Voilà le dernier chapitre. J'espère qu'il va vous plaire ^^ attention Lemon de ce chapitre! Merci pour tous vos commentaires! Bisous!
Chapitre 11
Altaïr observa le doigt du brun qui pointait à sa poitrine avec un regard vide d'émotion. Puis la réalisation le frappa de plein fouet. Putain… c'était SON descendant… Son descendant qui était un foutu trouillard ! Son descendant qui était maladroit comme c'était pas possible ! Son descendant qui se faisait embrasser par le putain de maître du putain de Bureau !
Quelque chose gonfla dans la poitrine d'Altaïr. Son regard s'assombrit. Peu importe Malik. C'était son sang et sa chair qui était bien trop maigre… dont la nuit de sommeil n'avait pas pu faire disparaître les terribles cernes qui soulignaient ses yeux. Ces mêmes yeux où il pouvait voir les fantômes qui le hantaient. C'était son sang et sa chair qu'on avait utilisé comme un objet, qu'on avait torturé.
Un sentiment qu'il ressentait pour bien peu de gens commençait à germer pour le jeune homme. Le même qu'il portait pour ses fils.
Desmond s'attendait à ce que l'assassin explose. Il tremblait comme une feuille face au regard perçant que lui lançait son ancêtre. Puis le regard d'ambre se ferma et la tension qu'il sentait chez le roux se relâcha. Tout se passa trop vite pour Desmond qui n'eut pas le temps de réagir. En un instant, il se retrouva dans les bras d'Altaïr qui le serra contre lui. L'étreinte n'était pas violente, l'assassin faisait preuve de délicatesse, ce qui n'était clairement pas dans ses habitudes. Le brun ne savait pas quoi penser. Le "calin" ne dura que quelques secondes et Altaïr se rassit à la table, finissant son petit déjeuné. Desmond jeta un coup d'œil incertain à Malik. Les yeux écarquillés de celui-ci lui firent vite comprendre qu'il était tout aussi stupéfait.
- Desmond, interpela Altaïr.
Le brun eut un léger sursaut.
- Ou…Oui ?
- Tu penses qu'avec tes connaissances du futur nous serons en mesure de vaincre définitivement les templiers ? demanda le roux.
- Oui, répondit Desmond avec plus de fermeté.
Altaïr hocha la tête.
- Très bien. J'ai une mission dont il faut que je m'occupe aujourd'hui mais je serais de retour dans quelques heures. Tu me raconteras tout ce que tu sais et nous mettrons au point un plan.
L'assassin se leva et se tourna vers le maître du Bureau.
- Malik, un mot.
Altaïr indiqua de la tête la cour intérieure et Malik le suivit après avoir indiqué à Desmond de finir de manger. Une fois à l'abri des oreilles du brun, Altaïr se retourna vers Malik. Il n'avait pas l'air très à l'aise.
- Je sais que toi et lui avait une relation… proche, murmura le roux. Je ne dirais rien là-dessus. Je…
Altaïr grimaça, comme si ce qu'il allait dire lui coûtait.
- Prend soin du gamin…
Malik le regarda un moment sans réagir. Depuis quand le grand, l'orgueilleux Altaïr s'occupait d'autre chose que de sa petite personne ? Pourtant, devant lui se tenait l'assassin. Il pouvait lire le sérieux et la pointe d'inquiétude dans les ambres. Malik soupira dramatiquement.
- Je n'ai pas besoin de toi pour le savoir, novice. Bien sûr, je vais prendre soin de Desmond.
Le sourire doux présent sur les lèvres de Malik montrait bien qu'il ne pensait pas ses premiers mots. Altaïr partit pour sa mission, laissant le noiraud retourner auprès de son protégé.
3 mois se sont écoulés depuis l'arrivée de Desmond. Grâce à ses informations, lui et Altaïr parvinrent à prouver la corruption d'Al Mualim et à rallier les assassins. Connaissant d'avance les actions des templiers, ils purent mettre en échec toutes leurs entreprises et finalement poursuivirent et tuèrent les templiers jusqu'au dernier.
Altaïr mit un point d'honneur à former Desmond comme assassin jusqu'à ce que celui-ci soit capable de se battre correctement. Le jeune homme n'était pas vraiment de nature belliqueuse, contrairement à son ancêtre. Il était respecté parmi les assassins comme un homme d'un grand savoir (même si un peu bizarre parfois) et qui ne tuait que lorsque c'était vraiment nécessaire. Certains assassins chuchotaient aussi la nuit, lorsqu'ils étaient sûrs d'être à l'abri des oreilles indiscrètes, leur admiration pour le brun qui était parvenu à adoucir le terrible maître du Bureau de Jérusalem.
