Hey tout le monde !
Merci encore de vos retours sur cette fic ou même de me suivre. Vous m'offrez vraiment un bonheur sans nom.
Et je dois vous avouer que, originellement, ce chapitre là était l'avant-dernier. Mais vos mots et vos réflexions sur cette fic m'ont réellement poussés à la faire avancer plus encore et exploiter certaines part qui ont pu rester dans l'ombre. Alors il restera encore quelques chapitres à publier après le prochain chapitre, deux pour l'instant.
Bonne lecture~
Chapitre XX
« Portrait de famille »
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« -Trois, deux, un… Oh putain je l'ai. »
Dean soulève lourdement la boîte de vitesse tout entière et la pose sur une table avec l'aide de Bobby et Rufus. Sam tend un torchon déjà sale à son frère afin qu'il puisse s'essuyer les mains du mieux qu'il peut.
Aucun mot ne fut plus échangé à propos de l'enquête, tout étant déjà dit, n'ayant plus rien à ajouter à propos de cette affaire. Pour l'instant tout du moins. Aussitôt terminé, après un silence pesant, Dean a proposé à Rufus si ça le tentait d'aller faire un brin de bricolage sur la Continental et celui-ci a approuvé. Sam et Castiel ont suivi le mouvement, le cadet aidant, l'ancien agent aussi lorsqu'il le peut. Puis Bobby est revenu pour apporter son soutien dans cette quête à l'impossible qui consiste à refaire marcher cette vieille guimbarde.
« -Vous avez oublié de manger. » constate platement Jessica qui arrive auprès de tous avec un pack de bière et des chips.
« -Si on se dépêche on peut la finir aujourd'hui. » répond simplement Sam « Et merci Jess, t'es la meilleure. » en effleurant à peine ses lèves des siennes.
« -Oh vous les mecs avec vos voitures. » faussement agacée avec un large sourire « T'as déjà remarqué qu'elle était assortie à ton trench Castiel ? »
« -C'est possible oui. » ne répondant pas réellement à sa question.
Jessica décapsule toutes les bouteilles et les fait circuler. Même Castiel en prend une, chassant son refus habituel de boire de l'alcool.
« -Il vous reste quoi à faire ? » demande la blonde avant de boire le tiers de sa bière.
« -Là on fait la boîte, après le parallélisme et ça sera tout. » répond Bobby.
« -Mmh… » jauge-t-elle, ayant appris au fil des ans le jargon mécanique des voitures auprès de cette famille « Au fait Dean, Ellen a appelé et elle te laisse ta journée. »
« -Elle t'a dit pourquoi ? » en regardant l'heure à la montre de son frère, constatant qu'il devait normalement reprendre du service dans une heure.
« -Oui. Elle a dit, je cite "Qu'il finisse sa foutue bagnole et arrête de me bassiner avec ça". » en souriant largement.
« -Oh… C'est gentil. Enfin j'crois. » prononce le barman.
« -Ah et aussi, elle s'invite à venir manger ici ce soir avec Jo parce que ça fait trois mois que tu lui promets d'aller au resto et que tu repousses. » lâche-t-elle l'air mesquin à l'égard de Bobby qui devient cramoisi.
Sam et Dean se regardent d'un air complice. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas s'apercevoir qu'il se passe quelque chose entre Ellen et Bobby. Le vieux mécano essuie d'un revers de main son front avant de s'empourprer d'avantage lorsqu'il croise le regard de Rufus.
« -Je ne juge pas moi. » répond simplement le chef de brigade, paraissant réellement neutre mais riant doucement intérieurement.
« -Tu… Tu lui as dit qu'on avait déjà pas mal de monde ? » articule-t-il après un long silence.
« -Elle m'a dit très précisément qu'elle s'en tapait et qu'elle arriverait à 16 heures pétantes parce que tu ne sais pas cuisiner et qu'il faut toujours tout faire à ta place. » en masquant son amusement face à la gêne grandissante de Bobby au fur et à mesure qu'elle parle.
« -Ok… » souffle-t-il désabusé par l'exposition publique de sa vie qu'il pensait privée.
« -Il y a quelqu'un pour garder le bar ? » s'enquiert Dean.
« -Je ne crois pas non. »
« -T'as fini tes commissions ? » s'amuse Sam.
