Alors voici le chapitre 4 ! J'espère que ma fic continue de vous plaire ! :) Pour ce qui est de Dean, je ne vous en faites pas, il s'améliore avec le temps ! (Mais on ne le voit pas dans le chapitre ! A la place on rencontre Sam et Balthazar ! ) :)
Ah et merci à ma bêta qui arrive à trouver du temps pour corriger mes chapitres un peu beaucoup rempli de fautes d'orthographes ! ;)
CHAPITRE 4
Un garde s'approche rapidement de Castiel et l'attrape par le bras, notre caporal trop occupé à suivre Dean du regard pour émettre des protestations sur le fait que le soldat lui broie littéralement le bras. Il est tiré hors de la pièce et frissonne sous la pluie fine qui traverse ses os mais lave son corps, le sang coulant lentement et se mélangeant à l'eau. Ses rangers s'enfoncent dans la boue et s'en arrachent dans des bruits spongieux, le garde le retenant pour qu'il ne s'écroule pas.
Ils arrivent devant un bâtiment ordinaire, un grand bâtiment rectiligne gris, des barreaux aux fenêtres et des gardes aux portes. Comme tous les bâtiments de ce camp. La seule différence est la lumière chatoyante qui sort de presque toutes les fenêtres du rez-de-chaussée, égayant comme elle le peut ce lieu lugubre.
À l'arrivée de l'Américain, les gardes à l'entrée, tout deux allemand, marquent un temps d'arrêt devant son piètre état, stupéfaits qu'il tienne encore à peu près debout et se demandant pourquoi on l'envoie au chef du département de la détention. Pour le recenser ? Non, il possède déjà ses insignes qui ont même été cousues sur le haut de son bras, la peau déjà boursouflée et brillante autour des symboles.
Pourtant, l'excuse du garde est le recensement.
Les gardes s'apprêtent à refuser de le laisser entrer lorsque celui retenant Castiel précise que cet ordre vient du kommandant. Rien à répondre. Les deux SS s'écartent et laissent le garde passer. Ce dernier pousse la porte en fer tout en soutenant Castiel.
Le prisonnier passe sa main devant ses yeux pour les dissimuler à cette lumière forte et aperçoit un dédale de couloirs éclairés de toute part et chauffés au charbon. Le garde ne lui laisse pas le temps de se reposer et le tire brutalement vers une porte à gauche, Castiel trébuchant et se rattrapant comme il le peut contre le mur, le regard dégoûté du garde posé sur lui.
- Je ne sais pas ce que tu as fait pour aller voir Winchester mais j'espère que c'est pour une mauvaise nouvelle. Je ne vois pas pourquoi les deux frères s'intéressent à toi le rat et…
- … Et ce ne sont pas tes affaires Germer. Je ne t'autorise pas à parler du kommandant et de moi dans notre dos. Est-ce compris ? Sinon tu pourrais être accusé de conspiration envers le chef de ce camp, et tu sais très bien ce qui arrive aux conspirateurs ici…
Le visage du garde devient livide en remarquant l'immense individu à contre jour qui vient de lui parler. Il se redresse et se met rapidement au garde à vous, lâchant Castiel au passage qui s'affale par terre. Germer à la mauvaise idée de répondre, sa voix flanchant dû à la peur.
- E… Excusez moi hein... Herr Winchester ! Je ne voulais pas paraître indiscret !
- Et bien c'est dommage parce que tu l'es. Retournes à ton poste maintenant. Beile dich !
Le garde ne demande pas son reste et part rapidement, jetant un regard haineux à Castiel qu'il considère comme le coupable de cette altercation. Castiel s'appuie contre le mur et se remet debout du mieux qu'il le peut lorsqu'une poigne de fer lui attrape le bras pour le redresser prestement, le Winchester le fixant d'un air légèrement énervé.
Il le tire jusqu'à son bureau et Castiel ne peut retenir un gémissement de douleur avant de finir assis dans un fauteuil en cuir qui pourrait être confortable s'il n'était pas couvert de blessure. Le chef du département de détention se place en face de Castiel et le détaille, toujours cette colère et cet agacement sur son visage, à tel point que notre caporal rentre légèrement la tête dans les épaules.
Sam, le SS, est immense. Presque 2 mètres selon Castiel. Ses cheveux bruns lui arrivent presque au milieu du cou, chose étonnante pour un gradé allemand, et sur son uniforme bleu-kaki nickel, des insignes bien astiquées. Il possède un air de ressemblance avec Dean, c'est avéré, mais pas cette aura prédatrice de félin. Même s'il est menaçant, il paraît plus amical, moins sanguin que son frère.
