Hey tout le monde !

Merci encore cent fois, même mille fois ou plus si tant est que c'est possible, merci de vos retours ou de simplement suivre cette fic, ça me touche énormément.

Je vous avais promis quelques explications alors les voilà.

Bonne lecture~


Chapitre VI

« Éclaircissements »

.

« -Bordel Castiel, t'étais où ? » balance Sam de but en blanc.

« -En mission, toujours en mission. » souffle-t-il alors que Rufus l'aide à se relever et le fait s'asseoir sur son lit.

Ses cheveux ébènes sont en bataille sur sa tête, ses membres tremblent légèrement mais il n'a pas l'air d'être en sale état, bien au contraire. Seul de terribles cernes sous ses yeux peuvent témoigner d'un épuisement total.

« -Comment tu nous a retrouvé ? » fait la voix méfiante de Dean.

Sa voix est dure mais il ne peut faire autrement, il ne savent pas d'où il vient, ce qu'il a fait durant son absence, ce pourquoi il ne donnait plus signe de vie… Non pas qu'il ne lui fasse pas confiance malgré le fait qu'il ne le connaisse pas, son frère semble croire pleinement en lui. Non, c'est de Lucifer dont il n'a pas confiance et il se trouve qu'il l'a fréquenté longtemps, trop longtemps au goût de Dean.

« -T'as laissé tombé ça. » dit-il en tendant le porte-clé de sa chambre de motel.

Dean lui arrache des mains et observe l'objet. Il y a bel et bien le nom de leur motel dessus ainsi que le numéro de sa chambre. Il n'avait même pas remarqué que le porte clé s'était décroché de sa clé. Castiel a dû le ramasser après l'avoir bousculé…

« -Ok. Mais dis en moi plus. » tonne Dean.

« -Pardon ? » s'interloque l'agent Novak qui ne pense pas avoir de compte à rendre à une personne qu'il ne connaît qu'à peine.

« -T'es quand même au courant que tu ne donnes plus de nouvelles de toi depuis un bail non ? Comment ça va là-haut ? » en se rapprochant nonchalamment de lui.

« -Euh bien. Je crois que ça va bien. » désemparé.

« -Ah oui ? C'est pas l'impression que tu me donnais ce matin. » affirme-t-il sèchement.

« -Dean, laisse-le souffler. » ordonne Sam.

« -Mais quoi ? Qui te dis que ce n'est pas lui qui l'envoie ? Qui te dis qu'il ne s'est pas changé en Harley Quinn ? »

« -Je ne comprends pas cette référence, je ne sais pas qui est cette Harley Quinn mais c'est bien moi, je vais bien. » répond Novak qui a retrouvé son souffle et son calme.

« -Super. » siffle Dean narquoisement « Un flèche, ce gars est une flèche… »

« -Café ? » demande Rufus qui ne disait rien jusque là, laissant coi les trois autres.

« -Oui, merci. » répond l'agent Novak, droit comme un I assis sur le lit.

Rufus prépare alors du café pour tout le monde tandis qu'un calme olympien s'est installé. Les deux plus jeunes agents respectent leur supérieur par leur silence. Dean suit la manœuvre muette des deux hommes, ne sachant que faire d'autre.

Sam et Castiel savent que Rufus, s'il ne parle pas souvent ni beaucoup, le fait toujours avec efficacité. La simple proposition d'un café signifie « on se pose et on met tout à plat les gars ». L'agent Turner est bien plus que leur supérieur, il est le second père de toute leur unité. Il sait engueuler, pardonner, veiller et conseiller. C'est un des seuls encore à croire à la seconde chance, un des seuls qui a une relation aussi forte avec ses subordonnés tout en se faisant respecter.

Il se retourne vers eux et les détaille.

« -Restez pas planté là, venez dans la cuisine. »

Alors les trois hommes s'assoient autour de la table à manger tandis que Rufus dispose une tasse de café devant chacun d'eux. Ils ont retrouvé leur sang-froid. L'hostilité de Dean due à sa méfiance s'est dissipée, voire totalement envolée. Il ne voit là qu'un homme, un simple homme et non une bombe à retardement. Il ne voit plus que la pureté de ses yeux bleus et non la panique qu'il a pu lire sur son visage par le passé.

