Bonjour tout le monde! Déjà je tiens à dire un grand merci à tous ceux qui ont lu mon histoire et laissé un (ou des) message! Merci merci merci! Ensuite je tiens à m'excuser pour le retard de ce chapitre (normalement j'en fais un par mois). J'ai eu une période difficile et mon inspiration m'a un peu boudé ^^ Mais ne vous inquiétez pas, je compte bien finir cette fanfiction! Ho et si vous voulez que je réponde à vos commentaire dîtes le moi (si je réponds tout le temps j'ai l'impression de passer pour une psychopathe gonflante...). Donc voilà le nouveau chapitre! Amusez vous bien! Et n'hésitez pas à laisser des commentaires! ^^
Chapitre 9
Desmond était nerveux, extatique et effrayé en même temps. Mais plus que tout, il était trempé… Alors que Malik lui tenait encore le visage, un frisson lui parcouru l'échine. Ses vêtements lui collaient désagréablement à la peau et l'air nocturne de Jérusalem le glaçait jusqu'aux os. Le maître du Bureau fronça les sourcils en observant Desmond. Le jeune homme était différent de la dernière fois qu'il l'avait vu. Il était plus maigre, son teint était pâle et de terribles cernes soulignaient ses yeux. Il pouvait sentir le jeune homme trembler sous ses doigts, il avait l'air épuisé.
Malgré les centaines de questions que Malik avait envie de poser au brun, il décida que le bien-être de son protégé passait avant tout.
- Déshabilles-toi, soupira le noiraud.
- Hein ?! Attend ! M… Malik Je…
Le regard surprit et les joues rouges de Desmond firent sourire le noiraud. Apparemment le jeune homme se méprenait sur ses intentions. Le maître du Bureau leva une main pour l'interrompre.
- Tu vas tomber malade si tu restes ainsi, expliqua-t-il.
- Ho !
Desmond baissa la tête, gêné, lorsqu'il compris qu'il s'était fourvoyé.
- Je vais chercher de quoi te sécher et t'habiller, reprit Malik. En attendant…
Le noiraud attrapa le col du pull de Desmond et le tira brusquement vers lui. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre quand Malik souffla :
- retires moi tout ça.
Les joues en feu, le jeune homme hocha la tête. Malik sortit alors gracieusement de la pièce sous le regard de Desmond. Lorsqu'il fut seul, le brun laissa échapper un soupir nerveux. Il n'y pouvait rien, l'assassin le mettait dans tous ses états à chaque fois qu'il était à proximité.
Desmond se mit rapidement au travail. Se débarrasser des couches de tissus qui lui collaient à la peau n'était pas la chose la plus aisée. Il eut particulièrement de la peine avec son t-shirt et finit par se retrouver bloqué, les bras en l'air, à gigoter comme un asticot. Un soupir lui parvint de la gauche et deux mains solides le sauvèrent du tissu trop affectif. Desmond souffla un "merci" avant d'ouvrir les yeux. Son regard tomba dans les ambres exaspérés de son ancêtre. Altaïr s'éloigna pour s'asseoir sur un des nombreux coussins de la pièce. Le brun pouvait l'entendre marmonner des choses telles que "gamin", "complètement sans défense" et "sûrement pas un assassin". Le rouquin n'était vêtu que d'un pantalon large et était activement en train de se sécher les cheveux avec un linge.
Desmond s'attaqua alors à son pantalon. Celui-ci aussi semblait particulièrement l'aimer car il ne voulait plus le lâcher. Dans sa bataille, le brun trébucha sur un coussin et bascula en arrière, s'écrasant comme un idiot. À terre, le jeune homme était épuisé, le souffle court. Il entendit vaguement un "Mais c'est pas vrai…" venir du côté de l'assassin. Celui-ci s'était levé, dans la ferme intention de se foutre royalement de la gueule du gamin qui venait de s'étaler. Mais lorsqu'il arriva à son niveau, il vu l'épuisement marquer le visage du plus jeune. Altaïr était un connard avéré et bourré d'orgueil, mais ce n'était pas un monstre non plus. Dans un nouveau soupir il se pencha vers Desmond et attrapa les bords de son pantalon pour l'aider. Le brun lui lança un regard d'excuse et souleva le bassin pour se débarrasser du vêtement. L'assassin eut également la plus grande peine du monde à retirer se fichu pantalon (qui était bien décidé à épouser Desmond). Il finit par prendre le bas du vêtement aux niveaux des chevilles et tira du coup sec. Malik entra alors dans la pièce. Le maître du Bureau vit alors le rouquin, qui avait mis toute sa force dans le mouvement, basculer en arrière, le pantalon flottant au vent dans les mains, et s'écraser de ton son long. Desmond, enfin libéré du tissu, vit l'expression surprise d'Altaïr avant qu'il ne tombe et ne put s'empêcher d'exploser de rire.
Le noiraud s'appuya contre la porte, la main sur les hanches. Il regardait les deux hommes avec perplexité, un léger sourire aux lèvres. Altaïr se redressa furibond et foudroya le jeune homme qui n'arrivait plus à stopper son hilarité. Le rouquin croisa alors le regard de Malik qui leva un sourcil, l'air moqueur.
- Novice, railla Malik.
Blessé dans son orgueil, Altaïr se leva d'un coup, rouge d'embarras et de colère.
