Hey tout le monde !
Je ne vous remercierai jamais assez d'être présent pour lire cette histoire, ça me touche vraiment. Alors merci encore.
Bonne lecture~
Chapitre XI
« Laisse-moi partir »
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« Mal installé » est tout ce qui lui vient à l'esprit alors qu'il vient à peine de se réveiller.
Il a mal au dos. Son bras touche quelque chose de froid, du carrelage très sûrement. Sa main droite est levé pour il ne sait quelle raison. Dean essaie de la baisser mais rien n'y fait, elle refuse de descendre.
Il tourne la tête sur le côté et lorsque qu'il ouvre enfin les yeux c'est pour découvrir un sandwich au beurre de cacahuète avec un papier sur lequel il est seulement écrit « Désolé. ».
Désolé ? Mais de quoi ?
Une douleur vive se fait sentir dans sa boîte crânienne alors, dans un réflexe, il tente de porter sa main droite à sa tête mais impossible de la faire bouger, quelque chose la retient toujours. Il lève les yeux pour découvrir avec stupéfaction qu'à son poignet se trouve une paire de menotte qui le rattache à un radiateur.
Bordel de merde, qu'est-ce que c'est que ce nouveau merdier se demande-t-il.
Et oh putain de merde, ça y est il se souvient. Sam lui a mis une de ces mandales… Pour visiblement le retenir ici, dans la salle de bain du motel. Au moins il a encore les chiottes pour pisser et un sandwich avec « Désolé » écrit dessus. C'est déjà ça…
Ils n'ont pas voulu qu'il sorte. Pour sa sécurité probablement. Ils sont gonflés tout de même, ils auraient pu lui demander son avis… Ou tout simplement lui demander de ne pas sortir du motel… Mais après réflexion, ils devaient savoir qu'il ne les aurait pas écouté, pour changer. Ils ne sont pas idiots, Dean aurait trouvé un moyen de venir, pour sûr.
Alors il ne leur en veut pas vraiment. Il sait qu'au fond Sam a seulement voulu le protéger. Mais protéger de quoi ? De Lucifer ? Très peu pour lui, il est déjà mentalement préparé à tout. Et puis merde, c'est lui l'aîné, c'est à lui de protéger son petit frère coûte que coûte, quoi qu'il arrive.
Il est sorti de son introspection par des fourmillements qui lui picotent les doigts, le sang ne circulant pas assez dans son bras. Dean se lève et remue ses mains pour tenter de réactiver sa circulation sanguine.
Ils ont eu raison de le menotter parce qu'il n'a qu'une envie : partir à la recherche de cet emplumé de Lucifer. Il tire sur son bras pour se libérer mais reste prisonnier. Dans un réflexe il tente de faire passer son pouce en dessous de l'anneau de fer mais rien n'y fait, ils ont dû prévoir le coup et l'ont bien serré. Les enfoirés… Sam ne le connaît que trop bien.
Ses yeux parcourent la pièce à la recherche de n'importe quoi, quelque chose pour briser ses chaînes mais rien.
Le radiateur est en fonte, peut-être qu'il peut réussir à le casser… Il tire son bras aussi fort qu'il peut jusqu'à se couper de nouveau la circulation mais ça ne marche pas. Il relâche finalement sa prise pour constater la marque qu'il s'est faite avec la menotte.
Il pourrait tout bêtement attendre le retour de son frère et de Rufus mais non. Non, il doit agir, ils l'ont mis sur cette enquête et doivent en assumer les conséquences. Dean veut absolument retrouver Lucifer, il doit l'empêcher de nuire. Et Castiel aussi, il doit faire en sorte qu'il aille bien.
« -Réfléchis Dean, réfléchis… » lâche-t-il à voix haute pour lui-même « La manière forte ne marche pas alors réfléchis. »
Il lève la tête vers le plafond, comme s'il attendait une réponse divine mais rien ne vient. Ses yeux se posent alors sur le mur auquel il se trouve raccroché pour y voir une lampe murale éteinte. Son regard fait de nouveau le tour de la pièce pour de nouveau se poser sur la lampe.
Et ça y est, ses méninges son activés à plein régime, il a une idée.
