Hello tous le monde ! Me voilà pour le chapitre 8 ! Déjà merci beaucoup pour vos reviews ! Cela me fait toujours plaisir d'en recevoir ! :)Bon je sais, pas encore de grande avancée au niveau du pairing de l'histoire, Dean et Castiel se font un peu désirer. A chaque fois je le dis parce que cette fois, ça va enfin avancer ! ...Mais dans le chapitre 9, pas le 8 désolé ! ( Je suis méchante hein ? ;) ) En attendant, bonne lecture !

CHAPITRE 8

- C'est quoi ce bazar ?! Où sont mes gars ?

Dean appuie plus fortement sur le dos du prisonnier qui geint.

- Toi, la ferme je t'ai pas sonné. Kapo Hester, au rapport !

Ladite Kapo donne un coup de pied dans la tête de sa victime et se retourne vers Dean, l'air sûre d'elle. Trop sûre d'elle. Elle ne connaît pas Dean. Le commandant jette un regard aux alentours et s'arrête sur Castiel et Balthazar qui fixent la scène, un sourire mauvais sur ses lèvres. À la première place pour le spectacle.

Dean retourne à la kapo qui attend sagement de faire son rapport sur la situation. Il lui fait un signe de la main.

- Je faisais le tour des baraquements lorsque j'ai croisé ce…Ce rat qui restait assis par terre sans bouger, au lieu de s'activer pour retourner travailler. Je lui ai ordonné de se lever et il n'a pas voulu obtempérer, j'ai donc usé de la force pour le faire réagir lorsqu'il s'est mis à me frapper.

Dean la fixe, semblant fouiller son âme pour savoir si elle dit la vérité ou non.

- Ok ça c'est ta version. Le cloporte il en pense quoi là ?

Dean bouge sa botte contre le dos du prisonnier qui redresse la tête pour fixer le kommandant. C'est à lui que l'on parle ? On dirait.

- Et bien, j'avoue que je n'étais pas en train de travailler… Mais j'allais le faire ! Je n'ai même pas eu le temps de me lever qu'elle s'est mise à me frapper en me hurlant dessus comme une hystérique…

Dean lève brusquement la main en direction de la kapo pour lui ordonner de se taire avant qu'elle n'ouvre la bouche. Il ne veut pas l'entendre.

Il laisse échapper un soupir d'énervement en se pinçant l'arête du nez. Il décolle son pied du dos du prisonnier qui se relève lentement mais ne finit pas son geste, Dean lui ayant donné un ultime coup de pied pour le renfoncer dans la boue, un sourire d'amusement sur le visage.

Il se baisse et attrape le prisonnier par le bras en le redressant rapidement, tapant sur sa chemise rayée pour la défroisser un minimum.

- Pour ne pas avoir obéi directement, tu écoperas d'un petit tour chez Alastair, il voulait étudier les os du bras et ses ligaments, il lui fallait un cobaye vivant. Un garde restera avec toi pour le surveiller. Je lui laisserai… Disons vingt minutes. Maintenant, vas-y, il doit déjà t'attendre!

Dean le pousse vers le bâtiment du revier et observe le prisonnier marcher lentement vers celui-ci, tremblant de tout son corps à l'idée d'en sortir dans un sac ou avec les bras en moins.

Pendant ce petit spectacle, quelques prisonniers, kapos et SS s'étaient regroupés pour observer la scène.

- Maintenant, occupons nous de toi, petite kapo de mes deux.

Sa phrase dite, Dean s'approche d'un air menaçant vers la kapo qui s'empêche de reculer, gardant un air froid, ses vêtements toujours impeccable quoique éclaboussés de sang et de boue et son chignon légèrement de travers à cause de la bagarre.

Dean la rejoint en quelques enjambées et l'attrape par le cou, la soulevant du sol tandis qu'elle attrape les bras de son tortionnaire pour le faire lâcher prise, la peur naissant dans ses yeux.

- Donc je viens à peine de te donner ton nouveau grade, et tu en profites déjà pour faire du zèle ? Pour qui te prends-tu au juste ? As-tu oublié où nous sommes et qui tu es ? Je vais te rafraîchir la mémoire.

Rapidement et dans un mouvement souple, Dean jette Hester contre le sol, la boue giclant sur son uniforme et la kapo passant ses mains sur son cou devenu violacé. Le commandant surplombe sa proie, l'eau dégoulinant sur sa casquette et sa veste sans lui enlever son air menaçant.

