Après deux semaines de folies, me revoilà. C'est toujours le bordel au taf mais je ne bosse pas ce week-end pour une fois donc... j'ai eu le temps de remettre ce chapitre en état. Victoire.

Le dernier chapitre était centré sur Narcissa, Mrs. Gateway, Ron et Severus... aujourd'hui on change complètement de personnages.

Voici donc un chapitre centré sur deux arnaqueuses que vous avez déjà eu l'occasion de voir : Maïa Gateway et Djibé Clédefaille.

Pour info : Gateway signifie "sortie de secours".

Je rappelle au cas où que les arnaqueuses sont des personnages de fiction et PAS DES EXEMPLES A SUIVRE.
Maïa a quatorze ans, elle a l'habitude que tout le monde la regarde parce qu'elle est belle et elle est tombé sur Eleg qui, sans être proxénète, a la morale très élastique. Donc, dans la logique de l'histoire, Maïa qu'on envoie flirter avec des hommes âgés pour obtenir ce qu'on veut, ça se tient. Dans la vraie vie, ce n'est ni fait, ni à faire. Et je rappelle, à tout hasard, que si Maïa allume les hommes, c'est quand elle a pris une potion de vieillissement et qu'elle ne va pas jusqu'au bout.

Swangranger : Merci énormément pour ta review, ça me fait super plaisir. Ron a réussi à voir Hermione et il va continuer à agir. j'espère que ce chapitre te plaira :)

Bonne lecture !


Chapitre 14 : Gateway


Il m'aime...un peu...beaucoup...passionnément... à la folie...pas du tout. Il m'aime...un peu...beaucoup !

Maia poussa un petit cri de joie, comme à chaque fois qu'elle gagnait au jeu de la marguerite. Il l'aimait beaucoup...
Bien sûr, ce n'était qu'un jeu pour enfant mais ça restait tellement agréable.

Maia roula sur le côté et posa un regard victorieux sur les photos étalées sur le sol. Treize photos, treize amoureux... non affaires comme aurait dit Eleg.
Treize personnes tombées dans ses filets et qu'elle avait aimé passionnément... au moins une semaine.

C'était un problème... non ?
En tout cas, sa mère aurait dit que c'était un problème. Sa mère disait toujours qu'une femme se devait d'être constante en toutes choses et, par-dessus tout, en amour.

Sa mère disait aussi qu'à son âge, elle aurait déjà dû penser à l'avenir et fréquenter de jeunes et riches nobles.

Eleg et Djibé ne disaient pas la même chose : Djibé disait que sa vie lui appartenait et qu'elle ne se résumait pas à deux ovaires et un utérus. Quant à Eleg… Eleg considérait qu'un homme qui n'était ni un cobaye, ni un chercheur était une perte de temps.

Et Maia… Maia ne savait pas. Elle n'avait ni le tempérament fier de Djibé, ni l'élégance détachée d'Eleg. Elle aimait souvent, fort… mais pas longtemps.

Maia secoua la tête. Elle avait une mission à accomplir. Elle ne devait pas se laisser déconcentrer.

Surtout qu'elle savait très bien où ce genre de pensées pouvaient la mener.

Alors, elle se résigna et se leva, décidée, pour aller chercher la petite fiole qui la ferait paraître quelques années de plus. La potion était aussi imbuvable qu'efficace et Maia se pinça le nez dans l'espoir que cela atténuerait le goût affreux de la chose.

Elle jeta le liquide dans sa gorge plus qu'elle ne but et frissonna de dégout : Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi jeune ? Elle aurait voulu être déjà grande pour pouvoir faire ce qu'elle voulait et ne pas utiliser tout le temps la fiole.

La potion et son goût de lait très périmé n'avait pas encore cessés d'empoisonner sa langue que déjà le liquide faisait effet et Maia frissonna – de douleur cette fois :

Sa peau s'étira en premier, lui donnant un aspect flasque et repoussant, avant que les os n'entament leur étirement. Tous ses nerfs prirent feu lorsque ses organes furent touchés à leur tour, grandissant si vite qu'elle pouvait les sentir se repositionner difficilement sous la peau magiquement agrandie.

