Disclaimer : Si seulement je gagnais des sous en écrivant...

Note : La suite du chapitre ! Une conclusion époustouflante à une bataille non moins épique !

Ah ! Et je coupe l'action qu'une seule fois pour la fin de l'interview donc... vous n'aurez pas le temps de souffler ! ;)

Ces signes *, ° indiquent l'existence d'informations complémentaires en bas du chapitre.

WARNING : Je préfère prévenir avant que cela vous choque (petites âmes sensibles que vous êtes) mais le nom d'un Orc est révélé. Oui, les Orcs ont des aussi, choquant, je sais... (Et non, ce n'est pas un truc du genre ''Elrik le Crasseux'')

C'est la guerre. En temps de guerre, il n'y a que deux règles :

Règle numéro 1 : Les gens meurent.

Règle numéro 2 : Tu ne peux pas changer la règle numéro 1.


Dans le chapitre précédent... Un sourire carnassier apparu dans la barbe de Gimli. Ils étaient prêts. Les soldats avaient été avertis et au signal, ils commenceraient à se replier vers le Bastion. Et l'Enfer se déchaînerait sur les Orcs.


Les Aventures de Luna en Terre du Milieu

chapitre V

La rumeur s'était répandue comme une traînée de poudre, « ''on'' avait un plan ».

« Infaillible » disait certain, « audacieux » rajoutait les autres mais tous s'accordaient à dire qu'il était « héroïque ». L'espoir avait renaquit de ses cendres. La rumeur disait que c'était une idée d'Aragorn et que les Orcs ne verraient jamais ce qui les frapperait. ''On'' racontait que la magie des Elfes allait les anéantir.

En vingt minutes, tous les soldats avaient reçu des consignes précises et un signal. Ils attendaient avec impatience ce signal. (non parce que quand même, ils étaient en train de perdre, mais chut faut pas le dire)

Tout le monde faisait confiance au héros Aragorn, qui avait déjà combattu aux côtés du Rohan. Il y a longtemps mais bon...

Tout le monde savait que l'ingénuité de son compagnon Elfe l'épaulait. Ce qui expliquait également les ordres étranges (mais aussi audacieux et infaillibles)...

Tout le monde avait passé sous silence Gimli. De toute façon, les Nains ne sont bons que pour creuser...

Tout le monde pensait qu'un petit fermier anonyme n'était pas important. C'est pas comme si un gamin de 15 ans avait déjà accompli quelque chose d'extraordinaire, on sait tous bien à quoi pense un adolescent de 15 ans à longueur de journée et ça n'a jamais avancé personne...

Tout le monde avait oublié que la caractéristique majeure d'une femme, quand elle n'est pas trop occupé à ratatiner un Orc, était de réfléchir.

Tout le monde respirait la confiance en soi, leur ardeur retrouvée.

Tout le monde ? Non. Une personne (*résiste encore et toujours à l'envahisseur*) était inquiète. Hamà, Capitaine de la Garde, avait été mis dans la confidence. Plus ou moins. Une heure et demi plus tôt, Aragorn était allé voir le Roi. Maintenant, Hamà essuyait un filet de sueur angoissé de son front. Il avait passé les dernières 20 minutes à faire passer les « consignes du Roi » (qui étaient en fait originaires d'Aragorn qui les tenait de Luna -ce qui était le vrai problème du Capitaine-) et avant cela, une heure environ à ''aider'' à mettre en place les ''pièges'' de leur invité surprise.

Un soldat avait aperçut Aragorn parler avec Theoden puis partir en compagnie du Capitaine, ce qui était à l'origine de la rumeur qui disait que le plan était de lui. Comme le découvrirait Lavande et Parvati, en temps de guerre, les rumeurs sont des armes puissantes. Et ne devait jamais être contredites lorsqu'elles étaient en leur faveur. Une rumeur peut faire remporter une bataille... ou une guerre.

Tout le monde, donc, était impatient de recevoir le signal. Seules quelques personnes savaient que le cerveau de toute l'histoire était une jeune magicienne un peu frappadingue. Le Roi Theoden, évidemment, était dans la confidence mais tout ce qu'il savait était les lieux des « embuscades » et l'assurance d'Aragorn que cela marcherait. Cela ne les sauverait peut être pas, mais Theoden ne pouvait pas sacrifier la moitié de ses hommes s'il existait l'espoir d'une victoire... ou un moyen de retarder leur défaite. Il ne serait pas dit que les Hommes du Rohan avait été écrasé en un rien de temps, ce serait une bataille digne d'être chantée ou une victoire (un mélange des deux ne lui déplairait pas mais il ne fallait pas trop rêver).

Hamà, en revanche, possédait plus d'informations sur les « pièges » ayant participé à leur élaboration. Et ces informations ne lui plaisait pas. Gelsolír, Myósil et Trópomodúlis, les trois Elfe survivants de l'explosion (en dehors d'Haldîr et de Legolas) avaient été enrôlés d'office dans l'intrépide entreprise. Ils avaient notamment apporté leurs conseils pour le choix des lieux d'embuscade. Eux, n'étaient pas inquiets, des Elfes de leur trempe n'ont pas peur de la mort. Et ils devaient avouer qu'ils étaient curieux (mais dignes, attention, très dignes). Haldîr avait d'ailleurs repris ses esprits (enfin... disons qu'il ne les avait pas totalement perdu) et effectuait machinalement les tâches qu'on lui donnait.