« -Oui. » en avalant le deuxième tiers de sa bière.
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Castiel a quitté le trench-coat, dénoué sa cravate, remonté ses manches et déboutonné les deux premiers boutons de sa chemise tant la chaleur est insoutenable. Le soleil est écrasant en ce milieu d'après-midi et pourtant les mécaniciens -de profession ou non- s'acharnent sur cette magnifique carcasse.
Une silhouette féminine, au loin, court à vive allure vers eux suivi de deux autres qui marchent tranquillement.
« -T'as le feu au cul Jo ? » sourit Dean.
Elle se tourne pour vérifier par elle-même si des flammes n'ont pas envahies son postérieur sous le regard rieur du barman.
« -Non. » adjuge-t-elle en souriant « Ma mère pense que j'ai couru parce que je suis déjantée et que j'avais envie de voir Castiel. Salut Castiel. » s'empresse-t-elle de rajouter à son égard en ne lui laissant pas le temps de répondre « Mais en vérité je suis là pour dire à Bobby de l'emmener au resto dans la semaine sinon je pense qu'elle va devenir une vraie furie. Et entre nous Bobby, ni toi, ni moi ne voulons vivre ça. » en le prenant à parti, les joues de celui-ci virant au rouge « Oh et bonjour à vous Monsieur FBI, on ne s'est pas présenté la dernière fois, je suis Jo et vous ? » en tendant sa main pour la lui serrer.
« -Rufus. » en la lui serrant, souriant légèrement à ce petit bout de femme qui semble être une véritable boule d'énergie.
« -Dean je crois que la voiture fuit. » remarque Castiel en pointant du doigt un liquide couleur rouille qui s'échappe à toute vitesse au sol.
« -Bordel… » lâche-t-il en se retournant vers celle-ci « Le liquide de frein… » peste-t-il.
Jo se retourne vers le brun avec un grand sourire en entendant pour la première fois le son véritable de sa voix.
« -Comment ça va Cas ? » en laissant les autres s'occuper à nouveau de la voiture.
« -Bien. Et toi ? »
« -Très bien. Dis on t'as déjà dit que t'avais vraiment des beaux yeux ? » note-t-elle en souriant.
« -C'est arrivé, oui. » ricanant légèrement de cette subite remarque.
La blonde sourit discrètement lorsqu'elle perçoit du coin de l'œil Dean la fusiller du regard à ce compliment.
Et chacun bataille plusieurs longue minutes contre cette pauvre Continental afin de réparer le contenant du liquide de frein. Après cette lutte acharnée, Dean, le plus souillé par cette interminable lutte, s'en va se laver les mains auprès d'un petit lavabo extérieur, loin des regards.
Ses pensées sont bien occupées et pas seulement par cette voiture qu'il veut à tout prix réparer. Il se demande si Castiel, lui, est réellement réparé, si cela est véritablement possible.
Lui-même a mis des années à s'en remettre, voire toute une décennie et bien qu'il ait conscience que les circonstances ne soient pas les mêmes, tout cela doit rester dur, terriblement dur pour lui. Son cerveau l'a trahi, il s'est laissé guider par lui, il a perdu par moment sa propre identité, il ne se reconnaissait pas lui-même comme étant Castiel Novak mais comme étant seulement sien. Il s'est laissé marquer, il a réussi son but, quand bien même Castiel le voulait pour sa mission.
Et Dean est certain que Castiel ne s'en est pas encore remis totalement de ses blessures et il n'y a aucune certitude qu'il le soit un jour.
Il observe ses mains, le cambouis se mêlant à l'eau clair qui devient souillée et noirâtre. Castiel est cette eau pure et Nick le cambouis, cette crasse qui s'accroche à notre peau et peut nous marquer si jamais elle atteint nos vêtements…
Il se perd dans la contemplation de cette eau sale qui s'éclaircit à mesure que ses mains deviennent propre, que la souillure les quitte.
Il relève finalement les yeux et sursaute lorsqu'il voit cette masse derrière lui, à travers le miroir.
« -Putain Cas… Tu m'as fait peur. » laisse-t-il échapper.
« -Pardon. » en le regardant droit dans le miroir.
« -Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Dean est gêné de cette proximité. Castiel n'est qu'à une trentaine de centimètres de son propre corps, il peut même sentir son souffle dans son cou qui s'accroche et rafraîchit la sueur qui a commencé à perler sur sa nuque.
