Suite de Etoile trouvée ! J'ai écouté vos conseils ainsi que celui de ma beta sur le fait d'aerer un peu le texte (merci à elle pour m'avoir aidé ! ;) ) et voilà, j'espère que ça ira !
Bonne lecture !
CHAPITRE 3
Alastair se rapproche de nouveau de Castiel, une lame de cutter à la main. Le caporal gémit et tente de se reculer, le corps déchiqueté de toutes parts par les différentes coupures, fractures, ecchymoses et broiement d'os que Alastair lui a infligé.
- Non, non, non mon ange, on ne bouge pas !
Le bourreau attrape le visage de Castiel de sa main gauche et rapproche la lame vers la joue droite du malheureux.
- Tu ne souris pas beaucoup. Ne t'en fais pas, je vais arranger ça.
La lame du cutter passe entre les lèvres du prisonnier, les entrouvrent légèrement et se dirige ensuite vers la pommette droite, celle-ci découpant la peau pour lui agrandir le sourire d'environ trois centimètres. Le regard de Castiel se remplit de terreur et il se met à hurler, tirant sur l'agrandissement de sa bouche qui ouvre un trou béant sur l'intérieur de cette dernière, lui formant un sourire effrayant ; du sang coulant le long de sa joue. La panique le prend. Alastair se met à s'esclaffer d'un rire hystérique, et pose la pointe du cutter contre l'autre côté de la bouche, pour finir son travail.
- ÇA SUFFIT ALASTAIR !
La voix de Dean claque dans l'air, qui était rentré plein de colère dans la salle. Alastair sursaute et se retourne aussitôt, Dean l'attrapant par le col de sa chemise couverte d'un tablier de cuir et l'éloignant brusquement de Castiel avant de le repousser violemment. Sous l'impulsion, Alastair titube et se rattrape comme il le peut à son établi.
Dean se dirige de nouveau vers Castiel et lui attrape brusquement le visage, le tournant pour voir le sourire de l'ange que Alastair venait de lui faire avant de le fixer dans les yeux. Il desserre sa poigne par surprise devant le regard plein de remerciements que lui adresse Castiel, comme s'il avait oublié que c'était lui le kommandant qui avait demandé à son employé de le torturer. La main du commandant glisse lentement du visage du soldat, effleurant du bout des doigts l'estafilade qui lui déforme la bouche, une petite pointe de curiosité malsaine éclairant son regard. Dean se recule et observe l'état d'ensemble de Castiel, qui est bien évidemment pitoyable. Il n'a même plus la force de se tenir debout, retenu seulement par ses menottes. Cela faisait 2 heures qu'il était torturé par Alastair.
Normalement Dean ne laisse jamais quelqu'un plus d'une heure et ils sont dans le même état que Novak. Un vrai dur celui là. Mais Dean est en colère. Contre Alastair. Il accepte la torture, mais jusqu'à un certain point. Alastair est allé trop loin. Après lui avoir refait le sourire, que lui aurait-il fait ? Avait-il oublié qu'ils en avaient besoin vivant ?
Dean pose l'index contre un trou d'environ cinq millimètres de diamètre situé sur le point de contact entre l'épaule et le bras droit de Novak, du sang presque noir et gluant ayant commencé à coaguler. Pique à glace, se dit Dean. Il porte son doigt imbibé de sang à ses lèvres et le lèche lentement sans lâcher Novak des yeux, observant sa réaction. Castiel se crispe et ses pupilles se dilatent légèrement. Il ne détache pas son regard de Dean, semblant hypnotisé. Dean sourit et finit de nettoyer son doigt avant de s'éloigner du prisonnier.
Il cherche du regard un objet assez haut pouvant servir de siège au caporal et il pousse l'établi sur roue d'Alastair vers lui. Pile à la bonne hauteur. Un soupir de soulagement échappe à Castiel et Alastair pousse un cri d'indignement sur le fait que son établi n'est pas un siège et que Novak va « le dégueulasser avec tout le sang qu'il a sur lui. »
- T'avais qu'à pas le mettre dans un tel état et le laver schwachsinnige ! Dean lui lance un regard agressif auquel Alastair répond par un coup d'œil malveillant. N'oublie pas qui est le chef ici Alastair. En disant cette phrase, Dean se redresse, une aura sombre l'entourant, Alastair reculant légèrement. Alors qu'a t-il avoué ?
- R... Rien du tout. J'ai eu beau user de tous les stratagèmes et tortures, il n'a rien dit. À la place il s'est évanoui une ou deux fois. Dean lève un sourcil, étonné.
- Seulement ?
- Seulement.
