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Salut les gens ! J'espère que vous allez bien !
Après cette petite pause, nous nous retrouvons pour le chapitre quatre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous plaira ! :)

Et qu'avez-vous pensé de la courte vidéo qu'a publié Mathieu sur les réseaux sociaux ? Personnellement, j'ai hâte de voir la suite ! *-* Sinon, demain c'est Noël, pour ceux qui fête, qu'avez-vous demandé au père-noël ? :3

N'hésitez pas à me laisser une reviews, pour me donner votre avis sur ce chapitre ! :)

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 4 : La capture.

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PDV Externe

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Ça faisait maintenant une semaine ou plus que la famille Sommet était là, dans cette maison abandonnée au milieu des bois. Les conditions de vie étaient difficiles, mais aucuns des adultes ne se plaignaient. Ce n'était pas le cas des deux enfants, qui devenaient doucement fou d'être coincé ici.

Ils ne connaissaient pas le danger, la faim, la soif, les murs blancs, les pièces blanche sans aucunes couleurs, les médicaments que l'on devait prendre matin, midi et soir, la sensation d'être constamment observé par des médecins, être vêtu simplement d'une blouse qui ne vous protège pas du froid. Ils ne savaient pas, ils étaient innocents.

Mais Mathieu s'étaient juré à lui-même et à Amaya, que jamais personne ne ferait de mal à leurs enfants. Que jamais leurs petits ne connaîtraient l'enfer de l'asile.

Aujourd'hui, le ciel était gris et l'air lourd. Le vent venait souffler dans les feuilles des arbres, et faisait claquer les volets de la vielle habitations. Le soleil commençait doucement à se coucher, et tous les membres de cette étrange famille étaient de retour après une journée passé dehors à effectuer leurs tâches devenues quotidiennes.

Ils étaient à présent tous réunis dans le salon qui leur servait de dortoir, et profitaient d'un repos bien mérité après une dure journée de labeur. L'ambiance était pesante, et les tensions plus que palpables entre les adultes et les deux enfants.

Bras croisés et sourcils froncés, Timothée et Gabriel tiraient la gueule jusqu'à six pieds sous terre. Cet endroit les dégoutait, et de plus, ça faisait deux semaines qu'ils ne voyaient quasiment plus leur père. Ce dernier était toujours occupé la journée, et le soir quand il rentrait, il semblait les éviter, comme s'il avait honte ou peur de croiser leur regard.

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PDV Mathieu

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Avec le patron, nous avions encore passé la journée à observer les alentours, surveillant les extrémités de la forêt et les environs pour voir si l'asile n'avait pas retrouvé notre trace. Nous semblions hors d'atteinte, le docteur Frédérique n'était pas dans les parages, et ce depuis deux semaines. Si ça continuait ainsi, nous n'aurions plus longtemps à rester ici, dans ce refuge. Deux ou trois semaines maximum.

Ça faisait par ailleurs deux semaines que j'évitais mes deux garçons. Je savais qu'ils m'en voulaient, ils m'en voulaient de nous faire rester ici, dans cet endroit moisi, ils m'en voulaient de beaucoup de chose. J'avais honte de les regarder dans les yeux, ils avaient réussi à me faire culpabiliser de vouloir les protéger.

Pourtant, je ne pouvais pas rester distant avec ma progéniture éternellement. Ça ne m'amènerait nulle part, et ça ne ferait qu'attiser leur colère. Je devais passer du temps avec eux.

Je passais mes mains sur mon visage en voyant les garçons se lever pour quitter le salon et aller dans la cuisine. Je savais qu'ils quittaient la pièce parce qu'ils ne voulaient pas rester avec nous. Ça me faisait mal, mais c'était certainement ma faute…

Mais il fallait que j'arrange les choses, que je communique avec mes gamins, que j'essaye, encore une fois, de leur expliquer la situation. Je me levais à mon tour pour me rendre dans la cuisine devant le regard de mes personnalités.

Mes gosses étaient là, assis contre un mur en train de discuter. Je les avais interrompus dans leur conversation, car ils me regardèrent avec des yeux meurtriers. Je fis mon possible pour leur être sympathique, et leur souriais avant d'aller m'installer près d'eux, contre le mur.

« Ça va, les gars ? » demandais-je en passant une main dans les cheveux de Gabriel.

Ce dernier repoussa ma main en grognant.