« -Nous devons parler. »
« -Je sais… » soupire-t-il.
Dean saisit une serviette pour s'essuyer les mains et se retourne pour faire face à ce visage qui est trop près, bien trop près de lui. Il sent ses joues s'empourprer, son cœur s'accélérer, tout son système se mettre en alerte.
« -Mais pas maintenant. » en s'extrayant de la situation, glissant sur le côté afin de se soustraire à lui.
« -Quand alors ? » en regardant Dean reposer son essuie-main.
« -Je… J'en sais rien. » avoue-t-il « Plus tard, tu veux ? » en détournant les yeux, sentant son cœur s'épuiser à cogner trop fort dans sa poitrine.
« -Dean attends. » en saisissant son avant bras alors que celui-ci allait fuir.
Castiel prend la petite serviette et essuie la joue de Dean qui est couverte de cambouis. Le barman en reste pantois.
Non seulement il avait été tellement distrait par ses pensées qu'il ne s'était pas aperçu en regardant dans le miroir qu'il était sale mais retrouver le contact de la peau de Castiel sur la sienne le fait brûler de l'intérieur.
L'ancien agent reste sérieux, concentré sur sa tâche ce qui fiche d'autant plus le désordre dans les ressentis de Dean. S'il savait tout ce que le contact avec de peau a pour effet sur lui…
Et ses yeux, figés sur sa joue, ces yeux si bleus… Le Winchester pourrait presque croire qu'ils ne fixent pas sa joue en vérité mais ses lèvres.
Castiel repose finalement la serviette, lâche le poignet du barman et le regarde curieusement.
« -Ça va Dean ? »
« -Oui. » fulmine-t-il après quelques secondes de latence avant de se dépêcher de retrouver la voiture.
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Les heures passent pendant que Castiel reste au côté de Jo et Jessica, Ellen étant partie à la cuisine. L'ancien agent reste toujours un peu à l'écart, aidant parfois les garçons qui sont déjà trop nombreux pour le travail à faire.
Durant un petit instant, Jessica s'absente pour aller parler plus loin à Sam, à l'abri des regards. Elle revient tout sourire, comme à son habitude, plongeant inhabituellement sa main dans la poche de son pantalon.
Un dialogue interminable s'en suit entre les hommes avant qu'ils ne viennent à établir un fait d'un commun accord.
« -C'est fini. Tout ce bordel est fini. » sourit finalement Bobby en se tournant vers les quatre autres.
« -Parfait… Il est 20 heures et le dîner est prêt depuis une heure. » déclare Ellen qui arrive en regardant à sa montre « Vous voulez une médaille ? » ironise-t-elle.
« -Non mais une photo oui. » annonce le vieux mécano.
Quelques minutes plus tard il revient avec un vieil appareil photo à pied au plus grand désespoir de Dean.
« -On aurait pas pu prendre ça avec un téléphone, tout simplement ? » marmonne le barman.
« -Non. Ça c'est vraiment authentique, comme cette caisse. » répond-il en positionnant l'appareil tandis que les autres se regroupent auprès du véhicule « Ok… Vous êtes prêts ? »
« -Vas y. » fait Sam.
Minuterie enclenchée, Bobby s'empresse de les rejoindre. Cinq, quatre…
Dean sent une main frôler la sienne. Une main en quête de contact et d'apaisement. Il la touche du bout des doigts, tentant de la rassurer mais elle reste distante, comme si elle attendait qu'on la prenne et non que ce geste vienne d'elle-même. Alors Dean envoie balader ses réticences et la saisit plus franchement. Et il sourit lorsqu'il sent enfin la main de Castiel serrer la sienne tout en pestant en se disant qu'avec cette chaleur, la sienne doit être moite.
Trois, deux, un, flash.
Tous se détendent et se décollent les uns des autres. Tous sauf Dean et Castiel qui restent soudés. Bobby prend la photo qui sort doucement de l'appareil et la regarde. Tout ce petit monde vient s'accoler à lui pour mieux la voir.