Tout était prêt. Il était temps.

Luna était accroupie dans un coin, un Bran verdâtre tout proche, et laissait s'écouler une brume rose sans forme de sa baguette. Brume qui se dirigeait d'elle-même vers des cages flambant neuf conjurées pour l'occasion. Gimli l'interrompit d'une main sur l'épaule.

« Ça suffira, Luna, va rejoindre ta position. »

Luna agita sa baguette et les derniers filets de fumée bondirent dans une cage qui se ferma dans un claquement sec. Elle essuya une goutte de sueur avant de se tourner vers le Nain.

« Tu te souviens de tout ? » lui demanda t-elle.

« Oui oui. » confirma t-il exaspéré. « Je suis le seul à pouvoir déclencher le piège. Et oui, je me souviens de la manière d'enclencher ce foutu... »

« Luna, » interrompit Aragorn anxieusement « tu es sûre que tout va fonctionner comme tu l'as prévu ? »

Luna tourna son regard vaguement vers la position d'Aragorn. « Celui qui croit pouvoir prédire le futur se retrouve souvent désappointé. »

Aragorn, à court de réponse, senti son anxiété monter d'un cran.

« Y'n'sert à rien de douter à présent. » intervint Gimli pour briser le silence. « Tout le monde à son poste ! »

Chaque « équipe » s'éloigna vers les lieux qui leur avait été assignés. Luna (d'un pas guilleret) et Bran (vous pouvez imaginez...) tout d'abord, bientôt rejoint par Gelsolír, un Elfe taciturne, envoyé par un Aragorn nerveux.

Legolas, dans un haussement d'épaule distingué, s'éloigna ensuite en attrapant au passage, un carquois supplémentaire d'une main, Haldîr de l'autre. Trópomodúlis les suivi en aiguisant une pointe de flèche.

Devant tant d'indifférence, Aragorn, dépité, parti en compagnie du troisième Elfe, Myósil.

Hamà se balança d'un pied sur l'autre, incertain de la conduite à tenir. Gimli, à ses côtés, sourit d'un air barbare , attrapa sa hache et lança par dessus son épaule.

« Allons-y Capitaine ! »


(..) LL : Quelles sont vos relations avec les Royaumes voisins, Roi Theoden ?

RT : Nous sommes en des temps troublés. ( LL hausse un sourcil) C'est compliqué... L'Isengard (ndLL : patrie des sorciers) s'est acoquiné avec le Mordor (ndLL : endroit où vivent les Orcs) qui a déclaré la guerre à la race des Hommes. Et le Gondor... subit des problèmes internes... Quant aux Elfes et aux Nains, les Dieux seuls savent à quoi ils sont occu-. (hurlements au loin)Je dois y aller. Reste avec Eowyn, allez au Gouffre.

C'est sur ces mots que le Roi du Rohan me quitta pour s'occuper de plus pressants sujets, tel que l'attaque surprise de notre convoi par des Orcs. J'espère que cette interview vous aura permis autant qu'à moi d'élargir la vision que l'on se fait de la royauté. Il apparaît également, au vu des derniers évènements, que la menace d'extermination de la race des Hommes devient de plus en plus concrète. Comme l'a si bien exprimé le Roi Theoden, nous vivons en des temps troublés, ici, en Terre-du-Milieu. Troubles qui me rappelle inévitablement les évènements que Voldy et ses serviteurs ont initiés.

N'ayant aucune nouvelle de la situation des Sorciers en Grande Bretagne, et étant dans l'incapacité de dénicher une chouette digne de ce nom, c'est à ma foi que je m'en remet quand je pense à vous, à mes amis, à ma famille.

Luna Lovegood, reporter du Chicaneur.


Gimli observa au loin une lumière se déplacer de la gauche vers la droite puis de la droite vers la gauche de manière répétée. Une deuxième lueur puis une troisième la rejoignit bientôt. Le signal avait été lancé, tout le monde était à son poste. Il était temps de déchaîner les Enfers.

Une des canines de Gimli brilla dans le soleil couchant.

« Donne le signal » ordonna t-il au Capitaine.

Hamà porta son cor à sa bouche et produisit rapidement deux notes courtes suivies d'une longue. Les soldats de la section concernée commencèrent alors à se replier pendant que Gimli tapotait en marmonnant sur les pierres dans le sol devant lui.

« Nord, Sud, Sud-Ouest... On n'a pas idée d'inventer des codes aussi compliqués... Nord, Nord, Est... »

Les guerriers les plus proches de Gimli étaient en sécurité derrière lui, il ne restait maintenant plus qu'une trentaine d'hommes dans le rétrécissement qu'ils avaient choisi de piéger. Une goutte de sueur se condensa au bout du nez de Gimli*. Les Orcs suivaient de près et se rapprochaient de plus en plus.

Enfin, Gimli suspendit son geste et porta son regard, non vers les combats proprement dits mais vers une fine ligne qui avait été dessinée à la craie sur le sol.

