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Salut les gens ! J'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le troisième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira ! :D

N'hésitez pas à me laisser une reviews, pour me donner votre avis sur ce chapitre ! :)

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 3 : La maison dans les bois.

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PDV Externe

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Les enfants s'étaient endormi rapidement, même Timothée étonnement. Mathieu ne pleura pas sa femme, ce soir-là, mais il fut incapable de fermer les yeux, une peur et une angoisse bien trop grande lui tordant les tripes. L'angoisse de perdre ses fils.

Les autres personnalités non plus, ne fermèrent pas les yeux, ou du moins pas totalement. Elles aussi, avaient peur, et les souvenirs de leur séjour à l'asile les hantaient. Ils savaient que leurs ennemies étaient proches, qu'ils étaient tous en danger.

Les bagages pour le lendemain étaient prêts. Ils n'avaient pris que le strict nécessaire, ils ne devaient pas s'encombrer pour fuir. Le lendemain, ils devraient partir pour un autre endroit, une nouvelle ville ou un nouveau village. Encore. Ils ne savaient pas où ils iraient, mais ils ne pouvaient pas rester à Nantes.

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PDV Patron

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Les autres étaient dans leurs lits, en train de dormir. Enfin, à moitié. Moi je ne pouvais pas roupiller, pas avec tout ce qu'il se passait en ce moment, pas avec le danger qui nous guettait.

Mathieu était inconscient, totalement con, de ne pas avoir décidé de partir plus tôt. Nous aurions dû, selon moi, partir dès la veille. La fuite de Gabriel avait permis aux employés de l'asile de nous repérer, et je craignais fort qu'ils aient trouvé notre position. Même s'ils ne nous avaient pas suivis, il était fort probable qu'ils aient réussi à trouver notre maison. Plus le temps passait, plus ils se rapprochaient de nous.

Je soupirais et soufflais la fumée de ma clope. J'étais là, devant la fenêtre depuis déjà une heure ou plus, à guetter quelque chose d'anormal, à surveiller les environs pour être sûr de ne pas nous faire surprendre.

C'était mon devoir, mon boulot de surveiller ma famille. Parce qu'ils étaient trop con, qu'ils se pensaient en sécurité jusqu'au lendemain. Mais moi je savais que tout pouvait arriver, à n'importe quel moment. J'étais le plus fort, c'était mon devoir de les protéger.

Je soupirais et tournais la tête pour observer le salon. Ce vide, ce silence, alors que d'habitude cette pièce était pleine de vie. Moi ça ne me dérangeait pas, j'aimais la solitude.

Des bruits de moteur dans la nuit silencieuse me sortirent de mes pensées. Je sursautais et tournais la tête vers la fenêtre. A l'autre bout de la rue, plusieurs camionnettes blanches venaient de se garer. Des camionnettes de l'asile. Impossible pour moi de savoir combien il y en avait, mais j'estimais leur nombre à cinq ou six.

Ça y est, ce que je craignais était arrivé. Le docteur Frédérique nous avait retrouvés.

Aussitôt, je me levais et me précipitais à l'étage, pour réveiller les autres. Il fallait qu'on parte, au plus vite.

J'entrais précipitamment dans la chambre de mon créateur. Ce ne fut pas difficile pour moi de le réveiller, il ne dormait pas vraiment, comme j'avais pu m'y attendre. Je sautais presque sur lui et le secouais comme un prunier.

« DEBOUT, GAMIN ! ILS ONT RETROUVE NOTRE TRACE ! »

Mathieu comprit tout de suite de qui je parlais, je n'eus pas besoin de préciser. Il sortit de son lit et bondit sur ses pieds, l'air paniqué et le visage livide.

« Où ça ?!

-Dans la rue ! Ils seront là d'ici quelques instants ! »

Les autres durent se réveiller en m'entendant crier et en entendant notre agitation, car ils apparurent dans le couloir, l'air inquiet et ensommeillé.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda le Geek avec une moue boudeuse.

« Pas le temps de prendre vos affaires, vite ! Ils sont là ! Tous à la voiture ! »

Ce n'était pas vraiment une voiture, plus un van. Et même si rouler en van n'était pas vraiment discret, ça permettrait au moins à la petite famille de fuir. C'était le véhicule idéal pour neuf personnes.

Sans plus attendre, les personnalités, toutes aussi paniquées les unes que les autres, se précipitèrent dans le jardin par l'arrière de la maison, avant de monter dans la voiture.

Moi, j'allais me diriger vers la chambre des jumeaux, quand une poigne ferme me saisit l'épaule. Je me retournais et me retrouvais face à mon créateur. Ce dernier, le regard sévère, me lança :

« Va dans la voiture avec les autres et démarre ! On vous rejoint à l'autre bout de la rue !