Le géant semble avoir aperçu le mouvement de Castiel et sa grimace, son visage s'adoucit et prend un léger air soucieux qui ne devrait pas être sur le visage d'un commandant nazi. Cela intrigue le soldat qui se détend légèrement lorsque Winchester s'éloigne vers une seconde porte à gauche de son bureau.
- Venez ici Novak. Je ne pense pas que mon frère vous ait fait venir ici pour glander dans ses sièges en cuir.
Castiel se lève prestement et un vertige le prend, il se rattrape au bureau en bois et se dirige vers la seconde salle, constituée d'une table d'auscultation et de divers objets de médecine, les murs en carrelage blanc illuminant la pièce par leur froideur. Il s'arrête de stupeur et recule lentement, se souvenant des tortures d'Alastair.
- Ne vous en faites pas, je vais juste réparer quelques dégâts qui vous ont été faits. Qui est le responsable ? Pour certaines des blessures je veux dire. Comme celle-là par exemple. Le commandant désigne les estafilades sur le torse de Castiel, ainsi que celles le long de ses côtes. Sam reprend. Entre Dean et Alastair je veux dire.
Un éclair de stupeur traverse le regard de l'Américain, surpris que le commandant soupçonne son propre frère des tortures qu'il a reçu.
- Vous… Vous pensez que votre frère est responsable de ce qui m'est arrivé ?
Sam prend un léger air songeur, presque peiné avant de répondre.
- On ne sait jamais avec Dean. Quelquefois il peut se montrer… Cruel avec les gens. Devoir gérer un camp, être le fils parfait et suivre des idéologies que l'on nous a rentré dans la tête à coup de baguette en bois et privations n'améliore pas le comportement et la santé mentale des gens. Surtout lorsqu'ils se plonge dans le déni, la mauvaise foi et l'alcool. Mais si vous me dites qu'il n'y est pour rien, que ce n'est qu'Alastair, j'en suis ravi. Pas du fait qu'il vous ait fait souffrir, non, bien sûr ! Même si c'est pour la bonne cause, je trouve qu'il est allé un peu loin. Cependant si Dean n'a pas participé à la torture… C'est bien, il change.
Sam semble plongé dans ses pensées puis se ressaisit en s'approchant de Castiel pour l'emmener vers la table métallique.
- Allongez vous Novak. Je vais faire comme je peux mais je ne suis pas médecin même si c'est moi qui m'occupe des détenus.
Il acquiesce et s'installe sur la table, Sam sortant le matériel.
Une heure plus tard, Castiel sort du bureau, le torse bandé, les différentes blessures soignées, désinfectées, les insignes recousues sur l'autre épaule proprement. « Si Dean a dit de les laisser, je ne peux les enlever. Je vais les changer de bras pour éviter une infection mais c'est tout. Vous pourrez porter une chemise avec un trou dans la manche pour les laisser visible. Pour ce qui est de la joue par contre, qui l'a recousue ? Je ne pense pas que ça soit Alastair, c'est un travail trop propre. Dean dite-vous? Il a bien fait, il ne fallait pas la laisser béante. C'est lui qui a crié tout à l'heure ? Après les différents hurlements je veux dire. C'est bien ce que je pensais. Il a eu raison. Ce n'est pas parce que vous êtes un ennemi qu'il faut vous tuer. Maintenant que vous êtes dans ce camp, vous n'êtes plus armé et pas une menace direct au 3ème Reich. Il n'y a pas de raisons de vous supprimez.
Pour l'instant en tout cas… ».
Castiel est raccompagné à la porte par Sam qui aborde deux SS, leur ordonnant d'emmener Castiel au camp des prisonniers. Pendant le trajet vers le camp, Castiel se questionne sur ce Sam Winchester. Trop gentil pour un SS et pour le rôle qu'il a dans ce lieu. Soit c'est une ruse pour le faire parler, soit ce Winchester n'est pas si enfoui dans le nazisme… Il pourrait être un allié s'il s'avère sincère. Il faudra que Castiel le surveille de près, ainsi que Dean par ailleurs… Sam est son frère et c'est le chef de ce camp. C'est donc normal qu'il le surveille aussi, non ?
Une fois arrivé et placé avec les autres prisonniers, les deux SS habillés en gris s'éloignent rapidement sans avoir oublié de donner un gentil coup de pied dans les côtes du soldat qui grimace de douleur.