« -Bon alors… Raconte-nous, que t'es-t-il arrivé ? » prononce l'agent posément Rufus.

« -Eh bien j'étais simplement retenu. Pas retenu prisonnier, non, mais je me devais de ne plus tenir de rapport. Je crois qu'il a des doutes sur mon identité. Je dois lui paraître… »

« -Impeccable. » termine Dean calmement, constatant l'ironie de ses mots en voyant l'agent totalement débraillé, les cheveux en bataille, les vêtements crasseux et la fatigue battant son corps.

Novak se stop et relève ses yeux dans les sien l'espace d'à peine quelques secondes. Le souffle de Dean se coupe durant cet instant sans trop qu'il ne sache pourquoi.

« -Oui. » continue-t-il finalement en détournant les yeux « J'ai donc dû changer un peu. Un soir il m'a emmené dans une nouvelle planque et c'est là où j'ai arrêté d'être en contact avec le monde extérieur. J'y suis resté une semaine complète. Comme les recherches ont dû vous l'apprendre j'ai laissé mon téléphone au travail, il contenait trop d'informations compromettantes sur ma vie, je ne pouvais donc pas vous contacter. Mais après une semaine entière avec lui… J'ai… Je n'avais plus les idées très claires. » admet-il.

L'agent Novak boit quelques gorgées de sa tasse, le reste de la tablée fait de même afin de ne pas laisser planer de silence pesant. Tous se doutent de ce qu'il a pu vivre. Dean plus que les autres, pose un regard empli de compassion sur l'homme aux cheveux hirsutes.

« -Et ensuite ? » fait doucement la voix de Rufus afin de l'inciter à reprendre son récit.

« -Et ensuite lorsque je suis ressorti dans la rue je ne me souvenais plus de grand-chose. Il me semble que j'avais ingéré une importante quantité de drogue. »

« -De l'oxycodone. » souligne docilement Dean.

Rufus pince ses lèvres mais ne dit rien. Il sait que le contrat qu'à signer son agent autorise cet usage et c'est bien normal en tant qu'agent provocateur mais tout de même, ça ne lui plaît pas, vraiment pas. Castiel est quelqu'un de droit qui n'enfreint jamais les lois alors forcément, ça lui fait un léger pincement au cœur.

« -Je ne me souviens pas beaucoup de cette semaine passé avec lui. Juste qu'il m'a mis en tête que mon appartement n'est pas sécurisé et que je ne dois plus y retourner. Ses planques sont le seul lieu sûr que je connaisse. » rit-il dépité de lui-même, de la trahison de son cerveau qui n'avait pas tenu le choc « Et il a aussi parlé de… De… De Dean. » finit-il par prononcer gêné, n'osant qu'à peine le regarder.

« -T'inquiète pas je peux tout entendre. Je sais quelles saloperies il a pu dire sur moi. » dit-il d'un air conciliant.

« -Des saloperies ? » répète-t-il choqué « Non… Non, il n'a pas dit de saloperies. » en accentuant sur le vocabulaire qui lui est habituellement impropre « D'après lui tu es le meilleur de tous. Tu es la perfection. Il m'a blâmé de ne pas être toi. » en plissant ses yeux, tentant de décrypter son visage « Je pense qu'il reproduit le schéma de son patient zéro, Dean, sur ses nouvelles victimes. » sur un ton professionnel.

Dean repense a lui. Quand c'était lui son sous-fifre, il lui reprochait de ne pas être lui… Alors quoi, lorsqu'il s'en est allé Dieu sait où, lorsqu'il l'a lâchement laissé tombé le livrant à lui même il est devenu une perfection ? Sa perfection ? Et dire que pendant deux ans il le punissait parce qu'il n'était pas lui. Quel enculé. Le Diable, Lucifer est la véritable incarnation du Diable.

« -Donc à cause de ce qu'il t'as mis dans la tête tu ne veux pas retourner dans ton appart ? » questionne la voix paternelle de l'agent Turner.

« -Je ne peux pas. Si j'y retourne il découvrira que je ne suis pas le simple Castiel qui est son nouveau jouet mais l'agent Novak du FBI. Si j'y retourne il saura qu'il ne m'atteins que partiellement. »

« -On doit tout arrêter. » déclare Rufus.

