Chapitre 2 :
Alors qu'il déambulait dans les rues, le cerveau de Desmond fumait pour trouver une solution à son problème. Il ne savait pas du tout à quelle année il était tombé. Si ça se trouve il allait tombé sur Altaïr au détour d'une rue… La pensée le fit frémir. Aller savoir comment l'homme réagirait à sa vue. Peut-être qu'il s'écroulerait à cause du choc, genre crise cardiaque. Ou alors il se ferait tué avant même d'avoir pu ouvrir sa bouche. Ouai… c'était beaucoup plus plausible… Mon dieu faîte qu'il ne tombe pas sur l'assassin. Tout plongé dans ses pensées, Desmond ne se rendit compte de son erreur que trop tard. Il se trouvait devant l'entrée officielle du Bureau de Malik, l'autre étant par les toits. Son corps s'était automatiquement rendu dans l'endroit qu'il considérait comme un refuge. Sauf que là, dans son propre corps, c'était carrément l'opposé ! Putain mais quel con !
Alors qu'il allait se retourner pour repartir il entendit une voix derrière lui.
- Puis-je vous aider ?
Nooooon ! Il se tourna comme au ralenti vers la source de la demande. Malik… Celui-ci avisa immédiatement le bas de son visage visible sous la capuche et sa cicatrice. Une grimace vint alors remplacé l'air avenant/neutre de l'homme.
- Altaïr… que fais-tu devant ma porte, novice ? Et qu'elle est cette tenue ? Qu'en est-il de ta mission ?
Malik avait l'air plus qu'agacé de le voir. Enfin, de voir l'homme qu'il croyait avoir en face de lui. Desmond était figé, il n'avait aucune idée comment se tirer de là. Malik finit par s'impatienter devant le silence de son vis-à-vis.
- Alors ? Tu as perdu ta langue ?
Il allait commencer ses remontrances quand il avisa un groupe de soldat au bout de la rue.
- Entrons.
Et sans qu'il ne puisse rien faire, Desmond se retrouva dans le Bureau avec un Malik on ne peut plus agacé. Le silence d'Altaïr le mettait sur les nerfs, ce n'était pas courant que l'assassin ne lui réponde pas avec son arrogance insupportable. Il avait aussi remarqué qu'il ne se tenait pas aussi droit que d'habitude. Il semblait nerveux, très nerveux.
Malik posa l'encre et les parchemins fraichement achetés sur son bureau et se retourna à nouveau vers l'autre homme. Celui-ci regardait autour de lui comme s'il voyait l'endroit pour la première fois.
- Alors ! Vas-tu enfin me dire ce que tout cela signifie ?
Sa voix avait claqué dans l'air et fait sursauté "Altaïr". Malik fronça plus franchement les sourcils, quelque chose n'allait vraiment pas. Desmond voyait bien que l'homme était de plus en plus soupçonneux. Il fallait qu'il lui dise quelque chose ! N'importe quoi pour le sortir de là !
- Désolé Malik, je n'ai pas encore fini ma mission. J'y retourne tout de suite.
Desmond avait lancé la phrase alors qu'il se dirigeait à nouveau vers la sortie. Mais Malik ne le laissa pas partir aussi rapidement.
- Pas si vite !
Là c'était sûr, Altaïr n'allait pas bien. L'assassin ne s'excusait jamais. Même lorsqu'il avait perdu un bras ou que Kadar était mort, il ne l'avait jamais entendu prononcer ces mots.
- Altaïr… as-tu reçu un coup sur la tête ?
Malik ne trouvait pas d'autre explication. Même si ça ne l'enchantait pas, il ne pouvait décemment pas le laisser partir avant de l'avoir ausculté.
Desmond était en train d'hésiter à tenter la fuite pure et simple… Mais il aurait juste semblé encore plus suspect. Et le noiraud qui s'approchait de plus en plus… Sans s'en rendre compte il avait lui-même commencé à reculer.
- Qu'est-ce que tu racontes Malik, je vais très bien, dit-il avec un ton le plus assuré possible.
- Si c'est le cas pourquoi recules-tu, novice ?
Altaïr ne reculait jamais. Plus déterminé encore à trouver ce qui n'allait pas chez l'assassin, Malik fini par le coincer dans la pièce annexe à son bureau où des coussins étaient disposés pour accueillir tous ceux qui avaient besoin de se reposer. Desmond trébucha sur un des-dit coussin et s'étala en arrière de tout son long. Il eut juste le temps de maintenir en place sa capuche. Malik eut une envie irrépressible de rire. Il regarda "Altaïr" les yeux moqueurs.
- Et ça se prétend assassin, ironisa-t-il.
C'est alors que la situation s'aggrava réellement. Depuis le bureau une voix retentit.
- Malik, la mission est finie. Je laisse la plume sur ton bureau.
Altaïr… le vrai, venait de passer tel l'ouragan dévastateur et reparti aussi sec. Les traits de Malik devinrent terriblement froids. Il avisa l'homme couché devant lui et sortit la dague qu'il portait à la ceinture. Lorsqu'il posa la question fatidique que Desmond redoutait tant, sa voix était glaciale.
- Qui es-tu ?
