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Salut les gens ! J'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre neuf ! J'espère qu'il vous plaira ^^

Et sinon, qu'avez-vous pensé de la nouvelle petite vidéo de Mathieu? Allez, dites moi tout ! ;)

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Je vais vous donner de petites infos sur mes futurs projets à la fin de ce chapitre !

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N'hésitez pas à me laisser une reviews, pour me donner votre avis sur ce chapitre ! :)

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 9 : Séjour à grands risques.

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PDV Gabriel

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Je me réveillais dans le lit de Tim, collé contre lui. Papa n'étais plus là, mais je comprenais pourquoi étant donné que le soleil était haut dans le ciel. Je jetais un coup d'œil sur le réveil sur la table de nuit. Il était 14 heures.
Timothée dormait encore à poings fermés, et je me blottis un peu plus contre lui. J'étais bien là, et je n'avais pas été bien depuis trop longtemps.

Je poussais un petit soupire d'aise et m'étirais, avant de sortir du lit.
Les souvenirs de la veille étaient flous, et je me souvenais seulement m'être endormi après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps.
Maintenant que je repensais à ce qu'il c'était passé hier soir, ma bonne humeur c'était considérablement atténué.
Je ne savais pas si j'en voulais à mon père, je ne savais plus. D'un côté j'étais toujours énervé contre lui, il m'avait menti, et qui sais combien de temps il aurait mis pour nous raconter la vérité ? Nous l'aurait-il seulement dit un jour ? Je pouvais comprendre qu'il ne nous l'ait pas avoué tout de suite, mais il aurait dû le faire il y a bien longtemps malgré tout, selon moi.
Et puis, le choc de la mort de maman avait resurgi, comme si elle était morte le jour même, alors que tout ça c'était déroulé cinq ans plus tôt.

Désormais de mauvaise humeur, je descendais à la cuisine. Il y avait papa, Panda et Geek. Personne ne disait rien. Je m'installais sur une chaise, et commençais à manger. Il y avait du pain, de la confiture, du beurre, de la pâte à tartiner, de la saucisse, du fromage, des cornichons, du pâté, du lait, du jus de fruit et du café. Plein de bonne chose que je n'avais pas mangé depuis très longtemps. J'étais affamé, et je n'avais rien avalé depuis que j'étais parti de l'asile. Je me jetais sur tout ce qu'il y avait de comestible à la table, et dévorais autant de chose que je le pouvais, sous le regard de mon père. Il me regardait avec insistance comme s'il attendait que je parle. De notre conversation de hier, certainement. Mais je ne comptais rien dire, il pouvait toujours attendre.
Timothée arriva dans la cuisine pour manger lui aussi. Il était toujours dans son immonde blouse blanche, tout comme moi. Il mangea et bu à n'en plus pouvoir.

Mon père essaya de passer sa main dans mes cheveux, mais je le repoussais sans même lui jeter un regard. Je voulais qu'il comprenne que je n'étais pas tout de suite prêt à lui pardonner, comme ça, d'un coup. Timothée suite à mon geste, me lança un regard assassin. Ça m'importait peu de savoir ce qu'il pensait.

Une fois mon petit déjeuner fini, je me levais sans un mot. Mon père semblait déçu, ou triste de s'être fait repoussé plus tôt. C'était bien fait pour lui, je voulais qu'il comprenne à quel point je souffrais. Je débarrassais mon assiette et mes couverts en même temps que mon frère qui avait lui aussi fini de manger.
Je partis dans ma chambre, et Tim me suivit pour je ne sais quelle raison. Il semblait en colère et voulait visiblement me parler. Il m'attrapa la main alors que je montais les escaliers.

« Qu'est-ce qu'il y a ?

-Pourquoi t'es méchant avec papa ?!

-A ton avis ?! Parce qu'il nous a menti ! »

Je poussais un petit soupire et le repoussais alors que j'atteignis le couloir de l'étage où se trouvaient nos chambres.

« Et alors ?! Il s'est excusé, je pensais que tout c'était arrangé !

