Chapitre 15 et Gabriel vient d'arriver avec les hommes de Castiel ! Tout s'accelère .

Conseils de musique pour ce chapitre :

- " Somewhere only we know" de Lily Allen. ( mon choix et celle selectionnée par ma beta entre les deux musiques )

- " Saturn " de Sleeping at last. ( choix de ma soeur ) .

Vous me direz laquelle de ses deux musiques vous avez choisis ! ;)

CHAPITRE 15

C'est le signal. Le sniper se met à tirer en rafale sur les SS placés autour des prisonniers et les soldats dans le bâtiment surgissent et entre dans le combat. Les SS paniquent et Franz est le premier à réagir.

- Tout le monde au combat ! Continuez de faire monter les prisonniers dans les camions pendant que les autres vont abattre ces raclures ! Dean, va chercher des armes supplémentaires dans l'armurerie avec Sam et emmène quelques hommes avec toi !

- J'y vais ! Toi, toi, et toi, avec moi !

Dean et Sam partent en courant vers l'armurerie et une fois la porte ouverte se saisissent l'un d'un pistolet et l'autre du premier fusil venu.

- Vous ! Rejoignez Strauss au combat ! Nous faut qu'on s'occupe de quelque chose !

- Ja kommandant !

- Sam, tu viens avec moi chercher Castiel. Faut qu'on le fasse sortir, c'est sûrement ceux de son unité qui sont là ! On peut dire qu'ils arrivent au bon moment !

- Ouais ! Mais surtout, je me demande comment ils sont rentrés, je les ai vu sortir de l'usine !

- Novak a dû leur ouvrir un passage. On verra ça plus tard. Là, le but c'est de rester en vie ! Surtout qu'ils sont beaucoup plus nombreux que ce que Castiel avait dit ! Cinq ? Mon œil, ils sont au moins une dizaine !

- Peut-être qu'une autre équipe les a rejoint.

Une fois arrivé dans le bâtiment en ayant évité la zone de combat, Dean court ouvrir la porte de son bureau et rentre précipitamment.

- Cas ! Cas, t'es là ?

- Je suis là Dean ! Qu'est ce qu'il se passe dehors ? J'ai entendu le signal de Gabriel et des fusillades ! Ils ont attaqué le camp ?

Dean rejoint Castiel qui se tenait près du rideau de la chambre, tentant d'observer ce qu'il se passe dehors. Le commandant le tire et lui met le fusils dans les mains, sortant un revolver de sa ceinture.

- Strauss est revenu, il voulait évacuer le camp. Ton pote s'est pointé à ce moment-là en sortant de je ne sais où dans l'usine d'armes avec une dizaine de soldats, et là ils sont en train de tirer sur mes hommes, un par un, pendant qu'ils remplissent les camions pour faire partir les prisonniers vers je ne sais où !

- Et bien tu ne sais pas grands chose il semblerait !

Un sourire moqueur traverse le visage de Castiel qui, à l'inverse du Winchester, garde un calme olympien en observant son arme de tous les côtés.

- C'est pas l'heure de rigoler Cas ! Là, faut qu'on te fasse sortir ! Tu rejoindras tes hommes et vous vous barrerez! J'ai aperçu Balthazar tout à l'heure en passant, il se dirigeait vers ce bâtiment, sûrement pour venir te chercher.

- Sam, tu partiras avec lui et Castiel vers les américains. Tu seras avec un prisonnier, Balthazar dira que tu es avec lui, que tu les as aidé et ça passera nickel ! En attendant j'irai m'occuper de Strauss ainsi que des prisonniers.

- Faut les faire monter dans les camions mais les empêcher de démarrer pour pas qu'ils les emmènent.

- Je viens avec toi Dean. Si tu y vas tout seul tu vas te faire tirer dessus, et à deux on y arrivera plus vite. Le caporal pose fermement son index sur les lèvres de l'ex commandant. Ce n'est pas une requête, c'est un ordre; une affirmation. Je viens avec toi, point à la ligne.

Alors que Dean allait répondre, une main posée sur la joue de Castiel, une silhouette rentre dans le bureau.

