision : Bien que ce ne soit pas exactement canonique, j'ai pris le parti d'imaginer Lucius comme il est dans le film, c'est à dire avec les cheveux longs. Pour cette fiction, si vous entendez parler de ces merveilleux cheveux, vous pourrez donc les imaginer noués en un beau catogan, ou relâchés ou...tout ce que vous voudrez en long.

Swangranger: Je suis contente que tu aimes Mrs. Gateway et, effectivement, elle n'émet pas que des "ondes positives". Narcissa s'ouvre et c'est tant mieux...pour l'instant :)

Ana Jay Parker: Je me demandais si quelqu'un s'en rendrais compte ;) Effectivement, le titre de l'histoire (et en partie sa thématique) sont inspirées du caméléon. Il se peut d'ailleurs qu'il y ait de petites références dans l'histoire...

Sur ce bonne lecture !


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Petits échanges entre ennemis

Ma chère petite fouine bondissante,

Comment vas-tu ?

Cela va peut-être te paraître étrange mais je m'inquiète sincèrement pour toi.
En effet, j'ai fait un beau rêve cette nuit où je te voyais mourir dans d'atroces souffrances après avoir été transformé en petite fouine à tendance sautillante. Ce n'est qu'au réveil que je me suis rappelé que ce serait vraiment dommage parce que, toi mort, Serpentard risquerait vraiment de gagner la coupe de Quidditch cette année.

Sinon tout va bien ici.

Au fait : on parle pas mal de ta mère en ce moment. Il parait qu'elle a les cheveux encore plus fillasses que d'habitude et les jumeaux se demandent si vous avez besoin d'un nouveau shampoing pour les revitaliser. Évidement, nous vous ferons un prix d'ennemi.

Je ne te demande pas de répondre à cette lettre, je sais à quel point il t'es difficile de prendre une plume pour faire autre chose que demander des bonbons à ta mère ou aller te cacher dans les jupes de ton père.

A bientôt, hélas !

Ps :S'il te plaît, évites vraiment de mourir. Je tiens à ce qu'on gagne la coupe cette année.

Furieux, Drago froissa la lettre et la jeta en boule sur la table.
Le toutou de Potter osait se moquer de lui !

Il haïssait Weasley ! Pas plus que Potter, bien sûr. Mais au moins autant que Granger.
Les deux lionceaux de Potter l'insupportaient à point difficile à imaginer.

Mais Granger ne serait bientôt plus un problème, elle : maintenant que le Seigneur des Ténèbres avait décidé de se pencher sur son cas, elle n'en avait plus pour très longtemps à vivre.

D'ailleurs...
Drago attrapa la lettre, la relue et ricana. Visiblement, Weasley n'était pas au courant que sa petite amie se trouvait au manoir.

Eh bien, il allait se faire un plaisir de le lui apprendre.

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Mon cher Weasley,

Comment va ton terrier ? Ta mère a-t-elle enfin réussi à nettoyer toute la bouse de dragon infiltrée dans les murs ? Tu sais, ici, nous nous demandons si l'odeur dans laquelle vous baignez constamment n'est pas responsable de votre état actuel. Parce que, comment dire...être aussi mentalement peu performant, ce n'est pas donné à tout le monde.

Par ailleurs, j'ai appris que ton père avait eu le droit à trois centimètres carrés de plus dans son bureau. J'espère qu'il n'en a pas fait une crise cardiaque. Mon père dit que ce serait franchement dommage de perdre le bouffon du bureau.

Au fait, je t'annonce que j'ai croisé la grosse vache aux dents de castor que toi et Potter traînez partout derrière vous. Elle avait l'air un peu triste. Pourtant, elle est très bien traitée ici : on lui donne des vrais vêtements, tu sais : ceux que toi et ta famille ne pourrez jamais vous payer. Elle mange aussi des vrais plats, très différents de ceux que ta mère peut faire sans elfe pour lui expliquer comment on manie une louche.

