Disclamer : Tout est à JKR, la warner bross, les ayants droits...sauf le scénario et mes quelques OCs qui n'ont jamais réussi à me rapporter le moindre centime.
Un nouveau chapitre qui m'a donné...beaucoup de mal. En effet, figurez-vous que j'avais basé mon calendrier de fiction sur une année potterienne "normale", c'est à dire avec le retour à Londres situé fin juin (généralement le 28 juin). Problème = A cause du tournoi des trois sorciers, les examens ont été reportés dans Hp 4 et le retour de Poudlard se fait le 3 juillet.
Ayant placé la mort des parents d'Hermione le 1 juillet, j'avais donc un petit problème.
En effet, si ses parents étaient morts alors qu'elle était encore à Poudlard, il est assez peu probable que Dumbledore l'aurait laissé tomber aux mains des Malefoys (ce qui aurait détruit tout mon scénario).
Donc...il y a quelques petites modifications chronologiques : Les parents d'Hermione meurent donc dans la nuit du 3 au 4 (un mardi), ce qui explique que Dumbledore n'ai pas eu le temps de s'occuper de mettre Hermione à l'abri.
Par ailleurs, et bien que ce soit contraire au canon, je décide de façon totalement arbitraire qu'Hermione a choisit de rendre sa liberté à Rita Skeeter le soir où elle est rentrée chez elle. Ce qui me permet d'éviter à Skeeter une mort tragique ET de m'en servir dans cette histoire. Elle est pas belle la vie ? :)
Sinon, toujours niveau chronologie, suite à ma petite réorganisation, il s'est écoulé exactement 7 jours depuis le début de l'histoire et nous sommes donc le mardi 11 juillet 1995.
C'est le jour où Hermione va retrouver ses grands-parents et également le jour où elle va aller rendre une dernière visite à ses parents au funérarium. (joie, bonheur,...).
Mais, avant de voir cette charmante rencontre, je me permets de vous présenter plus en détails un de mes petits OC. Ce n'est pas une de mes filles mais un petit monsieur complétement détraqué qui, je l'espère, vous plaira.
Bonne lecture !
Résumé : Les parents d'Hermione sont morts dans un accident de voiture et les Malefoy ont été désignés comme tuteurs.
Voldemort, qui souhaite transformer Harry Potter en baguette humaine a décidé d'utiliser Hermione comme cobaye. Il a chargé Narcissa et Severus de veiller sur elle.
Quatre femmes semblent vouloir tirer parti des plans du Lord et commencent agir de façon étrange.
De son côté, Narcissa a contacté son notaire Mr. Sunslice pour s'assurer qu'on ne puisse pas lui reprendre la garde d'Hermione.
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Chapitre 11 : Cher Mr. Sunslice
Mardi 11 juillet 1995
"Mrs. Malefoy. Quel plaisir de vous voir."
Narcissa inclina dignement la tête et répondit :
"Le plaisir est partagé Mr. Sunslice."
Le notaire invita Narcissa à s'asseoir et lui proposa galamment une tasse de thé avant d'aller lui-même s'asseoir dans son large fauteuil.
"Vous avez demandé à me voir ? interrogea Narcissa après avoir bu sa première gorgée de thé.
-En effet, reconnu Mr. Sunslice. C'est au sujet de cette jeune fille que vous hébergez chez vous... Miss Granger."
Mr. Sunslice fit une légère pause avant de reprendre.
"Bien que nous ayons rendez-vous cet après-midi au funérarium, j'ai pu repousser la date de l'enterrement à la fin de la semaine, ce qui nous permettra de... gagner un peu de temps afin de nous occuper des formalités. Car j'ai cru comprendre qu'il y avait peut-être une ou deux irrégularités dans ce dossier.
-Des irrégularités ? répéta benoîtement Narcissa.
-Mrs. Malefoy... soupira le notaire. Je suis votre ami et je vous prie de me faire confiance."
Nouvelle pause. Mr. Sunslice la regarda droit dans les yeux et Narcissa sentit une boule lui obstruer la gorge.
"J'ignore pourquoi vous tenez à garder cette enfant chez vous et je ne vous le demanderez pas. Mais vous ne me ferez pas croire que ceci est une procédure normale."
Narcissa déglutit difficilement : le Maître n'accepterait certainement pas de perdre la fille à cause d'une irrégularité de procédure. Cela ne pouvait pas se produire.
"Il y a... beaucoup de zones d'ombres dans cette histoire. A commencer par la rapidité avec laquelle Miss Granger a été prise en charge par le ministère. Moins de quinze minutes en plein milieu de la nuit alors qu'aucun incident magique n'est à déplorer... à ce niveau, ce n'est plus du service mais de l'abnégation. Et certains pourraient se poser des questions sur cet étrange traitement de faveur."
Stupide Ombrage ! pesta silencieusement Narcissa. Cette vielle grenouille était donc incapable d'antidater un document de prise en charge d'orphelin ?