« -Quoi ? » souffle Novak « Sur quel motif ? »

« -Tu ne peux pas réussir la mission. Tu l'as dit toi-même, il a tout de même réussi à t'atteindre, après une semaine avec lui tu as dit que tu n'avais plus les idées claires. C'est trop dangereux pour toi. » indique le chef.

« -Non je dois y retourner. Je dois achever la mission. »

« -Castiel a raison. » complète la voix étonnamment calme de l'aîné des Winchester.

« -Pardon ? » s'enquiert son cadet.

« -Vous voyez des coups et blessures vous ? Moi non. Sans ça il va à peine purger 20 ans et il recommencera aussitôt après sa sortie. Alors oui c'est dangereux pour lui mais ça le serait pour n'importe quel homme. Comme vous me l'avez fait remarquer récemment ça ne peut pas être que du joli joli. »

Dean fait une pause pour siroter de nouveau son café. Novak appuie son regard sur cet homme qui parle pour lui, exprime sa pensée et le défend. Le barman le remarque et détourne les yeux, gêné.

« Si vous faites tout capoter maintenant et que Castiel disparaît sans préavis il va comprendre que c'était un coup des flics et se méfiera. Ça veut dire pas de nouvelles interventions. Il s'en prendra à d'autres, des personnes encore plus faibles pour être certain que ça ne soit pas des agents infiltrés ou autre et ces gars là vont nous claquer dans les pattes en se pendant ou en ayant un autre accident de voiture qui, si vous voulez mon avis était un suicide aussi. Donc oui c'est dangereux mais de toute manière ça l'est pour n'importe qui parce que cet homme est dangereux. Vous voyez votre agent ? » en pointant Novak « Très franchement même si j'avais peur pour lui, maintenant que je le vois, je trouve qu'il s'en sort plutôt bien. » achève-t-il laissant planer un nouveau silence.

« -Je vois… » murmure Rufus soufflé par le long discours de Dean.

« -Par contre mec, tu peux me dire ce qui t'as pris ce matin ? » demande tout de même doucement Dean, tentant de ne pas effrayer le nouveau rescapé de Lucifer.

« -Une sorte d'arrière goût des préceptes qu'il m'a enseigné plus les effets peu dissipés de la drogue de l'autre nuit je suppose… Désolé si je t'ai fait peur… »

« -Stop, ne t'excuse pas. Tu ne me dois rien, je connais la manœuvre, ce n'est pas de ta faute. » dit-il simplement.

« -Bon les gars c'est pas le tout de se raconter sa petite vie bien rangée de mec sous l'influence émotionnelle d'un psychopathe narcissique manipulateur mais faudrait manger. » annonce Rufus qui coupe court à la discussion précédente « Novak, à la douche, tu empestes. Winchester, à la bouffe, va nous chercher des tacos. »

La petite équipe se dissout sous les ordres du chef du FBI. Il ne reste que lui et Dean qui préfère laisser un silence qui se veut respectueux entre eux, regardant la porte de la salle de bain derrière laquelle un agent du FBI se purge de toutes ses souillures.

« -T'as du cran petit. » commence-t-il doucement « Peut-être même un peu trop. Mais j'aime bien ça. » adjuge Rufus à voix haute.

« -Pardon ? » fait timidement la voix de Dean.

« -Il y a des fois où tu ne devrais pas intervenir, tu prends trop tes aises. Tu sais, je suis plutôt cool comme boss et d'ailleurs je ne suis pas ton boss mais tu es quand même sous ma responsabilité… Alors s'il te plaît évite de te faire tuer et bordel de Dieu évite de trop parler devant des témoins. Et laisse ce pauvre Novak respirer. »

« -D'accord. » répond-il simplement.

