Disclaimer : Vous connaissez la chanson ;)

Dans le chapitre précédent... Theoden, Eomer, Hamà et compagnie trouvèrent le courage de s'approcher d'une Tour gardée par un magicien. Bran gère le camp de cavaliers du Rohan, entouré par une forêt d'Ents. Luna a ramassé le Palantir...

Note : Juste pour la lecture, je tiens à préciser que l'on pense bien plus rapidement que l'on ne parle.


Les Aventures de Luna en Terre du Milieu

chapitre IX


Bran paniquait calmement depuis un peu plus d'une heure. Il avait essayé pourtant de rester le plus rationnel possible mais Bran était désormais certain que les guerriers du Rohan se foutait de sa tronche. Royalement.

Ils avaient apparemment décidés que toutes les décisions devaient passer par lui.

On pourrait penser que c'est normal. Après tout, il avait été désigné par le Roi Theoden (enfin, son Capitaine) et c'était donc à lui que revenait l'organisation du camp.

Au début, tout s'était bien passé. Les questions étaient faciles et les réponses encore plus faciles à donner (bien que quelque peu bafouillées pour commencer). « Est ce qu'il faut qu'on monte les tentes ? », « doit-on vraiment creuser des latrines ? »… et puis celles-ci se sont faites plus difficiles, « Où est ce que je dois monter ma tente ? », « Qui monte la garde ou patrouille et pour combien de temps ? », « Peut-on faire un feu… parce que le seul bois utilisable est celui de la forêt de Fangorn ? », pour devenir franchement ridicules « Qu'est ce qu'on mange ? », « Je peux affûter mon épée en attendant mon tour de garde ? », « Mes chaussettes sont mouillées, est ce que je reste pieds nus ? »...

C'était déjà bien assez pour le jeune homme mais à ceci s'ajoutait trois Elfes, qui restaient stoïquement derrière lui, comme s'ils faisaient parti du paysage... sauf qu'ils avaient décidé de partager leur immense sagesse. Et l'inondaient donc de conseils.

Bran suspectait que les cavaliers du Rohan inventaient leurs questions juste pour entendre les avis ridicules des Elfes. Il était à deux doigts de perdre totalement tout sens de l'humour, si c'était vraiment l'idée que les Elfes et les cavaliers s'en faisaient.

Un cavalier à la barbe rousse se rapprocha, un sourire en coin fermement en place. Bran soupira doucement, une migraine menaçait de poindre le bout de son nez.


« Luna, ne... »

Le temps sembla se suspendre. Luna croisa brièvement le regard de Gandalf avant de se focaliser sur la sphère d'un noir d'encre qui commençait à chauffer. Soudain des flammes apparurent, se réfléchissant dans l'oeil de Luna. Des images l'assaillirent et perdue dans les visions que le palantir lui adressait, Luna bascula.

Les chocs métalliques de milliers d'épées s'entrechoquant résonnèrent comme un coup de tonnerre. A ce tableau d'une très ancienne bataille se superposa celle plus récente du gouffre de Helm. Théoden, vieux, avachi sur son trône apparu. Gandalf, son bâton de mage, pointé sur le Roi du Rohan. Des lapins roses et bleues, gambadant gaiement. Poudlard. Voldemort. Recherche d'immortalité, de pouvoir. Un anneau. Une forge.* La chaleur et la satisfaction du travail accompli. La corruption de sa magie*. La peur, la fuite. Vulnérabilité...

« Il suffit, Mortelle ! » tonna Sauron.

Aragorn s'élança pour rattraper la jeune sorcière.