« -Oh putain, pas con mec. » se gratifie-t-il.
Il tire sur la lampe, dérochant du même coup les fils qui sont dans le mur et arrache totalement l'éclairage. Les fils suivent mais restent accrochés au mur. Il doit vraiment être désespéré pour en arriver à là, se dit-il pour lui-même avant de se mettre à ronger un fil pour pouvoir le couper, laissant bien entendu le fil rouge de côté parce qu'il n'est pas idiot et ne veut pas mourir connement électrocuté.
Après plusieurs minutes à se tuer les canines il réussit enfin son opération. Il dénude le fil sans trop de peine et effectue la même opération sur un autre pour ensuite se mettre à les tortiller d'une certaine manière, les enfonçant dans la serrure de la menotte.
Il fut un temps où il était un professionnel du crochetage de serrure. Un temps lointain. Un temps où il traînait encore avec le Diable lui-même. Et aujourd'hui c'est pour lui qu'il retombe dans l'art du crochetage.
Au bout de 10 bonnes minutes il réussit enfin à se libérer, enfin. Il s'est bien ramolli par rapport au temps où il lui fallait à peine deux minutes pour effectuer la même démarche.
Il prend le papier sur lequel son frère avait écrit un seul et unique mot pour le poser sur la table, bien en évidence.
Dean s'apprête à partir lorsqu'en voyant la petite feuille, il lui vient à l'esprit qu'elle lui paraît bien vide. Il cherche alors dans la poche de sa veste un crayon et note quelques mots supplémentaires.
Là c'est bon, il peut partir.
Et il s'en fout royalement de ce sur quoi il va tomber. Si tant est que ça soit sur une planque où sur un Lucifer embrigadeur. Clairement, il s'en fout. Peut-être même qu'il va tomber sur Sam et Rufus et va se faire engueuler mais il s'en fout. Il les engueulera en retour pour le sale coup qu'ils lui ont fait, même s'il sait que c'était pour sa sécurité. Et puis si ça se trouve il va tomber sur rien du tout et revenir bredouille. Mais il s'en fout aussi parce qu'au moins il aura essayé, au moins il n'aura pas laissé Castiel, ce brave soldat du FBI tout seul dans la merde.
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« -Alors dis-moi maintenant Cassie, ça va mieux ? »
« -Oui, merci. » répond Castiel, les yeux ému aux larmes, heureux de sentir la béatitude l'envahir.
Le Diable range tous ses instruments médicaux, jetant la seringue usagée plus loin dans la pièce.
« -Maintenant dis-moi, tu sais à qui tu appartiens ? »
« -A toi. » murmure-t-il faiblement, presque mécaniquement.
Il fait mouvement en avant, voulant prendre son tortionnaire dans ses bras mais il est entravé des mains. Elles sont enchaînées au poteau qui est derrière lui.
« -Je… Pourquoi je suis enchaîné des mains ? » demande-t-il perdu.
« -Pour ne pas que tu te blesses ou que tu me blesses. »
Castiel dévisage son interlocuteur. Pour quelle raison lui ferait-il du mal ? Jamais il ne pourrait faire une chose pareille, il en est sûr. Il continue de contempler l'homme qui lui fait face et découvre une tache sombre sur sa joue.
« -Qu'est-ce que tu as au visage ? »
« -Un bleu. Tu ne te souviens pas ? » l'interroge Lucifer qui semble conciliant.
« -Non. » répond-il honnêtement.
« -Tu m'as frappé. » annonce-t-il gravement, le regard rempli de reproches.
Frappé ? Il l'a frappé ? Il lui a fait du mal ? Comment a-t-il pu ? Il doit être vraiment mauvais pour faire preuve de tant de violence. A dire vrai, Castiel ne sait rien de lui-même dans l'état actuel des choses, il ne sait pas s'il est gentil ou méchant mais il doit probablement être un quelqu'un d'abominable et colérique s'il a frappé Lucifer. A moins que…
Peut-être qu'il n'est pas agressif en réalité, peut-être qu'il a seulement voulu se défendre. Oui, si ça se trouve Lucifer a voulu faire quelque chose qui ne lui plaisait pas et il l'a frappé dans l'unique but de se préserver lui-même. Ça serait possible qu'il ait voulu lui nuire.