« -En revanche je te fais confiance sur une chose. On a pas de psys pour ça et toi et moi savons qu'ils ne servent à rien dans ce cas précis, alors fais-moi une faveur, dis-moi si mon agent va vraiment bien. »

Dean peut voir l'appréhension ronger le visage de cet homme sincèrement inquiet qui tente de paraître professionnel. Non Novak ne va pas bien. Mais il ne peut pas aller bien, personne ne peut aller bien un fois la route de Lucifer croisée. Alors non il ne va pas bien mais oui il s'en sort bien. Bien mieux que ce que Dean croyait lorsqu'il a appris les détails de l'affaire. Maintenant qu'il a rencontré l'homme Novak ça va beaucoup mieux, il est rassuré.

« -L'agent Novak s'en sort très bien, comme je l'ai dit précédemment. » confirme le barman.

« -Parfait… Est-ce que tu peux veiller à ce qu'il aille toujours bien ? »

On ne l'a pas engagé pour être psy mais consultant remarque Dean pour lui-même. Mais il s'est juré qu'il ne laisserait personne d'autre souffrir à cause de ce déchet de la nature qu'est Lucifer. Alors oui il va veiller à ce que Novak ne leur claque pas dans les pattes. De toute façon il est le seul en mesure de le faire alors il le doit. C'est gravé dans le code de conduite que son père lui a légué : toujours tenir ses responsabilités.

« -Oui chef. » sourit Dean en coin.

Rufus ne peut s'empêcher de rire pour lui-même. Ça y est, il l'aime bien ce gamin avec son sens de l'humour et ce désir de prendre sa revanche sur celui qui lui a bouffé sa vie. Il n'avait pas prévu de bien l'aimer quand il bataillait avec Sam pour l'inclure dans l'affaire comme consultant, il voulait seulement s'en servir pour pister Lucifer, pour retrouver son agent. Et il s'en méfiait, doutait quelque peu de ses compétences mais il s'avère finalement qu'il leur est utile. Alors même si ça emmerde Rufus de l'admettre, il l'aime bien ce Dean et ça lui fait un gars de plus à paterner en plus de toute son équipe du FBI.

Quelques minutes plus tard, Novak sort de la douche propre comme un sou neuf, de nouveaux vêtements sur la peau. Il retrouve son supérieur en train de fureter dans des dossiers à la table de la cuisine et Dean fixant ses pieds, au même endroit. L'agent du FBI décide alors de s'isoler sur le canapé pour être tranquille ce qui ne marche pas tout à fait puisque Dean finit par le rejoindre.

« -Je pari que c'est le chef qui t'envoie voir comment ça va là haut. » murmure Novak pour ne pas que Rufus ne l'entende.

« -On ne peut rien te cacher. » sourit-il maladroitement.

« -Tu es consultant c'est ça ? Ils avaient déjà hésité à te contacter à l'époque, avant que je ne parte… » songe-t-il à haute voix.

« à l'époque »… Ça ne fait qu'un peu plus d'un moi que Novak est parti de son agence et pourtant tout lui semble si loin, remarque Dean. C'est triste, même si son jugement professionnel se semble pas altéré, sa perception du temps doit l'être.

« -Tu veux un conseil ? Prend ça. »

Dean tend à Novak un petit carnet vert foncé où se trouve un mini stylo dans la reliure.

« -C'est pas tout neuf mais ça peut aider. Chaque jour que tu passes avec lui, note tout ce que tu fais. Absolument tout. Si tu penses "Je n'aime pas la couleur noir." alors note-le aussitôt que tu l'as pensé. Comme ça s'il tente de te convaincre du contraire, regarde dans ce carnet et tu sauras. »

Novak a les yeux rivés sur ce petit calepin. C'est vrai qu'il n'a pas l'air neuf mais rien n'y est inscrit. Son regard se tourne vers l'homme face à lui et se maintient en suspend. Il ne peut décrocher ses yeux des siens, comme s'ils étaient ce à quoi il devait se raccrocher pour demeurer dans cette réalité.

« -Pourquoi tu te promènes avec ça ? » demande finalement le brun.

« -Au cas où si un jour je doute à nouveau de moi. » répond franchement le barman en détournant la tête.

« -Dean… ? »

« -Oui ? »

« -Merci. » souffle l'agent Novak en retrouvant le regard de Dean auquel il s'ancre à nouveau.

« -De… De rien. »murmure-t-il subjugué par la profondeur de ses yeux.

La porte s'ouvre, Sam arrive avec les tacos.