« Non, ça va pas. »

Je poussais un petit soupire. Je savais pourquoi, mais je leur avais déjà tant de fois répéter la même chose…

« Ecoutez, je sais que ce n'est pas facile pour vous, mais je fais ça pour votre bien, et…

-Non, c'est faux ! Arrête de dire ça tout le temps ! Tu penses qu'à toi et ta petite personne ! Sinon tu ne nous infligerais pas ça ! » me coupa Gab en se levant brusquement.

J'étais perdu, et intimidé face à ce garçon, qui me regardait l'air accusateur, et qui posait son jugement sur moi. Oui, je me sentais tout petit face à ce garçon qui était mon fils, face à ce garçon dont l'avis comptait tant pour moi.

« Ecoute chéri, je crois que tu es encore trop jeune pour comprendre, mais…

-Non, je ne suis pas trop jeune ! Ça n'a rien à voir ! Tu veux juste nous imposer une vie comme la tienne alors qu'on pourrait avoir mieux ! »

Je soupirais, et commençais à perdre mes moyens. Pourquoi je me sentais coupable ? Je faisais ça pour eux, pour mes personnalités, pour moi. Je faisais ça parce que je préférais qu'ils soient libres plutôt qu'enfermés dans une cellule à l'asile ! Je faisais ça parce que je les aimais, qu'ils étaient ma seule raison de vivre, que je voulais les protéger !

Je tournais un regard implorant vers Tim. Lui était raisonnable, il comprendrait. Il savait que je les aimais, que je faisais ça pour eux. Pourtant, quand je vis les yeux froids, glacés, et désolé de mon deuxième gamin, je compris qu'il était de l'avis de son frère. Si même lui pensais ça, à qui je pouvais faire confiance pour me comprendre ?

Je passais mes mains sur mon visage, je devais leur tenir tête, essayer de leur faire comprendre, ne pas m'énerver, ne pas craquer.

« Les garçons, c'est dur pour moi aussi et pour les autres, mais l'asile veut nous retrouver, ils nous veulent du mal…

-Tais-toi ! Tu nous dis toujours la même chose, j'en ai ra le cul ! Je suis sûr que ce n'est même pas vrai !

-Il a raison… » ajouta Tim, en fuyant mon regard.

Gabriel était devenu rouge de colère, et il arpentait la cuisine en bougeant ses bras dans tous les sens. Il donna un coup de pied rageur dans quelques planches en bois qui traînaient là.

« Gabriel, reste tranquille ! » dis-je, en espérant qu'il ne se soit pas fait mal.

J'aurais peut-être dû le calmer, prendre les choses en main pour canaliser sa colère, ou le punir pour son insolence, mais je n'y arriverais sans doute jamais.

« Je te déteste, tu es le pire père du monde ! » cria-t-il.

Je fus déstabilisé par ce que mon fils venait de dire. Ça faisait mal d'entendre ça, mais ce qui me faisait le plus mal était de ne pas savoir si oui, ou non il pensait ce qu'il disait. Je sentis vite les larmes perler aux bords de mes yeux.

« Chaton, je t'aime, tu s-sais ! Je v-veux juste que tu sois heureux, e-et libre !

-Libre ?! Tu crois que je suis libre, quand on me force à me cacher dans maison pourrit en forêt ?! »

Je baissais piteusement la tête. Alerté par cette dispute naissante, mes personnalités accoururent dans la cuisine. Je me sentais honteux, face à elles, de ne pas savoir gérer mes gamins. J'étais un père lamentable.

Toujours aussi énervé, mon fils frappa le mur avec son poing. Plus il grandissait, plus il était violent. Ça me faisait presque peur.

« J'aurais préféré que ce soit toi qui meurt plutôt que maman. » cracha-t-il.

Je relevais brusquement la tête. Ça me touchait en plein cœur, et je me sentis brisé à l'entente de cette phrase. Gabriel me regardait avec un regard dur, agressif, alors que Tim et mes personnalités avaient la bouche ouverte sous le choc de ce qu'ils venaient d'entendre.

Je fondis en larmes. J'avais échoué dans mon rôle de père, mon fils avait raison : ça aurait été meilleur pour eux que ce soit moi qui meurt. Amaya, de là où elle était, devait avoir tellement honte de moi. Je l'avais surement déçu. Je n'avais pas su m'occuper de nos enfants, alors qu'elle m'avait demandé de le faire, que c'était une de ses dernières volontés. Elle me manquait tellement, c'était l'amour de ma vie, et je l'avais perdue. Si j'avais pu échanger nos places, donner ma vie contre la sienne, je l'aurais fait sans hésiter. J'étais fou, fou de réussir à vivre loin d'elle.