« Pourvu que ça fonctionne, s'il vous plaît, faîtes que ce ne soit pas du vent. » priait tout bas Hamà.

Il restait sept hommes derrière la ligne. La goutte de sueur de Gimli se fit plus lourde. Plus que deux hommes. Un.

Gimli abattit sa main d'un geste brusque. La pierre émis une lueur jaunâtre et une (ou deux-on n'est pas à ça près) microseconde plus tard une centaine (108 exactement) de pieux sortirent du sol.

« Merci-merci-merci. »

Ils transpercèrent tous les Orcs présents dans une gerbe de sang rouge qui teinta les pierres alentour d'un tableau macabre. Gimli se releva pendant qu'une autre série de sons sortaient d'une corne un peu plus loin sur sa gauche.


Legolas rattacha sa corne et banda son arc. À côté de lui Haldîr et Trópomodúlis puis ''l'équipe'' constituée d'adolescents armés de pierres ou d'arcs courts firent de même. En entendant le signal, les hommes avaient commencé à reculer en formation très rapidement. Puis alors que la majorité d'entre eux avaient atteint le Bastion, ils rompirent les rang, tournèrent le dos à leurs ennemis et partirent en courant. Enjambant facilement la corde qui était en travers du chemin. Enfin... plutôt la ficelle. Ficelle que les Orcs, enhardis, ne virent pas. L'un deux trébucha dessus et tomba lourdement dans un bruit de casseroles rouillées. Sa vie prit fin assez rapidement pendant que ses compagnons le piétinaient.

En tombant, cependant, il avait suffisamment tiré sur la corde pour que cela ouvre le loquet auquel elle était reliée des cages que Luna avait conjurées pour l'occasion. Les grilles claquèrent sur la pierre en libérant des bêtes brutales et sanguinaires aux longues dents, que dis-je, des monstres effrayants aux oreilles de grande taille, vous savez : ces bondissants lapins roses... ou bleus au regard fou et sauvage.

La vision d'animaux fantomatiques arrêta net la charge des Orcs qui se demandèrent comment affronter cette menace. Durant ce bref laps de flottement, Legolas et les autres archers firent feu. Peu après, les Orcs tombaient comme des mouches et ceux qui n'étaient pas entrés dans le passage n'osaient plus s'approcher de l'hécatombe. Il n'y aurait eu que les archers, ils ne se seraient pas posé de questions mais ces... démons brumeux roses qui essayaient de prendre l'air inoffensif sous la forme de lapins étaient autrement plus impressionnants. Si encore on voyait des griffes, ou des canines ou... quelque chose, ils sauraient quoi combattre mais... là... Ils se plaindraient au Syndicat, l'O.R.C.S, Office des Récriminations Contre les Sacrifices. En tout cas, hors de question de passer par là.

Au même instant, du côté d'Aragorn, un Orc posa le pied sur une pierre marquée d'une grosse croix rouge. Une belle pierre bien lisse posée là, au milieu du chemin, par des maçons, très très longtemps auparavant. Une pierre solide et fière, une pierre du Rohan qui s'enfonça doucement de deux ou trois centimètres.

Les Orcs avaient dépassés cette pierre d'environ quatre mètres quand quelque chose sembla changer. Aragorn retint son souffle, Trópomodúlis perfectionna son air blasé. Une petite vague ayant la dite pierre pour origine se forma. On aurait dit que le sol était fait d'eau tellement cela ressemblait à une ride que l'on pouvait obtenir en jetant un objet dans une mare. Au passage de cette vague, le sol parut se modifier. Devenir moins consistant. Sans que l'on puisse distinguer quoi que ce soit de changé. La charge orque ralenti imperceptiblement, les lourds guerriers ayant de plus en plus de mal à soulever leurs pieds. Un Orc arracha sa botte à la pierre du chemin de ronde dans un bruit de succion. Deux pas plus loin, il était embourbé jusqu'aux genoux. Des cris de surprise et de peur s'élevèrent (et pas que du côté orc).

Aragorn embrocha un Orc qui avait réussi à traverser et laissa tomber son cadavre vers le reste de ses congénères que se débattaient, piégés. Une dizaine d'Orcs avaient atteint l'autre côté. Un homme du Rohan repoussait un odorant ennemi vers le piège tandis que Trópomodúlis semblait s'amuser à trancher dans la chair de son adversaire. Du moins, c'est ce qu'il sembla à Aragorn puisque le visage de Trópo° n'affichait aucune expression. Un doigt orc s'envola, Aragorn s'élança et empêcha un grand homme blond avec des tresses de subir le même sort que les Orcs qui s'enfonçait en paniquant dans les sables mouvants. L'homme le remercia d'un signe de tête avant de s'éloigner, le souffle court.

Aragorn observa le spectacle qui s'offrait à lui. Les Orcs avaient abandonné toute velléité de combat et cherchaient à rejoindre un bord, n'importe lequel pourvu qu'il soit solide. De l'autre côté de la Zone de Magie Intensive, un Orc à l'esprit scientifique et curieux se posaient des questions. En bon scientifique, il décida de tester ses hypothèses à l'aide d'une expérience. Il s'accroupit, équilibra sa hache d'une main et se pencha vers la pierre qui-semblait-solide-mais-ne-l'était-pas. Lentement et pas à pas, il y approcha son index. Index qui entra en contact avec une substance molle et s'enfonça dans ''la pierre''. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise.