"Ensuite, continua Sunslice, implacable. Il y a le fait que votre famille, parmi toutes les contributrices de la Communauté d'Aide aux Orphelins Sorciers, ait été appelée pour prendre en charge une personne de cette... nature. C'est une bizarrerie que toute personne un tant soit peu au courant des valeurs de votre famille ne pourrait ignorer."
Narcissa pinça les lèvres. Bien sûr que la situation était anormale. Mais cela ne pouvait pas leur enlever Hermione. N'est-ce pas ?
"Et puis il y a cette histoire de magie spontanée qui n'apparaît nulle part dans le compte rendu medical."
Mr. Sunslice soupira. Un instant, il sembla extrêmement las.
Puis, il se reprit et Narcissa pu voir la détermination dans son regard.
"J'ignore si vous me prenez pour un imbécile ou pour un ennemi, Mrs. Malefoy, mais nous ne pourrons rien faire de bon en continuant de la sorte... J'ai été votre ami lors de la dernière guerre et même après, quand vous et votre famille n'étiez plus les bienvenus dans la haute société. J'ai été à vos côtés lors de la mort de vos parents et... quand vous avez perdu votre premier enfant."
Il avait hésité sur la dernière phrase, murmurant de façon quasiment inaudible, mais son simple regard suffisait à Narcissa pour comprendre que son notaire venait de briser un tabou. Le tabou.
"J'ai pris votre défense devant le magenmagot pour que ni vous ni votre mari n'alliez Azkaban, se justifia Sunslice d'une voix plus forte. Je vous ai trouvé un psychomage et un biomage compétent quand Fesoj vous a attaquée. Sans mon aide et celle de mes amis, jamais vous n'auriez pu mettre au monde votre fils. Et sachez que j'ai été extrêmement attristé d'apprendre que les médico-mage vous avaient interdit de porter un nouvel héritier."
Paralysée, Narcissa ne parvenait pas à détacher son regard de l'homme qui lui faisait face. Pour la première fois de sa vie, elle regretta qu'il en sache autant sur elle.
"J'ai vu la façon dont vous regardiez Miss Granger et j'ignore si vous voyez en elle un instrument indispensable dans le cadre d'un plan quelconque ou la fille que vous n'avez jamais eu. Mais ce que je sais, en revanche, c'est que vous tenez absolument la garder. Alors, je vous en conjure, gardez vos raisons pour vous si vous le souhaitez mais ne me cachez pas les faits. Car je suis votre ami et que je veux vous aider."
Narcissa prit une profonde inspiration. Elle devait dire quelque chose.
Il fallait qu'elle dise quelque chose.
Il attendait qu'elle dise quelque chose.
"Je vous remercie de votre sollicitude et de toute l'aide que vous nous avez toujours apportée."
Mr. Sunslice acquiesça doucement.
Narcissa hésita.
C'était la raison de sa venue. C'était pour ça qu'elle était venue ici.
Mais pourquoi avait-elle l'impression de faire une énorme erreur ?
"Et c'est pourquoi j'accepte bien volontiers votre aide aujourd'hui."
Mr. Sunslice lui offrit un sourire sincère et elle se décida.
Il fallait qu'elle parle, n'est-ce-pas ?
Pour Drago.
"Les circonstances de la mort des parents d'Hermione sont pour le moins obscures. Et je suspecte fortement un accident... assisté. Mais nous n'y sommes pour rien."
Mr. Sunslice acquiesça, le visage grave.
"En revanche, c'est moi qui ai manœuvré pour qu'on nous la confie. Nous ne sommes clairement pas la famille d'accueil idéale pour elle. Et même si nous avons de puissants alliés au ministère... n'importe quel agent un tant soit peu intègre comprendrait vite qu'elle aurait plus sa place dans sa famille ou chez les Weasley que chez nous. En fait... le fait qu'elle soit une amie de Potter et que Dumbledore ne soit pas très apprécié au ministère en ce moment est sans doute la seule raison pour laquelle on ne nous l'a pas déjà retirée."
Narcissa s'arrêta, au bord des larmes. La pression accumulée ces derniers jours semblait peser de tout son poids sur ses paules et elle ne se sentait plus la force de continuer à lutter.
Pourquoi avait-il fallu qu'Il revienne ?
Pourquoi la première guerre ne pouvait-elle pas être également dernière ?
"Vous n'êtes pas seule."
Une voix perça les ténèbres qui encerclaient l'esprit de Narcissa et elle se rendit compte que Mr. Sunslice s'était levé et avait contourné le bureau pour venir lui prendre les mains.
"Chaque problème a sa solution, affirma le notaire d'une voix forte. Et même si je ne sais pas ce que vous comptez faire avec cette jeune fille, je peux au moins m'assurer qu'on ne vous la retirera pas. La première chose à faire est de faire déclarer Miss Granger magiquement irresponsable. Une fois que nous aurons prouvé qu'elle ne peut se gérer seule, il faudra alors s'arranger pour que vous soyez déclarée tutrice. Je joindrais mes contacts au ministère dès ce soir afin de m'assurer que tout soit fait selon vos désirs.