« Hey ! » s'indigna Luna, « ce n'est pas comme si c'était de ma faute ! Vous faites mal aux yeux ! »

« Montre du respect, fillette, je vais t'écraser comme un insecte et anéantir ton monde. »

Désorientée par les visions qu'elle avait partagée avec Sauron, Luna ne put s'empêcher de penser : « Ça m'étonnerait... »

« Quoi ?! »

« Je veux dire que vous faites très peur et tout mais euh... déjà vous êtes un peu super loin et si vous parlez de la Terre du Milieu, c'est pas mon monde. Si vous trouvez un moyen pour me ramener là bas, prévenez moi... mon père me manque. »

« Je... »

« Par contre, je me dois de poser la question... vous comptez faire comment exactement pour anéantir mon monde ? ... ou celui-ci, d'ailleurs ? Je pose la question parce que, et surtout ne le prenez pas mal, mais vous n'avez pas vraiment l'air capable de vous déplacer... en étant... euh... tout feu, tout flamme. Très impressionnant, hein, mais ça n'a pas l'air pratique. »

« Qui es tu ? »

Aragorn la rattrapa.

« Pfff... j'ai encore oublié de me présenter... Désolée, je suis. » Luna arrêta brusquement sa pensée « En fait, je ne suis pas sûre que je devrais me présenter, vous voulez m'anéantir... Je crois que je préfère l'anonymat. »

« Cesse cette insolence, vermine pathétique ! »

« Reste poli, paraplégique ! »

La colère prit le pas sur la surprise chez Sauron « J'exige le respect ! Je ne sais pas qui vous êtes. Je ne sais pas ce que vous voulez. Si c'est la gloire que vous espérez, dites-vous bien que jamais vous ne pourrez me vaincre, par contre ce que j'ai, c'est des compétences particulières, que j'ai acquises au cours d'une longue carrière. Des compétences qui font de moi un véritable cauchemar pour vous. Si vous vous soumettez maintenant, ça s'arrêtera là. Si vous ne vous soumettez pas, je vous chercherai, je vous trouverai et je vous tuerai. »**

Gandalf s'approcha à coup de grandes gerbes d'eau.

« Hum... Vous me considérez comme une ennemie ? » chercha à confirmer Luna, très justement effrayée.

« Oui. »

« Même si je suis journaliste ? Neutre ? »

« Oui. »

« Ah... Bien. »

« Bien ?! »

« Hu-hu. J'aime bien Eowyn, Bran... Aragorn m'a donné une épée. Maintenant, j'ai une raison de les aider vraiment. »

« Tu as participé à la bataille du Gouffre de Helm ! »

« Oui, bin, j'avais pas spécialement envie de mourir et ton armée était là pour exterminer tout le monde. Tu sais que ce n'est pas très logique ? Tu réalises que le pouvoir ne peut pas s'exercer si tu es le seul vivant, pas vrai ? »

« Où est l'Anneau ? » demanda Sauron en essayant de reprendre le contrôle de la conversation.

« Les Orcs ont des femelles ? »

Gandalf, les mains protégées par un morceau de cape, arracha le palantir de la forme inerte de Luna. Celle-ci papillonna des yeux, apercevant la barbe hirsute d'Aragorn juste au dessus d'elle. Haldîr, furieux ne pas avoir mieux protégé (surveillé) la jeune femme, marmonnait rageusement en se rapprochant.

« Comment garder mon serment quand cette écervelée plonge la tête la première vers les ennuis ? À vrai dire, l'occasion de m'acquitter de ma dette n'en sera que plus facile, il suffit que je lui sauve la vie... Si seulement il ne fallait pas la surveiller à chaque instant ! » Haldîr prit la jeune femme dans ses bras, sans un seul mot à l'attention d'Aragorn qui l'observait d'un air confus, ni laisser à Gandalf le temps d'interroger Luna. « Bientôt je suis sûr que les ennuis la trouveront pendant qu'elle se brosse les cheveux... »

« Nous devrions monter le camp. » intervint Eomer en les regardant s'éloigner.

Son oncle hocha la tête, ils avaient encore besoin de réunir des informations. Ils allaient devoir inspecter la Tour.

Luna tapota gentiment l'avant bras d'Haldîr pour le remercier avant de promptement perdre connaissance.


« C'est Brego qui a commencé ! » s'exclama un cavalier d'âge mûr avec toute la dignité d'un enfant de 10 ans.