Cet Orc impétueux, dont nous nous devons de retenir le nom : Urhg Rhâl, eut une vie scientifique de courte durée, mais remarquablement remplie, à cause d'une expérimentation qui prit une tournure tragique. Nous retiendrons de lui, notamment, sa première expérience, couronnée de succès où il démontra que l'eau de pluie était effectivement buvable (une grande avancée pour le peuple Orc) et sa dernière où il prouva, sans conteste encore aujourd'hui, que les apparences peuvent être trompeuses.

Les yeux d'Urhg Rhâl se teintèrent de peur alors qu'il était aspiré dans le sujet de son expérimentation. Comme le dise si bien les anglais : La curiosité tua le chat.

Un autre doigt obstrua brièvement le champ de vision d'Aragorn qui s'arracha au spectacle affligeant de l'unique main orque agitée de soubresauts qui disparaissait lentement sous la surface de la pierre.

« Trópo ! Arrête donc de jouer. N'as tu jamais appris à quel point c'était irrespectueux ? » lança jovialement Aragorn, l'adrénaline lui déliant la langue, « Tu aurais dû proposer de partager, mal élevé ! »

Un sourire effrayant éclaira le visage de l'Elfe alors qu'une des oreilles de son adversaire s'envolait. « Veuillez m'excuser, sieur Aragorn » commença Trópomodúlis d'une politesse excessive, « pour me faire pardonner » continua t-il une lueur sauvage dans le regard qui n'avait pas quitté un seul instant son opposant « je vous offre la mise à mort. »

« Vous êtes bien aimable, merci mellon. »

L'Orc, désarmé, saignant de toutes parts, isolé de ses alliés et aveuglé par son propre sang fut achevé sans autre cérémonie.* Une fois la fièvre de la bataille retombée, Aragorn porta son regard vers le lieu d'embuscade de Luna.

« As-tu entendu leur signal ? »

« Non. » fut la courte réponse de Trópomodúlis.

« Peut-être dev... » commença Aragorn avant d'être coupé par le grand ZAAP d'un impressionnant éclair, si brillant qu'il lui fit monter les larmes aux yeux.

Les deux hommes regardèrent bouche bée l'endroit où il était apparu.

« Nous pourrions aussi aller au Bastion... » lui répondit finalement Trópo.

« Hum. » acquiesça Aragorn « Je suis sûr que Theoden a besoin de nous. »


...Un peu plus loin, au même moment...

« Ah bin si ! Ça marche ! » s'exclama une Luna radieuse à un Bran aveugle. « J'étais pas bien sûre d'avoir bien compris les explications d'Hermione sur l'électricité, tu comprends... Elle peut devenir si compliquée comme fille parfois... Bon, les cristaux sont encore en place ? »

Gelsolír, qui surveillait les-dits cristaux acquiesça d'un signe de tête.

« Bran, tu lances le signal quand tu es prêt. » là-dessus, Luna, assise en tailleur, reporta son attention vers les combats.

Bran porta sa corne à sa bouche et souffla une longue note qui sembla s'éterniser pendant des heures. Gelsolír surveillait farouchement les quatre cristaux délimitant une zone clé où les combats empêchait toute retraite. Luna faisait rouler sa baguette entre ses doigts, et Bran soufflait.

Enfin le son prit fin et c'est à ce moment là que l'ordre le plus étrange jamais ordonné sur un champ de bataille fut exécuté. Tous les fiers guerriers du Rohan, armés de pieds en cape, sautèrent le plus haut possible pendant que Luna laissait négligemment tomber le bout de sa baguette sur le sol.

Le sol se couvrit alors d'un réseau brillant électrique contenu par les quatre cristaux.

Les dents des Orcs s'entrechoquèrent. Ils tombaient à genoux alors que les soldats reposaient les pieds sur le sol. On en vit beaucoup relever un pied, par réflexe, au danger de se retrouver au contact du sol. De la fumée s'échappait des corps des Orcs et les hommes les contournèrent prudemment, obéissant sans réfléchir aux ordres qu'on leur avait donnés. Les Orcs qui étaient proche de la zone et n'avaient donc pas été grillés, contemplaient avec stupeur le sol qui venait de tuer leurs frères. Ce sol qui émettait encore de temps à autre des langues brillantes qui ressemblaient à des fils d'or soulignant les fissures des pierres du chemin de ronde. L'un de ces fils caressa un cristal. Ceux-ci se mirent à clignoter d'une lueur blanche, gagnant de l'intensité au cours du temps.

« Ouups ! » émis Luna, « Il vaudrait mieux accélérer le mouvement. » ajouta t-elle les sourcils froncés.

