Hey !

Merci encore de votre présence après tous ces chapitres, ça me touche toujours autant.

Vous allez enfin pouvoir retrouver un peu Castiel et ne plus l'entrevoir entre certains passages...

Bonne lecture~


Chapitre XII

« Prise d'otage »

.

Dean reste pétrifié durant deux bonnes secondes son téléphone en main.

« -Tu voulais appeler quelqu'un ? » le nargue Lucifer.

« -Je… »

« -Tu quoi ? Je t'en pris, entre. » en ouvrant la porte d'entrée à l'aide d'un trousseau.

La fuite, il devrait prendre la fuite. Mais ses jambes refusent de lui obéir. Et quand bien même il partirait, il n'y a plus aucun doute, Castiel et là, juste là dans le sous-sol de cette maison. S'il part, qu'adviendra-t-il de lui ?

« -Si je rentre, je pourrai sortir ? » lourdement dubitatif.

« -Il faudra bien que tu sortes un jour, non ? » lance-t-il dans un demi-sourire.

« -Sortir librement, quand je le voudrai ? »

« -Je ne te promet rien. Mais je ne te laisse pas le choix de toute façon. »

« -Tu ne vas pas… ? » hésite-t-il en regardant s'il n'y a pas de témoins autours.

Dans cet endroit, à cette heure-ci, les rues sont désertes. Alors avant-même qu'il n'ait le temps de terminer sa phrase il se fait assommer.

.~.

La première chose que Dean ressent à son réveil est une douleur lancinante dans la nuque. La seconde est une main qui presse la sienne. Il pourrait presque sentir de l'anxiété émanant de ce toucher. Un pouce se trouve au creux de sa paume tandis que des doigts effleurent le reste de sa peau frénétiquement. A la recherche du détenteur de cette main qui taquine la sienne, il fait courir ses doigts sur celle-ci.

C'est rugueux et abîmé : Castiel.

Il relève doucement la tête afin de ménager son cou pour constater qu'il est en position assise, les jambes tendues devant lui.

« -Dean ? » résonne une voix rauque.

« -Ouais… »

« -Je ne pensais pas te voir ici. » lâche sérieusement Castiel.

« -Sans déconner. » lâche-t-il ironiquement, manquant presque d'étouffer un rire tant cette remarque est stupide « Tu vas bien ? »

« -Assez oui. » sincèrement « Et toi ? »

« -Au poil. Mais tu vas vraiment bien… ? » soucieux.

« -Dans l'état actuel des choses, oui. Tu es là, lui non et je n'ai presque plus un gramme de rien dans le sang alors oui. »

« -Je vois… Où est le maître de maison ? »

« -Parti chercher à manger. »

Les yeux de Dean scrutent la pièce. Une grande cave, comme prévu. Il y a même de quoi y vivre comme il se l'était imaginé. Castiel est dos à lui mais ils restent séparés par quelque chose.

Voulant savoir ce à quoi ils sont rattachés, les mains de Dean cherchent à se détacher de celles de l'agent pour tâter les horizons puisqu'il ne peut voir ce qui se trouve derrière lui. Mais Castiel résiste et ne le laisse pas s'échapper, resserrant même sa prise.

« -Cas, lâche-moi. » demande-t-il calmement

« -Non. »

« -Pourquoi ? » déconcerté.

« -Parce que tu es réel. Si je te touches, c'est que tu es réel. » déclare-t-il d'une voix hésitante.

« -Attends, t'es en train de me dire que je suis la réalité ? » demande Dean dubitatif.

« -Je crois que oui… Je suis plus lucide depuis que tu es à ce poteau et que j'ai tes mains. » avoue-y-il presque honteux.

Le barman sent quelque chose se fendre en lui à l'entente de ces mots. Castiel semble se raccrocher au peu de réalité qu'il lui reste, à la seule chose provenant de l'extérieur se trouvant dans cette pièce et il se trouve que c'est lui.

Il a intérêt à vite l'extirper de là avant qu'il ne perde pied, avant qu'il n'ait plus conscience de lui et de lui-même.