« Ceci est une affirmation complètement erronée ! La faute incombe entièrement à Eofor ! » se défendit vivement Brego.

« Ah oui ?! Et tu n'as pas coupé la crinière de mon cheval peut-être ?! » s'indigna Eofor.

« Je- la question n'est pas là ! Et toi, dans ce cas ?! » s'exclama Brego « Nierais tu avoir acquis de manière frauduleuse ma paire de bottes ?! »

« Ce sont mes bottes ! »

« La vérité ne serait se tenir plus éloignée ! »

« Alors comment tu expliques que je les porte ?! »

« Je les avais mises à sécher près du feu et... tu les a prises. » siffla rageusement Brego.

C'est le moment que choisi Trópomodúlis pour se pencher vers Bran après avoir conféré avec les deux autres Elfes. Les deux guerriers se turent. « Il m'apparaît que certains faits n'ont pas été rapportés. Je pense que pour prendre une décision éclairée, il faut connaître les tenants et aboutissants de la situation. Je suggère que que tu poursuives l'interrogatoire et expose le ou les coupables. Par exemple, il me semble important d'adresser la question de l'apparence de Brego. Cette barbe à moitié rasée ne me semble pas être une coutume rohanique... »

Bran ouvrit la bouche pour exprimer son opinion quand Gelsolír manifesta son désaccord dans un souffle. « Personnellement, je ne suis pas tout à fait convaincu que ce soit la marche à suivre. Il me semble que ceci est simplement un comportement indigne de cavaliers du Rohan et que selon toute probabilité cela mérite une punition. »

« je ne pense pas que... » commença Bran.

« Tu oublies une chose, Gelsolír, très importante... » coupa Myósil « à qui sont ces bottes ? »

« Ce que je veux dire, c'est que... » tenta de poursuivre le jeune homme en charge du camp.

« Sans compter que ta solution n'est pas très précise... » interrompit Trópomodúlis d'une voix suave « Quel type de punition conviendrait précisément à cette situation ? Cela ne devrait pas être laissé au hasard, ce genre de chose, pour que la leçon soit comprise. N'est-ce-pas Bran ? » demanda t-il en se tourna vers lui.

Tous les yeux se posèrent sur l'adolescent, y compris ceux des deux guerriers arborant un petit sourire satisfait et amusé. Bran prit le temps de rougir correctement et de reprendre ses esprits avant de, non-pas répondre à la question, mais d'ajouter son grain de sel. Après tout, il était peut-être dépassé par les évènements que rien ne l'avait préparé à faire face : une bataille, une blessure mortelle, une sorcellerie magique, l'intérêt du Roi, la gestion d'un camp de guerrier; néanmoins c'était lui que le Roi avait désigné. Cette légitimité lui donnait l'assurance nécessaire pour faire face à la situation.

« Tous vos conseils me sont précieux, surtout quand ils proviennent d'Êtres possédant autant de... sagesse, et il va de soi que je me dois de les étudier avant de poursuivre. » commença t-il « Cependant, je pense que, sans être hâtif, la rapidité de la décision est primordiale dans ce cas précis. C'est pourquoi... » continua t-il avec un regard qui fit taire les trois Elfes qui commençaient à protester « Eofor et Brego seront de garde aux latrines. Votre comportement n'est vraiment pas à la hauteur de votre rang et on ne peut laisser les guerriers vulnérables alors qu'ils se soulagent, n'est ce pas ? » demanda t-il réthoriquement aux deux guerriers. « De plus, Brego devra garder cette apparence jusqu'à ce que la crinière du cheval d'Eofor soit redevenue normale. »

« Quoi ?! Mais c'est pas juste ! » s'écria le jeune homme d'une vingtaine d'années « J'ai mis des mois à la faire pousser, cette barbe ! »