Voyant l'expression de Luna, Bran commença à paniquer. Agitant les bras et criant aux soldats de se dépêcher. Gelsolír, bien plus maître de lui-même, prit les choses en main, donnant des ordres clairs, nets et précis. L'évacuation se déroula correctement jusqu'à ce que les Orcs se remettre à combattre. Constatant que le sort de la Sorcière n'était plus en activité, ils commencèrent à avancer vers Luna en suivant les soldats, une lueur malveillante dans le regard. Heureusement (ou malheureusement, ça dépend du point de vue), il ne restait plus beaucoup de guerriers du Rohan vivants à évacuer.

Le clignotement s'accéléra.

Les derniers guerriers humains, guidés par Gelsolír, dépassaient Luna quand le premier cristal explosa. Des corps, anciennement orcs, maintenant juste morts, envahirent le ciel. Bran, terrifié, tira sur la manche de Luna pour l'éloigner de la ligne orque qui fonçait sur eux. Mais Luna ne bougea pas, trop occupée à se caresser le menton pensivement.

« Luna ! Luna ! » tenta vainement Bran.

La deuxième explosion les souffla comme des brindilles dans une bourrasque chaude.

« Voilà pourquoi je hais les explosion. » expliqua Luna comme si des choses lui explosait régulièrement à la figure. « Je finis toujours sur les fesses. »

Elle leva sa baguette et commença quelques mouvements alors qu'un Orc enragé fonçait vers eux. Bran, désorienté, encore à genoux, n'eut que le temps de lever son épée qui s'enfonça dans la chair molle su ventre de l'Orc, juste sous la cuirasse, avant de sentir une douleur fulgurante exploser dans son épaule.

Luna baissa sa baguette.

Le troisième cristal explosa dans une langue de feu, réchauffant l'air humide et éclairant la nuit.

Beaucoup d'Orcs furent mutilés dans cette explosion, ajoutant à la confusion. Bran s'écroula dans un petit bruit sourd qui interpella Luna alors même que ses oreilles résonnaient encore à cause des explosion. Elle se précipita vers lui, attirant par son mouvement l'attention d'un Orc ivre de vengeance. Aveuglé par sa rage, il força un passage à travers ses congénères (en tuant quelques uns et en achevant d'autres en chemin). Un grognement sourd, à mi-chemin entre le cri et le rugissement, lui échappa. Il était à 2 mètres de sa proie lorsqu'il s'assomma en rencontrant violemment une barrière invisible.

D'autres Orcs, moins forcenés, tentèrent également de se jeter sur le couple d'humains qui ne leur prêtaient aucune attention. En vain. Cela sembla décupler leur colère. (/!\psychologie orque /!\ C'est une honte, vraiment, on se troue le cul à les envahir et c'est même pas foutu de nous regarder ! /!\ c'est bon, fini^^ /!\)

Luna se mordillait la lèvre inférieure en regardant la blessure de Bran. La blessure mortelle de Bran. Elle écarta le tissu pour avoir une meilleure vue. Le sang s'échappa à gros bouillon.

Bran n'avait pas reçu la protection d'une côte de maille, équipement coûteux qui avait été réservé en raison de sa rareté aux hommes ayant plus d'expérience. Sa protection de cuir bouilli n'avait que très peu épargné le jeune homme du coup qu'il avait reçu. Luna l'en débarrassa. On pouvait apercevoir l'os de son omoplate autour d'une chair réduite en charpie et de morceaux de tunique collés à la plaie. Luna connaissait le sort qui résorbait les fractures et le jeta. La fêlure sur l'omoplate de Bran disparue. Elle hésitait sur la course à suivre, se demandant si elle devait l'anesthésier ou pas.

La dernière explosion retentit sans qu'elle s'en aperçoive, barbouillant la barrière magique de sang.

Elle lança un sort-garrot, limitant ainsi l'écoulement sanguin, lui laissant plus de temps pour parvenir à une décision mais augmentant les risques qu'il perde son bras.

Elle ne connaissait que les sorts de premiers secours, les sorts plus élaborés n'étant enseignés qu'aux médicomages. Elle pouvait prévenir des infections mais pas soigner la gangrène. Elle pouvait refermer une blessure superficielle mais pas une plaie béante.

Elle ferma les yeux et visualisa une de ces visite à St Mangouste. La visite. Celle où les médicomages avaient tentés, en vain, de sauver sa mère. Luna commença à suivre les mouvements de baguette du médicomage de sa vision. La plaie de Bran cessa de saigner. Elle se rapprocha du médicomage. Qui remarquerait une enfant de 9 ans dans cette frénésie ? Elle capta le murmure de l'homme qui luttait pour la vie de sa mère. Luna le reproduisit. Les blessures de sa mère ne se refermaient pas, le niveau de ses yeux étaient juste assez haut pour le voir. Luna continua à chuchoter, en rythme avec le médicomage. Elle fut jetée à terre par un auxiliaire qui se précipitait dans la salle. La blessure de Bran se referma lentement dans un bruit de succion qui passa inaperçu dans le vacarme environnant.