-Merci, dit simplement Narcissa.
-Je vous en prie, répondit Mr. Sunslice en pressant les mains de Narcissa dans les siennes. Je m'occuperais également de la succession. Outre le rendez-vous prévu cet après-midi avec Miss Granger et sa famille, je pense pouvoir organiser la récupération des objets liés au monde magique demain. Ce qui vous laisserait la possibilité de vous rendre sur les lieux jeudi afin que nous rédigions l'inventaire d'héritage et que je me charge de la répartition des biens. Bien que cela ne soit pas... exactement prévu par la loi, je pense pouvoir m'arranger pour que vous puissiez choisir ce que vous voudrez parmi l'héritage avant que les moldus ne mettent la main dessus."
Narcissa eut un petit sourire. Mr. Sunslice prenait les choses en main. Elle avait eu raison de lui faire confiance.
"Maintenant... murmura doucement Mr. Sunslice sans lâcher les mains de Narcissa. Si nous parlions de choses plus gaies ? Il y a si longtemps que nous ne nous sommes pas vus et je n'aime pas voir vos beaux yeux pleurer..."
Narcissa eut un demi-sourire.
Il y avait certainement plus que de la simple amitié dans le regard de Mr. Sunslice. Mais les temps étaient sombres et elle savait mieux que quiconque à quel point il était important d'être entourée quand les ténèbres approchaient.
Sans aucun doute, converser lui ferait du bien.
Et c'était, après tout, un bien faible prix payer pour assurer la protection de son fils.
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"Mr... Rogue, c'est bien cela ?"
Severus resta stoïque face à l'insulte déguisée : Ce cher Mr. Sunslice savait forcément qui il était.
"Puis-je connaître la raison de votre visite ? s'enquit le notaire.
-On dit que vous vous occupez du cas Granger, affirma Rogue. Est-ce vous qui avez conseillé à la famille Malefoy de recourir aux services d'une psychomage ?"
Mr. Sunslice fronça les sourcils et Severus hésita : soit il jouait très bien la comédie, soit cette question le surprenait réellement.
"Bien que ce genre de détails puissent être considérés comme faisant parti du secret professionnel, je peux vous affirmer que... je ne suis pour rien dans le choix des Malefoy, dit prudemment Sunslice. Il tergiversa quelques instants supplémentaires avant d'oser : Les Malefoy ont une bonne expérience des psychomages : ils l'ont certainement trouvée grâce leur réseau. Y a-t-il un problème avec la dame choisie ?
-Disons... que Mrs. Malefoy est une amie et Miss Granger une élève à laquelle mon employeur tient beaucoup. Et, malgré mes recherches, je ne suis pas parvenu trouver la moindre information concernant cette Mrs. Gateway. Je sais que la profession force à une certaine discrétion mais vous conviendrez, j'en suis sûr, qu'il y a une différence entre discrétion et inexistence."
Mr. Sunslice plissa dangereusement les yeux.
"Suggérez-vous que cette femme pourrait représenter un danger pour les intérêts de Mrs Malefoy... et Miss Granger ?"
Mr. Sunslice semblait ne mentionner la jeune fille que par réflexe et Severus n'eut aucun mal à en tirer la conclusion qui s'imposait : il savait qui allait la loyauté du notaire.
"Je n'oserais jamais médire de la sorte, louvoya Severus. Mais puisque c'est votre domaine, combien demanderiez pour effectuer quelques recherches sur les références de Mrs. Gateway ?"
Le sourire de Leland Sunslice fit frisonner le maitre des potions.
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"Bonjour cher Mr. Sunslice et merci à vous d'avoir accepté ce petit entretien." s'écria mielleusement Rita.
Sans attendre qu'il ait une chance de rectifier ses propos, Rita s'avança dans la pièce. Ses yeux perçant s'attardèrent sur le bureau, les fauteuils et l'armoire - dont elle aurait adore lire le contenu, mais, mis à part le grand miroir qui pouvait laisser penser que le notaire avait une personnalité narcissique - ce que personne n'ignorait - rien ici n'était de nature à lui donner un scoop.
Légèrement frustrée, elle se laissa tomber plus qu'elle ne s'assit sur le canapé.
Elle sortit une plume papote et un parchemin de son sac et, une fois son matériel prêt, tourna à nouveau son regard vers le notaire.
Après tout, la salle n'était pas le plus important : les clients de Mr. Sunslice - et l'une d'elle en particulier, eux, avaient de la valeur.
"Asseyez-vous, je vous en prie" fit ironiquement remarquer Mr. Sunslice en contournant le bureau.
Rita ne releva pas. Elle avait l'habitude d'être mal reçue : son métier, quoique passionnant, n'attirait jamais la bienveillance de ceux à qui elle s'intéressait.
"Vous souhaitiez me rencontrer, rappela calmement le notaire en allant s'asseoir à son tour.
-C'est exact, attaqua immédiatement Rita. En fait, j'aurais aimé que vous me parliez de votre métier. J'aide un collègue à réaliser un article et...