En fond on peut voir cette vieille Lincoln caché par un troupeau de personne. De gauche à droite on il y a Rufus qui passe un bras paternel autour des épaules de Sam qui lui, encercle une Jessica souriante, la main de son homme retombant sur son ventre. A côté se trouve Castiel et n'importe quel œil non avisé peut constater que ses doigts sont liés à ceux de Dean qui garde précieusement son autre main sur l'épaule de Jo qui regarde fixement l'objectif, sa mère à sa gauche, blottie contre Bobby.
« -Attends… Jess… Tu es… T'as… » bégaie inhabituellement Jo.
L'autre blonde sourit largement.
« -Oui. » lui répond-elle.
« -Oh putain mais c'est trop génial ! » s'écrie la plus jeune en sautant sur place avant de se jeter dans les bras de la plus grande.
« -Joanna Beth Harvelle surveille ton lang… Putain de merde… » lâche finalement Ellen un sourire plaqué aux lèvres.
« -Bordel de Dieu… » fait Rufus en reportant ses yeux sur la photo « Félicitation mon grand. » sourit-il à son tour en donnant une tape amical à Sam.
« -Je peux savoir ce qu'il se passe ? » finit par prononcer Dean, abasourdi par tant de joie et de jurons inexpliqués.
« -Là, regarde. » explique Castiel en pointant un détail du bout du doigt.
Rien de bien impressionnant à première vue avec la qualité du polaroid. Cependant on peut voir que Jessica pose sa main sur le bras qui l'entoure et qu'à cette main se trouve… Une bague ? Il y a une bague à l'annulaire de Jessica. Ce qui veut dire que…
« -Mon petit frère… » en tournant les yeux vers Sam « Mon petit frère a épousé ma belle-sœur. » lâche-t-il distraitement, ne pouvant empêcher un sourire d'envahir ses lèvres face à la joie se lisant dans les yeux de son cadet.
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« -C'est une blague Jess ? Non mais Sammy, ne me dis pas qu'elle porte la culotte à ce point ? » entre l'étonnement et l'amusement en enfournant des petits pois dans sa bouche.
« -Écoute Dean, j'allais le faire. C'est juste que… »
« -Qu'il allait mettre une éternité à le faire. » poursuit Jessica devant toute la tablée.
« -Je vois tellement ce que tu veux dire. » ricane Ellen afin de charrier Bobby.
« -Mais expliquez, comment ça s'est passé ? » renchérit Jo dévoilant son côté fleur bleu secret.
« -Tout à l'heure quand je l'ai pris à part… » commence le blonde.
« -Elle s'est mise à genoux devant moi avec la boîte de la bague que je cachais toujours dans ma veste et m'a dit… »
« -Chéri je veux t'épouser. » achève-t-elle avec un grand sourire.
Silence. Tout le monde ne peut s'empêcher de sourire.
Bobby et Rufus posent simplement leurs yeux paternels sur le cadet des Winchester, Jo et Ellen sont tout bonnement heureuse pour eux, Castiel sourit doucement à l'idée que la vie de Sam suive sa continuité et qu'il ne sombre pas comme la plupart des agents. Dean quant à lui éprouve une fierté sans nom de voir que son petit frère a bien grandi et est maintenant un homme.
Mais surtout tous sourient parce que ce couple se complète à la perfection avec un Sam qui même après des années de vie commune avec sa fiancée reste timide face aux autres et une Jessica qui sait prendre des initiatives lorsque celui-ci ne l'ose pas.
« -Ça ne m'étonne pas de vous. » finit par souffler Ellen.
Et ça ne l'étonne réellement pas. Elle les connaît, elle connaît Sam aussi bien qu'une mère connaîtrait son fils. Quant à Jessica, elle ont développé cette certaine complicité qui leur est propre dès le jour où elles se sont rencontrées.
« -Cas tu me passes le pain s'il te plaît. » demande soudainement Jo, toujours une risette au bord des lèvres en songeant qu'elle sera sûrement demoiselle d'honneur.
Et cela n'échappe à personne que Dean fusille sa petite sœur de cœur du regard, comme si elle venait de commettre une énormité, qu'elle n'avait pas le droit d'adresser la parole à l'intéressé. Mais Castiel s'exécute malgré tout, bien qu'il ne saisisse pas ce que Dean semble reprocher à Jo qui se rétracte au fond de sa chaise, se sentant menacée par le regard noir du barman.