Les yeux du jeune homme papillonnèrent avant qu'il ne revienne à lui tout à fait. Luna reprenait son souffle pendant que Bran vérifiait que, non, vraiment, un oliphant n'avait pas décidé d'élire domicile sur sa poitrine. Tremblant légèrement, Luna commença à exhorter Bran à se lever. Elle n'avait d'ailleurs que très peu de succès dans cette entreprise. Ils étaient les derniers humains (vivants) du secteur et cela attirait les Orcs qui tambourinaient comme des forcenés sur le mur invisible de Luna, étalant le sang. Bran roula sur lui-même, suite à un pic d'adrénaline, et se retrouva à quatre pattes. Il leva les yeux et croisa le regard de Luna assise à côté de lui.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Tu as fait la connaissance d'une épée orque. Violemment. » expliqua imperturbablement Luna d'une voix essoufflée.

« Oui, jm'en suis aperçu. » ironisa Bran. « Je voulais dire : après ça. » précisa t-il en palpant ce qui restait de sa tunique sans toucher sa toute nouvelle cicatrice hypersensible.

« Je t'ai soigné... Je crois. »

« Tu crois ? » s'étrangla t-il.

« Bin... T'as encore mal ? » demanda t-elle.

« ... » Ses doigts effleurèrent le tissu cicatriciel. « Non. »

« Super. On y va ? »

À eux deux, ils parvinrent à se mettre sur pied et partirent en clopinant vers le Bastion. « Ce serait bête qu'ils nous enferment à l'extérieur quand même... »

Le contre-coup du choc et l'épuisement empêchèrent Bran de paniquer à cette idée. Ils furent accueilli par Aragorn et Gimli qui faisaient les cents pas.

« Dépêchez-vous, bon sang ! Qu'est ce qui vous a retenu ? » demanda Aragorn.

« Tu es un peu pâle, mon garçon, tout va bien ? » interrogea Gimli en attrapant Bran par le Bran pour le forcer à accélérer le mouvement (ou plutôt pour le traîner à l'intérieur).

« Heu... » répondit-il faiblement.

« Dis donc ! Tu es couvert de sang ! » s'exclama t-il une fois à l'intérieur où brûlaient des torches qui apportaient de la lumière sur de nombreuses situations (enfin, celle qui nous intéresse là, c'est celle de Bran) « Et... ta tunique est déchirée ! Tu es blessé ? Merde ! On a besoin d'un chirurgien par ici ! » cria t-il à la cantonade « Vite ! »

« Oui » acquiesça Luna. « Il est presque mort m... »

« Il est aux portes de la mort ! Grands Dieux mais si vous avez les pieds coincés dans le fion, bougez vous le cul ! »

Il força le pauvre Bran à s'allonger sur la pierre froide, pendant que des soldats fermaient les portes derrière eux. Luna s'écroula à côté de lui.

« C'est ce qui nous a retenu » continua Luna, pour répondre à la question d'Aragorn. « L'épée était si grande... Jn'ai pas put empêcher qu'elle... qu'elle... qu'elle coupe Bran. » balbutiait-elle comme si elle ne croyait toujours pas que cette épée avait osé faire ça. « Il fallait que je finisse le mur, vous comprenez... » Aragorn fit semblant de comprendre de quoi elle parlait et se pencha pour entendre les mots suivants. « ... et ensuite, il est presque mort... »

Aragorn se redressa, pour observer la jeune femme qui avait fermé les yeux. Inquiet, il posa deux doigts sur sa gorge. Il poussa un soupir de soulagement en trouvant son pouls. Elle dormait. Il l'a prit dans ses bras, ce qui attira l'attention de Bran qui commença à se débattre faiblement contre Gimli et le rebouteux qui venait de les rejoindre.

« Non-non-non... Je dois rester avec elle ! Non ! ... Attendez ! Laissez-moi ! »

Aragorn capta le regard de Bran. « Elle dort. C'est tout. Elle dort. »

À ces mots Bran cessa de lutter et devint tout mou contre Gimli. Le chirurgien put enfin écarter les morceaux gorgés de sang qui avaient été une tunique. Pour révéler une peau lisse et rose. La grande cicatrice semblait récente mais en aucune façon pouvait elle dater d'à peine dix minutes. Le chirurgien marmonnait dans sa barbe.

« C'est pas possible. Il a tous les symptômes d'une hémorragie trop importante mais il ne saigne pas ! Comment est-ce possible... »

Il posa un doigt sur la cicatrice, ce qui fit frissonner Bran. Gimli se caressa la barbe d'un air docte en observant la chair puis Luna puis la chair rose. Il se redressa (et non, je ne dirais pas que le changement n'était pas flagrant par rapport à sa précédente position -même si c'est vrai-) et arracha le chirurgien à son pseudo-patient.

« Comment traite t-on une hémorragie ? »

« Il faut stopper l'écoulement sanguin... » répondit-il mécaniquement, en fixant la barbe du Nain. « ... si le patient crache du sang, il saigne de l'intérieur, si... » le médecin coula un regard vers Bran. « De l'eau. » reprit-il plus assuré. « Il faut qu'il boive. Beaucoup. Et il faudrait qu'il mange. Du sucre de préférence. »

« Très bien. On va s'en occuper. D'accord ? »

L'homme hocha la tête et parti sans un mot. Gimli attrapa une outre et la lui fourra dans le bec, à la manière d'un biberon. Aragorn et lui amenèrent les deux jeunes gens dans un coin plus ou moins tranquille où Bran reprit possession de Luna (c'est-à-dire qu'elle dormait à présent avec la tête sur les genoux de Bran). À peine installés, ils furent rejoints par Legolas, suivit par un très silencieux Haldîr.