« -D'accord… Donc je ne te lâche pas. » le rassure-t-il « Par contre tu peux me dire ce à quoi on est raccroché ? »

« -A un pilier en béton, retenus par des chaînes. »

« -Et tu vois quoi de ton côté ? »

« -La porte. »

« -En quoi est-elle faite ? »

« -Du métal. De l'acier je pense. »

« -Mouais, ça ne nous aide pas tout ça… »

Dean se tait, réfléchissant à une issue, une façon de se tirer d'ici. Mais non, rien n'y fait, ils sont solidement attachés et quand bien même l'un d'eux réussirait à se libérer, il resterait l'obstacle de la porte métallique qui est très sûrement fermée… Ils sont vraiment faits comme des rats.

Les minutes passent longuement, leurs doigts sont à présent entrelacés. Aucun mot ne peut décrire réellement ce qui se passe dans la tête de Castiel mais Dean restera a ses côtés quoi qu'il arrive.

La porte s'ouvre, un nœud noue l'estomac du barman alors qu'il ne peut même pas voir le nouvel arrivant de l'angle où il est. Seul Castiel, rempli d'appréhension, serrant ses mains jusqu'à lui faire mal peut le voir. Une idée apparaît a Dean qui la met aussitôt en application.

« -Salut les garçons. Comment ça va Cassie ? » dit-il en s'avançant.

Seul le silence lui répond.

« -Pas de réponses ? Tant pis, tu verras tout à l'heure, tu seras sûrement plus bavard. » sous-entend le Diable « Comment se porte notre invité ? » continue-t-il en ayant fait le tour du pilier afin de voir Dean.

Il ne lui lance même pas un regard, semblant concentré sur un point dans le vide. Il est en réalité concentré sur ses mains, sur les gestes qu'il fait, ayant réussit à s'extraire un peu de l'emprise de Castiel pour décrire des formes du bout de ses doigts.

« NE_LUI_PARLE_PAS » a-t-il inscrit au creux de la main de l'agent.

Si Castiel lui parle il va pouvoir interagir avec lui, entrer dans sa caboche et foutre un bordel pas possible. Il sait que Castiel est tout autant solide que fragile, qu'il peut peut-être bien un peu lui résister mais personne ne peut le faire indéfiniment.

« -Allez les garçons… J'ai besoin qu'on me parle pour garder l'esprit saint et les idées malsaines… » lance-t-il malicieusement.

« VAIS_PAS_TENIR » répond Castiel de la même manière.

Eh merde, jure Dean intérieurement. S'il craque, s'il lui parle, il va vite le faire replonger, ne plus être maître de lui-même. Il doit trouver quelque chose, il doit distraire Lucifer pour ne pas perdre Castiel. Il doit dire quelque chose, n'importe quoi.

« -T'étais pas obligé de me faire tomber dans les pommes tu sais ? » fini par lâcher Dean narquoisement en songeant que c'est la deuxième fois de la journée qu'on lui fait ce coup-là.

« -Tu ne m'aurai pas suivi et prévenu tes petits amis du FBI. » dit-il en s'agenouillant face à lui, posant un sac de nourriture à terre « J'ai détruit ton téléphone, tu m'excuseras du geste mais on n'est jamais trop prudent. D'ailleurs j'ai pu constater que le petit Sammy était devenu un grand garçon. Tu peux être fier de toi Dean. »

« -Vas te faire foutre. »

« -Oh Dean, tu me blesses là. » en prenant un faux air outragé « Ce n'est pas comme ça que je t'ai éduqué. Au fait, comment se porte le vieux John ? »

Les yeux du Winchester deviennent aussi rond que des billes tant l'audace de son interlocuteur est absurde. Lucifer savait parfaitement que son paternel était mourant lorsqu'il l'a quitté. C'est de la provoque et Dean ne compte pas le laisser faire… Lui aussi a du répondant.

Alors il profite de la proximité qu'ils entretiennent pour rassembler le plus de salive qu'il peut et lui cracher à la figure.

« -Charmant. » répond simplement Lucifer après un moment en s'essuyant lentement d'un revers de manche « Il fut un temps où l'on avait une tout autre technique pour mélanger nos salives… » laisse-t-il entendre à demi-mot « Heureusement que Cassie est là pour me distraire maintenant… » en déportant brièvement sa tête pour jeter un œil à l'intéressé « Enfin… Il faut avouer que c'était tout de même toi ma plus belle réussite… » jouant une nostalgie surfaite.