-Dans ce cas, où est ce collègue ? la coupa brutalement Mr. Sunslice.
-Oh, il est malheureusement très occupé mais je pourrais toujours vous envoyer son article plus tard, dit-elle précipitamment.
-J'y tiens, acta Mr. Sunslice. Et, bien évidement, je souhaite voir cet article avant sa parution."
Rita retint difficilement une moue contrariée. Évidement, le vieux renard serait difficile berner : il n'était pas considéré comme étant le meilleur notaire d'Angleterre pour rien.
Pourtant, il lui fallait ces informations.
Depuis que la petite garce de Potter l'avait laissé s'échapper, elle avait eut le temps de réfléchir : les gens voulaient du croustillant et du sale, pas de la gentillesse et de vraies nouvelles. Elle ne gagnerait jamais sa vie avec de gentils petits articles mielleux à souhait.
Granger allait ruiner sa vie si elle se laissait faire !
Mais là, elle tenait sa chance. Si elle parvenait arracher un article bien affreux sur Granger ou, encore mieux, Potter, son rédacteur la laisserait utiliser un pseudonyme et elle toucherait un maximum.
De toute façon, qui pourrait bien lui reprocher de s'en prendre Potter et ses amis par les temps qui couraient ?
"Si vous le permettez, nous pourrions à parler de votre métier en utilisant un cas pratique... s'avança donc Rita. Nous pourrions prendre par exemple... l'affaire Granger. Comment se déroule ce genre de succession ? Est-ce courant ? Les moldus sont-ils impliqués ? Est-il normal qu'une grande dame comme Mrs. Malefoy soit appelée pour s'occuper de problèmes aussi insignifiants ?
-A qui vous intéressez-vous exactement Mrs. Skeeter ? A moi, Miss. Granger, ou aux Malefoy ? , répondit placidement Mr. Sunslice.
-Oh, je me posais juste quelques questions...
-Alors je vous prierais de les poser clairement, trancha Mr. Sunslice avec un sourire figé. Dans l'intérêt de l'interview, bien évidement. Nous ne voudrions pas risquer qu'un malentendu puisse porter préjudice à une innocente victime... encore une fois."
Rita pesta intérieurement. Des années auparavant, Sunslice avait été accusé d'avoir détourné l'héritage des nés-moldus morts pendant la guerre et avait été traîné devant le Magenmagot sur la base d'informations parues dans la gazette du sorcier. Coupable ou non, le vieux grigou avait été acquitté et, depuis lors, était devenu relativement méfiant envers les journalistes.
Évidement, le fait que l'article qui avait failli lui offrir un aller simple pour Azkaban ait été écrit par une certaine Rita Skeeter expliquait peut-être ses réticences face à elle.
Mais bon sang... elle débutait l'époque ! Et elle avait appris depuis à qui il ne fallait pas s'en prendre.
"Vous confirmez donc que les Malefoy se sont adressés à vous pour gérer la succession Granger, demanda finalement Rita.
-La succession et l'enterrement, accorda Mr. Sunslice en jetant un coup d'œil sur ce qu'écrivait la plume. Et avant que nous n'allions plus loin, pouvez-vous expliquer à votre plume que je n'ai pas prévu de faire payer Miss Granger en nature et que je ne suis pas le père caché de Mr. Malefoy junior. Non pas que ma réputation soit réellement en danger, mais j'aimerais autant éviter à ma femme une crise de fou rire interminable.
-Oh... barres ça !" ordonna rapidement Rita à sa plume.
De toute façon, elle avait déjà écris suffisamment d'articles remettant en cause la fidélité de Mr. Sunslice : elle pouvait se contenter de cibler la petite peste aujourd'hui.
"Et, puisque nous parlons de Miss. Granger... comment va-t-elle ?
-Mal. Au cas ou vous l'auriez oublié : elle vient de perdre ses parents, répondit fermement Mr. Sunslice. D'autres questions ? Ou dois-je considérer que vous avez épuisé votre quota de pertinence pour la journée ?
-Puisque vous en parlez... On dit que Granger à recours aux services d'une psychomage. Peut-on dire que la mort de ses parents l'a fortement perturbée ? A-t-elle des cicatrices ?
-Pour autant que je sache, Miss Granger n'a pas de blessures physiques. Elle est aussi perturbée que peut l'être une jeune femme en deuil et vous comprendrez que le reste relève du secret professionnel, l'informa Mr. Sunslice. Et si ma cliente venait à en recourir à la psychomagie, ce que je ne confirme ni n'infirme, je tiens vous rappeler qu'elle n'a rien de grave et qu'elle est souvent prescrite quand les personnes sont faces à une situation difficile à accepter.
-Sous-entendez-vous que Miss Granger a des difficultés à accepter la vie ? interrogea Rita, fébrile.
-Au risque de vous surprendre, Mrs. Skeeter, le deuil est une tape douloureuse de la vie.