Par contre, j'ai un peu peur qu'elle ne profite pas de tout ceci très longtemps. Comme je l'avais si bien dit : les sangs-de-bourbes seront parmi les premiers à partir maintenant qu'Il est revenu. Même si je devrais dire qu'elle sera de la troisième série puisqu'il y a eu ses parents et Diggory d'abord. Mais ne t'en fais pas, son tour viendra.

Il a des plans pour elle et je serais aux premières loges pour y assister. Avec un peu de chance, peut-être même que je pourrais te renvoyer sa tête : tu aimerais ça, Weasley ?

A bientôt, ou pas.
Je m'occupe de ta sang-de-bourbe en attendant.

Ps : je t'ai mis un petit cadeau dans l'enveloppe, j'espère qu'il te plaira.

Doucement, Ron essayait de se calmer. Au moins, on pouvait dire que son idée avait marché : il avait réussi à faire réagir Malefoy.
Trop facile...
Il ignorait, en revanche, s'il avait montré sa lettre à Hermione ou non.

Et puis...comment savoir si Malefoy disait la vérité ? D'après lui, elle était bien traitée mais triste.
Sûrement à cause de ses parents...
Ron avait du mal à imaginer ce qu'elle pouvait ressentir.

Enfin, Ron relu la dernière phrase de Malefoy. Un cadeau dans l'enveloppe ?
Ron entrouvrit l'enveloppe et regarda ce qui gisait au fond.

Blême, il fit tomber la longue mèche de cheveux sur la table.

C'étaient ceux d'Hermione, il en était sûr. Moins broussailleux que dans ses souvenirs mais ils étaient de la même couleur, de la même longueur.

Malefoy les avaient-ils coupés sur la tête d'Hermione ? Elle ne l'aurait jamais laissé faire...sauf si elle n'était plus en état de résister.

Agrippant la longue mèche de cheveux, Ron tenta de se calmer. Paniquer n'aiderait pas Hermione.

Mais bon sang ! Ces cheveux...

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Très chère petite fouine sauteuse,

Tu n'imagines pas à quel point je suis heureux de savoir que Gryffondor aura encore une fois la coupe de Quidditch cette année. Surtout, continues à rester en vie, je ne veux pas qu'on perde.

En revanche, je dois dire que je suis assez déçu par ton manque de créativité. Hermione qui sert les plans du Seigneur des Ténèbres ? Allons, même toi, tu dois être capable de trouver mieux, non ?

En fait, je dois bien admettre que j'ai failli te croire. Environ une demi seconde (le coup des cheveux sans doute).
Et puis j'ai lu que tu assisterais à tout ça et...bon, je te connais depuis un certain nombre d'années maintenant.
Un jour, Malefoy, il faudra que tu te rendes compte qu'à part ta mère, il n'y a pas grand monde que tu puisses impressionner. Alors imaginer que tu aies réussi à savoir ce que prépare ton Il... trouves quelque chose de plus crédible s'il te plaît.

Sinon, j'ai aussi lu dans ton courrier que tu parlais du ministère. Tu es au courant de la dernière blague qu'on y entends ? Il parait qu'un moldu égaré aurait essayé de draguer ton père en le prenant pour une femme ! Franchement, je dois admettre que je plains le pauvre moldu : ton père est une vraie dictatrice.

Enfin, il faut que je te laisse, on va aller manger en famille. Je ne sais pas si je dois te souhaiter de voir ta dictatrice de père ce soir ou pas : d'un côté, son absence te permettrait sans doute de t'émanciper et de faire enfin quelque chose sans qu'on te tienne la main. De l'autre côté, cela te fera sûrement du bien de le voir : C'est qu'à force de le savoir toujours ailleurs, on finirais par se demander s'il n'aurait pas un peu honte de toi.

Bon appétit.

Drago enrageait.
Finalement, Weasley était mille fois pire que Granger, pire que Potter...pire que tout. Comment osait-il insinuer toutes ces choses sur son père ?

Son père n'était pas une dictatrice ! Et il n'avait certainement pas honte de son fils...