En parlant du maître du Bureau, celui-ci fulminait devant ses parchemins. 3 mois… 3 mois ! 3 mois que tout le monde était occupé à faire disparaître définitivement la menace des templiers ! Et Desmond avait été tellement pris qu'il n'avait pas pu venir le voir !
Oui, Malik était horriblement, puérilement et définitivement frustré. Tellement qu'il était redevenu exécrable avec les pauvres novices qui venaient se reposer chez lui. Les plaintes remontèrent jusqu'à Altaïr, nouveau mentor de la confrérie des assassins après la mort d'Al Mualim. Dans un grand soupir, Altaïr fit venir Desmond dans son bureau où s'agglutinaient les novices traumatisés par l'orageux maître du Bureau.
- Desmond, je t'envoie régler la situation avec Malik à Jérusalem. Si ça continue plus personne n'osera foutre les pieds de l'antre de cet abruti ! Je suis sûr que tu es l'homme de la situation.
L'insinuation d'Altaïr rendit rouge écarlate le jeune assassin sous les regards intrigués des novices. Le roux retenait difficilement son rire en voyant Desmond partir précipitamment de Masyaf. Il était plus que temps qu'il retrouve son partenaire qui semblait sur le point d'imploser, pensa Altaïr.
Le voyage sembla durer le temps d'un battement de cils pour Desmond qui redoutait ses retrouvailles avec Malik. Cela faisait 3 mois qu'il ne l'avait pas vu. Il avait été très occupé mais il devait avouer qu'il avait aussi un peu évité le noiraud. Chaque fois qu'il était près de Malik, il était nerveux, embarrassé et maladroit. Il arriva vite à l'entrée secrète du Bureau et se laissa tomber dans la cour intérieure. Il se dirigea vers l'entrée et appela le noiraud.
- Malik ?
Les yeux noirs perçants de Malik se levèrent doucement vers l'abruti qui l'interrompait dans ses ruminations intérieures. Découvrant l'identité de l'abruti en question, Malik se leva de sa chaise.
- Desmond.
Il en avait le souffle coupé. En 3 mois Desmond était méconnaissable. Il avait pris du muscle et de l'assurance. Les cernes n'étaient plus qu'un vieux souvenir et sa peau s'était tannée par le soleil. Une bouffé de chaleur envahit Malik juste en le détaillant de la tête aux pieds. Cette inspection en règle eut pour effet de transformer la tête de Desmond en tomate bien mûre. Le noiraud fut heureux de voir que certaines choses n'avaient pas changé. Le nouvel assassin entra dans le Bureau et salua en baissant la tête.
- Paix et sérénité Malik.
Il n'eut pas le temps de relever la tête qu'une main lui attrapa la nuque et le tira en avant. Des lèvres avides s'écrasèrent sur les siennes dans un baiser fiévreux. La surprise fit ouvrir légèrement la bouche à Desmond mais se fut suffisant pour qu'une langue taquine vienne entrainer la sienne dans une danse endiablée. Les deux hommes durent se séparer quand l'air se fut trop rare. Pantelant, Malik lui lança un sourire carnassier.
- Je crois que paix et sérénité ne sont pas vraiment mon état d'esprit actuel. Comme tu peux le voir, j'ai attendu ton arrivé avec impatience, gronda le noiraud.
- Je… je suis désolé, je sais que j'aurais dû venir plus tôt et… bredouilla le jeune homme.
Une main sur ses lèvres le coupa dans ses excuses.
- Shhh. Desmond, je n'ai pas besoin d'excuses, je sais que tu étais très occupé. Mais il va falloir que tu me pardonnes aussi car j'ai atteint ma limite.
Malik glissa ses lèvres jusqu'à l'oreille du plus jeune.
- Je te veux maintenant, susurra-t-il.
LEMON !
Des frissons d'excitations parcoururent le corps entier de Desmond dont la respiration se hacha. Brusquement, la main de Malik attrapa son poignet et le tira vivement vers la chambre du noiraud. Il fut projeté sur le lit et un corps chaud vint le rejoindre dans la seconde. Les lèvres étaient à nouveau sur les siennes. L'embrassant avec passion. Une main habile commença à lui retirer sa tunique et fila sur sa peau en milles caresse qui affolaient ses sens.