- Du bist nichts, seulement une vermine qui a été emmenée dans mon camp. Tu es comme les autres, tu as juste un uniforme neuf pour te faire croire que tu es importante et parce qu'il me fallait plus de gardes. Tu n'as pas à donner d'ordres, c'est moi l'autorité ici et non pas une putain de déportée. Ici, c'est la loi inégale du plus fort qui règne. Et je reste le plus fort. Un sourire apparaît sur les lèvres de Dean, son regard dissimulé par sa casquette, fixant toujours la femme assise par terre. Ta punition sera donc plus importante que celle de l'autre rat, puisque lui il connait sa situation et il l'accepte. Tu nais vermine, tu restes vermine et. Tu. Meurs. Vermine. Me suis-je bien fait comprendre ?

Dean croise ses mains dans le dos. Tu iras donc rendre une petite visite à Lucifer dans sa cage. Ça fait longtemps qu'il n'a pas eu de visite, il t'accueillera bien.

Des murmures traversent la foule. « Chez Lucifer ? Jamais elle n'en ressortira vivante ! », « Tu te souviens de ce qu'il a fait à la dernière personne qui est allée lui

« rendre visite » ? On a retrouvé le cadavre écartelé d'un bout à l'autre de la cage. Et le gars respirait encore. C'est un vrai cinglé ce Lucifer ! », « Comment il est devenu comme ça au fait, pourquoi il a été enfermé ? », « Il est arrivé fou ici, le kommandant avait décidé de le laisser quand même avec les autres, jusqu'à que le responsable des détenus, le frère du chef, soit attaqué par le taré. Depuis ce jour, il est enfermé dans une cage qui se trouve dans le bâtiment le plus éloigné du camp. Histoire que les Winchester ne l'entendent pas. »

Dean sourit toujours, il est fier de son petit effet. Tout le monde est marqué par ce qu'il vient d'annoncer, son autorité est de nouveau montrée. Hester est prise de terreur, elle recule, toujours assise par terre, murmurant des « non » apeurés.

- Steiner et Franz, vous vous en occupez ! Oubliez pas de bien fermer la porte derrière vous, il manquerait plus de ce psychopathe sorte. Maintenant que cette affaire est réglée, tout le monde retourne à son poste. Jetzt !

Les deux SS appelés se détachent de la foule et accourent relever Hester pour l'emmener avec eux, la foule se disloquant pour retourner travailler.

Dean se redresse, fier de lui, et jette un dernier regard à Castiel qui n'a toujours pas bougé et le fixe de longues secondes, yeux dans les yeux.

Haussement d'épaules. Il tourne des talons et part en direction de son bureau, laissant Sam, qui était venu voir quel était ce regroupement, s'occuper de la suite. En passant il faudra qu'il aille voir Alastair pour lui préciser que son nouveau petit cobaye doit sortir vivant de son laboratoire. Il s'est juste défendu, ce n'est pas comme s'il méritait de mourir.

Castiel reste figé face à ce qui s'est passé, face à l'intervention de Dean et aux punitions qu'il a infligé.

En 5 minutes, tout était réglé. Mais pourquoi punir la kapo ? Pourquoi punir les deux aussi durement ? Pour s'amuser ? Parce qu'il aime voir la peur dans les yeux des gens ? Parce qu'il voulait montrer à tout le monde de quoi il était capable ? Non.

Pourquoi aurait-il regardé Castiel à la fin sinon ? Une main surgit et s'abat sur l'arrière du crâne du caporal, le faisant sursauter. Balthazar.

- C'est pas l'heure de rêvasser ! Y a encore du boulot !

Sam s'était glissé derrière eux et ils n'avaient rien vu. Il se charge de renvoyer tout le monde au travail lorsqu'il aperçoit ces deux idiots (son frère et l'Américain) qui se fixent un peu trop longtemps et un détenu s'appuyant sur Novak.

- On y allait, on y allait ! J'attendais juste que mon pote ait fini de trop réfléchir avant de lui dire de bouger. Vous savez les neurones, faut pas trop les agiter quand ils sont en ébullition. Balthazar se tourne vers Sam lors de ses explications. Nous y allons. Allez l'Américain, bouge toi on y va !

Castiel réagit au quart de tour et se tourne vers le cadet des Winchester.

- Votre frère est un monstre.

- Je ne te permet pas de dire ça prisonnier. Sam attrape violemment le bras de Castiel et le tire vers lui, le surplombant de toute sa hauteur. Non, Dean n'est pas un monstre. Les gens qui l'ont éduqué, l'ont plongé dans ce simulacre de vie, sont des monstres. Pas lui. Lui, il en est seulement la victime, même s'il ne s'en rend pas encore compte. Je sais que j'ai encore beaucoup à faire pour lui ouvrir les yeux, mais il change, s'améliore et devient plus celui qu'il aurait été dans une autre vie, dans d'autres circonstances. Sam le lache et s'éloigne, rajoutant rapidement : Maintenant, allez travailler. Ce serait mieux pour vous.

