Voici la suite de ma fic ! ce chapitre là est plus centré sur Dean et on y rencontre Crowley. Chapitre pas très mouvementé, mais il faut bien poser les bases de l'histoire ! :)

Au niveau des fautes d'orthographes, j'ai pris note, remerciez ma bêta AngelOftheLord ! ;) Je tiens vraiment à te remercier de m'aider ! Ma fic sera beaucoup plus agréable à lire sans fautes !

Et j'avais oublié de préciser que chaque mots en allemand à sa traduction à la fin du chapitre, comme vous avez du le voir. Si il y a des fautes dans la traduction, n'hésitez pas à me le dire, j'irais en souffler quelques mots à l'amie qui m'a fait la traduction ! ;)

J'espère que l'histoire va continuer de vous plaire, rendez-vous en bas !

CHAPITRE 2

Dean soupire et s'installe confortablement dans son fauteuil en cuir, posant les pieds sur son bureau en bois et faisant voler les feuilles qui s'y trouvent. Il se frotte les tempes en grognant, les yeux fermés pour essayer de tout remettre au clair.

Faire torturer un américain, un habitant de sa partie première le perturbait plus que prévu. Sans aucune raison valable pourtant ! Ces Yankees ne sont pas sa famille même si son père en était un avant de faire partie de l'Allemagne, même si avec ses cheveux bruns et ses yeux de la même couleur, son père n'a jamais vraiment été accepté parmi les autres. Mais grâce à sa mère qui était allemande et sa loyauté sans borne à sa nouvelle patrie, sorti premier de son école de la jeunesse hitlérienne, il a fini par trouver sa place et a même réussi à obtenir la garde d'un camp ! Jamais il ne fut plus fier, mis à part le jour où son cher petit frère sortit de sa grande école et devint le shufthatzlagerfürher du camp où il est commandant.

Après, ce n'est peut-être pas la nationalité du prisonnier qui me perturbe, mais plutôt son regard bleu hypnotisant; pense le commandant. Mais qu'est ce que je dis putain ! Dean serre le poing et frappe son bureau avec force dans un excès de colère subite, faisant tomber un cadre dans un bruit de verre brisé. La colère s'efface du visage de Dean pour être remplacée par de la stupeur et de la panique. Il se lève rapidement et redresse le cadre avec beaucoup de précaution, enlevant les morceaux de verre de la photo.

C'est une photo de famille heureuse semble-t-il. Un petit garçon debout entre ses deux parents, un bébé de quelques mois dans les bras de la mère, souriante et fixant le bébé qui joue avec les mèches blondes de sa maman. Que de sourire sur cette photo. Ce fut la dernière photo de famille avant l'incendie. La mâchoire de Dean se tend à ce souvenir, l'incendie dont sa mère n'a pu sortir vivante. Quelqu'un s'était introduit dans la chambre de Sam pour l'enlever avant de faire brûler la maison avec Dean et ses parents à l'intérieur.

Malheureusement, la mère de Dean a surpris l'étranger et a réussi à l'éloigner de Sam. John, le père des deux enfants, les sortis rapidement de la maison bourgeoise allemande mais ne put sauver sa femme. Le coupable, Azazel de son vrai nom Ted Evans, soldat américain ayant combattu lors de la première guerre mondiale, avait reconnu son ancien ami d'enfance dans une ville allemande et avait décidé de tuer toute sa famille pour avoir renié l'Amérique.

Depuis ce jour, John a une haine sans borne à l'encontre de ces Yankees. C'est ce qui l'a lancé dans le nazisme et motivé à devenir un haut gradé. Il entraina son premier fils dans ses idées et il devint ce qu'il est maintenant : un commandant de camp de concentration largement fier non seulement de l'être mais aussi de cracher aux visages de ceux qu'il considère comme d'une race inférieure. Alors que lui-même est châtain clair avec de grands yeux verts, non allemand de pure souche. Quelle ironie.

Le petit frère, seulement petit par l'âge sachant qu'il fait une tête de plus que son grand frère, est moins ancré dans le nazisme. Il en éprouve un léger dégoût de ces valeurs mais a décidé de continuer « ses études » pour ne pas abandonner son frère et ainsi faire en sorte que le camp de Dean ne soit pas que horreur et cruauté. Cet assassinat, comme Dean l'appelle, a eu lieu il y a très longtemps, au moins vingt-quatre ans de cela, pourtant le kommandant a toujours cette rage en lui due à son manque de réaction ce jour-là ; il n'avait pourtant que quatre ans. Mais Dean est connu pour sa tête de mule.