Malik se redressa, cessant d'embrasser le brun. Le regard de pur prédateur que recevait Desmond… Ho Mon Dieu… il sentait son sexe appuyer douloureusement contre son pantalon. La main de Malik passait sur son torse, titillant ses zones érogènes. Un sourire naquit sur les lèvres du maître du Bureau en voyant la réaction hautement positive de son futur amant. Sa bouche s'attaqua aux tétons, mordillant et léchant. Le noiraud ne se lassait pas d'entendre les gémissements du jeune homme sous lui, il le rendait fou. Il lui fallait plus, beaucoup plus. Avec dextérité, il envoya valser ses vêtements et ceux qui osaient encore recouvrir Desmond. Le brun l'avait rêvé, mais voir en vrai le corps de l'assassin était mille fois mieux. Il bavait littéralement, les yeux remplis de désir. Pendant que Malik se penchait pour attraper quelque chose dans un tiroir, Desmond commença à se sentir légèrement anxieux, c'était sa première fois…
Lorsque Malik reporta son attention sur son partenaire, un flacon à la main, il put lire l'inquiétude dans son regard. Tentant de détendre son amant, il papillonna son visage de baiser, finissant par l'embrasser avec tendresse.
- Est-ce que tu veux arrêter ? demanda doucement le noiraud.
Desmond pouvait voir l'état d'excitation dans lequel était l'autre et qu'il lui laisse l'option de tout arrêter réchauffa son cœur. Même si le maître du Bureau était extrêmement frustré, il ne ferait rien pour le blesser. Desmond respira alors un grand coup et planta ses yeux dans les onyx de l'homme qu'il aimait.
- Non. J'avoue que j'ai peur mais… je t'aime et je veux le faire avec toi.
La déclaration prit Malik par surprise et il sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine alors que son visage prit une jolie teinte rose. Le noiraud se jeta sur le jeune homme qui couina de surprise et le serra avec force contre lui.
- Moi aussi je t'aime Desmond !
Serrés l'un contre l'autre, leurs sexes en érection entrèrent et contact et firent gémir de concert les deux hommes.
- Tout va bien se passer, susurra Malik.
Le noiraud prit le flacon et étala sur ses doigts une mixture ressemblant étonnamment à du gel. Il se plaça entre les jambes du plus jeune et commença à le pénétrer d'un doigt. Un gémissement d'inconfort répondit à l'intrusion. Malik le laissa s'habituer avant d'un ajouter un deuxième. Les mots doux et les encouragements parvinrent à relaxer Desmond suffisamment pour un troisième doigt. Un gémissement de douleur échappa au brun. Pour l'apaiser, le noiraud se pencha en avant et prit d'un coup le sexe de son partenaire en bouche, envoyant des vagues de plaisir intense le long de sa colonne.
- Ha ! M… Malik !
Le maître du Bureau passa plusieurs longues minutes à torturer délicieusement son amant qui le suppliait d'accélérer le mouvement. Quand il fut sûr que le brun était prêt pour lui, il se positionna. Malik chercha dans les yeux de Desmond l'accord pour commencer. Un hochement de tête lui confirma l'accord et il commença à le pénétrer. Centimètre par centimètre, jusqu'à ce que Malik soit enfoncé jusqu'à la garde dans l'entre chaude et étroite de son jeune amant. Les premiers mouvements ne furent pas très agréables pour le nouvel assassin mais bien vite le noiraud trouva le point qui le fit hurler de plaisir. Pour les deux hommes, le plaisir montait beaucoup trop vite, ils ne tiendraient pas longtemps.
- Hn ! Haaa Malik ! Je… je vais… Ha !
- Moi aussi Desmond… hn… ensemble…
Les mouvements se firent plus erratiques alors que l'extase atteignait son paroxysme. Desmond vint en premier, criant le nom de son amant. Malik ne résista pas longtemps face à la pression délicieuse qui l'envoya au septième ciel dans un râle de pur plaisir.
Les deux assassins s'écroulèrent dans le lit, le souffle court. Epuisé, Desmond s'endormit doucement alors que Malik s'occupa de les nettoyer. Une fois fait, le noiraud attira son amant dans ses bras et le rejoignit dans le monde des rêves.
Desmond devait parfois s'absenter pendant de longues périodes pour remplir une mission pour Altaïr. Malik devenait alors horriblement insupportable avec les autres assassins. Au point qu'Altaïr faisait généralement écourter les missions de Desmond pour le renvoyer plus vite auprès de son démon de partenaire et enfin avoir la paix. Le mentor se demandait d'ailleurs si le maître du Bureau ne faisait pas exprès pour qu'il laisse rentrer le jeune brun plus vite… Mais bon… Maintenant que la menace des templiers était écartée, il pouvait bien les laisser vivre.
FIN