- La ferme ! gueula-t-il. J'aimerais bien t'y voir toi !
- Vraiment ? ironisa le noiraud.
Il fallut quelques secondes au rouquin pour comprendre le sous-entendu. Il leva la main d'un coup en grognant.
- Non ! gardez ça entre vous, je ne veux rien savoir.
Après un dernier coup d'œil au brun qui reprenait son souffle, Altaïr s'approcha de Malik pour sortir de la pièce. Mais avant de partir il lui glissa quelques mots.
- Le gamin est clairement épuisé. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé mais il est bien trop maigre pour être en bonne santé. Va donc t'occuper de lui. Nous discuterons demain.
Le noiraud hocha la tête, il était d'accord avec l'assassin. Il ne servait à rien de questionner le jeune homme alors que celui-ci tombait de sommeil.
Malik vint s'agenouiller à côté de Desmond qui tentait vainement de ne pas s'endormir.
- Tu as mauvaise mine… murmura Malik
- Désolé… souffla le brun. C'est à cause de l'Animus…
Le noiraud fronça les sourcils. Il n'avait pas la moindre idée de quoi parlait le jeune homme.
- Desmond, est-ce que tu peux te lever ? demanda Malik.
Le brun lui lança un regard peu sûr mais tenta quand même. Il fallut un gros effort et l'aide de Malik pour que le brun se remette debout. Le maître du Bureau le guida alors vers sa chambre et amena le jeune homme qui dormait quasi debout vers le lit.
- Couches toi, dors. Je m'occupe du reste, souffla Malik.
- Mais… tu as des questions… murmura Desmond.
- Demain. Maintenant dors.
Le brun sombra alors dans un sommeil profond. Il sentit vaguement quelqu'un le sécher avec douceur et le couvrir avec de nouveau vêtement. Puis un corps chaud vint le rejoindre dans le lit et une main lui caressa longuement la tête.
Le lendemain, c'est l'odeur alléchante du petit déjeuner qui réveilla Desmond. La place à côté de lui était froide, il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Pour la première fois depuis des mois, il se sentait reposé. Il n'avait sûrement pas rattrapé toutes ses nuits d'insomnie mais ça lui avait fait un bien fou. Lentement, le brun se leva. Apparemment Malik lui avait prêté une de ses tuniques. Il aimait beaucoup la couleur bleu nuit mais il était évident que la musculature du maître du Bureau était bien supérieure à la sienne, il flottait carrément dans le vêtement. Il n'avait jamais encore eut l'occasion de voir le corps du noiraud mais rien que d'imaginer… il se sentait brûlant.
Le grondement de son estomac le rappela de ses douces fantaisies. Il se dirigea donc vers la source du délicieux fumet : la cuisine. Là se trouvait attablé Altaïr, qui ne semblait pas décidé à s'en aller au grand dame de Malik, et le maître du Bureau. Celui-ci était en train de placer des fruits sur la table quand il vit Desmond entrer. La vision du jeune homme dans sa tunique lui donna des frissons. Celle-ci était trop grande et tombait légèrement sur les épaules du brun. Dieu qu'il avait envie de mordre cette peau tendre si innocemment découverte.
- Malik. Laisse le manger, grogna Altaïr. Vous pourrez faire ce que vous voulez une fois que le gamin aura donner des explications ET que je serais loin ! Très loin !
Les paupières couvrirent le regard prédateur de Malik qui peinait à se contrôler. Le brun était trop adorable dans sa tunique !
Altaïr poussa un soupir et fit signe à Desmond de s'asseoir. Il ne l'avouerait jamais mais il était soulager de voir que le gamin semblait en meilleure forme. Entre temps, Malik se reprit et servit au jeune homme un solide déjeuner, bien décidé à remplumer le garçon trop maigre.
Desmond mangea un peu mais les regards scrutateurs d'Altaïr et de Malik le rendaient nerveux. Les deux hommes avaient toutefois la politesse d'attendre que le plus jeune ait avalé quelque chose avant de le questionner. Ce fut finalement Malik qui rompit le silence tendu qui s'était installé. Il s'assit à côté du brun et lui demanda doucement :
- Hier tu as dit que ton état était dû à l'Animus… Qui est-ce ?
Une grimace se forma sur le visage de Desmond. Les explications allaient s'avérer difficiles.
- Ce n'est pas quelqu'un, répondit-il. C'est une machine.
- Qu'est-ce qu'une machine ? coupa Altaïr.
- Heu…
Desmond paniqua. Comment expliquer ce qu'est une machine à des gens qui ne connaisse pas l'électricité ?!
- Disons que c'est un objet qui permet de faire des choses, répondit finalement le brun.
Bon sang ! qu'il était nul en explication…
- Quelle genre de choses ? demanda Malik intrigué.
- Je… je pense qu'avant de vous expliquer comment l'Animus fonctionne il faudrait que je commence par vous parler de moi…
Il ne pouvait décemment pas leur parler de l'Animus sans leur dire préalablement qu'il venait du futur. Si les deux hommes parvenaient à accepter ça, le plus dur serait fait… Mon dieu… Ils allaient le prendre pour un fou…
- Mon nom est Desmond Miles et je suis né à New York le 13 mars 1987, déclara-t-il fermement.