« Qu'est-ce qu'ils ont ? »

« Hé bien, Bran, ici présent, est ''presque'' mort. »

« Il m'a l'air bien trop en vie pour ça. » remarqua d'un ton léger Legolas.

« On a toujours l'air trop en vie avant d'être mort. » intervint Gimli de son ton docte en jouant avec une boucle de sa barbe.

Sur ce Trópo, Gelsolír, et Myósil débarquèrent.

« Hé ! Chef ! Content de vous voir en vie ! » dit l'un d'eux en donnant une grande claque dans le dos d'Haldîr. Lequel leur jeta un regard noir glacial qui leur fit reprendre une pose militaire.

« Arrête donc de les terroriser... » intervint Legolas « ou je pourrais mentionner, au hasard de la conversation, ce délice des papilles que l'on nomme aussi ch... »

« C'est bon ! J'ai compris ! » Et après un nouveau regard noir dirigé contre Legolas et un ''désolé'' marmonné en direction des trois autres Elfes, Haldîr continua à bouder.

« Pourquoi il tète, le jeune ? » demanda Gelsolír en s'essayant au langage familier (la guerre fait cet effet là aux gens).

Les nouveaux arrivants observèrent Bran, les lèvres collées à l'outre, les paupières lourdes... et Luna, profondément endormie.

« C'est médical. » indiqua Gimli.

« Vous ne lui avez pas filé de la gnôle quand même ? » s'exclama l'Elfe.

« Quoi ? Bien sûr que non ! » s'indigna le Nain.

« C'est de l'eau. » expliqua calmement Aragorn. « D'ailleurs... Quelqu'un a t-il quelque chose à manger ? »

C'est à ce moment-là qu'arriva fort à propos notre Capitaine de la Garde préféré, Hamà, apportant avec lui des fruits secs et de la viande séchée. Les fruits secs furent rapidement réquisitionnés par Gimli qui en fourra, de force, deux dans la bouche de Bran.

« Mâche. »

« Hu ? » Le Capitaine regardait sa main qui portait, il y a peu, un panier rempli de fruits secs. Aragorn le libéra d'une tranche de viande qu'il commença à machouiller. Gimli l'imita, tout en piochant un fruit et en vérifiant que Bran suivait ses ordres. Legolas se servit (un abricot sec) et fit tourner le panier.

« Tout va bien ? » demanda Aragorn après avoir avalé sa bouchée.

« Hein ? Oui, bien sûr, je voulais juste... »

« Oui ? »

« Euh... Je voulais vous proposer un en-cas. »

« T'as ramené dla bière ? » s'intéressa Gimli.°

« Non... »

« Bah... Merci quand même. » remercia t-il d'un air fataliste mais sincèrement.

« Qu'est-ce qu'ils ont ? » demanda enfin Hamà en regardant l'adolescent qui mangeait d'un air absent et la jeune ensorceleuse qui dormait.

« Longue histoire. » répondit Aragorn laconiquement. « On prévoit un répit de combien de temps ? »

« Il reste trois heures avant l'aube... Les Orcs arriveront probablement d'ici une heure ou deux. La porte tiendra une heure avec de la chance. Peut-être verrons nous un nouveau soleil se lever, mes amis. »

« Cette aube apporte l'espoir, camarade. »

Les discussions se firent plus rare et ils prirent un repos, bien qu'agité, assez mérité. Jusqu'à ce qu'un tambourinement sourd réveille tout le monde. Luna se réveilla en sursaut.

« Qu'est ce qui se passe ? »

Aragorn lui jeta un coup d'oeil fatigué. « Les Orcs ont atteints la porte. »

« Ah. C'est quoi l'plan maintenant ? » demanda t-elle en se frottant les yeux.

« On tient cette place. » répondit Aragorn « ... Tant qu'on a l'espoir de croire que Gandalf peut encore sauver la situation... » marmonna t-il amèrement la fin de sa phrase.

« Oh ? Encore ? » Luna se redressa complètement « Ça va Bran ? » après qu'il eut acquiescé, elle continua « Ça te dirais un jeu pour patienter ? »

Bientôt une petite assemblée put être observée autour de Luna. On pouvait y entendre de soudaines exclamations comme « salsifis ! », « rascasse ! » ou « oreille ! Oreille ! »

« Qu'est-ce qui se passe ici ? » tonna le Roi de toute sa hauteur.

« C'est... euh... c'est assez simple, Votre Majesté » intervint le chirurgien qui était venu prendre des nouvelles de son miraculé. « Vraiment. Une fois que vous connaissez les règles. La première, c'est... »

« Des règles pour quoi ? » interrompit Theoden.

« Le jeu ! Pour le jeu. » répondit nerveusement l'homme.

Les yeux du Roi lancèrent des éclairs. « Vous êtes sûrs que vous n'avez rien de mieux à FAIRE ? »

Aragorn tendit les mains vers Legolas qui commença à couper les noeuds de la lanière de cuir qui liait ses deux index ensemble.