Mais peu importe quelle hypothèse est la bonne si tant est qu'il y en ait une correcte, le fait est que s'il ne s'en souvient pas il ne peut que se référer au seul être présent dans cette pièce puisque si sa mémoire lui fait défaut c'est qu'il est défaillant et que par conséquent il ne peut pas se faire confiance. En revanche Lucifer a l'air d'être quelqu'un de confiance. Et sa présence le rassure.
« -Pardon… » prononce Castiel.
« -De quoi t'excuses-tu ? » demande son ami qui s'en va plus loin dans la pièce pour vaquer à ses occupations.
« -De t'avoir blesser. »
« -Effectivement, tu peux en être désolé. » lâche-t-il sèchement.
Une larme roule sur la joue du détenu. Il ne veut pas être quelqu'un de mauvais mais il l'est visiblement.
« -Pourquoi tu pleures ? » fait-il plus doucement en se rapprochant de lui.
« -Je fais le mal autour de moi, c'est bien ça ? »
Castiel baisse les yeux, pensant ne pas mériter le regarder de Lucifer. D'autres larmes coulent silencieusement, sa gorge se noue.
Son détenteur se met à genou près de lui et lui relève la tête pour qu'il s'ancre à son regard ou plutôt à lui. Pour qu'il ne puisse voir que lui, qu'il soit son seul et unique Dieu.
« -Je peux te faire devenir meilleur si tu le souhaites. » énonce calmement le Diable en essuyant ses larmes.
Le visage du damné passe de la tristesse à l'espoir.
« -S'il te plaît… » le supplie-t-il d'exhausser ses dires.
« -Nous verrons ça en temps voulu. »
Il se relève, prend sa veste et se dirige vers la porte.
« -Ne me laisse pas… » le conjure Castiel la voix vacillante.
« -Je n'en ai pas l'intention. Je vais juste voir où est-ce qu'on peut se faire approvisionner. » répond-il avant de fermer la porte.
Le bruit métallique de celle-ci résonne dans la pièce. Castiel est seul. Il se sent coupable mais ignore de quoi. La boule qu'il avait dans la gorge se transforme en sanglot qu'il laisse éclater. De toute manière personne n'est là pour le voir ou le juger.
Il demeure alors perdu dans sa solitude, n'arrivant pas à se concentrer, à faire le tri dans sa tête.
Il aimerait se souvenir de qui il est mais n'y parvient pas malgré tous ses efforts. Il sait seulement qu'il s'appelle Castiel et que son seul ami se nomme Lucifer. Il pense très probablement qu'il est un être détestable puisqu'il n'a qu'un ami et que celui-ci a dû l'enchaîner à cause de sa violence.
Entre deux sanglots il tente de se calmer en mordant légèrement sa lèvre inférieur mais ressent une vive douleur. Curieux de savoir ce pourquoi il a mal, il passe sa langue dessus. Un goût métallique, du sang. Lucifer a dû se défendre lorsqu'il l'a frappé. Oui c'est sûrement ça, il n'y a pas d'autres explications possibles.
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« -Tu regrettes ? » demande Rufus à son subordonné.
« -Non. » répond simplement Sam.
« -Alors pourquoi tu tires cette tête d'enterrement ? On a fait ce qu'il fallait. »
Sam soupire tout en continuant de sillonner les rues de Minneapolis. Ils vont mettre au moins quatre jours pour tout parcourir… Il est déjà épuisé et ses jambes sont sciées alors que ça ne fait que deux heures qu'ils marchent.
« -Ça m'embête c'est tout. Je n'aime pas le mettre sur la touche. Mais d'un autre côté je ne voulais pas qu'il vive tout ça. Ou plutôt qu'il le revive… C'est pour ça qu'il n'aurait jamais dû être sur mêlé à cette enquête. » débite le cadet des Winchester.
« -En ne lui parlant pas de l'enquête il aurait été totalement sur la touche. » constate le vieil agent « Toute cette histoire le touche de prêt, peut-être même de trop prêt, mais c'est la raison même de ce pourquoi il devait être des notre. »
« -Tu as toujours raison… » soupire-t-il de nouveau en regardant son supérieur, exaspéré par la véracité de sa phrase.