A l'entente de ces mots Dean sent les doigts de Castiel glisser hors des siens comme pour le fuir, sûrement blessé de n'être que le second choix du Diable. Mais il ne le fuira pas, il est tout ce qu'il lui reste dans cette pièce alors le barman rattrape sa main et la presse pour lui signifier qu'il ne le laissera pas, qu'importe ce que Lucifer peut dire.

« NE _L'ÉCOUTE_PAS »

« -Dis-moi, c'est pour quoi cette petite réunion ? Pourquoi tu m'as fait venir ? Parce que soyons clair, c'était plutôt facile de te retrouver. » demande Dean.

« -Je voulais que tu viennes. D'ailleurs je ne pensais pas que tu étais assez idiot pour venir seul… Heureusement que j'ai assuré mes arrières pour la suite. Et tu sauras bientôt pourquoi tu es là et je peux t'assurer que tu ne seras pas déçu du voyage. »

Il se relève et fait le tour du poteau pour se retrouver face à un Castiel au visage rempli d'angoisse.

« -C'est l'heure de manger Cassie. » dit-il en déballant un sandwich.

« -Non… » d'une voix timide.

« -Oh il parle ! » sourit-il « Allez, ne te fais pas désirer, je sais que tu as faim. »

Sans plus de résistance Castiel mord dans le sandwich que Lucifer lui tend et mange en silence.

Vient ensuite le tour de Dean qui refuse catégoriquement de se faire nourrir de sa main, préférant ne pas s'alimenter.

« -Tu sais Dean, je t'affectionne toujours beaucoup. » avoue Lucifer en partant chercher une boîte en plastique tandis que l'intéressé lève les yeux au ciel, exaspéré « Mais le petit problème c'est que tu as changé. »

« -Tu comptes me faire le discours du méchant face au gentil ? » dans un sarcasme.

Il entend un petit ricanement émanant de son ravisseur suivi du son d'une boîte qu'on pose au sol, sûrement face à Castiel.

« -Perspicace… » note-t-il « Mais non… On fera ça plus tard ne t'en fait pas. Je fais juste un brin de causette. »

« -Non, non… » murmure Castiel en voyant son bourreau prendre le garrot.

« -Oh je t'en pris, arrête de faire comme si t'en avais pas envie ! Ça ira Cassie, tout ira mieux. »

D'un coup Dean sent l'appréhension monter en lui. Et si Lucifer lui réservait le même sort que Castiel ? Et s'il voulait le faire replonger lui aussi ?

L'agent serre la main de Dean encore plus fort lorsque l'aiguille s'enfonce dans sa chair. Castiel semble totalement affolé, redoutant la suite des événements, ne la connaissant que trop bien.

« CA_VA_ALLER » marque Dean dans sa main.

« DESOL »

Castiel n'a pas le temps d'achever son mot que Dean sent qu'il le perd, sa main chute, totalement détendu, sans plus aucune prise. Le barman la prend alors dans la sienne mais aucune réaction ne se fait sentir.

Dean sent la peur grimper en lui. Il a peur pour Castiel, il a peur de ce qu'il peut faire ou de ce qu'il peut lui faire.

« -Ne t'inquiète pas Dean, je ne vais pas te faire replonger dans l'oxy. Ça serait vraiment salaud de ma part. Et redondant aussi… Et puis j'ai besoin que tu sois bien réactif pour les prochaines heures… » déclare le Diable comme s'il avait lu dans les précédentes pensées de Dean qui sont à présent ailleurs.

« CAS? »

Aucune réponse.

« CAS? »

Peut-être qu'il dort déjà, peut-être que l'oxycodone l'a emporté loin, bien loin…

« -Encore… » supplie une voix léthargique.

« -Pardon ? » s'enquiert Lucifer étonné.

« -J'en veux plus. » affirme Castiel.

« -Mais enfin Cassie, si je t'en donne plus tu peux mourir, tu le sais. » répond simplement Lucifer d'une voix douce « Et personne dans cette pièce ne veut que tu meurs, surtout pas moi. »

« -Parce que tu m'aimes ? » demande la voix candide et anormalement lente de Castiel.

