Et hop, le chapitre 13 ! Petit à petit on se rapproche de la fin ! Par rapport aux reviews, ne vous en fait pas Dean va arreter de jouer au gros nazis abruti comme tu l'a bien dis Microfish ! ;)
Et je vois que ma fic vous fait reflechir ! Un peu trop peut-être n'est ce pas Ignis08 ? ;) Je ne sais pas si on peut dire que Dean travaille avec la resistance en secret mais cela aurait pu etre une bonne idée ! Pour Balthy, on ne le verra pas dans ce chapitre là en tous cas ! Seulement Dean, Cas et rapidement Alastair.
Ah et AngelOftheLord, ma bêta m'a conseillé de preciser que ma fic est une deathfic, pas une happy ending. Je vais aussi le noter au début de mon chapitre lecture !
CHAPITRE 13
Dean est pris d'un tremblement, ses mains serrant fortement son verre, les avant bras posés sur le bureau et la tête rentrée dans les épaules. Attendre que cela cesse. Ça fait quelques secondes qu'il s'est remit à hurler sans discontinuer, il va bientôt se taire. Il faut qu'il se taise. Le cris s'estompent sur un sanglot ravalé. Dean se passe la main sur le visage, le tremblement finit, les larmes lui montant aux yeux.
Seigneur Dieu mais qu'est-ce que j'ai fait… Tu le fais pour sauver ton camp Dean, c'était obligé d'en arriver là. Ce n'est pas la vie d'une personne qui va t'empêcher de garder ce lieu quand même ! Des voix semblent se disputer dans sa tête.
Mais bien sûr que si la vie de Castiel compte ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire là ? L'envoyer à Alastair ? Mais pour quoi faire, franchement ? Tu sais très rien qu'il ne dira jamais rien. Et tu perdras Castiel et ton camp par la même occasion.
-On ne sait pas, peut-être qu'Alastair lui tirera les vers du nez. On pourra sauver ce camp, et les enfants ! Il dira la vérité et donc ton camp sera sauvé et ton ange rejoindra les prisonniers comme si de rien était !
- Tsss…il ne faut pas trop compter là-dessus... Qu'est ce que je dois faire putain ? Le laisser ? Aller le chercher ? Non, non ! Il faut que je sauve mon camp ! Sinon Strauss va le supprimer définitivement ainsi que tous ses occupants, qu'ils soit prisonniers ou SS et ça je ne peux pas ! Tous ces gens comptent sur moi. Les enfants…Mais qu'est-ce qu'il m'arrive, franchement, pour autant me tracasser comme ça. Castiel n'est qu'un prisonnier, rien d'autre ! Ouais ouais, continue de te voiler la face Dean… Quand est-ce que j'ai autant changé...
Nouveau hurlement de la part de Castiel, Dean reconnaît son ton grave, rauque même s'il part plus dans les aigus que d'habitude. Ses mains lachent subitement son verre vide depuis des heures, des bouteilles sans plus aucunes gouttes d'alcool jonchant le sol, pour les poser sur ses oreilles. Rien entendre, je ne veux plus rien entendre !
Son regard erre dans son bureau, s'arrête quelques secondes sur le mur près de la porte, sur la radio posée en équilibre précaire au bord du meuble, sur la photo de sa famille d'avant. Subitement, il relève la tête et se fige, décollant ses mains, l'oreille aux aguets. Pas un seul bruit. Bizarre, c'est trop silencieux. Il y a quelques minutes Cas était encore en train de hurler à s'en décrocher les cordes voca… Oh non !
Dean se lève précipitamment, envoyant son fauteuil valser contre la baie vitrée, le visage paniqué, rongé d'inquiétude et de peur.
Il ouvre violemment sa porte et se rue hors du bâtiment, le camp toujours trop silencieux. Non non non ! Le commandant court aussi vite qu'il peut vers le bâtiment du revier, sa veste volant au vent, sa cravate à moitié défaite suivant le mouvement. Une fois devant le bâtiment, il pousse la porte et rentre à toute allure jusqu'à la salle où Alastair fait passer les interrogatoires, tout au bout du couloir. Trop loin pour le cœur de Dean qui bat la chamade, peur de retrouver le corps de Castiel sans vie.