- Hey Cassie ! J'étais venu te sauver mais il semblerait que ton chevalier soit déjà là !

- Balthazar ! Justement on avait besoin de toi mon ami !

Castiel s'éloigne de Dean pour s'approcher du Français qui s'est accoudé au bureau, près de Sam.

- Je suis tout ouïe.

- Mes hommes sont en train d'attaquer le camp comme tu l'as remarqué. Tu vas les rejoindre avant de te faire tuer par un SS et tu vas emmener Sam avec toi. Tu diras que c'est le caporal-chef Castiel Novak qui vous envoie, ça passera bien, ok ? Avec Dean, on vous rejoindra après, on a un trafiquage de camion et un réglage de compte à faire.

Sam s'avance vers Dean .

- Attendez, on va quand même pas aller se planquer pendant que vous, vous vous occupez d'aider les prisonniers !

- Si, Sam ! Avec Cas, on se débrouille. Et je n'ai jamais dit que vous alliez vous cacher. À vous deux, vous connaissez le camp comme votre poche. Vous pourrez guider les hommes de Cas dans le camp pour qu'ils puissent trouver tous les prisonniers. Les enfants et les femmes n'ont pas encore été emmenés à ce que j'ai entraperçu.

- Okay on s'occupe de ça avec Balthazar ! Lorsque vous avez fini votre mission, vous nous rejoignez illico presto hors du camp par contre, ok ? Je peux compter sur toi Dean ?

- On sera là, t'en fais pas !

Dean fait une rapide accolade à son frère.

- Allez, vas-y ! Zicke !

- Trottel !

Tous les deux sourient et Sam sort du bureau, accompagné de Balthazar.

- Allez, à notre tour maintenant ! On règle son compte à Strauss et on s'occupe de rendre les véhicules inutilisables !

Castiel hoche de la tête et se dirige vers la porte de son pas de félin, prêt à en découdre.

- Attends une seconde toi ! Dean l'attrape rapidement par le col de sa chemise et le tire vers lui. Tu as oublié le baiser de bonne chance mon soldat.

Un sourire amusé apparaît sur le visage de Castiel qui attrape à son tour Dean par le col de son manteau et l'embrasse avec passion, passion à laquelle Dean répond immédiatement. Quelques minutes plus tard ils se tiennent front contre front, tous les deux essoufflés.

- Alors, content Dean ?

- Aux anges mon ange. Nouveau sourire serein. Bon, faut qu'on y aille maintenant ! Viens avec moi !

Dean attrape la main de Castiel et le tire à l'extérieur, des soldats courant dans tous les sens sous le bruit des balles et l'incendie d'un des baraquements, une fumée noire se formant.

Castiel lâche la main du brun pour mieux tenir son fusil et se met à avancer penché en direction des camions, vite suivi par Dean qui n'hésite pas à tirer sur toutes personnes les pointant dans leur viseur ; autant SS que Américain. Une fois près du premier camion, Castiel sort un bout de verre épais de sa poche et l'utilise pour percer les pneus d'un des camions. Il a récupéré son arme que Dean avait posé dans un coin de la salle de bain. Bien pratique pour les pneus.

Dean, préférant jouer sur la rapidité, tire plusieurs coups de pistolet dans les pneus, les perçant deux ou trois fois. Ses poches sont remplies de balles, il a de quoi faire. Une fois la plupart des camions hors service, Castiel jette un coup d'œil aux alentours, à la recherche de Gabriel. Nulle part. Il a dû partir à sa recherche dans les baraquements. Je le chercherais plus tard. En attendant, faut qu'on finisse ça !

- ATTENTION CAS !

Castiel se retourne brutalement vers un soldat SS qui était dissimulé dans le camion et vise rapidement l'homme qui s'effondre avant qu'il n'ait pu réagir. Son sauveur, Dean, qui arrive en courant, le canon du fusil mitrailleur qu'il vient d'emprunter fumant encore. Le soldat lui adresse un sourire de remerciement.

- J'ai fini le dernier camion à coup de flingue, on peut rejoindre les autres maintenant !