« Enfin, » continua Bran sans tenir compte de Brego « concernant les bottes. » Son regard passa de l'un à l'autre. « Honnêtement, je me fiche de savoir à qui elles appartiennent vraiment ou pourquoi l'un d'entre vous a estimé que le vol était une solution honorable à son propre manque de chaussures. Je pense que l'on a des sujets plus importants à traiter comme ce que l'on va manger ce soir ou cette histoire de chaussettes mouillées. Les affaires sont peut-être liées... Vous ne trouvez pas ? » s'énerva progressivement Bran « Non ? Peut-être que vous inquiétez d'un magicien traître et des surprises qu'il peut encore nous réserver, puisque nous sommes sur son territoire, est plus approprié ? Alors voilà ce que je vous propose, si vous n'arrivez ni l'un, ni l'autre à vous souvenir du propriétaire légitime de cette paire de chaussures... la droite revient à Brego, la gauche à Eofor. » Les yeux de Bran lançait des éclairs à présent. « Est-ce que ce sera tout messieurs ? »

Les deux guerriers hochèrent la tête avant de décamper rapidement. Les trois Elfes souriaient de toutes leurs dents.

« Je dois dire, Bran » annonça Trópomodúlis en s'appuyant sur l'adolescent, accompagné d'une tape amicale sur le torse « que tu viens de m'impressionner. C'était vraiment l'attitude d'un chef, et quelles belles décisions tu as prises ! N'est ce pas les amis ? »

Gelsolír et Myósil hochèrent la tête solennellement.


Luna reprit conscience auprès d'un feu bien fourni. Elle était enveloppée de couvertures et se débattit pour dégager ses bras.

« ... et les Ents se sont rassemblé... »

« Vous n'imaginez pas le temps qu'il leur faut pour dire bonjour. » précisa Pippin.

« ... ils ont décidé de ne pas intervenir dans le conflit mais quand Bararoum-Syliva-Selbi- »

« Sylvebarbe. » chuchota Pippin.

« Je sais. » siffla Merry en direction de son cousin avant de reprendre le fil de son histoire « Quand notre ami, Sylvebarbe, a vu ce que Saroumane avait fait à la forêt qui bordait sa Tour... »

« Il était fâché. Très fâché. » acquiesça Pippin.

« Il a appelé ses amis, les amis de ses amis... »

« Beaucoup plus rapide que de dire bonjour... »

« ... et ils ont détruits, le barrage, la forge, les orcs qui étaient encore là... » expliqua Merry.

« Ils étaient fâchés. Très fâchés. » répéta Pippin.

Luna observa les deux Hobbits qui s'adressaient au Magicien Blanc pendant que Theoden, Hamà et Aragorn écoutaient avidement. Eomer faisait semblant d'écouter mais en réalité somnolait la fin de sa gueule de bois. Folcred, le cavalier du Rohan les accompagnant, semblait monter la garde, debout et appuyé contre un mur de la pièce. Gimli et Legolas discutaient à voix basse les termes d'un ''nouveau'' pari. Haldîr, quant à lui, transperçait de ses yeux clairs la jeune femme qui venait de s'éveiller.

« Hey ! » lui adressa Luna avec un sourire. « Merci pour les couvertures. »

Haldîr laissa échapper un soupir discret. « Il faut que tu sois plus prudente, Luna. Tu en sais très peu sur ce monde et tu t'obstines à le traiter comme un terrain de jeu... »

Luna ne perdit pas son sourire en lui répondant calmement. « Au risque de copier mon ami Harry, je t'assure que je ne cherche pas le danger, c'est lui qui semble me trouver. Je connais mes contes, je sais que ''la curiosité est un vilain défaut'', seulement je ne pense pas que l'on puisse évoluer ou même grandir, sans découvrir le monde qui nous entoure. Un enfant qui voit la flamme d'une bougie pour la première fois se brûlera toujours les doigts en essayant de l'attraper si personne n'est là pour l'en empêcher. Pour autant, personne ne songerait à bannir le feu de la vie de cet enfant. »

« Certaines situations pourraient être aisément évitée cependant, Luna. » lui répondit-il sans réfuter son argument.