Après la petite incartade de la kapo, tout le monde retourna à son travail et Castiel et Balthazar en firent de même.

La fin de la journée se passa donc assez calmement par rapport à d'habitude, à peine quelques bousculades et coups dans les côtes. Les surveillants étaient nerveux, qu'ils s'agissent des kapos ou des SS, et jetaient souvent des regards aux alentours de peur de croiser le commandant et de finir à la cage aussi.

L'alarme marquant la fin de travail et le repas sonne bruyamment et les prisonniers sortent des baraquements pour rejoindre leur lieu de repas, les groupes se séparant comme une machine bien huilée, habitués à de telles manières.

Castiel pose doucement ses doigts sur les fils qui ferment sa joue et grimace légèrement en rejoignant son emplacement, Balthazar l'ayant déjà dépassé. Aujourd'hui ses points l'ont tiraillés plus que d'habitude. Toute la journée il s'était retenu tant bien que mal de trop montrer qu'il n'était pas en pleine forme et grâce au raccommodage du cadet Winchester il y a de cela plusieurs jours, il était plus convaincant. Mais maintenant que la fin de la journée s'annonce, c'est comme si tout lui retombait sur les épaules de la même manière qu'une chape de plomb. Trop de choses en si peu de temps.

Son pas se fait plus lourd, moins assuré, ses rangers traînant légèrement sur le sol à chacun de ses pas. Ses épaules s'abaissent, son regard perd un peu de cet éclat qui intéressait tant Dean vu la façon qu'il avait de le regarder avec curiosité.

Dean. Un étrange personnage. Mauvais en apparence, tenant son rôle de chef à la perfection et semblant l'apprécier, qui s'en va avoir une once de gentillesse pour les enfants. Et qui semble ne pas trop aimer les inégalités. Même si il se fait roi de la loi du plus fort. En fait, je me suis plus concentré sur le commandant que sur son frère à l'inverse de ce que j'avais prévu de faire. Sam est aussi plus discret que son frère, il apparaît moins souvent ou alors reste dans l'ombre à observer. Aussi ça ne fait même pas quelques jours que j'ai réellement commencé à m'occuper de son cas.

J'ai encore le temps avant que Gabriel ne vienne, et il faudrait que j'en profite pour observer ce camp plus précisément. Allez soldat, maintenant on se redresse et on marche, avec cette petite lumière de défi dans le regard. Le moment de fatigue aux oubliettes, pense à la communauté, il y en a qui souffre beaucoup plus que toi.

Castiel rejoint Balthazar en pleine conversation avec quelques prisonniers émaciés, son assiette qu'il était allé prendre au passage entre les mains. Soupe claire avec quelques légumes flottant à la surface ainsi qu'un morceau de pain noir. À la diète ce soir on dirait.

Le boss doit être d'humeur mauvaise.

Pendant le dîner, Castiel n'écoute pas son ami qui, voyant que l'Américain fait semblant de répondre, le laisse seul et ne parle plus qu'avec ses nouvelles connaissances.

À une centaine de mètres, une forte lumière jaune traverse le début de la pénombre de la nuit. Un homme se trouve au centre de cette lumière, assis face à son bureau, à consulter quelques documents sûrement officiels. Le fauteuil tourne légèrement, le profil de l'homme se découpant dans la lumière comme un jeu d'ombre chinoise.

La silhouette semble éreintée, ses bras tombant de par et d'autre de l'imposant fauteuil, la tête levée, offrant son cou à la lumière. Une des mains remonte vers le visage et passe dans les cheveux courts que Castiel sait brun chocolat et reste accrochée à l'épaule. L'autre main vient masser le haut du nez, faisant fermer les yeux forêt de l'ombre vivante ne se sachant pas regardée, se laissant aller après une rude journée.

Tout comme moi. Castiel ressent soudain une gêne d'avoir observé le commandant à son insu et se détourne vers les autres prisonniers lorsque alarme stridente de l'appel résonne.

Les gamelles sont vite rangées, le pain avalé et tout le monde part vers l'appelplatz, comme tous les soirs. Dernier regard vers la lumière du bureau. Le fauteuil est de nouveau face au meuble. Serrement de cœur.

- 14521 !

- Ja !

- 14333 !

- Ja !

- 15002 !

- Ja !

Encore des absents, comme tous les jours et tous les appels. Trois ce soir. Un nombre largement raisonnable. Sous les cris des kapos, les prisonniers en habits rayés retournent à leur baraquement pour la nuit.