-Tu es sur ?! »

Des coups violents résonnèrent dans la maison, provenant de l'entrée. Les types de l'asile étaient là, et ils essayaient d'enfoncer la porte. Mathieu me poussa en avant, plus paniqué que jamais, et m'ordonna :

« FAIS CE QUE JE TE DIS ! VITE ! »

Jamais il ne m'avait parlé sur ce ton, et je savais que je devais lui obéir. Alors, sans attendre plus longtemps, je sortais hors de la maison par la porte de derrière, et montais dans la voiture pour la démarrer. Mathieu avait intérêt à bouger son cul.

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PDV Mathieu

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Ce que je craignais s'était produit : le docteur Frédérique avait trouvé notre maison. Je devais agir vite, sinon il nous aurait tous. Mes personnalités étaient déjà dans la voiture, il ne manquait plus que mes garçons et moi.

Les coups contre la porte d'entrée se faisaient plus violents, plus pressant. Je savais qu'elle allait bientôt céder. J'entrais précipitamment dans la chambre des gosses.

« Les garçons ! Debout ! Dépêchez-vous ! »

Je saisis Gabriel par le bras et le sortais hors du lit. Il se frotta les yeux et chancela une fois qu'il fut debout, alors que je réveillais Timothée.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Tim en baillant.

Je ne répondis pas, un grand craquement se fit entendre. Ils avaient réussi à défoncer la porte. Des pas se firent entendre dans la maison. Je jetais mes gamins sur mon dos, comme des sacs à patate, et ouvrais la fenêtre de leur chambre.

Des bruits de course se faisaient entendre dans les escaliers, ainsi que des cris et des exclamations. Ils montaient les escaliers.

« CHERCHEZ-LES ! ILS NE DOIVENT PAS ÊTRE LOIN ! »

Ça, c'était la voix du docteur Frédérique, en personne. Au fil du temps, j'avais appris que jamais il ne se déplaçait sur les lieux où ses employés cherchaient les pensionnaires de leur asile. Sauf exception. Pour moi, il s'était toujours déplacé en même temps que ses hommes de main. J'étais selon lui, "spéciale" sûrement à cause de mes personnalités qui s'étaient matérialisées. Il me prenait pour un jouet, un objet. Pour lui, je n'étais qu'un malade de plus qu'il voulait absolument dans sa collection.

Je montais sur le rebord de la fenêtre, tenant toujours fermement les garçons. Ils s'accrochaient tous les deux fermement à mon t-shirt, et je ressentais leur peur. Ils étaient perdue, ne savaient pas ce qu'il se passait. Je dis à l'intention des petits :

« Accrochez-vous ! »

Je les lâchais pour poser mes deux mains sur la gouttière à côté de moi, alors qu'ils s'accrochaient fermement à moi, ayant peur de tomber dans le vide. Je prenais des risques, je mettais leurs vies et la mienne en danger, mais c'était soi ça, soi se faire prendre et aller de ce putain d'asile. Je faisais ça pour notre bien.

Je m'agrippais à la gouttière, et me laissais glisser le long de celle-ci, priant pour qu'elle tienne notre poids. Elle faillit craquer, mais tenue de justesse. Une fois à terre, je serrais mes garçons tout tremblant fort contre moi.

Sans plus attendre, je me précipitais ensuite hors de mon jardin, dans la rue. Il fallait que je trouve les autres. Je les vis rapidement, ils étaient comme prévu garé à l'autre bout de la rue. Le Patron démarra en nous voyant, alors que je courrais dans leur direction, toujours avec mes garçons dans mes bras.

Dans la maison, des cris se faisaient entendre, ainsi qu'un boucan pas possible. Etant donné que nous n'étions pas là, les types de l'asile devaient-être en train de ravager notre habitation. Enfin, ce n'était plus notre habitation. Maintenant, nous allions devoir nous en trouver une autre. Enfin, pas tout de suite, d'abord, nous allions disparaitre de toutes les villes et village, disparaitre de la civilisation, au moins pendant un petit moment. Pour ça, nous irons dans notre repère. Notre "repère" changeait en fonction du lieu où se trouvaient notre maison, donc à chaque fois que l'on déménageait. C'était des endroits cachés, abandonnés dans la forêt, les campagnes, qu'il était difficile de trouver. Notre refuge du moment était une maison à moitié délabrée, perdue dans les bois. L'hygiène et le confort n'y étaient pas présents, mais dans notre situation ce n'était qu'un détail.

Une voix forte et agressive résonna depuis l'intérieur de la maison.