-Evidement. Mais on parle de problème de magie au ministère. Est-il vrai qu'elle a été placée sous la tutelle des Malefoy parce qu'elle a complètement perdu la raison en apprenant son état d'orpheline ?
-J'ai reçu Miss Granger il y a quelque jours dans ce bureau et je peux vous assurer qu'elle est parfaitement saine d'esprit. Il s'agit simplement d'une jeune fille endeuillée que le ministère de la magie à décidé de placer chez les Malefoy par précaution afin que sa douleur ne risque pas de lui faire oublier les lois relatives au secret magique devant les moldus qui composent sa famille.
-Et pensez-vous qu'elle ait pu être folle... avant l'accident, osa Rita. Vous savez, avec tout ce que Potter raconte... croyez-vous qu'elle aurait pu prendre ses propres parents pour des mangemorts embusqués et les tuer sur un coup de folie."
Le visage de Mr. Sunslice, qui jusque là avait fait l'effort d'afficher un semblant de grimace, se ferma complètement et Rita su qu'elle avait été trop loin.
"Mrs. Skeeter, j'ignore quel coup de folie a pu vous pousser à franchir ainsi les limites de la politesse, de la déontologie journalistique et de la stupidité notoire, mais je vais présent devoir vous reconduire à ces frontières... et à la porte de mon bureau par la même occasion."
Mr. Sunslice se leva et, d'un mouvement leste de la baguette, fit une copie du parchemin de l'interview.
"Je vais lire très attentivement ceci, Mrs. Skeeter, et je vous renverrais une copie annotée afin de bien vous re-préciser ce que vous n'êtes pas autorisée à publier. Bien entendu, j'attends également de recevoir le brouillon de l'article que compte publier votre collègue avant sa parution."
Rita ne pu qu'acquiescer et eut peine le temps de murmurer quelques formules de politesse avant que Mr. Sunslice ne lui fasse passer la porte de son bureau en précisant bien à sa jeune et jolie secrétaire au décolleté très plongeant que Mrs. Skeeter en avait fini pour aujourd'hui et que son emploi du temps étant complet, il ne pourrait lui accorder d'autre rendez-vous avant la semaine prochaine.
Sale vieux mangemort pervers !
Rita enrageait.
Granger et sa stupide morale allait la mettre au chômage ! A moins qu'elle ne soit déclarée totalement irresponsable et que plus personne ne se risque à la croire. Mais elle pouvait difficilement l'attaquer tant que la fille avait le meilleur notaire d'Angleterre et les Malefoy comme protecteurs.
Sans compter le chantage de Granger concernant son animagie non déclarée.
Fort heureusement pour Rita, son rédacteur avait accepté de la laisser publier sous pseudonyme, ce qui lui permettrait de survivre... pour l'instant. Mais elle ne pouvait pas se permettre un article trop travaillé, sous peine de voir Granger découvrir sa ruse et mettre ses menaces à exécution.
Granger allait payer.
Et ce n'était pas un notaire de pacotille qui allait se mettre sur la route de la grande Rita Skeeter.
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Décidément, songea Leland Sunslice, cette journée était sa journée Granger.
Après sa délicieuse Narcissa, Mr. Rogue qui venait de lui offrir un marché en or et Skeeter qui lui était plus que désagréable, voilà qu'il partait chercher les grands-parents moldus de la petite sang-de-bourbe pour aller au funérarium.
Leland ferma sa mallette et sortit de son bureau sans fermer la porte. Il avait une totale confiance en sa secrétaire.
Il s'approcha d'ailleurs d'elle en sortant et la salua à la française : Une bise de chaque côté et un french kiss qu'elle ne lui refusa pas.
Leland sourit en se détournant. Skeeter était une abominable petite garce mais il fallait admettre qu'elle avait raison sur au moins un point : il aimait beaucoup les femmes.
Oh ! Leland n'aurait jamais forcé qui que soit : il laissait ce fantasme à d'autres. Mais si une jeune et jolie jeune femme venait lui offrir ses charmes... Mrs. Sunslice n'avait pas besoin d'être au courant n'est-ce-pas ?
Une fois dans la rue, Leland remonta doucement vers l'espace de transplanage autorisé.
Sur le chemin, il reconnu certains de ses clients qu'il salua d'une geste de la main. Tous des vertueux qui venait assurer le monde sorcier de leur vertu dans son cabinet.
Tous des gens biens.
Qui avaient - hélas ! - du mal à le rester très longtemps.
Leland sourit. Tous ces gens qui venait le voir en quête d'aide et qui lui accordaient si volontiers de petites faveurs en change d'une modeste remise de prix... autant de pouvoir sur de soi-disant adultes indépendants et sains d'esprit : c'était jouissif.
D'autant qu'une certaine partie de sa clientèle avait beaucoup de faveurs à offrir...
Arrivé au bout de la rue, Leland se désillusionna et transplana.
Il atterrit dans une petite ruelle bien éclairée et, après avoir vérifié qu'il n'y avait pas de moldus aux alentours, ôta le sortilège qui le rendait invisible.
Au coin de la rue, une voiture avec chauffeur attendait et Leland sourit. Son service était toujours parfait.