Drago eut un frisson de rage. Visiblement Weasley ne semblait pas vouloir croire que Granger se trouvait bel et bien au manoir. Sinon, il n'aurait jamais oser lui parler sur ce ton.
Et bien Drago allait...

"-Que le petit Maître veuille bien excuser Po, mais la Maîtresse a demandé à Po de prévenir le petit Maître que le dîner était prêt."

Le petit Maître...

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La nourriture apparut sur la table et Narcissa prit délicatement sa fourchette pour la piquer dans la fricassée de potimarron. Elle adorait ce plat et se désolait de ne pouvoir en manger plus souvent. En effet, trop basse classe, la fricassée faisait rarement partie des repas qu'elle pouvait partager avec les gens du beau monde.
Mais Lucius et Drago connaissaient tous deux ce petit péché mignon et le lui pardonnaient aisément. Quand à la fille...savait-elle seulement ce qu'était un potimarron ?

Il fallait néanmoins admettre qu'avec tout ce qu'elle avait vécu dans sa journée, Narcissa avait plus de mal que d'ordinaire à savourer le plat interdit.

"Mrs. Malefoy." appela Hermione.

Prise par surprise, Narcissa avala de travers.
Pour cacher ce qui aurait pu devenir indélicat, Narcissa renonça à ouvrir la bouche et se contenta de regarder la fille attentivement pour la pousser à continuer.

"-Pendant la séance de psychomagie vous...avez déclaré connaître ces choses, commença Hermione. C'est une pratique courante dans le...votre monde ?"

Le peu de Potimarron que Narcissa avait réussi à ingurgiter avait maintenant un goût de cendre.

"La psychomagie n'est pas une pratique courante en raison de son prix et de sa réputation, la sauva Lucius. Elle est néanmoins connue et les sorciers qui en ont les moyens y recourent en cas de besoin.

-Sa réputation ? interrogea Hermione.

-Cette branche de la magie est très nébuleuse. Notamment parce qu'elle est très proche de la magie des esprits et des âmes et que peu de sorciers sont suffisamment compétents pour pouvoir la pratiquer en toute sécurité, expliqua Lucius. En fait, elle touche de façon si intime les âmes que les ignorants la confondent parfois avec une branche de la magie noire.

-Ce qu'elle n'est pas ?" demanda suspicieusement Hermione.

Lucius sourit devant la question - très peu - innocente d'Hermione.

"Savez-vous ce qu'est la magie noire Miss Granger ? murmura-t-il avant d'enchaîner : Selon le ministère, il s'agit d'une longue liste de sortilèges plus ou moins destructeurs pour ceux qui les subissent.

-Mais ce n'est pas votre définition, compléta durement Hermione.

-Non, en effet, répondit Lucius, toujours souriant. Selon nous, la magie noire est une forme de magie qui a pour double caractéristique de nécessiter une volonté magique contre-nature et de ne pouvoir être utilisée pour d'autres buts que ceux affichés par la volonté nécessaire à sa création."

La fille semblait perdue et le sourire de Lucius s'élargit d'autant plus. Il daigna néanmoins expliquer :

"Par exemple, un Avada Kedavra est engendré par une volonté qui va contre la nature de la magie, puisque pour fonctionner il doit créer un couloir d'énergie qui anéantira jusqu'à la magie qu'il trouve sur son chemin, et il ne peut être utilisé pour autre chose que pour tuer : c'est donc de la magie noire. A l'inverse, le cercle du Styx, qui est utilisé pour créer les inféris, a pour effet de mettre la magie là où elle ne devrait pas exister : c'est donc un sortilège conte-nature. Mais il peut être détourné facilement et servir à réparer des liens magiques brisés : le cercle du Styx est donc à la limite du tolérable mais n'est pas de la magie noire.

-Le cercle du Styx est classé parmi les sortilèges noirs, objecta Hermione. C'est l'un des plus graves sortilèges des forces du mal.

-Et il est utilisé tous les jours à St Mangouste." compléta espièglement Lucius.

Hermione resta muette.