« Mais la vie serait beaucoup moins intéressante. » lui adressa t-elle avec un sourire malicieux. « Je ferais attention... dans les limites du possible. » continua t-elle plus sérieusement.

« C'est tout ce que je demande » acquiesça Haldîr « et je serais là pour attraper ta main si elle s'approche trop près d'une flamme. »

Luna lui adressa un sourire éblouissant avant de se jeter sur lui, les bras grand ouverts. « Câlin ! »

Toutes les conversations cessèrent pour se tourner vers l'étrange enchevêtrement de membres qu'étaient devenu Haldîr et Luna en basculant. Quelqu'un se racla la gorge. Deux têtes blondes émergèrent de l'enchevêtrement. Ils reprirent une position assise, Luna sur les genoux d'Haldîr, ses bras autour de son cou. Sous le regard du reste du groupe, l'Elfe prenait un air embarrassé, essayant vainement de déposer la jeune fille à côté de lui. Plus particulièrement, n'importe où sauf sur ses genoux. Ses efforts restèrent sans succès, et ne souhaitant ni attirer plus l'attention ni blesser Luna, il décida donc d'agir comme si la situation était parfaitement normale.

« Luna » commença Gandalf avec un sourire « je suis ravi de te voir de nouveau sur pied. »

« Sur des genoux serait plus juste. » marmonna Gimli tandis qu'Eomer trouvait le commentaire très juste.

En réponse, Luna s'installa un peu plus confortablement en adressant un sourire plein de bonne humeur au Magicien. Celui-ci se rapprocha du couple pour s'asseoir auprès d'eux.

« Luna... Qu'as tu vu dans le palantir ? Qu'as tu dit à Sauron ? »

« C'est difficile à décrire... » répondit-elle « au départ j'ai vu défiler des images accompagnées de bruits. J'en ai reconnu certains... Je pense que c'était des souvenirs, les miens et... les siens. Et puis ça s'est calmé et il m'a posé des questions. » Luna frissonna. Haldîr enroula ses bras autour d'elle.

« Quelles questions ? Il a demandé après l'Anneau ? »

« Il a posé la question. » acquiesça t-elle.

« Et ? » s'empressa de demander Gandalf « Que lui as tu dit? »

« Je n'ai pas répondu. De toute façon, je ne sais pas où est l'Anneau. Il n'a pas répondu à ma question, lui non plus... » ajouta t-elle d'un air boudeur.

« Quelle question ? »

« Ça concernait les Orcs femelles... » répondit-elle avec un haussement d'épaules « J'étais curieuse. Il a passé le reste de la conversation à essayer de m'intimider. »

« Conversation ? » souffla Aragorn surpris.

« Oh ? » continua Gandalf sans tenir compte de l'interruption.

« Il a décidé que j'étais une ennemie. » annonça t-elle. « Vous ne recrutez toujours pas pour la Communauté de l'Anneau ? »

« Nous devrions l'envisager... » marmonna Gimli. Silencieusement, les autres membres de la Communauté y compris Gandalf, se promettait d'aborder le sujet les uns avec les autres dans l'espoir de les convaincre d'accepter l'ensorceleuse dans leur rang, sans savoir qu'ils n'auraient aucun mal à le faire. Haldîr, quant à lui, se promettait d'assassiner dans d'atroces souffrances celui qui proposerait à Luna de s'engager dans la périlleuse entreprise qui consistait à combattre Sauron, ses forces armées et donc au port du pantalon.

« Et bien, ma chère » poursuivit le Magicien « vous nous avez fait une belle peur. Je suis heureux de voir que tu vas bien. »

« J'ai eu peur aussi. » dit-elle simplement en serrant un morceau d'étoffe appartenant à la manche d'Haldîr. « Il n'a vraiment pas de nez. » termina Luna dans un souffle.

Aragorn lui adressa un sourire en se rapprochant dans l'espoir de lui changer les idées. « Qu'est ce que vous faites ? » demanda t-il avec un geste de la main indiquant Luna sur les genoux de l'Elfe.