« VOUS VOYEZ BIEN QUILS NE SONT PLUS ICI, BANDE DE CRETIN ! ILS SE SONT ENFUIS ! »

Je montais hâtivement dans ma voiture et déposait mes gamins à l'arrière. Sans attendre que l'on soit bien installé ou que nous ayons fermé la portière, le Patron démarra. Dans le rétroviseur, on apercevait les employés de l'asile et le docteur Frédérique sortir de la maison.

Ils ne nous auront pas, pas cette fois. Pas encore.

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PDV Externe

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Mathieu, ses personnalités et ses fils roulèrent toute la nuit, sans être poursuivit par le docteur Frédérique et ses hommes. Etonnamment. Mais la petite famille ne releva pas ce détail, trop soulagé d'avoir échappé à l'asile encore une fois. Mais pour combien de temps ?

Ils arrivèrent au petit matin, épuisés, dans leur refuge. C'était toujours Mathieu et le Patron qui choisissaient minutieusement les endroits de "secours" au cas où leur vie était menacée.

La maison était délabrée, aux couleurs délavées et sombres. En voyant leur nouvelle habitation, les enfants et les autres personnalités ne surent pas quoi dire. Mais ça n'avait pas d'importance. L'important était qu'ils soient en sécurité.

« On va vraiment habiter là ? » demanda Gabriel, une fois sortit de la voiture.

« Combien de temps on va rester ? » ajouta Tim.

Leur père poussa un petit soupire et se frotta les tempes. Il était énervé et avait eu la peur de sa vie, il n'était donc pas au meilleur de sa forme.

« On va rester là autant de temps qu'il faudra.

-C'est pourrit, comme endroit… » grogna Gab.

« On n'en serait peut-être pas là si tu n'avais pas désobéi. » lui informa le criminel, sourcil froncés.

Il reçut suite à cette remarque un regard froid et désapprobateur de son créateur, alors que le petit baissait honteusement la tête. Mathieu n'aimait pas quand le Patron parlait comme ça avec ses gamins. Enfaite, il n'aimait ça que quand ça l'arrangeait lui.

La petite famille, sans bagages et sans affaires, partit visiter leur nouvelle demeure.

L'intérieur était en meilleur état que l'extérieur, mais il f allait malgré tout rester prudent quand on marchait, de peur que le plancher ne craque, ou que le plafond ne s'effrite.

Les Sommet, épuisés par cette nuit mouvementée allèrent se coucher, s'installant tous dans la même pièce à même le sol, sans couverture, sans oreiller, sans rien. Après leur départ précipité, ils n'avaient rien pu emmener, et ça aurait été beaucoup trop dangereux de revenir chez eux.

Tous dormaient profondément, persuadés d'être en sécurité, du moins pour un petit moment.

Mathieu et le Patron ne dormaient pas, ils étaient bien les seuls. Aucuns d'eux n'osaient aller se coucher, ils ne voulaient plus prendre le risque de se faire surprendre. Pourtant, il fallait bien qu'ils reprennent leur force et leur énergie.

« Va te coucher, je me charge de faire le guet. » dit le Patron au bout d'un moment.

Mathieu le regarda de haut en bas. Ses yeux étaient plus cernés que d'habitude, et il savait que sa personnalité était exténuée. Après tout, le criminel avait déjà veillé toute la nuit.

« Non, toi va te coucher. Tu en as déjà assez fait, va te reposer un peu. » déclara Mathieu en passant une main dans les cheveux du Patron.

Ses personnalités étaient une partie de lui, ils ne pouvaient pas exister les uns sans les autres, ils se complétaient en quelque sorte. Le petit châtain prenait toujours soin d'eux, et même quand ses gamins étaient nés, il avait fait tout son possible pour ne pas les délaisser.

Peu habitué aux marques d'affections, le Patron grogna légèrement avant de se lever. Il se dirigea vers la salle commune, ou plutôt le salon si l'on en croyait les quelques fauteuils et le canapé plein de poussière et abîmés par le temps. Là, tous ses proches dormaient. Le criminel s'allongea près d'eux, entre le Geek et le Prof avant de fermer les yeux. Il avait besoin de sommeil.

Mathieu de son côté, veilla toute la journée, même si la fatigue se faisait ressentir.

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PDV Panda

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Ça faisait maintenant deux jours que nous étions là, dans cette maison pourrit, sans couverture, sans toilette, sans produit d'hygiène, à se nourrir seulement de paquet de chips et de bonbon que nous trouvions dans la voiture de notre créateur. On se demandait tous combien de temps nous allions encore vivre dans cette situation plus que misérable, même si nous connaissions tous la réponse : on allait rester ici tant qu'on ne serait pas sûr de ne plus courir de danger.

