Halo ! Le chapitre 11. Le chapitre précédent était assez doux ( ce qui change par rapport à ceux d'avant le 10 ) mais avec celui-là on repart dans la veine des autres. Et oui, désolé. Mais dans celui-là on a un Sam qui ship ! ;)

C'est aussi le chapitre où l'on rencontre Le père des Winchester, Franz alias John même si on le voit plus dans le chapitre 12.

Aller je vous laisse, bonne lecture !

CHAPITRE 11

[quelques jours plus tard]

Et merde mais qu'est ce qu'il a fait celui-là putain ! Dean soupire, les poings sur les hanches en observant le prisonnier se tordre de douleur sur le sol, une mare de sang commençant à se former sous lui.

- Qu'est-ce que je vous ai déjà dit bande de sukkel ! Ça ne sert à rien de tenter de vous barrer, encore moins avec la putain de scie circulaire de l'entrepôt ! Surtout quand on ne sait pas l'utiliser et qu'on en vient à se couper la main en courant avec alors qu'elle était branchée merde ! Mais qu'est ce que j'ai fait pour avoir des boulets pareils, Seigneur…

Dean se masse les tempes et tente de reprendre un minimum de sang froid en fixant ses hommes, leurs armes toujours braquées sur les quelques prisonniers allongés face contre terre et les mains sur la tête. N'ont même pas pu faire cent mètre franchement !

- Bon. Pour avoir tenté, je dis bien tenté de vous barrez, vous serez punis. Et c'est moi qui déciderais comment. En attendant que je décide de votre sort, vous irez tenir un peu compagnie à Lucifer. Vous êtes nombreux ; à part vous arracher un doigt ou deux il ne vous fera pas grand chose. Si vous ne vous endormez pas. Ensuite vous serez bon pour des heures de travail supplémentaire, et dans la fosse sceptique. Vous verrez, c'est rafraîchissant.

Le commandant se tourne vers ses hommes et leur montre ceux qu'ils doivent emmener à la Cage, s'approchant de celui qui continue de pisser le sang en tenant le moignon de sa main serré contre lui. Il lui donne un vif coup de pied dans l'estomac et sourit aux cris de douleur de l'homme, lui en envoyant un deuxième pour le retourner sur le dos et le fixer dans les yeux.

- Et toi mein dumm, tu vas avoir un petit traitement de faveur si je puis dire…

Le commandant s'accroupit près du prisonnier et lui souffle quelques paroles à l'oreille. À peine a-t-il fini que le blessé se redresse tant bien que mal en tentant de s'éloigner de Dean, un air apeuré sur le visage.

- N…Non ! Je n'irais pas ! Je n'irais pas

Le brun se relève, un sourire joueur sur le visage.

- Oh mais tu n'as pas le choix ! Tu vas y aller, point à la ligne. Vous deux ! Emmenez-le à Alastair ! C'est son jour d'exploration du système nerveux, il lui faut un cobaye.

- Non, NOOOONNN !

Le damné se débat comme un beau diable lorsque les deux SS l'attrapent à bras le corps, du sang de son moignon giclant sur le visage de Dean qui l'essuie avec son index et le lèche sous le regard effaré du prisonnier qui tente de s'excuser pour sa tentative d'évasion. Ça fait longtemps qu'il ne s'était pas amusé à effrayer les gens comme ça !

Un rire fait vibrer les côtes du commandant qui sourit en baisant sa casquette sur son visage.

- Adieu mon cher. Passe le bonjour de ma part ! Bon séjour chez Alastair…

Soudain, un choc fait vaciller Dean qui se retourne brutalement et reçoit un violent coup de poing dans la figure. Un crachat rouge atterrit sur le sol, un regard d'incompréhension traverse le visage de Dean qui porte sa main à sa mâchoire.

- Que…Qu'est ce que tu viens de faire là ?!

- Et bien je t'ai envoyé mon poing dans la figure. Et ça m'a sacrément fait mal à la main même !

Castiel agite sa main endolorie aux jointures abimées pour appuyer ses propos, son regard restant d'un bleu froid. L'heure n'est pas à la plaisanterie.

- Tu as osé me frapper ?! Mais tu te prends pour qui ?! Je suis le commandant de ce camp et toi un de mes prisonniers et tu te permets de me frapper ?

- Il faudrait que je te demande ta permission pour te frapper alors ? C'est bizarre tu n'étais pas si en colère les autres fois.

- Les autres fois ?! Les autres fois ! Dean perd son sang froid. Oh mais en plus il se moque de moi ! Je suis en plein milieu de mon camp là, sur l'appelplatz et tout le monde et en train de nous observer et en plus il se permet d'être insolent ! Oh putain je vais t'exploser la figure toi !