Le Winchester relève les yeux vers la tablée et tombe sur le regard de Jessica qui le considère d'une étrange manière, un sourire énigmatique comme elle en a si souvent au bord des lèvres. Il l'interroge du regard mais elle hausse seulement les sourcils pour détourner finalement son attention sur autre chose, ne lui répondant nullement.
Mais il sent que quelque chose pèse sur lui, que ce regard masque quelque chose qu'il ne parvient pas à comprendre. Alors il doit lui demander.
« -Jess, tu viens m'aider à couper la tarte ? » lance-t-il à son égard pour l'isoler.
« -Si tu y tiens. »
Elle se lève, lasse tout autant qu'amusée du fait que Dean ne comprenne rien à rien, marchant en direction de la cuisine.
« -C'est quoi ce regard, tu me caches un truc ? Tu nous caches un truc ? Non… Me dis pas que t'es enceinte ? » monologue-t-il.
La blonde éclate franchement de rire face à l'incapacité de son futur beau-frère à comprendre l'impact de ses propres réactions.
« -Non Dean, je ne suis pas enceinte. C'est juste que… C'est quoi ton problème sérieux ? »
« -Mon problème ? » répète-t-il incrédule.
« -Tu te fiches de moi ? » en souriant avec indulgence face à cet homme qu'elle sait être réservé lorsqu'il s'agit de ses ressentis « Avec Castiel. Pour te lancer avec lui. » s'explique-t-elle posément.
« Jess, c'est pas tes oignons. » plus sèchement qu'il ne le veut, sur la défensive.
« -Ce qui relève de votre vie privée n'est effectivement pas mes oignons Dean Winchester. » aussi sèchement que lui « Mais à partir du moment où tu le bouffes des yeux toute la journée devant nous et où tu nous abois dessus quand on l'approche, ce sont nos oignons. Cette pauvre Jo a bien le droit de parler avec Castiel non ? Alors dis-moi que tu vas sérieusement y réfléchir parce cette tension que tu laisses planer entre vous va finir par nous tuer tous. Arrête de vouloir marquer ton territoire et prend-le, tout simplement. » lâche-t-elle fermement tout en gardant sa douceur naturelle.
Dean reste soufflé par les paroles de la jeune femme.
Jessica a toujours cet effet là sur lui, elle, son mètre quatre-vingt et son franc-parler. Et il la connaît assez pour savoir qu'elle est de bon conseil et qu'elle dit vrai. Il n'avait seulement pas conscience qu'il agissait de la sorte, comme un idiot. Pour changer.
« -Je… Je suis désolé, je ne m'en rendais pas compte… »
« -Ce n'est rien Dean. » plus doucement « Mais maintenant dis-moi, qu'est-ce que tu attends ? »
Excellente question. Qu'est-ce qu'il peut bien attendre ? Ça aurait très bien pu être son rétablissement physique mais il semble aller bien de ce côté là… Il a aussi retrouvé la parole. Alors véritablement, Dean ne sait pas ce qu'il attend exactement. La seule chose dont il est certain, c'est qu'il crève de frousse à l'idée que tout puisse mal se passer.
« -Aurais-tu peur Winchester ? » s'enquiert-elle, amusée par son manque de réponse.
« -Je pense bien ouais… »
« -Peur de quoi ? »
Il se passe une main nerveuse dans les cheveux avant de s'adosser contre un mur.
« -J'en sais rien. Que tout se barre en couille. » soupire-t-il.
« -Ça ne se barrera pas en couille. En revanche si tu te ramollis autant mon vieux, c'est tes couilles qui vont se barrer. Tu deviens pire qu'une gonzesse. » se moque-t-elle.
Dean ne peut s'empêcher de rire avec tendresse face à ce petit bout de femme. Elle a entièrement raison, il doit agir et arrêter de repousser les choses. Il est temps qu'il les prenne enfin comme elles viennent et qu'il les accepte. Parce qu'il faut se rendre à l'évidence que les choses doivent changer comme elles tendent naturellement à le faire.
Alors ce soir, il va enfin porter ses couilles pour ne pas qu'elles se barrent.
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Je ne peux pas du tout vous promettre que je pourrai publier le chapitre suivant samedi prochain, j'ai des semaines assez chargées en ce moment. Donc je publierai le prochain chapitre très sûrement le samedi suivant.
Bisous~