Il s'approcha rapidement d'une petite maison plutôt coquette située un peu plus loin sur l'avenue.
Il passa un petit portail en fer forgé et remonta la minuscule allée qui conduisait à la porte d'entrée.
Un coup de sonnette et une minute plus tard, une voix s'éleva de derrière la porte.
"Qui est là ?
-Leland Sunslice, le notaire chargé des funérailles et de la succession de la famille Granger." s'annonça-t-il.
La porte s'ouvrit sur une dame relativement âgée. La coiffure parfaitement arrangée, la tenue d'un blanc immaculé et un chapelet de prière autour du cou, Mrs. Wilkins le toisait avec suspicion.
"Entrez, finit-elle par dire. Arthur, le notaire est ici."
Elle conduisit Leland dans le salon où un homme âgé et visiblement austère accueillit Leland d'un signe de tête.
Les murs nus n'étaient ornés que de trois tableaux : un représentant la descente de la croix, le second montrant la naissance de l'enfant Jésus et le dernier représentant la Cène.
Des gens très croyants...
Sans même poser de questions, Mrs. Wilkins servit trois verres de vin rouge.
"Avez-vous fait bon voyage ? interrogea poliment Mr. Wilkins.
-Très bon voyage, je vous remercie.
-Bien, apprécia Mr. Wilkins. J'ai cru comprendre que vous vous occupiez des formalités relatives au décès de ma fille et de son époux.
-C'est exact, répondit Leland. Mes sincères condoléances pour l'épreuve que vous traversez.
-Perdre un enfant est une épreuve qu'aucun parent ne devrait avoir à subir, murmura Mrs. Wilkins, les yeux humides. Mais ma fille est dans la maison de Dieu présent et... je suis certaine qu'elle y est bien. Dieu est amour, je suis sûre qu'il prend soin de ma fille et qu'elle est heureuse avec son mari.
-J'en suis certain également."
Leland inclina la tête.
La religion apportait parfois espoir et apaisement aux proches des victimes.
Mais il n'avait jamais rencontré de dieu ou de déesse capable d'effacer totalement la douleur d'un parent qui vient de perdre son enfant.
Prenant doucement la main de Mrs. Wilkins, Leland la regarda droit dans les yeux et murmura de sa voix la plus douce :
"Votre enfant est entre les mains de Dieu à présent et ce sont les meilleures mains qui soient. La seule chose qui nous reste à faire est de prévoir les meilleures funérailles possibles afin que nous puissions tous lui dire au revoir de la façon qu'elle mérite.
-Pouvons-nous parler de l'enterrement ?" demanda froidement Mr. Wilkins.
L'homme semblait bien moins affecté que sa femme mais Leland ne s'y trompait pas : Il avait beaucoup discuté avec le grand-père de Miss Granger ces derniers jours et il savait que l'homme se jetait à corps perdu dans les préparatifs de l'enterrement. Pour le moment, l'activité le maintenait loin de ses émotions mais la chute serait terrible.
"Bien sûr, je suis là pour ça, sourit Leland en lâchant la main de Mrs. Wilkins.
-Ainsi que je vous l'ai expliqué, nous voulons une cérémonie religieuse. Notre fille et son époux seront enterrés dans le cimetière de la ville. J'ai été me renseigner et c'est parfaitement possible.
-Évidement, concéda doucement Leland. La Tombe Blanche possède des établissements un peu partout dans le pays et l'un d'entre eux se trouve à quelques miles d'ici. J'y ai fait transférer les corps pour la mise en bière.
-Justement, je voulais vous parler de la Tombe Blanche, attaqua Mr. Wilkins. Je me suis un peu renseigné sur eux et il me semble qu'ils ne soient pas... chrétiens.
-La Tombe Blanche ne se réclame d'aucune confession, c'est vrai, mais leur professionnalisme est reconnu et ils n'auront aucun problème à organiser une cérémonie religieuse, l'assura Leland.
-Mais ils ne sont pas chrétiens."
Leland regarda Mr. Wilkins dans les yeux. Il savait depuis longtemps à quel point la religion pouvait poser problème, surtout lorsque l'on parlait de funérailles, de mariage ou de tout autre moment fort de l'existence.
Au moins, songea-t-il, ils sont tous de la même religion.
"Nous travaillons avec la Tombe Blanche depuis la création de cet établissement en 1273 et je peux vous assurer que nous n'avons jamais eut le moindre problème en ce qui concerne les enterrements, religieux ou non. De plus, je ne connais aucun autre établissement capable de s'adapter ce point à la personnalité des défunts et de leur famille...
-Ceci est très intéressant mais je me suis permis de visiter d'autres funérariums, qui soit-dit en passant sont bien plus rapides à rapatrier les disparus que vous et votre Tombe Blanche, et ils me paraissent tout fait convenables." dit Mr. Wilkins en posant une série de prospectus sur la table.