Castiel ouvre bruyamment la porte de la « chambre » qu'il partage avec Balthazar et deux autre personnes avant de grimper rapidement sur le lit qu'il occupe, celui tout en haut. À peine assez d'espace pour rester en position assise.

En arrivant, Castiel l'a directement demandé et tout le monde le lui a laissé de bonne grâce. Le toit n'étant pas de première jeunesse, des trous de la taille de pièces de deux francs traversent la tôle et le vent s'y engouffre impitoyablement.

Mais ces trous dans le plafond, c'est tout à fait ce que notre caporal cherchait. Il s'allonge rapidement sur son lit et passe ses mains sous sa tête pour remplacer l'oreiller inexistant et croise les chevilles. Un « dormez bien les gars » jaillit du lit de dessous, quelques grognements répondant à Balthazar.

- Bonne nuit soldat, et pense au soleil, qu'il te voit à son réveil.

Phrase rituelle de Castiel à l'adresse de Balthazar. Un poing frappe le bas du dos de Castiel à travers les lattes en bois du sommier, remerciement du Français.

Un sourire apparaît sur ses lèvres, sincère cette fois. Autour, toutes les lumières s'éteignent à par celle de la tour de guet qui traverse la pénombre. Le silence s'installe, coupé de temps en temps par des grognements, des geignements de douleurs, des sanglots étouffés.

Les étoiles apparaissent, trouant le ciel d'encre de leur lumière.

Voilà pourquoi Castiel a choisi cette place ; les étoiles. Symbole d'infini, de liberté. Sans limite. La constellation de la grande ours arrive. Tiens, voilà celle du Scorpion et un peu plus loin, le Sagittaire avec son arc et ses flèches.

Et l'Américain passe une partie de sa nuit comme ça, à frissonner pour observer les étoiles qui l'éloignent de ce lieu. Et à travers ces étoiles, il cherche son âme sœur. Elle est là quelque part, à regarder les étoiles avec lui.

Lorsque cette guerre sera finie et qu'il retournera au pays, peut-être qu'il le trouvera, celui qui fera battre son cœur, rester, l'empêcher de partir dans tous les coins du monde, dans toute les guerres du monde.

Cet homme qui acceptera d'être avec lui même si à leur époque, les homosexuels n'ont pas vraiment la côte auprès des gens ; même s'ils sont reniés par la plupart, battus voire tués. Les gens sont incorrigibles.

Castiel attend donc cette étoile, qui cette fois ne brillera pas pour le monde entier, mais seulement pour lui.

[ Léger retour en arrière ]

Dean se lève de son fauteuil et enlève sa veste ainsi que sa cravate qu'il jette à travers la porte ouverte, les vêtements tombant sur son lit. Il enlève ses bottes et ses chaussettes qu'il balance aussi, cette fois à travers la pièce, et se dirige pieds nus vers l'interrupteur de son bureau qu'il claque d'un coup.

Le bureau plonge dans la pénombre, la lumière de la tour de guet l'éclairant de temps en temps. Le brun se dirige vers son fauteuil après être passé prendre un verre d'un quelconque alcool fort.

Il s'assied et se tourne vers la baie vitrée, buvant une gorgée de l'alcool qui lui brûle la gorge, fixant les é bruit n'arrive aux oreilles de Dean, le couvre feu mis en place depuis quelques minutes. Les points lumineux se multiplient, la lune se trouvant au centre de la scène, les guidant dans leur voyage pour attraper les rêves des gens.

De là-haut, au niveau de ces étoiles, Ils observent les humains. Ils veillent sur eux, comme disait la mère de Dean : Les anges nous protègent Dean, ils te protègent, ne l'oublie jamais. Ils n'avaient pourtant pas protégé sa mère.

De toute façon, Dean n'avait jamais cru en ce genre de chose. Pourquoi le monde serait comme cela sinon ? À la place, il préfère regarder les étoiles et ne penser à rien d'autre, à part à toutes les personnes qui doivent faire comme lui, chercher un ami dans l'éclat de celles-ci, un signe d'espérance dans cette constellation là. Chercher leur âme sœur.

Dean boit une gorgée, observant toujours les étoiles qui se voilent pour devenir un regard bleu azur, plein de défi et de vie, captivant. Deux âmes qui se cherchent d'une façon ou d'une autre, plus ou moins maladroitement, tombées sur la mauvaise époque, foutu karma. Mais qui sait ? Observons nous aussi les étoiles, peut-être trouverons nous la vérité, un éclaircissement.

Jetzt : maintenant

Du bist nichts : tu n'es rien

Et voilà ! A dimanche prochain si le coeur vous en dit cher lecteurs !