La porte s'ouvre dans un fracas, Dean analyse la situation en quelques secondes : Alastair penché sur Castiel qui ne bouge plus, pâle comme la mort et couvert de sang et d'ecchymoses. De nouveau attaché par les bras, suspendu, ses rangers à l'autres bout de la salle, ses pieds effleurant à peine le sol. Et surtout, la grande lame de métal, ressemblant à une sorte d'épée courte, que Alastair tient dans sa main.
Alastair n'a pas le temps de réagir qu'il finit écrasé au sol par Dean qui l'assomme après plusieurs coups de poings. Une fois chose faite, le brun se précipite vers Castiel pour le détacher de ses chaînes. Le soldat s'affaisse dans les bras du kommandant qui le serre contre lui de toutes ses forces.
Aucune réponse de la part du soldat. Le commandant l'assoie rapidement sur l'établit d'Alastair pour prendre son pouls, son absence de réaction et sa pâleur le rendant fébrile, se mordant la lèvre jusqu'au sang d'inquiétude. Il appuie fortement son index et son majeur contre le poignet de Castiel, en quête du moindre battement, mais rien. La peur commence à le submerger.
Il coince ses deux doigts contre l'artère du cou et attend de longues secondes, rien. Subitement, boum. Un rythme. Faible, mais il tient un pouls ! Castiel n'est pas mort.
Dean en rit de soulagement, une larme coulant sur son visage. Mais pourquoi se met-il dans cet état pour une personne bon sang ?! Ça, il ne sait pas. Mais là, il s'en fout royalement. Il se place face à Castiel et lui tapote légèrement les joues en tenant son visage en coupe, pour le faire revenir à lui.
- Hey Cas…Cas, tu m'entends ? C'est moi, Dean. S'il te plait, réveille toi !
En réponse, Castiel geint et ses yeux papillonnent, tentant de se focaliser sur la personne en face de lui. C'est difficile.
- D…Dean… ?
Un sourire de soulagement apparaît sur le visage du nommé.
- Oui c'est moi mon Ange. Tu m'as fait tellement peur quand tout d'un coup je ne t'ai plus entendu crier ! Je regrette Castiel ! Je suis terriblement désolé de t'avoir renvoyé ici ! Je…Castiel ? CASTIEL ! CAS RÉPONDS MOI S'IL TE PLAIT !
Dean le secoue légèrement, lui tapote de nouveau les joues, mais aucune réaction.
- Non, non, non ! Je ne veux pas te perdre ! Tu es important pour moi Castiel ! Bien plus que ce putain de camp donc me laisse pas s'il te plait !
Castiel semble de nouveau se réveiller, il pose sa main contre la mâchoire de Dean et agrippe faiblement son cou. Dean pose doucement sa main par-dessus.
- Je vais te ramener dans mon bureau, tout ira bien t'en fais pas, je vais te soigner. Mais surtout, ne t'endors pas. Si tu me refais ce que tu viens de faire, mon cœur va pas tenir le coup okay ?
Un faible sourire apparaît sur les lèvres de Castiel qui hoche la tête pour montrer son approbation.
- Bon. Je vais te prendre dans mes bras. Ça va être pas mal douloureux vu tes blessures mais j'ai pas le choix !
Il se place près de Castiel et glisse son bras gauche sous ses genoux en plaçant son droit contre le dos du soldat. Rapidement il le soulève et le plaque contre lui, posant sa tête sur son épaule pour qu'elle ne bouge pas trop pendant le déplacement. Geignement de douleur de Castiel, Dean resserre son étreinte et pose un léger baiser sur le front luisant de sueur du soldat.
Il se dirige vers la porte puis s'arrête brusquement. Il retourne rapidement vers l'établit et attrape une clé qui y traînait puis sort de nouveau de la salle, en la fermant à clé cette fois ci. Il vaut mieux que Alastair ne sort pas crier à tue tête qu'on lui a volé son cobaye, et qu'en plus le responsable est le commandant.