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Drago, qui gardait le silence et un visage froid depuis le début du repas, ne put s'empêcher d'avoir un sourire mauvais en voyant son père clouer le bec de la Sang-de-bourbe.
Voir Granger muette était un spectacle...fort appréciable.

Drago regretta une seconde que Weasley ne soit pas là pour voir ça avant que la lettre qu'il lui avait envoyée ne lui revienne en mémoire.
Les mots dansaient devant ses yeux et Drago regarda discrètement son père.

Il était vrai que le patriarche de la famille Malefoy était régulièrement absent le soir.
A cause de son travail !

Son père ne pouvait pas avoir honte de lui, tenta de se rassurer Drago.

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"Le cercle du Styx, murmura Hermione, visiblement perturbée. On l'utilise en psychomagie ?

-Seulement dans les cas les plus...dans certains cas." acheva rapidement Lucius en jetant un coup d'oeil inquiet à sa femme.

Cette petite dinde de Granger allait finir par faire du mal à Narcissa avec toutes ses questions indélicates.
Narcissa avait d'ailleurs délaissé son plat et son sourire s'était fait chancelant.
Pourquoi avait-il fallu que cette chose demande si Narcissa connaissait la psychomagie ?

La psychomagie était loin d'être une pratique répandue...officiellement. Extrêmement dangereuse, cette forme de magie était utilisée sous sa forme atténuée par tous les hypocondriaques du monde magique et sous sa forme pure...pour les cas les plus graves.
Et surtout...surtout personne n'en parlait. Déclarer que l'on allait voir un psychomage pour régler ses problèmes, c'était avouer sa faiblesse.

Les Weasley, d'après ce que Lucius avait entendu dire au ministère, avaient eu recours à un psychomage public après l'agression de leur fille mais même eux ne le criaient pas sur tous les toits.

En y réfléchissant un peu... les Weasley ne nieraient certainement pas y avoir recouru. Mais le clamer haut et fort...non, même eux ne s'en vanteraient pas.

"J'ai pratiqué une fois, déclara Narcissa, à la surprise de Lucius. Nous avions fait un pari avec Bella...avec ma soeur et je devais aller voir ce que cela faisait."

Lucius haussa les sourcils. Il n'avait jamais entendu parler de ça et il ne pouvait dire si l'affirmation était véridique ou non. Mais cela sembla convenir à la sang-de-bourbe et c'était tout ce dont ils avaient besoin.

Ils allaient peut-être enfin pouvoir dîner tranquil...

"Comment cela s'est-il passé ?" interrogea la fille.

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Granger était engagée dans une conversation pire que lassante avec ses parents et Drago continuait à ruminer ses sombres pensées.

Il était vrai que Drago avait souvent été battu par Potter.
Au Quidditch, à la coupe des Quatre Maisons, en cours...
Quand il avait voulu faire condamner la bestiole du demi-géant, Potter l'avait arrêté. Potter avait aussi détruit un basilic, fait échappé Sirius Black et passé les épreuves des professeurs en 1ére année.

Mais Drago était bon en Quidditch, vraiment ! Il s'entraînait tous les jours...enfin, presque tous les jours.
Et pour le reste...il haïssait Potter !

Peut-être Drago devrait-il parler de cette lettre à son père ?
Non.
Cette lettre...c'était son affaire. Weasley l'avait insulté, Lui.
Il n'irait pas se cacher derrière son père.

Après tout, il était parfaitement capable de faire souffrir Weasley sans l'aide de son père. Et puis...peut-être même parviendrait-il à trouver quelques renseignements intéressants qui feraient la fierté de ses parents.

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Cela commençait à devenir une habitude : Narcissa se sentait à la fois heureuse et inquiète en parlant à la fille.
Elle était bien évidement contente de voir l'enfant sortir de sa coquille. Cela plairait au Maître.
Mais d'un autre côté, elle aurait nettement préféré que la discussion porte sur autre chose que la psychomagie.
Bien que la fille l'ignore, ce sujet était relativement tabou chez les sorciers.
Pour être tout à fait honnête, Narcissa aurait pratiquement trouvé plus normal de discuter de l'accomplissement de son devoir conjugal que de...ça.