Luna lui adressa un sourire éblouissant. « J'ai toujours rêvé d'avoir un grand frère ! »

Aragorn haussa un sourcil à l'attention d'Haldîr. L'Elfe fronça le nez mais ne rectifia pas ces propos ni ne bougea d'un poil.

« Et on a même la même couleur de cheveux, regarde ! » annonça t-elle joyeusement en tenant deux mèches de cheveux afin de montrer les résultats de la comparaison. Gandalf en profita pour s'éclipser. Les deux Hobbits échangèrent un regard perdu.

« Vous pourrez vous faire des tresses lors des longues soirées d'hiver. » commenta Gimli, et reçu en échange un regard noir de la part de l'Elfe.

« C'est vrai que tes tresses sont très jolies, Haldîr. » dit-elle en se tournant vers lui. « Il faudra que tu m'apprennes. » décida t-elle.

« Hum... Ceci est fort intéressant, Luna, mais je me posais une question... » reprit Aragorn.

« Quoi donc ? »

« Je voulais te parler de... euh... cette rumeur que tu as mentionnée plus tôt... »

« Oui, laquelle ? » l'encouragea Luna avec un sourire.

« Hum... Tu sais concernant ma... concernant le fait que je... celle qui prétendrait que je suis... » hésita l'héritier du trône du Gondor.

Complètement exaspéré, Gimli termina pour lui. « Il veut savoir pourquoi Eowyn pense qu'il est gay. »

« Oh ! C'est une histoire assez amusante ! » s'exclama t-elle.

Eomer, curieux également de cette histoire concernant sa soeur, s'assit à leur côté. « Si c'est amusant, je meurs d'impatience de l'entendre. » annonça t-il avec un clin d'oeil moqueur en direction d'Aragorn.

« C'est une combinaison de plusieurs choses mais... » commença t-elle à expliquer pendant que tout le monde se détendait auprès du feu. Ils rejoindraient l'armée au matin, il n'y avait plus rien à faire ici... à part interviewer un Ent.


OooFinDuChapitreooO


* Sauron, avant d'être un grand méchant (avant même d'être le nécromancien) a véritablement travaillé dans une forge ^^

* et oui, Sauron avait des pouvoirs magiques mais il les a (très stupidement) transféré dans son anneau unique... la suite, vous la connaissez ;)

** C'est une citation du film Taken (que j'ai un peu arrangé), certains d'entre vous l'on peut-être reconnu ^^ j'ai pas pu m'en empêcher, ça sonnait trop bien :)


Bran m'a surprise sur ce coup là mais, hé, c'est pour ça que j'écris ;) et les trois Elfes me font de plus en plus penser aux jumeaux Weasley ;)

J'adore les dialogues de cette histoire, ils sont marrants à imaginer et marrants à écrire. Particulièrement quand c'est Luna qui parle. Par contre, il y a de plus en plus de ''discussion de groupe'' et ça devient vraiment difficile de respecter (plus ou moins) le caractère des personnages (ce qui les fait réagir, intervenir...) quand je veux faire avancer l'histoire. Surtout qu'il ne faut pas oublier où sont placés chacun des personnages, ce qui influence encore leurs réactions, etc... En gros, je m'arrache les cheveux en me tordant de rire... des fois, c'est moins agréable que ça n'en a l'air... ;)

Bref, j'espère que ça vous aura plut (et rassuré sur le fait que, non, je n'abandonne pas cette histoire. La vie est juste un peu chaotique ces derniers temps). Je ne promet pas le prochain chapitre tout de suite (principalement parce qu'il n'est pas écrit) mais si vous avez des questions sur l'histoire, ou même des suggestions ou des commentaires, je suis sûre que ça apportera de l'eau à mon moulin (et ainsi de produire le prochain chapitre plus rapidement).

Merci à tous les lecteurs et lectrices de cette histoire, à bientôt.