Une fois sortis du bâtiment, regard à gauche et à droite ; prudence et discrétion oblige. Heureusement pour eux, personne en vue. Dean se hâte et arrive enfin à l'entrée de son bâtiment. Coup d'œil rapide à sa montre, personne à l'entrée à cette heure. Il franchit rapidement la porte et rejoint son bureau qu'il ferme à double tour avant de se diriger vers sa chambre où il dépose délicatement Castiel sur le lit. Il tire les rideaux de la fenêtre pour plus de discrétion et retourne auprès de Castiel qui tente de s'asseoir.
- Attends je vais t'aider !
Dean monte sur le lit et passe à califourchon sur Castiel sans être assis sur lui ; pour l'attraper sous les aisselles et le relever. Il tire l'oreiller pour que le soldat soit bien placé. Une lueur de gratitude passe dans ses yeux.
Un nouveau sourire passe sur le visage de Dean qui écarte les mèches de cheveux de l'américain qui lui tombe sur le visage pour l'embrasser doucement sur le front.
Dieu, qu'il est soulagé ! Castiel est vraiment mal en point mais il est vivant, c'est tout ce qui compte.
Le brun se relève et part chercher de quoi soigner le caporal dans son bureau et ses placards. Il revient à son chevet quelques minutes après et tente de nettoyer les multiples coupures qui couvrent son corps.
- Y a trop de sang Dean, tu peux rien voir… Mets moi sous la douche, ça va vite nettoyer mes plaies et tu y verras plus clair.
Dean tourne son visage vers lui et pose les compresses imbibées de sang.
- Je… Okay. Je vais t'aider .
Dean attire Castiel vers lui et passe un des bras du blessé autour de ses épaules avant d'enrouler son autre bras autour de ses hanches pour le soutenir. Il les dirige doucement vers la petite salle de bain attenante à la chambre, allume la lumière et rentre avec Castiel sous la douche. Tant pis, lui aussi il sera mouillé.
L'eau chaude se colore rapidement et devient rougeâtre, Castiel s'affaissant contre Dean, le visage soulagé. Ce dernier redresse le soldat et passe délicatement sa main sur sa peau pour faire partir le sang qui a coagulé, dévoilant diverses estafilades plus ou moins régulières ou profondes, témoignant des différents styles d'objets utilisés par Alastair.
Une fois son visage, son torse et son dos débarrassés de tout ce sang, le regard de Dean va vers les restes de son pantalon militaire incrusté dans les blessures. Il va falloir lui enlever. Mais là, il lui faut de l'aide de la part de Castiel .
- Cas ? Tu peux tenir debout tout seul si tu t'appuies contre le mur de la douche ? Va falloir que j'enlève ton pantalon parce que tes blessures risquent de s'infecter.
- Ne t'en fais pas, je peux tenir debout.
Castiel garde les yeux clos, son visage se fronçant de douleur de temps à autres avant de s'appuyer contre le mur. Dean le lâche prudemment, puis voyant qu'il tient, reporte son attention sur le pantalon. Il sort un long canif de sa poche et gratte les croûtes qui se sont formées pour déloger les lambeaux. Le pantalon est vraiment incrusté aux blessures, ça va pas être facile. Une vingtaine de minutes plus tard, Dean réussit à enlever presque toutes les particules du pantalon, enlevant en même temps le sous vêtement de Castiel qui était lui aussi dans un état lamentable.
Maintenant, toutes ses blessures étant nettoyées, il faut en recoudre certaines, replacer rapidement certains os défaits et faire quelques atèles. Dean passe un bras autour de la taille de Castiel et effleure sa peau mouillée, une envie de le plaquer contre le mur de la douche pour l'embrasser sauvagement le traversant l'esprit. Ce n'est pas le moment, il le sait. Les scènes de douche, ce sera pour une autre fois. Le commandant ramène Castiel dans sa chambre et sort un tas de serviettes blanches du placard pour le sécher sommairement. Pour plus de commodités et pour qu'il ne se sente pas mal à l'aise, il lui sort aussi un caleçon qu'il lui laisse enfiler tout seul.