Il repose le cadre sur son bureau et jette les bouts de verre dans sa poubelle, se dirigeant vers une grande étagère en fer pourvue de plusieurs tiroirs sous clé. Il ouvre le premier et en sort une vitre de verre faisant la taille du cadre qu'il vient de casser ; le tiroir en est rempli. En moins de deux secondes, le verre est installé en quelques gestes experts dû à l'habitude de cette tâche.

D'un coup de pied le tiroir se ferme et un autre s'ouvre dans la foulée, regorgeant de bouteilles contenant un liquide ambré et des verres. Une bouteille atterrit rapidement sur l'imposant bureau, un verre suivant quelques secondes après. Dean fait le tour de son bureau assez spartiate, seulement constitué du bureau, d'une simple chaise inconfortable et de son beau fauteuil en cuir, ainsi que de ladite étagère, d'une porte menant à la chambre du commandant et de la grande baie vitrée derrière le bureau, face à la porte.

Le fauteuil s'abaisse légèrement sous le poids de son propriétaire qui le tourne vers la fenêtre, faisant danser le liquide dans son verre d'un air penseur, toute colère disparue de son visage. Reste seulement une légère fatigue. Il pousse un soupir las qui accentue les rides de soucis sur son front et boit son verre cul sec, tendant le bras derrière lui pour le poser, maintenant vide de toutes gouttes d'alcool.

La vue depuis la fenêtre de son bureau est terne et boueuse, il se trouve dans la partie caserne des SS. De loin, il aperçoit le camp des détenus qui triment toute la journée. Pour faire quoi ? Selon les groupes de kommandos des armes pour le matériel militaire, refaire la route principale du camp et en général, améliorer ce dernier. Il les voit, le dos courbé dans leurs vêtements combinant des rayures bleues et un ancien blanc, flottant sur leur corps malingre, s'activant dans tous les sens sous la surveillance des Kapos, de la fumée s'échappant de l'usine de crosses d'armes à feu.

Un bruit sort Dean de sa rêverie, quelqu'un toque d'une main ferme contre la porte.

- Herein !

La porte s'ouvre lentement sur une silhouette nonchalante, mains dans les poches de son pantalon bleu, veste grise fermée jusqu'en haut du col noir donnant sur un embonpoint, les médailles et l'aigle étincelant bougeant au rythme de ses mouvements. Casquette sous le bras, l'individu rentre dans le bureau avant de se placer au garde à vous devant Dean, le meuble les séparant. Un léger sourire ironique s'accroche aux lèvres de l'adjudantur, qui est le second de Dean qu'on lui a également imposé.

- Alors Crowley, que me veux-tu aujourd'hui ?

Le sourire dudit Crowley se crispe légèrement, cette fois c'est Dean qui sourit à pleines dents. C'est lui qui a commencé à appeler l'adjudant Crowley, de son vrais nom Hans Steiner. Crowley, ça sonne écossais, anglais, et cela amuse Dean de l'avoir nommé d'un prénom « ennemi ». C'est puéril mais en tant que kommandant, il n'a pas grands choses à faire de ses journées à part signer quelques papiers par-ci par-là et pousser quelques coups de gueule pour garder l'autorité au camp. Crowley se râcle la gorge et se met au repos sans attendre que son supérieur ne le lui autorise ; il supporte mal de recevoir des ordres d'un jeune petit con qui se fout de sa gueule avec son sourire de dragueur. Sourire qu'il adresse à tout le monde.

- Herr Franz Strauss souhaiterait connaître vos avancées avec le prisonnier C34N15089.

Dean fronce des sourcils et se tape la lèvre avec l'index, l'air de chercher de qui il peut bien s'agir. De Castiel Novak bien évidemment. Ses initiales sont dans son matricule. Mais faire comme s'il ne savait pas qui c'est agacera un peu tout du moins le quinquagénaire rondouillard toujours debout devant lui ; et ça, il ne peut y résister. Un rire agacé fuse.

- Arrête de te foutre de moi mon garçon. Ce n'est pas parce que tu es le chef de ce camp qu'il ne peut rien t'arriver. On ne m'appelle pas könig der Hölle ; le roi de l'enfer, pour rien. Ton père veut donc les infos de Castiel Novak. A-t-il dit quelque chose à part la raison de sa mission ? Comme où sont ses hommes par exemple ?

Dean repose ses pieds sur son bureau et s'enfonce dans son fauteuil. Le fait que Crowley ait fait allusion au lien entre Franz Strauss et le kommandant montre qu'il est sérieux.