« Vous avez raison, Roi Theoden. » déclara t-il une fois libéré en se relevant. « Nous sommes retranchés, acculés dans cette pièce. » Il porta son regard sur les soldats autour de lui. « Mais ! Nous ne sommes pas vaincus ! Nous sommes le dernier rempart entre nos familles et ces monstres ! Que nous soyons maudits si nous faiblissons ! Je n'abandonnerais pas ! » Aragorn fit un clin d'oeil au Roi. « J'ai foi en Sa Majesté Theoden ! Je jure de le protéger comme je protégerais ma mère ou ma soeur ! Sur ma vie je le suivrais ! »

Les premiers rayons de soleil accueillirent les vivats qui résonnèrent dans le Bastion.

« Nous sommes des Cavaliers du Rohan ! » reprit Theoden « Que je sois foudroyé si nous baissons les bras ! Qu'il ne soit pas dit que les Hommes du Rohan se sont cachés comme des pleutres ! Qu'il ne soit pas dit que les Hommes du Rohan ont attendus derrière une porte que l'ennemi arrive ! Qu'il ne soit pas dit que les Hommes du Rohan ont combattu à pied ! Qui chevauchera avec moi ? Qui combattra à mes côtés ? »

Des raies de lumière rebondirent sur les épées que les guerriers brandissaient vers le plafond.

« Ouvrez les portes ! Ouvrez-les ! »

Et des centaines de cavaliers transpercèrent les rangs orcs. Soudain, du haut de la colline en face du Gouffre déboulèrent des milliers de cavaliers portant les couleurs du Rohan. Ils étaient menés par un homme tout habillé de blanc.

« Bran ? » Luna tira sur la manche de son compagnon, décrochant quelques plaques de sang séché. « Tu crois qu'on devrait aller avec eux ? »

Bran l'observa un instant. « Naaan... Tu verras mieux ce qui se passe d'ici. »

Luna se mordilla la lèvre inférieure puis haussa les épaules. « ... De tout façon, je ne sais pas monter à cheval... »

Avec fascination, les deux jeunes gens regardèrent les nouveaux venus mettre en déroute les Orcs. Qui se dirigèrent tout droit vers l'immensité verte que Luna n'avait pas remarqué en arrivant.

« Ce sont les arbres de la Forêt de Fangorn... » chuchota Bran.

Les soldats stoppèrent leur charge à l'orée de la forêt sous les ordres conjugués d'Aragorn, du Roi et de Gandalf.

« Tu veux dire que c'est la forêt de Fangorn, c'est ça ? »

« Non... juste les arbres. Je ne l'aurais jamais cru... » répondit il les yeux fixés sur cet océan vert.

« Ah, oui, bien sûr. » répliqua t-elle comme si cela avait du sens.

Tout à coup, les arbres se mirent à bouger, sans qu'aucun vent ne les touche, et des sons sinistres s'élevèrent. Lorsque tout fut calme à nouveau, les hommes réalisèrent enfin qu'ils étaient débarrassé du fléau qui avait ravagé leur royaume. Luna descendit d'un pas guilleret vers les vainqueurs. Les hommes s'écartèrent devant elle (et Bran) respectueusement (mais sous les vivats, parce que quand même, ils viennent de remporter une bataille) et elle atteint facilement l'état major.*

« Gandalf ! Je suis contente de vous voir ! »

« Moi aussi Luna. »

« Eomer ? Vous savez que vous n'êtes plus banni ? » demanda t-elle avec un grand sourire.

« Luna ? Mais... Qu'est ce que tu fais ici ? » Luna ne se soucia pas de répondre à cette question aussi l'héritier du trône du Rohan passa t-il à une question plus importante. « Qu'est-ce tu portes ? »

« Humm ? » fit Luna en baissant les yeux sur sa tenue. « C'est un pantalon. »

« Oui, je le sais ! Mais pourquoi le portes tu ? »

« C'est beaucoup plus pratique quand on fait du sport. C'est moi qu'il l'ai métamorphosé, il est beau, hein ? »

« Du sport ? »

« Hu-hu, sauter, courir, lutter, ce genre de chose... »

« Mais... mais... tu es une fille! »

« Ah bon ? »

Une multitude de craquements se fit entendre lorsque toutes les têtes se tournèrent vers Luna.


*C'est qu'une barbe ça tient chaud...

° petit surnom affectif donné à Trópomodúlis par ses amis (sa mère l'appelle ''Mondúlilis'')

*Vous avez de la chance que je ne vous donne pas tous les petits détails sordides... mais bon, rien que d'y penser ça me donne envi de vomir alors l'écrire... (pour les curieux : en gros, il lui tranche la gorge (enfin, ''arracher'' serait plus exact) et c'est pas joli à voir... bref, ''achever sans autre cérémonie'' résume bien je trouve)

°... je sais... cliché ^^

*Je n'ai pas besoin de dire de qui est composé l'état major, si ?

Note : pour ceux qui se sont posé la question ''mellon'' veut dire ''ami'' en elfique ^^ (non, il n'a pas éternué bizarrement)

Alors, alors ? Ça valait le coup d'attendre ? Vous avez aimé tous les rebondissements ? :)

À la prochaine ! Et merci à tous les lecteurs !