« -Eh oui Winchester, c'est pour ça que c'est moi le boss ici. »
Sam s'arrête de marcher un instant, ayant cru voir l'ombre de son frère dans la rue. Mais non, c'est seulement une impression… Il a bien serré les menottes pour que son frère ne puisse pas s'échapper, ça serait improbable qu'il circule librement, il psychote beaucoup trop.
Alors il continue de marcher à l'affût du moindre dealer, du moindre trident ou du moindre Lucifer qui peut traîner dans la rue.
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Dean continue sa route, ne sachant où aller réellement. Minneapolis est une ville gigantesque et Sam et Rufus savent peut-être comment repérer une planque grâce au petit trident gravé sur chacune de celle-ci mais ils ne savent pas exactement où chercher.
Et pour ça Dean doit penser comme Lucifer, raisonner comme lui le fait.
Il connaît ses petites manies, il connaît ses préférences et il connaît même son imprévisibilité. Sur ce coup là il est presque sûr de gagner contre le FBI. Alors il se dirige vers l'extérieur du centre-ville.
Il finit tout de même par se demander si tout ça ne lui monte pas trop à la tête, si il ne perd pas la raison à se fixer seulement sur cet objectif de trouver Lucifer.
Mais non, il est seulement déterminé à l'arrêter et à retirer Castiel de ses griffes dont il est prisonnier. C'est sa revanche sur tout, c'est lui contre le monde, lui contre le monstre.
Une cave attire son attention mais non, ça ne peut pas être ça. Elle est trop en évidence pour lui. Non, si jamais il veut vraiment le trouver il doit fouiller loin, très loin. Il est dans une cave, pour sûr mais elle est caché, elle est à l'intérieur d'une maison et non visible de l'extérieur.
Il lui faut plus de renseignement… Il doit savoir sur quelles maisons chercher le trident.
Dean lève la tête, croise le panneau « Hôtel de ville » et suit sa direction. Il faut savoir se montrer professionnel de temps à autre et ne pas partir tête baissée.
« -Bonjour, en quoi puis-je vous aider ? » demande une charmante jeune femme au guichet de la mairie.
« -Bonjour. Bela, c'est ça ? » note-il en lisant son badge « Alors en fait je voudrais emménager dans cette ville et pour être honnête, les agences immobilières ne me plaisent pas du tout, je préfère me renseigner à la source. »
Elle semble jauger avec attention l'homme qui lui fait face puis opine légèrement de la tête en souriant.
« -Je vois. Quels sont vos critères ? »
« -Je cherche une maison se situant vers l'extérieur du centre-ville possédant une cave intérieure. »
« -Et… C'est tout ? » demande-t-elle dubitative « Je veux dire, c'est votre seul critère, vous vous moquez du nombre de chambre, de salles de bains… ? »
« -Oui absolument, c'est tout. » lui sourit-il faussement « C'est pour… Conserver mon vin. Je suis un grand amateur. » tente-t-il de la convaincre alors qu'il n'en mène pas large.
« -Oh… Intéressant. » sourit-elle de façon avenante en pianotant sur son clavier « Heureusement que vous tombez sur moi au guichet, ma collègue vous aurait envoyé bouler… » l'air enjôleur.
« -J'ai de la chance à ce que je vois. » répond-il faussement intéressé.
« -Quel est votre nom ? » en appuyant sur une touche qui a pour effet de déclencher l'imprimante.
« -Dean. »
« -Très bien, Dean. » dit-elle en attrapant les feuilles qui sortent « Je vous ai fait sortir tous les logements inhabitées correspondants. Certains sont plutôt à l'abandon mais si vous êtes vraiment intéressé par l'un d'eux vous pouvez toujours insister auprès des propriétaires ou de la ville si elle nous appartient, la plupart du temps ça marchera, les gens ne veulent que se débarrasser de leurs biens. »
Elle se recoiffe quelques secondes, semblant avoir tout son temps pour séduire son public.