Enfin, le supplice s'acheva et Maia, essoufflée, se retint au mur pour ne pas tomber.

Comme à chaque fois, il lui fallut plusieurs minutes pour que la terre arrête de tanguer et que ses yeux parviennent à lui transmettre des images nettes.

Quand enfin son corps accepta de coopérer, elle se dirigea vers son armoire pour en sortir sa tenue de combat :

Décolleté.

Jupe.

Talons.

Bijoux.

Maquillage.
Elle soupira : elle regrettait déjà son jean et ses baskets.

Mais Eleg et Djibé avaient raison, évidement : il leur fallait un plan de secours, une porte de sortie. Et c'était à elle, Maia Gateway, de leur fournir le moyen de filer à l'anglaise si les choses se corsaient.
Attrapant son sac, Maia sourit. Elle ressentait toujours les effets douloureux de la potion et peinait à ne pas tanguer sur ses talons mais un sentiment de bonheur diffus se répandait en elle.

L'arnaque, elle aimait ça.

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Djibé regardait le matelas attentivement. De nombreuses runes le recouvraient et cela la gênait.
Selon le plan, les fils de Brocéliande que possédaient les Malefoy devaient servir à alimenter la connexion mentale qu'elle était en train de tisser avec Granger.

Sauf que les fils de Brocéliande ne pouvaient être utilisés par deux personnes à la fois. Et que, visiblement, Mrs. Malefoy avait eu la même idée qu'elle.

Djibé se pinça l'arête du nez. Voilà qui était gênant.
La greffe pouvait fonctionner sans les fils de Brocéliande, évidement. Elles n'étaient pas stupides au point de faire reposer la totalité du plan sur un élément aussi instable que la présence d'un drap de dessous dans un lit.

Et puis, l'impact des fils était limité de toute façon.
Mais c'était le premier véritable accroc dans leur plan et cela la perturbait.

Et puis, elle détestait l'idée de se faire prendre de vitesse. Surtout par Mrs. Malefoy.

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Les jambes croisées, le corps tordu à force de mettre ces fichus seins en avant, Maia faisait semblant de lire un magazine insipide en salle d'attente. Le magazine étant d'autant plus insipide que le journal des inventeurs était à quelques centimètres, trônant sur la table basse comme une œuvre sur son piédestal.

Mais Sorcière Hebdo était plus convenable pour une femme que la machinerie sublime que dévoilait la une du journal des inventeurs et, aujourd'hui, il fallait absolument que Maia fasse femme.

Et puis sa prétendue lecture lui permettait d'esquiver les regards, aguicheurs où envieux, qui se posaient sur elle.

Un homme se racla la gorge et Maia capta une seconde – une seconde de trop – l'envie qui luisait dans ses yeux.

Elle se retint de lever les yeux au ciel et retourna à son stupide magazine.

Comment avoir un corps de rêve grâce à la potion DreamyBody…

DreamyBody… Maia n'avait pas besoin de ça : Elle était déjà belle, elle le savait et ce n'était un secret pour personne.
Maia avait toujours été belle. Et passionnée par les nouvelles technologies.
Tout le monde avait toujours dit d'elle qu'elle était belle et qu'une jolie fille comme elle n'aurait aucun problème dans la vie. Parce que tous les garçons la regardaient toujours. Parce qu'on lui offrait le monde pour un sourire ou un clin d'œil.

Mais personne n'avait jamais dit d'elle qu'elle serait une grande ingénieure, qu'elle deviendrait PDG de sa société ou qu'elle inventerait de nouvelles machines que tout le monde se battrait pour acheter.

Mais avait toujours été belle. Tout le monde le savait.

Maia avait toujours été passionnée par les nouvelles technologies. Et tout le monde s'en foutait.
Alors parfois, Maia aurait voulu ne pas être belle. Pour qu'une fois, juste une fois, on regarde son talent et pas son corps.

« Harmonie Swan » annonça la voix froide du secrétaire

Maia se leva en entendant son nom d'emprunt et soupira en voyant le visage de l'homme passer de l'ennui à l'appréciation.