Personne ne disait quoi que ce soit, et la pièce était remplie de mes pleurs. Etonnamment, et pour la première fois de ma vie, je vis le Hippie s'énerver.

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PDV Hippie

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« J'aurais préféré que ce soit toi qui meurt plutôt que maman. » cracha-t-il.

Mathieu fondit en larmes, devant moi et les autres, qui étions ébahi parce que nous venions d'entendre. Comment ce gamin osait-il dire ça, après tous les sacrifices que faisait son père pour lui et son frère ? Comment pouvait-il dire ça, alors que Mathieu était son père, et qu'il l'aimait plus que tout ? Comment pouvait-il être aussi ignoble et cruel avec lui ?

J'étais énervé et choqué. Le Panda et le Prof s'étaient agenouillés près de notre créateur et lui avaient saisi les épaules, essayant de le réconforter, en vain. La fille avait pris Tim sur ses genoux, qui semblait lui aussi atterré par ce que son frère avait dit. Le Geek pleurait, il était très sensible en ce qui concernait les disputes de famille. Et le Patron rouge de colère, plus furieux qu'il ne l'avait jamais était, éprouvait visiblement une haine sans nom pour le gamin. Il allait bientôt intervenir, le frapper surement, et il fallait mieux que ce ne soit pas lui qui s'occupe de Gab, si l'on voulait encore espérer voir ce dernier vivant après s'être fait engueulé.

Je décidais donc de prendre les choses en main, et de remettre moi-même les pendules à l'heure pour ce sale môme qui nous décevait tellement. Je lui saisis fermement le bras et enlevais mes lunettes, le forçant à me regarder dans les yeux.

« Comment tu peux oser dire ça ?! Pour qui tu te prends ?! Tu ignores tout de la vie, tout de ce dont est capable le docteur Frédérique et ses employés ! Ton père fait tout son possible pour que jamais tu ne connaisses l'horreur qu'on a vécu, et c'est comme ça que tu le remercie ?! Tu n'as pas honte ?! Ton père te nourrit, te protège, fais tout pour que tu sois en sécurité, et c'est comme ça que tu te comportes avec lui ?! Même si la situation est dure pour toi, rien ne t'autorise à lui dire ça, et rien n'excuse ton comportement ! On est tous dans la même galère, on en a tous marre de vivre comme ça, de rester confiner ici, mais on prend sur nous ! Pourquoi tu es le seul qui ne fait jamais de concession ?! Pourquoi tu es toujours le seul à nous faire chier ?! Tu n'es pas le centre du monde, nous aussi on n'en peut plus, mais on sait que c'est pour notre bien, alors on ferme notre gueule ! »

Je ne criais pas, je ne criais jamais, mais mon ton était dur et ferme. Il fallait qu'il comprenne, qu'enfin quelqu'un lui dise les choses en face. Le petit en face de moi tremblait, je lui faisais peut-être peur, moi d'habitude si calme, mais je n'en avais rien à faire. Il essaya de me repousser et de s'éloigner de moi.

« L-lâche-moi !

-Non, je ne vais pas te lâcher ! Tu vas m'écouter jusqu'au bout, et comprendre que tu es invivable ! Tu vas arrêter de te comporter comme un sale môme pourrit gâté ! Compris ?! On vit tous la même chose que toi, alors arrête de croire que tu es le seul à souffrir de ce qu'il se passe ! Arrête d'être insolent, et de rendre la vie plus dure qu'elle ne l'est déjà ! Ton père t'aime, tu imagines à quel point c'est dur pour lui de vous voir souffrir comme ça, alors qu'il ne peut pas faire autrement parce qu'il cherche juste à vous protéger ?! Tu imagines à quel point c'est dur pour lui de t'entendre dire des choses comme ça ?! Hein ?! Tu imagines un peu ?! Est-ce que tu t'es déjà mis à sa place juste un moment ?! »

Gabriel avait la tête baissée, et semblait honteux. Des larmes roulaient sur ses joues, et il paraissait comprendre ce que je voulais dire. J'avais peut-être été dur avec lui, je l'avais brusqué, mais ce n'était pas important. Je me radoucis, et dis :

« Tu imagines un peu, ce que dirais ta mère si elle était encore là ?

-Ne me parle pas de maman… » murmura-t-il en essuyant ses yeux humides d'un revers de manche.

Je soufflais, épuisé par cet échange violent. Je n'aimais pas m'énerver, mais ça avait été nécessaire. Je caressais vite fait les cheveux du petit. Mathieu pleurait encore, les autres me regardaient avec de grands yeux. Ils ne m'avaient surement jamais vu comme ça.