Dean se rapproche de Castiel, regard de braise. En face, le soldat ne bronche pas, presque nez à nez avec le commandant.

- Seulement des paroles en l'air Dean ; je sais que tu ne feras rien. Castiel se rapproche et se met à chuchoter pour que seul Dean l'entende. Que s'est-il passé depuis la dernière fois que l'on s'est vus ? Depuis le petit chien et la radio, tu étais remonté dans mon estime, et malgré la situation où l'on se trouve, j'en venais même à commencer à t'apprécier, sincèrement. Alors pourquoi t'es tu autant amusé avec ce gars, pourquoi l'envoyer chez Alastair et pas avec les autres ? Parce que c'est lui qui a lancé cette idée de se barrer ? Vu l'état de sa main, il l'a déjà bien payé je pense. Castiel parle de nouveau d'une voix forte. Surtout sachant que c'est volontairement que tu nous laisses nous servir de scie circulaire, de rabots, de couteaux et autres éléments dangereux que l'on pourrait utiliser contre les hommes travaillant ici pour disparaître dans la nature. Ça t'amuses de nous voir tenter maladroitement de nous évader, d'en venir même à nous blesser stupidement nous-même dans ces manœuvres. Voilà la raison de mon coup de poing. Te montrer que je suis contre ta réaction envers cet homme. Castiel rajoute en murmurant pour n'être entendu que par Dean. C'est à ça que servent les amis. À montrer lorsqu'un compagnon exagère et risque de déraper. Il se retourne et scrute les personnes qui suivent la conversation. Maintenant je retourne à mon travail. Si tu veux me punir pour insubordination vas-y. Tu sais où me trouver. Au revoir Dean.

Castiel effleure brièvement du bout des doigts le visage de Dean, trop rapidement pour que les curieux puissent le voir puis s'éloigne après avoir jeté un bref regard à Dean, toujours la main sur sa mâchoire. Sam arrive au trot avec quelques officiers.

- …Tu ne sais pas qui je suis soldat… Ajoute Dean plus pour lui-même que pour Castiel qui est déjà loin.

- Kommandant ! Dean ! On a reçu un appel de l'oberleutnant Strauss! Il passe faire une visite du camp cet après-midi et avait soit disant oublié de nous prévenir !

Sam s'arrête pour reprendre son souffle devant son frère qui a toujours un air effaré sur le visage. Quelle journée de merde ! Il jette un rapide coup d'œil à sa montre, 12h15. Ça veut dire qu'il sera là dans moins de 3h.

- On est dans la merde. Va falloir mettre tout le monde sur le coup là, et bien tenir en laisse les prisonniers et rapidement les briefer eux aussi.

- C'est pour ça que je me suis dépêché de venir te voir après le coup de fil et…Mais qu'est ce que tu t'es fais au visage ?

Dean lâche un soupir d'agacement et enlève sa main de son visage, dévoilant un bel hématome déjà tout violet-noir.

- C'est une longue histoire. Occupons…

- Une histoire qui s'appelle Novak ?

Un sourire amusé illumine le visage du cadet Winchester.

- Tssss ! Il y a plus important que ce qu'il s'est passé entre Cas et moi là ! J'te rappelle que Strauss est là dans quelques heures ! On doit tout préparer !

Malgré le sérieux de la situation, Sam tique à l'énonciation du surnom de Castiel et n'arrive pas à effacer le sourire de son visage.

- Déjà les surnoms et les marques d'appartenance sans qu'il ne finisse étranglé par tes propres soins ? Tu fais des progrès Dean ! Quand est ce que je peux l'appeler beau frère ?

- Sam c'est pas marrant ! Ma langue a fourché c'est tout ! Et je ne place pas les coups de poing dans la catégorie signe d'appartenance. Tu auras intérêt à bien te tenir devant père et à garder ta langue dans ta poche par rapport à tes ragots entre Novak et moi capiche ?

- T'en fais pas, muet comme une tombe ! Sam se rapproche de Dean pour lui glisser quelque chose à l'oreille. Cependant Dean, n'oublie pas qui est Novak. N'oublie pas la situation générale dans laquelle on est, cette guerre. Il n'y a rien de viable entre Novak et toi dans les circonstances actuelles.

Entendre son frère dire cela fait tiquer Dean. Bien sûr qu'il le sait. Il ne veut juste pas y penser pour l'instant.

Après que Dean ait fini de parler avec son frère, il frappe dans ses mains pour obtenir l'attention de tous les SS qui les ont rejoint et leur faire un récapitulatif de ce qui doit être fait, comme toutes les fois où le lieutenant Strauss vient au camp.