Un jour, se promit-elle, elle couperait ses cheveux n'importe comment et s'habillerait de haillons pour voir si elle brillait toujours dans un corps laid... mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle allait utiliser ce corps si bien fait pour obtenir ce qu'elles voulaient.
Aujourd'hui, ce corps n'était pas le pesant habitacle qui la réduisait à n'être qu'une jolie poupée.

Aujourd'hui, son corps était une arme, un rouage d'une machine bien plus grande et plus belle qui devrait marcher la perfection pour ne pas compromettre l'ingénierie globale.

Alors Maia offrit son plus beau sourire à l'employé qui lui ouvrit la porte. Pour ses sœurs d'arnaque, elle ne se résumait pas à son corps. Ce n'était qu'un atout de plus, une simple possibilité qu'il fallait mettre à profit de temps à autre.

L'arnaque, elle aimait ça. Parce qu'elle pouvait y être elle-même, totalement, entièrement.
Parce qu'elle y était sa place, corps et âme.

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De petits picotements se firent ressentir dans ses mains et Djibé regarda machinalement sa montre. Conçue par Maia et elle-même, elle avait été enchantée pour afficher un certain nombre d'informations, dont la position exacte d'Hermione et des membres de la famille Malefoy.
Comme Djibé l'avait prévu, Hermione et Mrs. Malefoy se trouvaient dans le monde moldu, probablement en train de ranger la maison d'Hermione pour éviter que sa famille moldue ne tombe par hasard sur des objets sorciers en venant s'occuper de la succession.
Mr. Malefoy était au ministère, comme souvent cette heure-ci.
Le problème venait du jeune fils Malefoy. Resté au manoir, celui-ci se dirigeait vers elle et Djibé ne pouvait pas savoir s'il traverserait simplement le couloir où s'il risquait de venir dans la chambre.

Pestant silencieusement, Djibé rejoignit aussi silencieusement que possible la salle-de-bain et se cacha derrière la porte.
Que pouvait-elle faire ?
Le polynectar longue durée qu'Eleg avait mis au point lui assurait au moins sept heures dans la peau de Mrs. Gateway. Mais Mrs. Gateway n'était pas la bienvenue au manoir Malefoy.

Djibé inclina la tête.

Ses lunettes tombèrent.
Le monde disparu autour d'elle, se changeant en un champ de ruines et elle sentit la panique monter en elle.
Stupide Djibé, se morigéna-t-elle.
Le manoir était protégé par un nombre considérable de sorts anti-moldu. Et si sa montre lui permettait de résister aux repousse-moldus et autres joyeusetés du genre, il lui fallait absolument ses lunettes enchantées si elle voulait voir autre chose que les illusions qui cachaient le manoir aux gens de son espèce.

Se laissant précautionneusement glisser sur le sol, elle commença chercher tâtons autour d'elle.
Et si elle ne les trouvait pas ?

Bien sûr, elle avait prévenu Eleg et Maia de sa petite visite aux Malefoy. Mais Maia devait se rendre aux ambassades aujourd'hui et si Eleg était prise ici, on la tuerait.

Avec un début de panique, Djibé réalisa qu'elle était seule… seule et moldue, au milieu d'un nid de mangemort, sous la forme d'une psychomage qui s'était permise de menacer les propriétaires du lieu.

Génial...

Sa montre vibra et Djibé fut heureuse de constater qu'elle pouvait toujours voir ce qui se trouvait sur son corps.
Sa joie retomba en découvrant que Malefoy était rentré dans la chambre. Et si Djibé ne se trompait pas, il devait être de l'autre côté du mur. A trois mètres d'elle.
Il lui fallait ces stupides lunettes. Et vite !

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Un grand sourire aux lèvres et un décolleté un tout petit peu trop plongeant, Maia discutait avec l'homme.
Il n'y avait aucune raison qu'il ne lui donne pas ce qu'elle voulait.
C'était légal. Elle y avait le droit. Après tout, n'était-elle pas une citoyenne italienne ? Et, en tant que citoyenne italienne, elle avait besoin que son ministère lui fournisse un portoloin pour sa mère et sa soeur. Il servirait pour la fin des vacances qu'elles passaient en Angleterre, vous comprenez Monsieur ? D'ailleurs, l'Italie lui manquait déjà…

Le problème, évidement, était que sans jour ni heure précise, il faudrait un portoloin à mot-de-passe et qu'il y avait des lois et des charges et des garanties… Il fallait comprendre que ce genre de portoloin, moins facile à contrôler par les ministères, n'étaient normalement pas mis à la disposition du grand public.