- Je pensais que tu voulais t'occuper de Strauss avant ?

- Je…J'ai changé d'avis. Il ne vaut pas la peine qu'on mette nos vies en danger à le rejoindre en plein milieu du champs de tir, il vaut mieux qu'on rejoigne Sam et tes hommes pour les aider à évacuer les prisonniers et faire prisonniers mes hommes. Je préfèrerais qu'il y ait le moins de morts possible.

- Okay. On y va alors ! L'entrée principale est à 200 mètres environ, si on tape un sprint on peut la rejoindre sans se faire toucher. Tu es prêt ?

Dean lui répond à l'affirmative, les muscles bandés, prêt à s'élancer.

- GO !

Ils se ruent tous les deux en même temps, décollant du sol avec de puissants coups de talons pour arriver le plus vite possible à l'autre bout. Castiel, plus entraîné que Dean, le dépasse et se trouve 5 mètres devant lui lorsqu'un coup de feu fait sursauter le commandant et trébucher, avant de s'écrouler par terre. Putain ce qu'il a eu peur ! Outch, il s'est fait mal en tombant ! Vite, faut qu'il se relève ! Il prend appuie sur ses mains et tente de se relever, mais ses bras se mettent à flageoler et s'écroulent sous son poids. Merde mais qu'est ce qu'il a ?! Et cette douleur à la poitrine ! Il est peut-être tombé sur une pierre ou un truc dans le genre. En attendant, il n'arrive pas à se relever.

- CAASSSS ! CAS ATTENDS JE SUIS TOMBÉ ! J'ARRIVE PAS À ME RELEVER !

Castiel tourne la tête vers la voix et plante brutalement ses pieds dans le sol pour s'arrêter dans son élan et revenir vers Dean.

- Putain j'ai même pas fait 50 mètres. Je suis un vrai boulet…

Rapidement, Castiel s'arrête en dérapage et tombe près de Dean pour se tenir à couvert. Heureusement pour eux, ils sont près de la Mercedes noire de Strauss qui leur sert de bouclier. Pour un côté tout du moins.

- Qu'est ce qu'il y a Dean ?

- Je…J'arrive pas à me relever. Et j'ai dû tomber sur un foutu caillou pointu parce que j'ai mal au niveau du torse.

- Attends, je vais te relever et regarder ça, ok ?

Castiel attrape Dean sous les bras et le met en position assise, tout en regardant l'endroit où il se trouvait. Aucun objet pointu.

- Merci Cas c'était hyper désagréable d'être allongé par terre comme ça ! Ce putain de coup de feu qui est passé près de moi m'a fait peur et je me suis pété la gueule ! Ahah quelle flipette !

Un éclair de peur traverse le regard du caporal, prit de sueur froide.

- Un coup de feu dis-tu ? Tu peux ouvrir ta veste s'il-te-plait ? Pourquoi tu as ton col remonté en fait ?

- Euh ouais si tu veux. À cause d'un certain suçon qui a été fait par une certaine personne qui se reconnaitra si tu vois ce que je veux dire. T'aurais pu choisir un endroit plus discret quand même…

Dean déboutonne sa veste et laisse apparaître sa chemise, ne semblant pas comprendre le stress de l'Américain. D'un côté, c'est flou dans sa tête, c'est pas facile de faire le tri là. Castiel pose ses doigts tremblants contre la chemise de Dean et se met à secouer la tête de droite à gauche fébrilement, les yeux se remplissant de larmes.

- Non, non, non…S'il vous plaît…

Le regard légèrement dans le vague, Dean n'aperçoit pas la tache pourpre grandissant sur sa chemise blanche. Finalement, la balle n'était pas passée à coté. Castiel jette un regard à Dean, et, effrayé de son immobilité, lui attrape le visage entre les mains.

- Hey ! Dean ! Dean, écoute moi ! Ça va aller, ok ? Je vais te transporter hors d'ici, on va rejoindre mes hommes et on va te soigner, d'accord ? Tout ira bien Dean, tout ira bien.

Sa voix tremble, la fin de sa phrase se perd dans ses sanglots ravalés.