Deux heures plus tard, tout est prêt et tout le monde est allé vaquer aux occupations qui leur ont été assignées. Plus aucune scie circulaire qui traîne, les tombes près du bureau de Dean sont bien dissimulées, le laboratoire d'Alastair est presque propre, chaque prisonniers inspectés les uns après les autres, les fauteurs de troubles enfermés dans le bunker et l'appel fait au moins trois fois. Le bureau de Dean à été rangé, la photo cachée ainsi que la radio.

Aussi, plus un seul bruit dans le camp, le silence règne, mélange de tension et un léger filet de peur. On attend l'arrivée de Strauss en tentant de faire comme si de rien n'était, mais c'est raté.

Un klaxon sonne mais aucun des prisonniers ne lèvent les yeux vers l'origine du bruit, continuant leur tâche tandis que les SS en uniformes repassés et bottes cirées accourent vers les grilles du camp pour laisser passer une belle Mercedes-Benz noire.

Une fois à l'arrêt dans la place gravillonnée, un chauffeur en descend et ouvre la porte arrière pour en laisser sortir un homme aux cheveux et à la barbe sombre, au regard froid et à la carrure menaçante. Mais ce qui fige le plus Castiel, qui lui s'en fiche des indications qu'on leur avait données, c'est sa ressemblance avec l'aîné Winchester. En les voyant, on pouvait directement reconnaître qu'ils étaient père et fils, même si Dean possède des traits un peu plus fins, surement hérités de sa mère.

Un choc fait tressaillir Castiel qui se tourne vers la personne qui vient de lui asséner un violent coup de matraque sur l'épaule. Il rapproche instinctivement sa main droite bandée contre sa poitrine pour la protéger de Naomi qui le fixe avec véhémence.

D'un geste et dans le silence, elle lui ordonne de retourner à sa tâche, ce qu'il fait après s'être redressé d'un air menaçant pour lui montrer qu'il ne s'abaissera pas devant à elle. Pas de nouveau.

Les lavages de cerveau qu'elle lui faisait à son arrivée en lui parlant de l'unité de groupe, de ne pas se démarquer et du rôle de prisonnier qu'il devait exécuter avec merveille comme un bon petit soldat lui donnaient envie de vomir.

Dean apparaît avec plusieurs de ses subordonnés et s'avance vers la berline, raide comme un piquet. Son visage et froid, crispé. La venue de son père semble beaucoup le stresser… Un rapide « heil Hitler » est crié en guise de salut puis une rapide poignée de mains suit.

Mais lorsque Dean tente de lâcher la main de Strauss, celui-ci tire Dean vers lui et attrape fermement son avant bras en lui soufflant quelque chose à l'oreille. Trop loin, j'entends rien.

N'ayant que l'image, le soldat décide de se concentrer sur les visages, enfin, principalement sur le visage de Dean plutôt. Mais bon, pas grand-chose à en tirer. D'aucun visage même. Tout le monde a un air dénué d'expression, comme de bon petit soldat bien docile en fait. Mais Dean n'est pourtant pas un bon petit soldat bien docile. C'est un homme qui agit par lui-même, décideur de ce qui est bien ou non dans SON camp. Il peut être cruel, effrayant, autoritaire mais aussi gentil, doux, amical dans certaines situations. Ce n'est sûrement pas un putain de chien bien docile. Il semblerait qu'il redevient le petit garçon modèle fasse à son père...

Et pourtant, Dean reste de glace à écouter ce que l'Oberleutnant lui dit en lui comprimant le bras. Une grimace traverse son visage et un des hommes derrière Dean semble subitement mal à l'aise. Tel un serpent, Strauss lâche le commandant et attrape le SS par le cou en le soulevant pour le regarder droit dans les yeux, ne lâchant pas son air froid et cette sorte de calme étrange.

Le SS agite la tête en guise de négation à la question posée par l'oberleutnant et l'air effrayé installé sur son visage ne le quitte pas bien que Strauss le lâche et le renvoi vers les autres qui se tiennent toujours au garde à vous.

Séance tenante et sans regarder Dean qui se tenait en retrait par rapport à lui, il se dirige à grand pas vers le bureau du commandant et s'engouffre dans le bâtiment sans un coup d'œil en arrière. Dean, qui était resté figé, semble se reprendre et part en courant vers son bureau, criant rapidement ses directives à ses hommes.

Sukkel : crétin

Mein dumm : mon con

Bon pour le fait qu'ils commencent à être tendre l'un envers l'autre, c'est un peu changé à cause du coup de poing . ;)

Mais Castiel commence à tenter de le raisonner au moins !Et bien à dimanche prochain chers lecteurs, merci pour vos reviews et merci aussi de lire mon histoire !