Mais s'il vous plaît, Monsieur... avait-elle vraiment l'air d'être une dangereuse criminelle ?

L'homme sourit à la réflexion et Maia se pencha légèrement en avant pour attraper son thé. Le parfum qu'elle portait, et que le fonctionnaire n'avait visiblement pas remarqué, était une des effluves les plus puissantes de Djibé.

"Je pourrais peut-être vous aider, susurra mielleusement l'homme. Tout à l'heure. Autour d'un verre..."

Maia sourit. Elle avait gagné la partie. Game Over.

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Piégée. Djibé était piégée.
Malefoy ne bougeait pas et elle ignorait totalement ce qu'il faisait dans la pièce à côté. Visiblement, le sortilège d'illusion qui cachait la vision du manoir aux moldus avait aussi une influence sur les sons.
A l'heure actuelle, Djibé était donc aveugle et sourde : une mauvaise combinaison pour lutter contre des mangemorts.

Peut-être devrait-elle appeler ? Dire voix haute qu'il lui fallait ses lunettes pour qu'on ne se demande pas ce qu'elle faisait cachée par terre, paralysée par la peur ?

Peut-être... peut-être pas...

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Sur le trajet du retour, Maia s'arrêta pour acheter un DVD à Djibé. Elle ne connaissait pas le film mais Djibé lui en avait parlé la semaine précédente. Et puis, elles arriveraient peut-être convaincre Eleg de regarder...

Maia sourit. Sa mission s'était bien passée.
Moiti française, moiti italienne, elle avait pu obtenir deux portoloins à mots-de-passe. Enfin, elle les avait presque :

La France lui avait promis un portoloin en échange de ses empreintes ainsi que d'un lien du sang qui leur permettraient de contrôler son trajet et, si jamais elle se permettait de violer les lois britanniques, de l'annuler.

Les italiens avait été moins regardants mais, à leur décharge, il fallait admettre qu'elle avait forcé la dose sur le parfum de désir. Et sur la potion d'oubli. Mais après avoir fait l'enregistrement chez les français, elle n'avait pas souhaité prendre le risque de voir le Royaume-Uni recevoir deux demandes pour deux portoloin à mots-passe qui devaient être utilisés à la même période : Les états sorciers coopéraient moins que leurs versions moldues mais il aurait suffi d'un fonctionnaire un peu trop zélé pour compromettre leur fuite. Et il aurait été dommage de se faire arrêter par un vulgaire échange de données aux frontières.

Donc voilà, elles avaient donc un portoloin officiel à destination de la France. Et un portoloin inconnu, enregistré sous un faux nom, à destination de l'Italie.
Bien sûr, ce n'était pas tout. Il leur fallait plus qu'un portoloin.

En France, Djibé disposait de sa place sur un avion à destination d'Antalya et qui faisait escale par l'Italie au cas où il faudrait prendre le second portoloin. D'origine turque, Djibé avait réussi à trouver une cousine lointaine qui se mariait au début du mois de Septembre et à se faire inviter en Turquie pour assister aux festivités. En cas de problème, elle échapperait aux radars dans les monts Taurus.

Eleg, de son côté, avait déjà prévu de prendre le train vers Frankfort une fois sortie du territoire britannique. Née en Allemagne, elle y avait gardé un réseau qui, d'après ce qu'en avait compris Maia, pourrait la cacher si les choses se corsaient.

Quant Maia, sa famille restait son meilleur atout : Sa mère était assistante de direction pour le tout nouveau cabinet européen de gestion des espèces magiques protégées et son père travaillait au département de la justice sorcière française. Et qui irait soupçonner la pauvre jeune fille de quatorze ans d'une telle famille d'avoir volontairement aidé une mangemorte en fuite à échapper ses poursuivants ? Si elle venait à faire quoi que ce soit de répréhensible, cela ne pourrait être que sous l'influence d'un sortilège maléfique, évidemment...

Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Maia sentit sa montre vibrer.
Elle jeta un coup d'œil paresseux l'objet et eut l'impression que son sang se glaçait dans ses veines.

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Malefoy se rapprochait et, si Djibé ne se trompait pas, il devait être juste derrière la porte maintenant.
Paniquée, elle avait appuyé sur le bouton rouge de sa montre quelques minutes auparavant.

La décision avait été difficile à prendre : ni Eleg, ni Maia ne serait en sécurité au manoir Malefoy.
Mais elle ne pouvait pas lutter seule.

Ca va aller lui souffla une voix qui ressemblait étrangement celle de Maia.

Cette illusion produite par son cerveau en panique la rassura suffisamment pour qu'elle puisse prendre une inspiration et se remettre à tâtonner fébrilement.

Sur sa montre, elle vit Malefoy s'éloigner de la porte.
Il s'éloignait.
Il partait.

Djibé souffla.
Elle n'était plus en danger immédiat.
Mais elle était toujours prise au piège.

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Maia frémit en levant le bras.
Le lambeau de peau qu'elle tenait à la main était une reproduction synthétique de la peau de l'avant-bras gauche d'Eleg. Celui qui portait la marque.

Bien qu'il y passe une grande partie de son temps, le manoir Malefoy n'était pas la résidence réelle de Voldemort. Néanmoins, ses sbires s'y rendaient régulièrement dans l'espoir de le voir et Maia espérait que les propriétaires s'étaient dotés d'un mécanisme d'ouverture du portail capable de reconnaitre de la marque des ténèbres.

Un petit POP derrière elle la poussa se retourner.

"Eleg ! souffla Maia. Tu…

-Je sais, j'ai vu, asséna Eleg en secouant son poignet.

-J'ai essayé d'utiliser la fonction tunnel de la montre mais je n'arrive pas aller plus loin que les grilles, s'alarma Maia. A chaque fois que j'essaie, je me retrouve ici. Et la marque ne…

-Les sorts de protection du manoir sont plus puissants que nos sorts de transport, commenta simplement Eleg. Et il te faut la vraie marque pour entrer. Je vais t'ouvrir… mais je ne pourrais pas te suivre."

Maia hocha rapidement la tête.

Djibé, tiens bon.

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Djibé, commencer à se calmer quand elle sentit sa montre vibrer une nouvelle fois.
Hermione et Mrs. Malefoy venaient de rentrer.

De mieux en mieux...

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Maia courrait comme si sa vie en dépendait.
Il fallait qu'elle arrive à temps.

Djibé…

Jetant à peine un coup d'œil à sa montre pour s'orienter, Maia déboula sur un escalier de marbre. Elle survola plus qu'elle n'en gravit les marches.

Courir.
Plus vite.
Ne pas se retourner.
Tant pis pour les tableaux qui parlaient.

Eleg lui avait jeté un sort de désillusion.
Il marchait. N'est-ce pas ?

Djibé.
Djibé, où est-tu ?

Courir.
Pourquoi ce manoir...
... était-il un labyrinthe.

Courir.
Plus vite.

La montre vibra.
Courir.

Deuxième vibration.
Elle se rapprochait.

Trois vibration.
Plus vite !

Soudain, des voix retentirent dans le couloir. Féminines, elles provenaient d'une porte entrouverte.
Mais s'arrêta et pris le temps de calmer sa respiration.
Il ne fallait pas qu'on l'entende.

D'après sa montre, Djibé se trouvait à l'intérieur.

Il ne fallait pas qu'on l'entende.

Elle se glissa dans la chambre sur la pointe des pieds.
Les deux femmes, Mrs. Malefoy et Miss Granger, discutaient.
Pas de Djibé en vue.

Maia regarda sa montre. Elle était là pourtant !
Elle était forcément dans...

La salle-de-bain !
Maia se glissa dans le dos des deux femmes et s'approcha de la porte qu'elle venait de repérer. Légèrement entrouverte, la porte ne l'était pas suffisamment pour qu'elle puisse passer sans se faire remarquer.