- Je… Oui tout va bien Cas. C'est rien ça, c'est qu'une balle. J'ai connus bien pire que ça. Mais, j'ai mal quand même là. Oh putain j'ai mal ! Appuie moi contre la voiture s'il-te-plait. Ouais merci.

Castiel ouvre rapidement la chemise de Dean pour voir l'étendue des dégâts. La balle n'est pas ressortie, elle est coincée quelques part près des poumons et du cœur. Oh non… Comment ça se fait que se soit lui qui se prenne cette putain de balle ! Pourquoi lui ! Il faut que je le sauve ! Les doigts de Castiel tremble contre la chemise. Je pourrais pas survivre à sa mort, je pourrais pas regarder son frère dans les yeux ! Il lui arrache sa chemise et l'appuie fortement contre la blessure pour tenter d'arrêter le saignement, tout en caressant les cheveux de Dean.

Au fur et à mesure, la chemise devient rougeâtre, Dean tousse, des gouttelettes de sang atterrissent sur le sol. La main du soldat se crispants dans ses cheveux, il se baisse et lui embrasse le front.

- Ça va aller Dean, ne t'en fais pas. Je vais t'aider à te lever, faut qu'on sorte ok ?

Dean acquiesce en tentant de sourire pour rassurer Castiel. Oh putain qu'il a mal à chaque respiration ! Le soldat l'attrape sous les bras et le redresse brusquement, Dean se plie de douleur, la main crispée sur sa blessure. Il laisse échapper un crie lorsque Castiel passe son bras autour de sa taille pour le soutenir.

- Arrête, arrête, arrête !

Castiel panique, il enlève son bras et appuie Dean contre la voiture blindée. Un rire tremblant sort de sa bouche, de la sueur coulant le long de son visage.

- Dé…Désolé Cas…Je peux pas avancer là. Le sol tangue, ma vue est brouillée, et les sons sont atténués. Chaque respirations enfonce la balle de plus belle, j'ai du sang dans la bouche. Même toi tu dois voir que je suis déjà mort Cas… Ça…Ça sert à rien que…Que l'on meure tout les deux… Ouh, putain !

La main de Dean se crispe de plus belle sur son torse, prise de tremblements incontrôlés.

- Moi…Moi je suis mort...Mais toi, t…Tu es encore vivant. Et je veux qu…Que tu le restes. Pars. Lai…Laisse moi ici et pars. Dean prend une grande respiration, ça l'énerve de ne pas réussir à dire une phrase entière sans être coupé par des tremblements et des spasmes de douleur. Vas-y, cours Cas. Je sais que même blessé, tu cours toujours aussi vite. Dis toi que la porte, c'est l'appelplatz, et que là la deuxième sonnerie pour l'appel vient de sonner…

Dean sourit faiblement, une phrase entière sans tremblements. Ce qui lui vaut une grosse quinte de toux bien sanglante qu'il tente de dissimuler. Castiel, lui, a l'air surpris.

- Tu étais au courant pour mes courses avec Balthazar ?

- Bien sûr…Comme je te l'ai dis, je te… sur… Surveille Cas. Je savais tout c'que tu faisais… Et ta course a...Avec Balthazar…Alimentait les paris entre moi et m..Mon frère sur celui qui arriverait en premier.

- Et toi, tu pariais sur qui ?

Dean sourit, plein de douceur et de fierté. Il tend sa main tremblante vers le visage de Castiel pour la poser sur sa joue.

- Sur t…toi bien sûr m…Mon ange. Bon…Il faut que tu y ailles C-Cas… Je ne v…Veux pas avoir ta m-mort sur la conscience. Vas vivre ta vie… Tu es libre, la g…Guerre est bientôt finie, les Alliés sont pr…Près de gagner. Tu rentreras au pays, boira une bo…Bonne bière en éc…Ecoutant du Glenn Miller avec tes amis. Oh putain, co-coment ça a fait pour f…Finir comme ça. En tous cas, m…Merci d'avoir été là Cas…Tu as illuminé ma vie, et le t... Temps passé avec toi a été le meilleur de… Oh putain j'ai mal…. Le meilleur de mon existence. Tu es l'ange qui m'a sauvé de la…perdition Cas et j… Je tiens énormément à toi, okay ? T-tu comprends ce que je veux dire ?