-Pourquoi tout ce serait arrangé ?! Maman est quand même morte assassiné, il nous a quand même menti ! Pourquoi tu lui pardonnes comme ça, si facilement ?!

-Parce que ça lui a aussi fait de la peine, il ne mérite pas qu'on lui fasse la gueule pour ça !

-Tu dis ça parce que t'es faible ! »

Mon frère fronça les sourcils et me poussa en arrière contre un mur. Je lâchais un geignement de surprise et de douleur. Mon frère n'était pas souvent violent, mais je n'étais pas inquiet : je savais que j'étais plus fort que lui.

« Je ne suis pas faible, je sais juste pardonner contrairement à toi ! » grogna-t-il.

« Si, tu es faible ! C'est pour ça que tu pardonnes comme ça à papa. Tu as peur de lui tenir tête, peur de lui montrer que tu lui en veux ! » m'exclamais-je en le repoussant.

« Ce n'est pas vrai ! Je fais ça parce que... parce que je l'aime, et qu'il a besoin de nous, et aussi parce que maman n'aurait pas voulu qu'on lui en veuille !

-Et tu crois que maman aurait aimé qu'il nous mente, et qu'il nous cache la vrai raison de sa mort ?! Tu crois que ça m'amuse de lui faire la gueule ?! Mais ce n'est pas toi qui as appris ce qu'il s'est réellement passé par le docteur Frédérique ! Tu n'étais pas là, ce n'est pas le meurtrier de maman qui est venu te voir pour tout t'avouer ! Ça me tue de me dire que je n'aurais peut-être jamais su la vérité si on avait pas fait ce putain de séjour dans cet asile ! »

Mon frère ne sut plus quoi dire, je voyais dans son regard qu'il savait que j'avais raison, ou du moins qu'il me comprennait.

« Tu es juste con, de lui en vouloir pour ça, et maman… »

Il n'eu pas le temps de finir sa phrase, mon poing partit tout seul pour aller s'écraser sur sa joue. Je ne voulais pas en arriver là, mais il m'avait cherché.

« NE ME PARLE PAS DE MAMAN ! TU NE SAIS PAS CE QU'ELLE AURAIT VOULU ! ELLE EST MORTE, ALORS NE TE SERT PAS D'ELLE POUR ME FAIRE LA MORALE ! TU NE CHERCHE MÊME PAS A COMPRENDRE CE QUE JE RESSENS ! AUCUN DE VOUS N'A ESSAYE ! VOUS VOUS CONTENTEZ JUSTE DE ME FAIRE DES EXCUSE, OU DE ME SORTIR QUE JE SUIS TROP JEUNE POUR COMPRENDRE ! TOI AUSSI TU SUBI CA, ALORS POURQUOI TU ES DE LEUR CÔTE ET PAS DU MIEN ?! »

Il ne me répondit pas, et se tint la joue les larmes aux yeux. Il se contenta juste de me rendre le coup que je lui avais donné. J'ai mal moi aussi, et même si j'ai tapé en premier, je ne compte pas en rester là et me laisser faire.
Une véritable bagarre comme aucune autre commença entre nous. On se giflait, se griffait, et nos coups de poings et de pieds fusaient. On tomba tous les deux à terre, se roulant sur le sol, et continuant toujours à nous battre et à crier.

Je ne savais pas vraiment pourquoi on expulsait notre colère comme ça, alors que nous aurions pu partager ses ressentiments ensemble, pour en faire une force.

Alerté par le boucan qu'on faisait, papa finit par arriver. J'avais honte d'un côté, de me battre avec Tim, mais d'un autre, j'avais envie que papa me remarque, qu'il voit à quel point j'étais mal, et à quel point mon frère l'était aussi.

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PDV Mathieu

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J'étais à la cuisine quand j'entendis Gabriel crier. Je fronçais les sourcils et buvais une gorgée de mon café. Je ne comprenais pas ce que le petit disait mais il semblait en colère, et je n'avais pas besoin d'être devin pour comprendre qu'il parlait à son frère.