.~.

La journée s'est écoulée très rapidement. Après le déjeuné Novak est reparti dans la rue contre les conseils de Rufus qui voulait que son agent fasse une petite sieste réparatrice avant de s'en aller pour enlever ces saletés de cernes noires. Une accolade à son supérieur ainsi qu'à Sam, une poignée de main pour Dean ainsi qu'une promesse de revenir le lendemain midi pour s'assurer qu'il va bien et il est reparti.

L'après midi est passée en cherchant d'autres planques, Castiel étant incapable de dire à laquelle il l'emmène puisqu'il a toujours les yeux bandés et le fait tourner sur lui même avant de le mettre dans une voiture pour l'y emmener. Même pour en sortir il a les yeux bandés. Ils ont seulement un point de rendez-vous avec une heure précise à chaque fois qu'ils se quittent pour se retrouver une prochaine fois. Le seul indice qu'il ait c'est qu'il y a beaucoup de circulation automobiles autour ce qui n'aide pas énormément.

Dean a trouvé deux autres planques mais actuellement vides d'après lui. Il a rappelé Ellen pour lui dire que tout va bien mais qu'il prend congé pour une durée indéterminée ce qui ne la gêne pas le moins du monde puisqu'elle a toujours été très compréhensive.

Tous épuisés par leur longue marche en ville, ils mangent un morceau avant de se coucher en vitesse.

Mais Dean n'arrive pas à dormir. Il pense trop, se souvient trop.

Un ultime coup de poing et le voilà à terre.

« -Je t'en supplie, pardonne-moi. Par pitié dis-moi ce que j'ai fait de mal… » geint Dean au sol.

Un violent coup de pied dans le dos qui lui coupe instantanément la respiration. L'air… Il n'a plus d'air. Peut-être qu'il peut s'occuper l'esprit à compter en attendant qu'elle revienne ? 1, 2, 3, 4, 5… Plus d'air.

Des points noirs troublent sa vision, ses pensées se dissipent peu à peu.

« -Ne t'endors pas. »

Dean se prend une claque en pleine figure et sort de sa torpeur. Il ouvre grand les yeux, sa bouche prend une énorme inspiration et il se retrouve face à face avec lui. Des larmes dévalent ses propres joues. Mais qu'a-t-il fait de mal pour qu'il lui en veuille ?

Il n'a pas le temps d'y réfléchir plus qu'un coup de pied dans le ventre lui tombe dessus. Cette fois c'est une grande inspiration qu'il prend avant d'éclater en sanglot.

Il pleure de tout son être, de toute son âme. Il s'en veut, préférerait mourir que continuer de le décevoir. Il a honte de lui, de le mettre autant en colère. Tout est de sa faute. C'est de sa faute s'il est furieux. Un nouveau coup de pied, dans l'estomac cette fois. Dean se relève rapidement pour se mettre à quatre pattes, vomissant toutes ses tripes. C'est visqueux, acide, infâme.

« -Arrête, je t'en conjure, arrête. Je sais que tout est de ma faute. Pardon, pardon, pardon, pardon… » a bout de souffle et de larmes.

L'homme face à lui bouge un bras, Dean se protège le visage, rien ne se passe, la pièce et silencieuse.

Serait-ce fini… ?

Timidement, le jeune homme abaisse son bras afin de laisser le champ libre à ses yeux. Le visage apaisé, son vis-à-vis lui tend la main.

Toujours craintif, Dean la saisit et l'homme l'attire à lui pour le serrer dans ses bras.

La rédemption, il lui offre la rédemption.

« -Merci… » souffle l'adolescent avant d'éclater de nouveau en sanglot.

Il se laisse bercer par cet homme à qui il doit le pardon. Parce que tout est de sa faute. Il est coupable de l'avoir mis en colère. Lucifer est si bon qu'il lui accorde son pardon.

Dean est bien dans ses bras, tout est si calme, si chaleureux, plus rien d'autre que cette plénitude existe.

« -Tu m'aimes toujours ? » ose Dean.

« -Bien sûr. » en lui déposant un baiser sur le front.


J'espère que ce chapitre vous a plu.

A samedi si vous le voulez bien.

Bisou à vous~