D'autant plus que chaque seconde qui passait risquait de voir son mensonge s'écrouler.
Le Lord voulait visiblement que la fille aille voir Mrs. Gateway. Et Narcissa aurait du lui dire que les psychomages accomplissaient des miracles, qu'elle en était la preuve vivante.
Mais...Narcissa ne savait pas si cela était dû à son psychomage personnel ou au traumatisme qui l'avait poussé à suivre les conseils de Mr. Sunslice, mais elle répugnait à expliquer pourquoi et comment cela s'était passé.
C'était si...intime.

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Narcissa avait beau parler d'une voix posée et douce, Lucius voyait bien le masque qui commençait à se fissurer.
La sang-de-bourbe n'en finissait pas de poser des questions et cela réveillait visiblement des souvenirs douloureux chez sa femme. Lucius décida donc de prendre les choses en main et profita d'une - rare - pause dans le flot des questions-réponses pour s'immiscer dans la conversation.

"Puisque vous avez tant d'intérêt pour la chose, pourquoi ne pas consulter nos livres à ce sujet. La bibliothèque en est remplie.

-Vraiment ? s'écria l'amie de Potter.

-J'ai bien conscience que cela doit être un choc pour vous après avoir côtoyé les Weasley, mais oui, il existe des sorciers qui savent lire."

La fille s'empourpra et Lucius regretta ses paroles.
Non pas qu'elles fussent fausses, mais le Seigneur des Ténèbres avait donné des ordres clairs concernant l'affreuse gamine...et insulter les amis de Granger en sa présence n'en faisaient pas partie.

"Les Weasley sont des gens très bien ! s'offusqua la gamine.

-Certainement, coupa Narcissa. Mais nous ne sommes pas en très bons termes et...Lucius a parfois du mal à se contenir."

La fille ouvrit la bouche pour répliquer et Lucius, voulant clore la discussion avant qu'elle ne s'envenime, dit la première chose qui lui passa par la tête :

"Quoiqu'il en soit, si c'est la dangerosité de la psychomagie qui vous intéresse, sachez que vos amis les Weasley l'ont eux-même pratiquée sur les conseils de Dumbledore.

-Quoi ?" siffla l'enfant avec un manque de dignité flagrant.

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L'information fit sourire Drago. Ainsi, les Weasley avaient eu recours à la psychomagie.
Les imbéciles, songea Drago. Il n'y avait que les faibles qui recouraient à la psychomagie, disait toujours son père. C'était sûrement pour ça d'ailleurs que Granger avait eu besoin d'aller pleurnicher dans les jupes d'une vielle charmeuse de runes...

Pathétique.

Drago se demanda néanmoins pourquoi il n'en avait jamais entendu parler.
Son père le lui avait-il caché ? Ou ne l'avait-il appris que récemment ?

Avait-il eu peur que son fils ne fasse un mauvais usage de cette information ?
Drago regarda son père, inquiet. Il avait une envie terrible d'utiliser cette information nouvelle contre Weasley mais...et si cela Lui déplaisait ?

Et puis, tant pis, décida Drago.
Insulter les Weasley ne faisait de mal à personne. Et cette information était certainement plus humiliante que confidentielle...

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"Vous avez épuisé tous vos crédits d'abonnement pour les lettres express." annonça la boîte accrochée au cou de Coquecigrue.

Ron pesta. Il avait volé la boite à envoi express dans la chambre de Percy - un cadeau du ministère sans doute - et avait espéré qu'elle serait un peu plus chargée. Quatre lettres à vitesse transplanée, c'était tout ? Évidement, Malefoy n'avait pas pris la peine de mettre les gallions qu'il avait en trop dedans...Stupide aristo décadent !

Il faudrait compter sur des délais d'envoi normaux à présent...ou remettre la boite dans la chambre de Percy en espérant qu'il puisse la faire remplir au ministère...ou essayer de convaincre les jumeaux de trafiquer la boite.