- Il nous a juste rajouté d'aller nous faire foutre. Après il a rien dit d'autre. Il nous a aussi traité de sale fils de chien et de, je cite, "assbutt" mais ça ce n'est qu'un détail anodin. Phrase dite sur un ton très sérieux, paumes des mains l'une contre l'autre avec la tranche appuyée contre les lèvres. J'ai demandé à Alastair de s'en occuper. Ça doit faire une heure qu'il y est environ et…

Un hurlement de pure douleur fuse dans l'air, la voix grave sautant légèrement dans les aigus et se brisant au bout de quelques secondes qui parurent interminables.

- …Et il n'y avait pas un seul hurlement avant maintenant. Notre Américain a enfin craqué. J'irai le voir dans une heure, histoire de le laisser mariner et souffrir encore un peu. Même si je pense que bientôt il ne sentira plus rien.

Phrase ponctuée par un léger rire de Dean, vite suivi par Crowley.

- Reviens dans mon bureau dans deux heures et je te dirais ce qu'on en a tiré, adjudantur. Tu peux y aller maintenant.

Crowley hoche la tête et enfile sa casquette avant de sortir rapidement, content d'être sorti de ce bureau. Il a vraiment du mal avec ce garçon. Quelques fois il peut se montrer respectable, mais d'autres fois… Crowley frisonne en se rappelant ce que Dean faisait aux prisonniers en étant bourré, son regard empli de pur plaisir et un sourire carnassier sur les lèvres à l'idée de les humilier complètement.

Un autre hurlement fend l'air, suivi d'un second et d'autres. À partir de maintenant, il ne s'arrêtera que très peu d'hurler. La machine est lancée. Cette douce mélodie revigore Dean qui se lève de sa chaise lentement en se dirigeant vers la porte de son bureau. Il n'avait pas choisi d'être placé aussi près du laboratoire du chefarzt mais quelques fois il hésitait entre féliciter et réprimander celui qui avait choisi l'emplacement des divers bâtiments.

Il enfile son manteau long, met ses gants et place sa casquette au dessus plat, en la penchant en avant plus que ne le dit l'étiquette, son regard hypnotiseur plongé dans une légère pénombre. Il lui reste une heure avant d'y retourner, autant en profiter pour faire un tour et observer les avancements des différents travaux et créations. Il pourrait en même temps en profiter pour désigner de nouveaux Kapos ; il ne l'avait pas en encore fait et c'était une idée brillante.

Les Kapos sont tellement des ordures avec les prisonniers, se dit Dean, qu'ils vont littéralement se faire lyncher par les autres. Splendide ! Par contre il gardera Uriel et Meg. Ces deux là sont trop doués pour être lynché. Les deux kapos se sont eux-mêmes nommés Uriel et Meg. C'est les prénoms qu'ils ont donné en arrivant et personne ne leur a demandé quel était leur vrai. Ou alors ils sont mort.

Ils dirigent les gens à la baguette et vont même jusqu'à reprendre certains SS qui travaillent sur le camp. Ils sont renvoyés à leur place mais quand même. Tous les prisonniers un minimum sain d'esprit ont peur d'eux, mais certains s'en sortent mieux. Il parait que Meg fait des pactes avec certains d'entre eux, qu'ils lui vendent leur âme. Foutaises qui foutent quand même les jetons à toutes personnes devant passer sa journée près d'elle.

Tandis que le commandant sort de son bureau, un autre hurlement de douleur fend l'air, hurlement rempli de larmes. Un sourire se dessine sur les lèvres de Dean qui appuie sur la poignée de sa porte et la ferme, le dos droit, épaules rejetées en arrière naturellement, une allure prédatrice, féline. Il ne possède pas sa place de kommandant pour rien. Sinon, il n'y serait plus depuis longtemps ; les accidents arrivent si facilement sur les camps. Mais toutes personnes tentant de se débarrasser de Dean Winchester finit lui-même dans la tombe, les différents petits monticules de terre longilignes à demi dissimulés situés à deux cent mètres de son bureau le prouvent.

Herein : entrez.

Adjudantur : adjudant.

Kapos : c'était les prisonniers sélectionnés pour surveiller les autres dans les baraquements.

Herr : monsieur

Shufthatzlagerfürher : chef du département de la détention. Il s'occupe de

prisonniers, vérifie qu'ils soit là pour l'appel, le travail etc.

könig der Hölle : Roi de l'enfer.

N'oubliez pas la petite review, ça fait toujours plaisir et à dimanche prochain !