« CAS? » dessine le barman sur la peau de son ami.

« -Bien sûr que oui. Pourquoi tu crois que je te donne ta dose sinon ? Et toi tu m'aimes ? »

« -Je crois que oui… »

« -Vous allez me faire vomir. » crache Dean.

« JE_GÈRE_ENCORE » répond finalement l'agent du FBI avec quelques déformation de lettres.

Alors Dean se sent soulager, il sent qu'il n'a pas perdu Castiel, pas encore, qu'il doit seulement jouer la comédie, une triste et funeste comédie mais une comédie tout de même.

Du moins il le pensait jusqu'à ce que le brun tente de se défaire de ses mains, à son plus grand désarroi, sans qu'il ne comprenne pourquoi.

Parce que s'il s'en va, si ses doigts le quittent, Castiel ne sera plus dans la réalité, il ne sera plus avec lui. Alors Dean essaie de le récupérer mais sent bien qu'il est en train de perdre une bataille ou plutôt même un soldat, son unique soldat.

Putain de bordel de merde…

« -Un problème ? » demande Lucifer à son ami.

« -Il m'embête avec ses mains. » répond-il honnêtement face à la plus grande incompréhension du barman.

Lucifer se déplace pour constater que Dean s'agrippe fermement à lui.

« -Oh c'est mignon, tu lui tiens sa petite mimine. » dit-il d'un ton mielleux « Maintenant arrêtes ça tu veux ? » reprend fermement le Diable.

« -Non. » fait Dean sur le même ton en serrant de toute ses forces ce qu'il peut de Castiel.

« -Non ? » reprend-il en haussant les sourcils « Tu veux quand même pas que je te coupe la main ? » avec un sourire mauvais.

« -Tu ne le feras pas. »

« -Pas faux. » avoue-t-il « Par contre je peux te l'enlever. »

Lucifer sort un trousseau de clé de la poche de sa veste, détache Castiel et l'aide à se relever.

Et Dean panique parce que Castiel est loin de lui maintenant, loin de ses mains, de sa réalité.

Il se tient maintenant debout, à côté de Lucifer, face à Dean.

Libre, Castiel est enfin libre de ses membres. Certes, il est loin d'être en pleine possession de ses moyens, très loin, se sentant légèrement vaciller sur ses jambes et engourdi de partout mais il aimerait essayer de les tirer de là, de sortir d'ici avant que les choses ne dégénèrent. Parce qu'il n'est plus seul maintenant, il y a Dean aussi et que Dean n'est, au fond, qu'un civil, un innocent, et qu'il ne doit pas être blessé. De plus, ils savent maintenant où sont les clés pour se libérer, il ne leur reste plus qu'à se débarrasser de lui.

Alors maladroitement, Castiel lance un clin d'œil au barman juste avant de faire partir de façon fulgurante son poing en plein dans la figure de leur détenteur.

Mais malheureusement il manque de force, bien amoindri par son état physique, et ne parvient seulement qu'à l'expulser un pas en arrière.

L'espace d'un instant Dean est soulagé de voir que son ami résiste malgré tout, que son mental est toujours bel et bien présent, bien qu'oscillant. Mais il se doute aussi que cette trahison ne va pas plaire à leur bourreau, loin de là, et que la vengeance peut être terrible.

« -Quoi ? C'est tout… ? » demande-t-il finalement face aux visages décomposés de ses proies devant l'échec de cette tentative « Espèce de petit con ! » rajoute seulement Lucifer avant de le prendre par le bras.

L'agent n'est pas assez solide pour se défendre alors il se contente seulement de lui lancer un regard de défiance. Son bourreau le mène par terre, au mur qui se trouve en face de Dean et l'attache à une paire de menottes murale, datant sûrement de la guerre.

« -T'en voulais vraiment encore ? Eh bien tu vas être servi. » sourit-il malicieusement.

« -Non ! » hurle Dean sous le regard interrogateur de son tortionnaire « Je t'en pris, non. »

« -Toi la ferme si tu ne veux pas devenir un camé comme lui. » le somme-t-il en ramenant ses instruments pour faire opérer sa magie sur Castiel.