J'allais me relever, mais une douleur lancinante dans ma nuque m'arrêta en chemin. Je me sentis ensuite tomber, ne contrôlant plus mes mouvements, avant de sombrer dans l'inconscience.

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PDV Externe

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Le Hippie s'effondra sur le sol en un bruit sourd devant les yeux ébahi de ses proches. Pendant plusieurs secondes, personne ne comprit tout de suite ce qu'il se passait, jusqu'à ce que Mathieu se relève et ne hurle :

« CACHEZ-VOUS ! »

Toutes les personnalités se levèrent, se bousculèrent, ne sachant où aller dans la panique la plus totale, quand une voix forte et agressive qui n'appartenait à aucun des membres de la famille retentit :

« ATTRAPEZ-LES ! »

C'était le docteur Frédérique.

Le Geek essaya de sortir de la pièce, mais tomba inconscient sur le sol, touché par une fléchette de tranquillisant. Le Patron, le regard ferme, cachant son inquiétude et sa peur, regarda autours de lui et sortit son flingue avant de voir entrer dans la pièce une vingtaine d'homme, tous employés de l'asile, puis le docteur Frédérique en personne.

« OCCUPEZ-VOUS DU PATRON ! »

Evidemment, le criminel était redouté de tous, et tous craignaient sa fureur et ses coups. Pour certain de ces hommes qui étaient employés depuis peu, le Patron était une légende, et les rumeurs sur son expérience au combat et son adresse au tire les effrayaient. Le docteur lui-même en avait peur, et il savait qu'il fallait tout de suite le mettre hors-jeu. C'est pour cela que tous assaillirent le criminel de fléchettes paralysantes. Le Patron s'écroula à terre, avec le Hippie et le Geek.

Mathieu regarda précipitamment autours de lui, et son regard croisa celui de ses fils, paniqués. Aussitôt, il se précipita vers eux pour les protéger, mais il n'en eut pas le temps. Il s'effondra juste devant eux.

« Papa ! »

Gabriel et Timothée s'agenouillèrent devant lui et essayèrent de le réveiller en le secouant par les épaules et en l'implorant avec des « ouvre les yeux ! » mais rien n'y fit. Les deux enfants avaient peur, ils étaient terrorisés, mais fort heureusement, ils ne le furent plus longtemps. Ils tombèrent inconscient sur leur géniteur.

Le Prof, la Fille et le Panda essayèrent de se battre, de se défendre, en vain. Eux aussi sombrèrent dans un sommeil forcé, à grand coup de tranquillisant.

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PDV Docteur Frédérique

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Mes patients étaient tous endormit dans l'arrière de notre fourgon, alors que l'un de mes employés conduisait, nous menant à l'asile. Ça faisait cinq ans que je les recherchais, sans avoir réussi à les retrouver depuis qu'ils s'étaient enfuis. Mais ça y est, maintenant ils étaient là et j'allais pouvoir m'occuper de leur cas. Et puis, il y avait mieux que ça encore…

Je me retournais et les observais tous, inconscients et ligotés. J'avais les deux gamins avec moi. Depuis le temps que je souhaitais les avoir, ces deux-là ! La schizophrénie de leur père était-elle héréditaire ? Ou avaient-ils, eux aussi, une maladie ? Tellement de question dont j'ignorais les réponses tournaient dans ma tête. Et puis, peut-être ces deux énergumènes pourraient m'en dire un peu plus sur monsieur Mathieu Sommet…

Je secouais la tête en soupirant. Comment un type comme lui avait-il pu se reproduire ? Pas qu'il soit moche ou con, non, et je me fichais pas mal de son caractère, mais comment une femme avait-elle pu accepter de porter les enfants d'un homme atteint d'une telle maladie ? Ça me paraissait invraisemblable.

Peu importe, seul comptaient mes futurs expériences et la joie d'avoir enfin capturé les Sommet. Ils étaient dangereux, nocif pour notre population, j'en étais intimement convaincu. Et puis, qui d'autre que moi pouvait se vanter d'avoir attrapé un schizophrène dont les personnalités s'étaient matérialisées ? Je jubilais déjà en pensant aux expériences que j'allais leur faire.

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Voilà, c'était le chapitre quatre de cette fiction, j'espère qu'il vous a plu ! ^^

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis ! :D

Bien, désolé pour cette longue attente, j'espère que ce chapitre vous a plu ^^ En attendant on se retrouve samedi prochain pour le chapitre cinq ! :)

Et joyeux Noël à vous ;)

Amour et licorne *-*

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