Leland ignorait si la démonstration de Mr. Wilkins était due à son envie de se sentir utile, à un caractère contrariant ou à un réel besoin religieux mais il ne pouvait pas les laisser choisir un service funéraire moldu. Cela aurait été contraire aux intérêts de sa cliente. Et à ceux de Miss Granger également...
Il jeta néanmoins un coup d'œil poli aux prospectus et son mauvais pressentiment se confirma : aucune des officines proposées n'avait de vitrine dans le monde magique.
S'il choisissait l'une de celles-là, il y avait un fort risque de voir des catastrophes magico-moldues arriver. Et, outre les risques pour sa cliente, c'était toute la réputation de son cabinet qui en prendrait un coup.
"Ces services sont pour le moins intéressants mais je crains d'avoir déclaré aux tuteurs de votre petite-fille que nous nous rendrions la Tombe Blanche cet après-midi. Et je ne suis pas certain que changer d'avis maintenant soit une bonne idée.
-Vous avez des nouvelles d'Hermione ? s'écria Mrs. Wilkins.
-Oui, c'est vrai, il faut que nous parlions de ça aussi, s'énerva Mr. Wilkins. Où est notre petite-fille et pourquoi n'avons nous pas le droit de la contacter ?
-Comme je vous l'ai expliqué par téléphone, votre petite-fille a très mal réagi en apprenant la mort de ses parents, déclara calmement Leland. Elle a fait une crise de nerfs violente et deux tentatives de suicide. C'est pourquoi les secours ont décidés de la placer dans un établissement privé spécialisé dans les cas de mal-être passagers. On lui a prescrit deux mois dans l'établissement et les visites ne sont malheureusement pas autorisées. J'ai néanmoins pu obtenir que nous nous retrouvions la Tombe Blanche aujourd'hui à l'heure du rendez-vous. Elle sera accompagné d'une aide soignante en civil.
-Mais nous sommes ses grands-parents. C'est nous de nous occuper d'elle, plaida Mrs. Wilkins avant de se raviser : Enfin, je suppose que nous la récupérerons quand elle reviendra de sa convalescence.
-Hum... toussota Leland. Si tout se passe bien, ce que j'espère, Hermione devrait être en mesure de reprendre les cours la rentrée et elle retournera donc Poudlard.
-Poudlard ? renifla Mrs. Wilkins. Quel drôle de nom. Mais puisque vous en parlez... mon mari et moi souhaitions la retirer de cet établissement. Hermione est une jeune fille intelligente et nous sommes certains qu'avec une meilleure éducation, elle pourrait être en mesure d'aller dans de grandes écoles... comme Cambridge, par exemple."
Leland se força à rester calme. La conversation était en train de déraper et il lui fallait reprendre en main la situation. Et rapidement.
Où il devrait s'en remettre au ministère pour s'occuper de ce cas-là...
"Nous savons que les études coûtent cher. Mais en vendant le cabinet de ma fille, nous devrions avoir suffisamment pour lui offrir un bon avenir. Elle le mérite, soutint Mr. Wilkins.
-Eh bien, c'est une idée intéressante, accorda Leland. Et je ne doute pas qu'Hermione soit capable du meilleur mais, si je puis me permettre... êtes-vous sûrs que la priver de ses repères juste après la mort de ses parents soit une bonne chose ? Elle est à Poudlard depuis quatre ans. Elle y a ses amis ainsi que des professeurs qui la comprennent et la soutiendront."
Leland fit une pause.
La partie s'annonçait plus difficile qu'il ne l'avait imaginé. Quelles que soient leur motivations, les Granger avaient l'intention de reprendre en main l'avenir de leur petite-fille et il ne pouvait pas laisser faire ça.
Le problème était que leurs demandes étaient parfaitement légitimes d'un point de vue moldu - et partiellement légitimes d'un point de vue sorcier.
"Je crois... finit par dire Leland. ...que le mieux est encore d'en discuter avec Hermione. Elle n'est certes pas majeure mais il me semble qu'elle a atteint un âge où l'on est en mesure de prendre ce genre de décision.
-Fariboles, lança Mrs. Wilkins. Vous venez de dire qu'elle n'était pas dans son état normal. C'est donc à nous de nous assurer qu'elle prenne les meilleurs décisions possible pour son avenir.
-Bien sûr, apaisa Leland. Dans ce cas, puis-je vous proposer d'en discuter après la visite au funérarium. Nous pourrons y voir Hermione et discuter de tout cela calmement."
Les époux Wilkins échangèrent un regard, visiblement peu satisfait de la tournure que prenait la conversation.
Ils acquiescèrent néanmoins.
"Cela me paraît bien, renâcla Mr. Wilkins. Je suis certain que nous parviendrons à discuter avec Hermione.
-Oh ! Et avant que nous partions, Mr. Sunslice, j'aurais aimé savoir : qui vous a engagé ?" demanda Mrs. Wilkins
Leland plissa les yeux. Ce n'était pas bon du tout.
Visiblement, les Wilkins étaient plus tendus qu'il n'y paraissait puisqu'ils en venaient même mettre en doute sa légitimité.