- Je suis vraiment embêté que tu n'ai rien avoué Castiel ; ça va me causer des problèmes tout ça. On aurait mieux fait de te tuer quand on t'a attrapé plutôt que le dire à nos supérieurs.
Dean tape dans ses mains et fouille dans ses poches. Il en ressort deux insignes de prisonniers. Un triangle rouge, qui sera à mettre pointe vers le haut en signe de prisonnier de guerre et un cercle noir contenant un cercle blanc puis un cercle rouge, signe distinctif des prisonniers susceptibles de s'évader. Dean sourit d'un air désabusé en regardant le dernier symbole.
- Celui là je te le donne aussi même si je pense pas que tu iras bien loin vu l'état dans lequel tu es.
Dean s'approche de Castiel et les pose à côté de lui. Il ramasse du fil blanc qu'il fait passer dans le chas d'une aiguille avant de faire un petit nœud.
- Alastair, tu t'occuperas de lui coudre ses insignes sur le haut du bras droit.
- Bien évidement. Où est sa chemise ? Vous en avez emmené une en même temps que les symboles ?
- Non.
Alastair reste indécis quelques secondes avant de comprendre que Dean veut que les insignes soient cousues sur son bras au sens propre, et non sur le bras de la chemise comme le bourreau et la victime le pensaient.
- Quoi ? Vous allez me coudre ces insignes sur l'épaule ? Comme ça ?Mais vous êtes taré vous aussi ma parole !
- Une blessure de plus ne te fera pas grand chose Novak. Et je suis le chef de ce camp, tu me dois le respect Yankee.
- Je ne dois respect à aucun foutu nazi.
Un crachat atterrit près des pieds de Dean qui ne réagit pas. Alastair s'approche rapidement de Castiel et lui attrape fermement le bras, tentant tant bien que mal de tenir le symbole dans la bonne position, les bras du caporal étant toujours accrochés aux menottes. Un cri échappe à Castiel qui se mord la lèvre, son regard incendiant le commandant. Alastair enfonce bien profondément l'aiguille dans le bras et continue sa couture sous le regard amusé de Dean.
Alastair coud rapidement le second symbole et Dean ne peut qu'avouer que c'est un travail vraiment sale. Il aurait lui-même cousu beaucoup plus proprement que ça. Il faudra qu'il réfléchisse à peut-être envoyer Castiel à son frère, qui a fait quelques études de médecine, pour raccommoder un peu l'américain. Sinon il sera mort d'une infection d'ici deux jours.
Il renvoie Alastair et reste seul avec Castiel, tête appuyée sur sa poitrine, yeux fermés et essayant de calmer sa respiration. Dean attrape un objet brillant sur la table et se met sur la pointe des pieds pour atteindre le cadenas des menottes qu'il ouvre dans un bruit métallique. Les bras de Castiel retombent sans force contre lui et il faillit basculer en arrière, Dean le rattrapant d'emblée, son costume se tachant instantanément du sang de sa victime. L'américain se redresse du mieux qu'il peut et parvient à se tenir presque droit, ses mains tremblant légèrement sur ses genoux, la peau des poignets déchiquetée. Dean soupire et prend une aiguille encore dans son papier stérile, y glisse un fil et se rapproche de Castiel qui recule légèrement.
- Je vais rien te faire, t'en fais pas. C'est juste que je peux pas te laisser rejoindre les autres dans un état pareil et sûrement pas avec une joue comme ça. Pour le reste, je t'enverrais à Sam, il s'y connait plus ou moins en médecine.
Le kommandant commence à recoudre légèrement la joue de Castiel, faisant des mailles serrées pour éviter tout déchirement. Il cherche du désinfectant du regard, mais bien sûr il ne trouve rien à part une bouteille de whisky entamée. Ça fera l'affaire se dit-il. Il asperge la blessure d'alcool en tenant toujours fermement le visage de Castiel pour qu'il ne tire pas sur les points qui viennent à peine d'être mis.
- Pour l'épaule, j'étais obligé de te mettre les insignes quelques part. Mais vu dans l'état où tu te trouves, mettre une chemise pleine de boue et de microbes n'aurait pas été une bonne idée. Tu devras les laisser là. Ils sont mis, tu ne dois pas les enlever. Donc, pas de chemise. Sam trouvera une solution.
Dean lui donne une légère tape sur l'épaule et s'éloigne, hélant en allemand un garde qui se trouve dehors pour qu'il emmène Castiel au schutzhaftlagerfürher ; puis s'en va sans un regard au caporal qui s'était relevé et se tenait droit sur ses jambes, le regard résolu fixé sur Dean.
Schwachsinnige : idiot, crétin.
N'oubliez pas la petite review, c'est toujours utile pour s'améliorer et ça fait plaisir !
A dimanche prochain ! :)