Ron soupira et détacha son regard de la boite - et de Coq qui, pour une fois, se tenait tranquille - pour déplier la nouvelle lettre de Malefoy.

Il commença la lecture.
Il lu.
Il finit sa lecture

...

Allongé sur son lit, Ron avait les joues rouges et les mains tremblantes. Il aurait néanmoins été incapable de dire si c'était à cause de la colère ou de la peur.

La lettre était plus qu'insultante et le nouveau cadeau de Malefoy terrifiait Ron, c'était le moins qu'on puisse dire.
Mais l'objectif avait été atteint.
C'était le plus important, tenta de se persuader Ron.

Alors même s'il avait envie d'attraper son balai et de voler jusqu'au manoir Malefoy pour botter les fesses de cette ignoble fouine bondissante, Ron resta suffisamment calme pour attraper une plume et un encrier et commença à souligner les passages de la lettre qui lui paraissaient les plus intéressants.

Bonsoir Weasley,

Puisque tu ne sembles pas me croire, j'ai joint une petite Photo à cette lettre. Comme tu peux le voir, ta sale petite sang-de-bourbe dors bien chez nous. Heureusement que c'est ma mère qui s'est occupée de lui trouver son linge de nuit, je n'ose pas imaginer ce que j'aurais eu à photographier sinon.

Quoi qu'il en soit, cette chose est toujours aussi exaspérante. Tu ne peux pas imaginer à quel point nous souffrons de devoir supporter sa conversation aux dîners. Quand je pense que ma mère a même été obligé de la sortir ! C'est humiliant. Mais bon, il semblerait que Granger ne puisse pas survivre sans une baby-sitter à ses côtés.

Au fait, tu savais que Granger avait un nouveau point en commun avec ta famille et Potty le cinglé ? Elle aussi est complètement folle. Tellement folle qu'on a du lui prescrire des séances de psychomagie. Et le pire, c'est qu'elle aime ça, ta tarée. Elle en redemande même. A croire que vous fréquenter tous les deux à fini par lui abîmer le cerveau.

Au passage, la sang-de-bourbe est en plein stage découverte ici. Tu sais, elle a été tellement surprise de découvrir que certains sorciers avaient des bibliothèques qu'il a bien fallu que nous lui expliquions que les Weasley n'était pas représentatifs de la culture sorcière. Enfin, je suppose qu'elle comprendra mieux quand elle verra la différence entre notre manoir et votre porcherie.

Bon, je dois te laisser. Je ne voudrais pas rater la lente agonie de Granger (ne t'en fais pas, je te tiendrais au courant...ou pas).

Passes le bonjour à Potty le cinglé pour moi.
Et n'oublies pas de lui dire où est sa petite-amie. Il est cordialement invité à passer au manoir quand il veut.

Tentant de contenir sa colère, Ron fit le tour des éléments qu'il avait pu rassembler :
Hermione était chez les Malefoy et, même si Malefoy paraissait avoir accès beaucoup trop facilement à elle, celle-ci était bien traitée.
L'Hermione sur la photo, bien que dans une position que Malefoy n'aurait jamais dû voir, n'avait pas l'air d'avoir été torturée.
Un bon point.

Malefoy avait également parlé de sa mère, apparemment forcée de jouer les baby-sitter pour Hermione.
De jouer les geôlière, plutôt !
Et Hermione dînait avec eux...

Mais il y avait plus intéressant encore : ma mère a même été obligé de la sortir !.
Cette simple phrase prouvait qu'Hermione pouvait sortir de chez les Malefoy.
Évidement, songea Ron : il devait sûrement y avoir des papiers à remplir pour...l'enterrement.
Bien sûr, ce n'était pas quelque chose de très joyeux mais Ron reprit espoir en pensant à l'enterrement. En effet, les Malefoy seraient obligés de laisser Hermione aller dire au revoir à ses parents...ne serait-ce que pour ne pas éveiller les soupçons du ministère.

Mais il y avait peut-être autre chose... on a du lui prescrire des séances de psychomagie...
Visiblement Hermione voyait un psychomage. Visiblement, il y avait des chances qu'elle le revoit.