« -Il y a sur ces feuilles toutes les infos qu'il vous faut, le nombre de pièce, l'année de construction… » elle note quelque chose sur la première page « Et mon numéro. » conclut-elle en posant le petit dossier devant lui « Appelez-moi si vous avez besoin de renseignements. Où si vous ne savez pas où dormir en attendant d'emménager. J'ai un très grand lit, vous savez. » d'une voix languissante.
« -Je n'y manquerai pas. » déclare le barman en prenant les feuilles tout en lui lançant un clin d'œil avant de s'éclipser, heureux tout autant que dégoûté que son jeu d'acteur hétérosexuel ait marché.
Il s'empresse de feuilleter les pages et se fait piquer le doigt par un trombone.
Saleté, peste-t-il en l'arrachant du paquet pour l'enfourner dans la poche se sa veste, se concentrant sur les documents.
Ça y est, il sait immédiatement où se rendre.
Une maison battit en 1942 avec une grande cave. Sûrement un type qui pensait que la guerre allait tout anéantir et s'est créé de quoi vivre au sous-sol. Peut-être même que la salle a servie de salle de torture contre les nazis. En tout cas c'est parfait, Dean le sent bien et s'y rend sans plus tarder.
Il devrait appeler Sam pour lui dire ou au moins lui envoyer un message. Mais non, il n'en fait rien, trop absorbé par le fait qu'il a sûrement trouvé sa cachette.
Et tout ça semble facile, bien trop facile même… Cette possible planque lui tombe sous le nez bien trop facilement… Mais après tout c'est un rendez-vous, il le lui a dit lui-même. Lucifer doit savoir à quel point il connaît ses méthodes et il veut qu'il le retrouve, il l'a sous-entendu par ce « Rendez-vous à Minneapolis. », c'est un guet-apens…
Cependant il n'est pas dingue, il ne va pas entrer dans la maison sans rien dire. Non, il va seulement s'y rendre, vérifier que c'est bien la planque qu'il occupe et si tel est le cas il appellera Sam pour lui signaler puisque s'il le fait maintenant son frère va insister pour qu'il retourne bien sagement au motel.
Oui, il va appeler Sam, ils le rejoindront et ils aviseront tous ensemble.
Le barman s'arrête devant la maison en question, en quête d'un trident ou d'une marque quelconque de Lucifer sur la vieille bâtisse.
Rien.
Pourtant il ne s'est pas trompé, ce n'est pas possible…
Un trident ! Il finit par voir un trident gravé sur le bois de la porte, tout en bas de celle-ci.
Il sort son téléphone, cherche son frère dans ses contacts pour l'appeler, mais est interrompu avant même de l'avoir trouvé.
« -Salut Dean. T'en a mis du temps. » résonne comme un glas la voix de Lucifer.
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« -On fera mieux demain. »
« -Mouais. » grommelle Rufus en mettant la clé dans la serrure.
Le vieil agent entre et s'assoit lourdement sur son lit, épuisé par tant de marche. Il faut dire que ce n'est plus vraiment de son âge.
Il questionne du regard son subordonné qui reste visiblement stupéfait, dans l'entrebâillement de la porte.
« -Tu comptes coucher là ? » demande-t-il « Vas voir ton frère, il ne va pas être très content et je n'ai pas trop envie de me faire réprimander le premier. » ironise-t-il.
« -Non, Rufus, je ne peux pas. » dit-il l'air tétanisé en fixant quelque chose.
Son chef regarde alors dans la direction où les yeux de Sam semblent s'agiter pour y voir un bout de papier. Sa vision lui faisant défaut, il se lève, le prend dans sa main et lit.
« -Putain mais quel imbécile… » murmure le cadet, perdu « J'y retourne, je dois le retrouver. Il ne peut pas être bien loin. »
Sur le papier, en dessous du mot d'excuse de Sam est seulement écrit « Sammy, laisse-moi partir. ».
Je ne vous cache rien, les quatre prochains chapitres risquent d'avoir un rythme un peu plus effréné tout comme ils seront d'autant plus instructifs.
Promis après ces quatre là, vous aurez le droit au repos et à bien plus de sérénité.
On se retrouve la semaine prochaine si le cœur vous en dit.
Bisous~