Bien vite, mes deux garçons se mirent à crier, et du chahut se fit entendre. Je poussais un petit soupire, et posais ma tasse de café sur la table. J'avais rêvé de ce café durant tout mon séjour à l'asile mais bon, j'allais devoir patienter encore un peu pour le boire tranquillement, mon devoir de père m'appelait.

Je me levais et montais les escaliers à pas rapides, pour me retrouver face à mes deux garçons, en train de se battre et de rouler par terre.

« Oh ! Je peux savoir ce qu'il vous arrive ?! »

Je les séparais et les remettais sur pied. Ils s'étaient vraiment bien amochés, c'était pire que ce que je pensais. Gab saignait du nez, et Tim de la bouche. Ils allaient sans doute avoir quelques bleues dans les prochains jours.

« Qu'est-ce qu'il vous à pris de vous battre comme ça, comme des chiffonniers ?! Je ne vous ai pas élevé de cette façon ! »

Timothée baissa la tête, et Gabriel soutint mon regard sévère. Mais je ne lui en voulais pas, je voyais dans son regard qu'il était triste, et qu'il voulait me faire comprendre sa frustration. C'était sa manière de petit garçon de me faire comprendre qu'il allait mal et qu'il avait besoin de mon aide.

Je poussais un petit soupire, et laissais mon regard s'attarder sur les affreuses blouses blanches qu'ils portaient encore, et sur les bleues sur les jambes de Tim, surement dû aux coups qu'il avait dû recevoir à l'asile.

« Bon, venez tous les deux. »

Ils me suivirent, et je les conduisit à la salle de bain.
Ce n'était peut-être pas le bon moment pour se laver, mais après tout ce qu'ils avaient vécu ces derniers jours, ça ne pouvait pas leur faire de mal.

J'entrais dans la pièce avec les petits et refermais la porte derrière nous. Je m'approchais de la baignoire et fis couler un bain. Je leur préparais aussi des vêtements propres, et sortais un flacon de gel douche et de shampoing.

« Elevez-moi ces horreurs. » dis-je en parlant des blouses d'hôpital.

Ils s'exécutèrent, et enlevèrent aussi leurs sous-vêtements. Je pus voir à quel point ils étaient maigres, et ça me fit terriblement mal. Je frissonnais d'effroi devant cette vison. Je vérifiais la température du bain, et fis signe aux enfants d'approcher. Je les fis entrer et s'assoir dans la baignoire.

« Pourquoi on prend un bain maintenant ? » demanda Tim.

Je questionnais :

« Pourquoi pas ?

-C'est pas le moment.

-Il n'y a pas de moment pour prendre un bain, et vous en avez besoin. » dis-je en prenant un gant de toilette.

Mes garçons, assis l'un en face de l'autre dans la baignoire, se regardaient avec colère. La tension entre eux était palpable, même si je savais que ce n'était que passager. Ils s'en voulaient aussi, je le savais, et ils avaient peur, terriblement peur.

Je passais doucement ma main dans les cheveux de Timothée.

« Allez, arrêtez de vous faire la gueule, maintenant. Vous valez mieux que ça, et vous le savez. »

Ils baissèrent tous les deux la tête, et j'embrassais tendrement leurs fronts. Ils allaient mal, je le savais, et j'avais pourtant l'impression de ne rien pouvoir faire.
Je mouillais le gant de toilette, et le passais sur leurs dos, sous leurs bras, sur leurs ventres, leurs cuisses…
ils se laissaient faire en silence, profitant certainement de la chaleur de l'eau. J'avais l'impression de me retrouver face à mes deux petits garçons de cinq ans, tristes et sans défense après la mort de leur mère, et moi j'étais de nouveau un jeune homme de vingt-trois ans, plein de peur et d'appréhension à l'idée d'élever seul mes deux enfants.
Oui, depuis ce séjour à l'asile je n'étais plus sûr de rien, j'avais perdu toutes mes convictions et aujourd'hui, élever mes gamins sans ma femme me faisait aussi peur que quand je m'étais retrouvé tout seul avec eux pour la première fois.