« Miaou ! »

Maia tourna la tête, intriguée. Assis à moins d'un mètre, un gros chat roux regardait dans sa direction. Pouvait-il la sentir ? D'après Hermione, ce chat était à moitié fléreur. Et les fléreurs percevaient bien plus de choses que les chats normaux...
Soudain, la lumière se fit : Le chat était sa solution.

S'il venait par ici, elle était sauvée. Personne ne s'occuperait d'un chat poussant une porte, n'est-ce pas ?

Elle recula. Le chat se leva, alerte.

Elle s'approcha de la porte. Le chat la suivit.
Maia jeta un coup d'œil aux deux femmes. Elles lui tournaient le dos.

C'était le moment ou jamais.

Elle poussa la porte et s'engouffra dans la salle-de-bain.
Le chat la suivit.
Les deux femmes se retournèrent, virent le chat, recommencèrent discuter.

Maia laissa échapper un soupir...

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Djibé sentit des mains douces lui remettre ses lunettes sur le nez et le monde réapparu sous ses yeux.
Maia était là, devant elle, et avait un sourire inquiet qui réchauffa le coeur de Djibé.

Gateway, tu mérites bien ton nom, pensa Djibé en souriant en retour.

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Djibé paraissait aller bien et Maia se sentait rassérénée.
Elle était arrivé à temps.

Maintenant, il fallait mettre Djibé en sécurité avant que les Malefoy ne reviennent.

Elle posa la main sur le bras de son amie :

"Tu es en état de marcher ? demanda-t-elle. Il vaudrait mieux qu'on parte avant qu'autre chose n'arrive."

Djib hocha la tête.

"Les fils de Brocéliande sont déjà utilisés, murmura la jeune moldue. Il faut que tu prennes une photo révélante avant qu'on parte. Pour que je puisse les étudier."

Maia sourit : même dans les pires situations, Djibé gardait toujours un œil sur l'objectif. Elle était vraiment géniale.

Une fois les photos prises, elle attrapa la main de Djibé et se dirigea vers la porte de la chambre.
Elle vérifia sur sa montre que personne ne se trouvait dans les parages et constata que Mr. Malefoy était au coin du couloir.

Elle attendit donc avec Djibé quelques minutes que plus personne ne soit proximité.
Elle sentait son cœur battre cent à l'heure et ne pouvait s'empêcher de sourire de façon ridicule. Bien sûr, elles étaient coincées dans un manoir hyper dangereux avec pleins d'ennemis partout.

Mais elles étaient à deux et en pleine aventure. C'était tellement excitant !

Mais bientôt, il n'y eu plus personne dans le couloir. Alors, avec un étrange et coupable sentiment de déception, elle approcha sa main de la porte.
Elle sera plus fermement la main de Djibé dans la sienne et actionna la poignée.
La porte ne bougea pas.

Elle réessaya.

Toujours rien.

Il fallut quelques longues secondes à Maia pour comprendre que la porte était fermée.

Et qu'elles étaient coincées à l'intérieur.


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Chapitre fini !

Alors avant que vous ne demandiez : non, je n'ai pas de pertes de mémoire au point que j'en oublie le chapitre précédent. Donc, oui : Mrs. Gateway, alias Djibé, a réussi à mettre Narcissa à terre rien que par la force de sa pensée au chapitre précédent et ici elle tremble à l'idée d'être découverte parce qu'elle se sait impuissante. Non ce n'est pas illogique et oui, il y a une raison à cela.
Celui qui la trouve gagne le droit de me donner un gage pour le prochain chapitre...

Sinon : les DVD apparaissent en 1995. A l'époque où se déroule l'action, ils sont donc extrêmement nouveaux. Le fait que Maïa en achète est donc un indice sur son amour des nouvelles technologies. Et pour les portoloins mot-de-passe, ils ne sont pas évoqués dans hp : je pose donc comme base qu'ils sont difficiles à fabriquer, repérables mais non-contrôlables par les ministères et chers, raison pour lesquelles les membres de l'ordre ne les utilisent pas.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. N'hésitez pas à me faire partager vos impressions ou vos avis (du genre, que pensez-vous qu'il va se passer au prochain chapitre ? qu'avez-vous pensé de Maia et de Djibé, etc.) !