- Ça va mieux ?
- Un peu oui. Merci Dean.
Allez réinstalle toi sur mon lit, je vais finir de m'occuper de tes blessures.
Castiel hoche de la tête et se rassied en grimaçant.
- Tu devrais te sécher ; tu es tout mouillé à cause de moi.
Dean lui lance un regard surpris puis baisse les yeux sur ses vêtements. Ah oui, tiens ! Ils sont trempés ! il avait complètement oublié, obnubilé par l'idée de soigner Castiel.
- Je me change rapidement et je m'occupe de toi !
Dean se dirige rapidement vers son armoire et en sort un pantalon, une chemise, une cravate, une veste et… Attends, attends ! Mais qu'est ce qu'il est en train de faire là ? C'est pas l'heure de s'habiller pour aller travailler ! Un pantalon simple et une chemise blanche lui suffiront amplement. Il jette les vêtements en trop dans son armoire et se déshabille rapidement dos à Castiel. Il tient un minimum à son intimité. Sa chemise mouillée tombe lentement au sol en rejoignant sa veste et sa cravate, vite suivie de son pantalon et de son boxer, trempé lui aussi.
Dean sent le regard brûlant de Castiel sur sa peau; un frisson le parcourt. Il renfile rapidement un autre sous vêtement et un pantalon et se retourne en enfilant sa chemise à laquelle il laisse plusieurs boutons ouverts pour laisser deviner la naissance de ses pectoraux. Quand on a un corps d'athlète, on le montre ! Il rejoint Castiel et finit de s'occuper de ses blessures en lui passant de temps en temps la main dans les cheveux, embrassant son front ou ses blessures, effleurant son corps.
Castiel qui garde les yeux fermés pendant la plupart du temps que prennent les soins, frissonne à chaque contact des lèvres de Dean avec sa peau, à chaque effleurement, chaque souffle chaud passant près de son cou. Les plaies soignées, Dean marque un temps d'arrêt devant le bras gauche de Castiel qui tombe mollement près de lui. Epaule déboîtée on dirait. Bon, il faut que je la remette. Je vais essayer qu'il ne le remarque pas. Dean prend une grande inspiration et passe de nouveau à califourchon sur Castiel, mais cette fois en s'appuyant sur lui pour l'empêcher de bouger.
Le soldat ouvre brusquement les yeux et fixe Dean de son regard fiévreux, il n'avait trouvé aucun médicament contre la fièvre dans sa pharmacie. À moins que ses yeux ne soient fiévreux pour une autre raison…Perturbé par ce regard, Dean passe sa langue sur ses lèvres dans un mouvement mécanique. Le geste attire l'attention du soldat qui entrouvre la bouche. Dean se tend, oh qu'il a envie de se jeter sur cette bouche pour la dévorer, faire parti de cette fièvre qui remplit le regard devenue bleu orage de désir de Castiel, qu'il en a envie ! Mais il faut qu'il lui remette son épaule sinon après ce sera trop tard pour la replacer.
Avec déception il se détourne et se retient de ne serait-ce déposer un baiser sur le front de son ange, ça lui serait fatal, il ne pourrait s'arrêter là, pas avec le regard plein de luxure que le soldat lui lance. Il marmonne un pardonne moi entre ses lèvres serrées, et face au regard de Castiel qui ne comprend pas la situation, il lui attrape le bras en tenant son épaule et le remet d'un coup sec. Un hurlement qui se brise traverse la salle, Castiel est saisi de frisson et tente de se recroqueviller sur lui-même en déplaçant son bras remit.
Dean ferme brièvement les yeux, souffrant avec son soldat et se rapproche de lui pour le serrer contre lui, la tête du malheureux pressée contre son torse, son bras serré entre leur ventre. C'est comme ça que Castiel s'endormit, bercé dans les bras de Dean qui lui chuchote des excuses à l'oreille, son front appuyé contre le sommet de sa tête.
A dimanche prochain et merci pour vos reviews, à ceux qui lisent ma fic et à ma bêta ! :)