Deux interminables minutes passent où Dean ne voit rien d'autre que Lucifer, de dos, de sorte qu'il ne peut voir Castiel dont il a vu le sommet du crâne d'affaisser après sa seconde injection.

« -T'es toujours de notre monde Cassie ? » finit-il par demander avec cette légère douceur dont il fait preuve avec lui.

« -Oui. » semblant hébété.

« -Dis-moi, pourquoi tu as tenté de me fuir ? » avec patience.

« -Dean est gentil. C'est tout ce que je sais. » répond simplement l'agent sous couverture en perdant de vue qui il est pour sombrer à nouveau.

Lucifer soupire et lance un regard mauvais à son ancien amant.

« -Regarde ce que tu lui as fait, tu me l'as avili ! » lui lance-t-il en se tournant vers lui.

Et Dean peut enfin le voir le regard de Castiel qui s'emplit soudainement de crainte. Mais ce n'est pas la crainte habituelle qu'il a de penser que Lucifer peut lui faire du mal, non. Ce que Dean y perçoit c'est de l'inquiétude, la peur d'avoir fait quelque chose de mal, quelque chose qu'il se reproche.

« -Pardon mais je… Je t'ai fait mal ? » demande tout à coup Castiel.

Le Winchester est pris de frayeur en entendant cette phrase. S'il demande ça c'est qu'il s'inquiète pour lui et s'il s'en inquiète ça signifie qu'il a de l'emprise sur lui.

« -Non… Ne t'en fait pas pour ça. » en se retournant vers sa proie.

« -Je suis désolé tu sais… » avec honnêteté.

« -Je n'en doute pas. »

Salaud, jure intérieurement Dean, impuissant. Il a finalement beaucoup plus d'emprise sur Castiel qu'il ne le pensait. L'agent peut changer du tout au tout de comportement, passant du côté de la justice à celui de Lucifer.

Et bon sang, comment vont-ils se sortir de là ? Quels sont les foutus projets de Lucifer ? Dean n'aspire qu'à une chose : que son frère et Rufus les retrouvent.

Si seulement ils avaient cherché cette foutue planque ensemble…

.~.

Sam claque la porte du motel.

Rufus a l'habitude de toujours voir une certaine anxiété planer sur le visage de son agent mais à ce moment précis c'est une angoisse profonde qui tire ses traits.

« -T'as rien du tout ? » demande-t-il.

« -Rien. Rien, putain de merde ! » s'énerve le cadet « Et cet abruti ne répond même pas sur son portable ! D'ailleurs il n'a plus de portable, il n'est même plus traçable. Et j'ai essayé si tu savais… »

« -Eh, calme-toi Winchester. » conseille Rufus en posant une main sur son épaule, peu habitué à l'entendre jurer.

« -Que je me calme ? Tu te fous de moi j'espère ? J'ai perdu mon coéquipier et maintenant mon frère ! Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Pourquoi est-ce qu'ils se barrent tous ? » hurle-t-il en faisant les cents pas dans la pièce.

« -Je ne te demande pas d'être zen mais simplement de te calmer. Rien ne sert de s'énerver plus si ce n'est à se mélanger les idées. Assieds-toi une minute et respire. » fait le vieil agent en appuyant ses mains sur ses épaules pour le forcer à s'asseoir sur un lit « Il est minuit passé, on ferai mieux de dormir tu ne crois pas ? Tu carbures à la fatigue et ça ce n'est pas bon. J'ai demandé à l'agence les derniers déplacements de son téléphone mais il n'y a plus grand monde à cette heure-ci alors on aura ça demain matin. Mais en attendant il faut se reposer, ok ? »

« -Ok… » grommelle-t-il, sachant que son supérieur a raison.

Une minute silencieuse passe, laissant le temps à Sam de reprendre ses esprits.

« -Pourquoi il veut jouer les héros comme ça, Rufus ? Pourquoi ? »

« -Parce que c'est dans vos gênes à tous les deux, tout simplement. »


On se retrouve la semaine prochaine si vous le voulez bien.

En attendant bonne année.

Bisous~