Moi, je ne me plaignais pas. Ça ne servait à rien, et je ne voulais pas énerver Mathieu, ou le fatiguer plus qu'il ne l'était déjà. Il faisait ça pour nous protéger, alors je lui en étais reconnaissant.

Les autres aussi, même le Geek, qui avait pourtant souvent du mal à comprendre ce qu'il se passait, ne se plaignait pas. C'était certainement dû aux souvenirs de notre séjour à l'asile.

Les deux enfants, au contraire, ne saisissaient pas la gravité de notre situation, et en voulaient beaucoup à leur père. Même Tim, d'habitude si sage et conciliant, tirait la gueule depuis que l'on était arrivé. Mathieu se sentait mal de leur infliger ça, à tel point qu'il n'osait plus les regarder dans les yeux. Afin d'aider mon créateur, je m'occupais des deux petits. Ça lui évitait la confrontation avec eux, et lui donnait moins de travail.

Aujourd'hui, j'étais dehors avec les deux petits dans la forêt, pas trop loin de la maison pour éviter de se perdre, et pouvoir rentrer rapidement en cas de problème. Il fallait bien que j'occupe les deux gamins !

Chacun avaient un rôle dans cette nouvelle vie loin de la civilisation que nous avions entamé : Le Geek et le Prof se chargeaient d'aller dans la forêt eux aussi, mais pour chercher le bois pour faire du feu le soir et ramener tout ce qu'ils trouvaient de comestible à la maison, le Hippie et la Fille étaient chargés, discrètement, de se rendre dans les stations-services ou petits commerce les plus proche de leur positions pour acheter des produits nécessaire à la vie, comme un peu de nourriture et d'eau, mais jamais beaucoup pour économiser le plus d'argent possible, le Patron et Mathieu quant à eux, s'aventuraient encore plus loin, retournant même à Nantes, faisant plus de dix fois par jours le tour de la forêt pour s'assurer que le docteur Frédérique n'était pas de retour, et moi, j'avais la tâche la plus simple, mais une tâche très importante aux yeux de mon créateur, preuve qu'il me faisait confiance : je surveillais sa descendance.

Assis sur une pierre dans les bois, je surveillais les deux mômes. Ils n'étaient pas très actifs, et pour cause, ils tiraient encore la gueule. Ils tournaient en rond, ils se faisaient chier, et c'était de mon devoir de les divertir.

Plus ils grandissaient, plus Tim et Gab avaient du mal à jouer ensemble, à s'amuser, et à communiquer. Ils n'avaient jamais été vraiment proches, et ça ne semblait pas s'arranger avec le temps. Enfin, avant la mort de leur mère, ils n'étaient pas comme ça. Ils étaient presque inséparables. Pauvre Amaya, si elle les voyait aujourd'hui… C'était une bien triste histoire.

Ne supportant plus de voir les deux petits s'ennuyer comme ça, je proposais :

« Vous voulez jouer à quelque chose, les garçons ? Un cache-cache ? Ou un loup-touche, peut-être ?

-Je ne veux pas jouer, je veux juste rentrer à la maison. » grogna Gabriel.

Je poussais un léger soupire, embêté par cette réponse.

« Ce n'est pas possible, mon grand. On ne va pas rentrer à la maison. C'est trop dangereux. »

Timothée donna un coup de pied rageur dans une pomme de pin. Lui aussi, était énervé, et je comprenais les deux enfants, mais il fallait qu'ils saisissent que c'était pour notre bien à tous.

« J'en ai marre aussi, d'être ici ! On ne peut pas se trouver une nouvelle maison ?! »

Plus simple à dire qu'à faire. Je poussais un énième soupire. Tim n'exprimait que rarement son mécontentement, il devait donc être à bout pour demander ça.

« Non, on doit rester ici un petit bout de temps, tant qu'on n'est pas sûr que le docteur Frédérique ne sait pas où nous trouver, on restera là. » expliquais-je.

« C'est pas juste. » cracha Gab en s'en allant pour retourner vers notre habitation.

Son frère fit de même. Pour une fois que ces deux-là étaient d'accord... Je soufflais et essayais de les résonner, les retenir, en vain.

« Les garçons, ne faîtes pas la tête ! »

Ils ne m'écoutaient pas, et aucun d'eux ne me répondit. Je les suivais, je devais continuer à les surveiller. Notre séjour ici s'annonçait long et épuisant, si les deux petits se comportaient de la sorte.

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Voilà, c'était le chapitre trois de cette fiction, j'espère qu'il vous a plu !

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis ! :D

J'ai pas mal de travail ces temps-ci, je ne peux donc pas vous dire quand le chapitre quatre sortira ! Je ne pense pas le sortir la semaine prochaine, mais peut-être d'ici deux ou trois semaine ! En attendant portez-vous bien ! :)

Amour et licorne *-*

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