- Toujours la politesse incarnée ces types là. Même un démon pourrait se montrer plus poli que ça…
Castiel se retourne rapidement en entendant cet accent bien français et tombe nez à nez avec un homme dans la quarantaine, au visage émacié mangé par une barbe de quelques jours lui aussi mais au sourire toujours rieur malgré les nombreux mois de détention dans ce camp.
Il s'assied lourdement dans la boue près de Castiel et pose nonchalamment les bras sur ses genoux, ses vêtements trop grand pour lui flottant autour de sa silhouette. Il apporte son index à sa lèvre, réfléchissant.
- Quoique, je sais pas si un démon peut montrer ne serait ce que un peu de sympathie. Mouais, ça doit être des démons ces types là alors. Le nabot à moustache en forme de p'tit lu doit donc être Lucifer. Je l'imaginais plus classe que ça cependant…
- Balthazar c'est bon j'ai compris. Ne te lances pas dans ce genre de sujet sinon je sais que je vais en entendre parler jusqu'au moins le siècle suivant, avec ta théorie démoniaque et tout ton bordel et j'aimerais juste être dans le calme là.
Ledit Balthazar se tait tout en fixant son ami qui pousse un soupir las aussitôt suivi d'un râle de douleur à cause de ses côtes.
- Tu sais que tu ne trouveras jamais le silence Castiel. À moins de quitter cet horrible endroit ; mais tu auras toujours les bruits du camp dans ta tête même quand on foutra le camp de ce camp. Super jeu de mot que j'ai fait ! Donc comme je te le disais, ces voix ; elles te quitteront jamais, ces pleurs, ces cris, ces hurlements. Ces bruits d'os brisés, de famille séparées, de trahisons, de sentences de mort dites en allemand que nous connaissons par cœur et redoutons, ces bruits d'âmes brisées. Ils te hanteront toutes les nuits, jamais plus tu ne trouveras le repos. Alors avoir le calme n'est donc pas réalisable. Avec ou sans mes théories.
Un nouveau soupir franchit l'air.
- Je le sais Balthy ; je le sais mon ami.
Balthy sourit et frictionne l'épaule droite de Castiel doucement pour le réconforter sans lui faire mal.
- Bon, que t'est-il arrivé ? Ça fait plusieurs jours que je n'avais pas de nouvelles de toi depuis qu'ils t'avaient emmené. La seule chose que je savais c'est que tu étais enfermé avec l'autre taré se faisant passer pour un médecin. C'est vrai ? Racontes moi tout.
Après une heure passée à raconter ce qu'il s'était passé et la rencontre avec les deux Winchester, Castiel se mit à frissonner ; c'est vrai qu'il ne faisait pas très chaud à cette période de l'année. Balthazar enlève sa chemise et la dépose sur les épaules de son compagnon d'infortune ; les gardes n'avaient pas encore fourni la sienne à Castiel, le trou devant être fait. L'insigne en forme de triangle noir pour signaler les asociaux (voleurs à la tire, arnaqueurs…) est cousu sur l'épaule droite de la veste du Français.
- Non mais quel gentleman je fais ! Couvres-toi. Faudrait pas que t'attrapes la crève avec ces symboles qu'ils t'ont cousu et cette joue dans un état pitoyable. C'est vraiment des monstres ces ordures putain.
- Tu l'as déjà dit des milliers de fois depuis que je suis là Balthazar.
- Et je continuerais de le dire, tu vas en manger tous les jours de ça mon gars ! Sourire. À ce que je vois, tu as toujours ton pantalon kaki et tes rangers ! Ils n'ont pas réussi à te les enlever ?
- Je leur ai fait manger en leur donnant des coups de pieds dans la figure. Je me suis fait un peu tabassé aussi mais le chef a accepté que je les garde si j'arrêtais de casser les dents de ses soldats à coup de rangers.
Un rire échappe à Balthazar.
- Je t'adore toi ! Le Français se lève rapidement en étirant ses bras avant de tirer Novak à lui pour le relever. Allez caporal, on a du boulot maintenant ! Si les voleurs d'âmes s'aperçoivent que je suis plus à mon poste, je vais me faire massacrer et toi aussi !
Castiel sourit face au surnom que Balthazar a donné à Meg et Uriel. Personne ne veut subir leur colère volontairement c'est sûr, à moins d'être masochiste, et encore !
Les deux compères s'éloignent vers le chantier au bord du camp, plusieurs heures harassantes de travail les attendant jusqu'à la pause repas, s'ils arrivent à en obtenir un.
Beil dich : et que ça saute/ plus vite que ça
Alors bonne lecture ? :)