Ron frémit en se souvenant de la dernière fois où il avait entendu parler de psychomagie. A l'époque, Ginny restait prostrée durant des heures dans sa chambre et osait à peine se montrer à l'heure des repas.

Les psychomages avaient un accès quasi-illimité à l'esprit de leur patient et pouvaient être très dangereux. Ron avait lu plus d'une fois des articles dans la presse au sujet de séances de psychomagie ratées accidentellement...ou non.
On disait même que, du temps de la première guerre, Vous-savez-qui avait utilisé des psychomages pour soumettre des gens à l'impérium.

Mais si ses parents avaient fini par faire appel à un psychomage, cela voulait certainement dire qu'ils n'étaient pas si mauvais que cela...ou alors que Ginny avait vraiment été dans un état désespéré.
Et Ron croyait se souvenir que la famille avait demandé l'aide de Dumbledore pour s'assurer que le psychomage choisi ne risquait pas d'aggraver les choses.

Quoi qu'il en soit, pensa Ron en ramenant son regard sur la lettre, Hermione allait voir un psychomage. Sortait-elle pour cela ou les Malefoy faisaient-ils faire les séances à domicile ? Et surtout... Elle en redemande même.
Était-elle tombée sur un psychomage peu scrupuleux ou tentait-elle quelque chose pour échapper aux Malefoy ?

Les questions tournaient dans la tête de Ron et il avait du mal à faire le tri entre toute ces informations. Réfléchir, analyser, comprendre, ça c'était...
...le travail d'Hermione.
Mais Hermione n'était pas là. Et Harry non plus. Ron était tout seul et l'absence de ses amis le faisait se sentir comme...nu.

Harry, Hermione et lui, c'était comme le chien à trois tête d'Hagrid. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire, lui, pauvre petite tête privée de ses deux compagnons ?

Ron regarda ses mains tremblante et essaya de se calmer.

Bon sang...Hermione !

Il avait beau essayer de se dire que tout irait bien, qu'Hermione était intelligente, que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom avait décidé de faire profil bas...il y avait cette maudite photo.

Malefoy...espèce de veracrasse poisseux !

Si même lui, si bas, si insignifiant, avait le pouvoir de s'introduire dans sa chambre, de la prendre en photo alors qu'elle était totalement seule et sans défense...

Ron n'avait pas vu le Seigneur des Ténèbres, il n'avait pour se le représenter que ce qu'en avait dit Harry : autrement dit pas grand chose.
Pourtant il imaginait sans problème une silhouette terrifiante, aux mains pales et menaçantes, aux yeux rouges et aux pupilles fines comme des lames de rasoirs, s'avançant vers cette Hermione de la photo : encore innocente, inconsciente du danger et incapable de résister.

Ron hoqueta. Il fallait qu'il se calme.
Laisser son imagination déborder n'aiderait pas Hermione.

Inspirant profondément, il posa ses yeux sur le dernier passage souligné : quand elle verra la différence entre notre manoir et votre porcherie. Il était donc prévu qu'Hermione puisse se déplacer dans le manoir.
Peut-être pour aller à la bibliothèque évoquée. Si c'était le cas, alors ils étaient stupides, tenta de se rassurer Ron : Hermione n'était peut-être pas en mesure de s'échapper seule mais avec autant de livres à portée de main, elle trouverait sans doute un moyen de se protéger.

En attendant, pensa Ron en regardant ce qu'il avait souligné...il pouvait chercher des information sur le psychomage qu'avait consulté Hermione.
La question, bien sûr, étant de savoir qui il allait bien pouvoir interroger...


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La review est le seul salaire de l'auteur et sa seule chance de s'améliorer pour faire des fanfictions toujours plus belles, fantastiques, drôles, parfaites...alors pour améliorer la fanfiction et participer à cette formidable aventure, toi aussi...review !

Au passage, si quelqu'un sait comment passer plusieurs lignes sans que ce soit automatiquement reformaté, ça m'intéresse :)