Le visage baigné de larme, Castiel acquiesce et dépose ses lèvres sur celles de Dean, y mettant tout son amour, toute sa peur et ses doutes, se raccrochant à lui.

- Moi aussi je t'aime Dean.

Castiel baisse le regard vers la chemise baignée de sang et la jette à terre, enlevant la sienne pour couper l'afflux de sang. Sans succès. Autour d'eux, les combats continuent, l'incendie du baraquement s'est propagé sur le baraquement suivant, des hurlements, des appels traversent l'air, mais ni Dean ni Cas ne les entendent, leur regard brouillé plongé l'un dans l'autre, le bleu se fondant dans le vert. Une larme coule le long de la joue du soldat qui se trouve face à Dean, s'écrase sur son visage et passe entre les lèvres du commandant, le goût salé l'attristant.

Castiel pose son front contre le sien, l'embrasse doucement sur les joues, les pommettes, les paupières, les lèvres. Il tente de garder la sensation de ses lèvres contre la peau de son officier nazi, la chaleur de son corps, son odeur de forêt mouillée mélangée avec une teinte d'alcool, la douceur de ses cheveux, la beauté de son visage avec ses multitudes de taches de rousseur que ce matin, il s'était juré de compter plus tard, son regard splendide, envoûtant et intimidant, et son sourire resplendissant qu'il réserve à si peu de personne, comme son rire cristallin qui réchauffe les cœurs et fait oublier où l'on se trouve.

Castiel se mord la lèvre pour s'empêcher de sangloter, ferme les yeux et réappuit son front contre celui de Dean, passant à califourchon sur lui pour le serrer dans ses bras et le réchauffer. Les bras de Dean l'enlacent faiblement, il lui embrasse les lèvres, les yeux pour sécher ses larmes, suit leur trajet et embrasse sa mâchoire, son cou. Son esprit de plus en plus flou, la douleur disparaissant, le commandant fait son plus beau sourire à Castiel, pour lui montrer que ça va, tout vas bien, il n'a pas à pleurer.

- De toute façon, qu'est ce que la mort, hein ? Seulement le début d'une nouvelle vie, et il va le prouver à Castiel, en l'attendant au Paradis dont sa mère lui a parlé, où chaque personne possède son petit monde derrière une porte à son nom avec les gens qu'il aime, les anges vaquant à leur occupations, flânant dans les couloirs.

Parce que oui, maintenant il croit aux anges. À part un ange, qu'est ce que Castiel pourrait être ? Dean adresse un dernier sourire à Castiel et ferme les yeux, lentement.

- Non…Non Dean ne m'abandonne pas s'il-te-plait ! Un sanglot traverse sa voix, il tente toujours de retenir ses larmes qui coulent malgré lui sur le visage de Dean. Dean, ne me quittes pas…. Je t'interdis de mourir tu m'entends ? Je t'aime Dean… Dean ? DEAN ! RÉVEILLE TOI ! Réveille….Toi…S'il te plait…

Un nouveau sanglot le prend, il s'affaisse et plonge sa tête dans le cou de son amant, les épaules secouées par ses cris de douleur, laissant sa peine éclater, se fichant d'attirer l'attention sur lui et de se prendre une balle.

Il répète le prénom de Dean comme une litanie, sent son sang encore chaud couler sur son ventre, la vie s'échappant de lui comme un souffle d'air. Ça en est trop pour Castiel, il n'en peut plus. Il a fallu qu'il soit prisonnier dans ce maudit camp, torturé, frappé. Il aurait pu être brisé, abandonné. Mais il a croisé ce regard, quelques jours après son arrivée. Ce regard forêt qui lui avait secoué le cœur, lui avait bizarrement donné envie de se battre, de se faire remarquer par ce commandant si cruel et froid aux premiers abords. Puis il avait appris à le connaître, il s'était fait un ami parmi les prisonniers, Balthazar qui lui, illuminait ses journées.