Évidemment, les choses auraient sans doute été plus simples si, dans cette histoire, sa cliente n'avait pas été du mauvais côté de la barrière.
Il espérait vraiment que Granger en valait la peine.
"J'ai reçu le dossier de la part de la part de l'assistance sociale, affirma Leland.
Ce n'était totalement faux en soi : Mrs. Malefoy faisait partie de l'assistance sociale sorcière.
"Et pouvez-vous nous redire pourquoi nous n'avons pas été contactés directement ?
-Hermione était hystérique et l'assistance l'a immédiatement placé en établissement. Comme je travaille souvent avec ce genre de dossier, on m'a appelé pour que je m'occupe des détails.
-Je vois, souffla Mr. Wilkins en se levant. Eh bien, il est inutile de s'attarder plus longtemps, je crois. Allons voir Hermione."
Mr. et Mrs. Wilkins accompagnèrent Leland et le suivirent jusqu'à la voiture sans dire un mot.
Mais, juste avant d'entrer dans celle-ci, le viel homme se retourna et siffla aux oreilles de Leland :
"Je ne sais pas qui ce qui se passe dans cette affaire ni pourquoi personne ne veut rien nous expliquer. Et je sais encore moins pourquoi on nous refuse le droit de prendre soin de notre petite-fille mais je vous assure que nous aurons le fin mot de cette histoire."
Leland comprit l'avertissement et hocha la tête.
Il savait que, dans le pire des cas, les oubliators du ministère préserveraient le secret magique en effaçant totalement Hermione de la mémoire de ses proches mais il espérait éviter d'en arriver là.
Les solutions extrêmes étaient rarement bonnes pour les affaires.
Fermant poliment la portière, il alla s'installer l'avant.
Il sentait que le voyage allait être long.
Très long.
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Y voilà !
La rencontre Hermione/grands-parents au prochain chapitre...
Maintenant quelques indications sur les persos : Je n'ai pas réussi à trouver les noms des grands parents maternel de Granger. Ce seront donc les Wilkins.
Mr. et Mrs Wilkins sont légèrement caricaturaux dans leur rapport à leur religion mais je les ai créé ainsi pour plusieurs raisons : d'abord parce qu'il me fallait une raison pour justifier le fait qu'on entende JAMAIS parler d'eux en 7 bouquins Hp = donc Hermione a une famille MAIS elle n'a qu'un oncle + 2 cousins du côté de son père (avec qui elle s'entend bien mais qu'elle ne voit pas souvent) et 2 GP + 1 tante + 1 oncle + des cousins du côté de sa mère mais elle les voit très rarement parce qu'ils sont très croyants et que la mère d'Hermione n'a jamais osé leur avouer que sa fille était une sorcière.
Deuxième raison : Mr. Sunslice. Son nom complet est Leland (prononcé Li - land) Sunslice. Sunslice veut dire "rayon de soleil" et Leland vient de Leland Gaunt (oui, Gaunt comme la mère de VV), qui est le maître du bazaar de l'épouvante de Stephen King. Leland (de SK) est l'envoyé du diable. C'est un tentateur, qui manipule les gens pour les monter les uns contre les autres et qui capture leurs âmes lorsqu'ils commettent le péché ultime (le meurtre). Il ne se salit jamais les mains et - techniquement parlant - ne fait rien de répréhensible. Mais il apparait évident à la fin qu'il a amené le chaos et la mort. (Je vous conseille vraiment le film "le bazaar de l'épouvante")
Mon Leland est un peu moins machiavélique. Mais c'est un manipulateur et un tentateur. Quand il dit qu'il aime les femmes, en fait il aime qu'elles viennent à lui. C'est plus de l'obsession narcissique que de l'amour (comment décrédibiliser ses personnages en 10 leçons par Rhéa Even). Il aime voir les gens faire ce qu'il veut. Pas pour faire le mal ou gagner quelque chose mais parce qu'il adore cette sensation de pouvoir.
Bref, un joyeux personnage. (Et obsédé avec ça)
Et donc, pour en revenir à Mr. et Mrs. Wilkins, ils sont également très chrétiens parce que Leland Gaunt (qui a donné son nom à Mr. Sunslice) représente une version chrétienne du diable et qu'ils sont en opposition face à lui. La question est bien sûr : qui gagnera ce duel ?
Ceci étant, je me rends compte que ça va de mal en pis pour Mr. Sunslice. Il commence avec Narcissa et il finit avec Mr. et Mrs. Wilkins. Heureusement que je suis arrivé au bout de mes 11 pages habituelles de chapitre parce que je ne veut pas imaginer dans quel état je l'aurais retrouvé sinon...
En attendant le prochain chapitre, je ne peux que vous encourager à laisser des reviews pour poser des questions, m'encourager, suggérer des choses à insérer, signaler votre présence, soutenir un personnage que vous trouvez maltraité (ou m'ordonner d'en torturer un)...
Bref, vous avez toutes les raisons de reviewer, aucune de ne pas le faire :)
A bientôt !