Mais ce qui réchauffait son cœur sans qu'il ne s'en rende compte, ce qui leur réchauffait le cœur à tous les deux, c'était de croiser le regard l'un de l'autre. Ils ont appris à se connaître, ont découvert leur étoile après maintes souffrances. Et quand il pensait que c'était fini, qu'il serait heureux avec cet homme, bouleversement, attaque, une balle qui n'aurait jamais dû être là, et les projets disparaissent, la suite de la vie s'en va en fumée.

Castiel enfouit de plus belle sa tête contre le cou de Dean, hurlant toujours sa douleur, le cœur à vif, déchiqueté. Soudain, une main se pose doucement sur son épaule. Il ne réagit pas. Qui que ce soit, il s'en fout. Qu'on le laisse mourir ici.

- Cassie, c'est moi, Gabriel… On doit y aller mon frère… Tu dois le laisser… Il est mort Castiel…Je suis désolé…

- L…Laisse moi ici Gabe… Pars...

- Hors de question. Tu as besoin de moi. Tu dois venir avec moi. On s'en va de cet enfer.

- Je ne l'abandonnerai pas Gabe... C'est au dessus de mes forces…

La main sur l'épaule se resserre, Gabriel s'agenouille près de Castiel, attire son attention en lui attrapant le menton entre les doigts. Castiel avait relevé la tête, il fixait Dean, le regard dans le vague. Face au regard de Castiel, Gabriel marque un temps d'arrêt. Il remonte son casque qui lui tombe devant les yeux, peiné.

Le regard de Castiel n'est que douleur, fantômes, blessures à cœur ouvert. Le cœur de Gabriel se serre violemment, il attrape rapidement son ami par les épaules et le serre contre lui. Le soldat agrippe son uniforme, les larmes et les sanglots coulant de nouveau.

- Vas-y, lache tout Cas. Je suis là mon frère, je suis là et je serais toujours là.

- Mais plus lui…Lui, il est parti ! Il est parti ! PUTAIN DE GUERRE DE MERDE ! Pourquoi me l'avoir enlevé ?! Qu'est ce que j'ai fait de mal ?! Qu'est ce qu'il a fait de mal ?! IL ALLAIT SE RENDRE ! Laisser tout ça tomber et quoi ? Vous le tuez ! Vous le tuez…. Les paroles de Castiel se perdent dans ses sanglots. Vous tuez celui qui aurait pu être mon futur, celui à qui j'aurais été le futur.

- Mais ils l'ont prit Cassie…Ils l'ont prit. Et je te le dit, il ne t'a pas abandonné. Il semblait être un homme bon malgré son poste et son métier. Il est donc au paradis, à te regarder de là-haut, à te sourire avec bienveillance. Et crois moi, il ne voudrait pas que tu meures là, à pleurer sur son corps. Il voudrait que tu vives. Donc vis. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour lui, fais le pour nous, tes amis qui tenons à toi. Donc tu vas te lever, mettre un pied devant l'autre et on va sortir de cet enfer tous les deux.

Gabriel pose brièvement son front sur celui de Castiel et il se lève, surveillant les alentours. Castiel se tourne vers le corps déjà froid de Dean. Depuis combien de temps est-il là ? Des heures au moins, plus aucun bruit d'armes autour de lui, seulement un silence de plomb, le feu des baraquements à été stoppé, le camp est vide. Le caporal se baisse vers Dean et l'embrasse une dernière fois ses lèvres bleuies. D'un coup d'œil, il voit la veste de Dean qui traîne au sol. Il se redresse avec lenteur et marche jusqu'à la veste qu'il serre contre lui. Gabriel le rejoint et entoure ses épaules de son bras, l'attirant vers cette sortie, les grilles grandes ouvertes, que maintenant il ne veut plus franchir.

Zick : l'équivalent du Bitch de Dean

Trottel : l'équivalent du Jerk de Sam

Ne reste que l'épilogue ! Un petit review par rapport à ce chapitre ? :) J'ai vraiment aimé ecrire ce chapitre meme si il finit sur la mort de Dean.

A dimanche prochain tous le monde !