« Pourquoi on reste ici ? C'est stupide, ils vont surement revenir nous chercher, ils s'attendent peut-être à ce qu'on soit là. C'est comme si tu le faisais exprès pour qu'ils nous attrapent… »

C'était Gabriel qui venait de parler, et il avait raison. Je comprenais son point de vu, et ce qu'il était en train de penser.
Mais de toute façon, il n'y avait nulle part où nous pouvions aller, je savais que où que l'on aille, ils nous retrouveraient de toute façon. Je ne voulais plus fuir, j'en avais assez, Nantes était ma ville, et cette maison était la mienne. Personne ne pourrait me chasser.
Je ne savais pas comment l'expliquer à mes garçons, je ne voulais pas m'avancer, ou leur faire de faux espoirs, mais je comptais trouver une solution.

« Ecoute chéri, c'est compliqué à expliquer. La seule chose que je te demande, c'est de me faire confiance, d'accord ? Je sais que c'est dur pour toi, mais crois en moi. Je ne laisserais plus personne vous faire du mal. »

C'était certainement difficile pour lui de croire en ce que je disais, surtout que c'était tout aussi difficile pour moi. J'avais fait la promesse à Amaya de protéger nos enfants, je m'étais fait cette même promesse, et l'avais aussi fait à nos enfants, pourtant je n'avais pas su la tenir, et si mes gamins allaient bien c'était seulement grâce à Patron qui avait réussi à nous faire sortir de l'asile. Je lui serai éternellement reconnaissant pour ça.

« Ecoutez, les garçons… »

Timothée et Gabriel tournèrent la tête vers moi, attentifs. Ils ne semblaient plus énervés ou tristes pour le moment, et ils avaient retrouvé leurs adorables bouilles d'enfant. J'aurais pu faire n'importe quoi pour ces deux visages d'ange.

« Je sais qu'on en a déjà parlé, mais je suis vraiment désolé de ne pas avoir été honnête avec vous. Ça a été dure pour moi une fois que maman est partie, et je n'ai pas réussi à vous raconter ce qu'il c'est vraiment passé. Je sais que j'aurais dû vous le dire, peut-être pas tout de suite c'est vrai, mais en tout cas je n'aurais pas dû vous mentir en inventant une histoire de toutes pièces, ni vous cacher la vérité pendant si longtemps. Mais il faut que vous sachiez que je vous aime plus que tout, et que ce que j'ai fait n'affecte en rien mon amour pour vous. »

Mes petits me regardaient toujours, comme s'ils attendaient que je dise autre chose. Je passais ma main sur leurs joues.

« Est-ce que vous voulez bien me pardonner ? Je n'aime pas être fâché avec vous. »

Tim passa ses bras autours de ma nuque pour me serrer contre lui, mouillant mon t-shirt au passage. J'embrassais son front et caressais son dos.

« Ce n'est pas grave papa, je t'aime. »

J'étais rassuré, mais j'étais pourtant toujours inquiet face à mon autre fils et à ce qu'il pensait de moi. Je voulais qu'il me pardonne, que tout soit comme avant. Enfin, ça ne serait surement plus jamais comme avant, mais il fallait que les choses changent pour nous.
Je regardais Gab, qui tourna la tête vers moi. Il savait surement que j'attendais aussi une réponse de sa part, et il semblait hésiter. Il se mordit la lèvre avant de baisser la tête en soupirant.

« Oui, je te pardonne. »

Je soufflais de soulagement et serrais mes garçons contre moi. Je me sentais débarrassé d'un poids que j'avais sur le cœur depuis trop longtemps. Mes bébés m'avaient pardonné, et même s'ils leur faudraient du temps pour oublier cette histoire, je savais que tout allait s'arranger.
Je caressais doucement leurs cheveux, et embrassais leurs fronts.

« Je vous aime tous les deux.

-Moi aussi.

-Et moi aussi. »

Notre étreinte dura quelques instants, jusqu'à ce que je sente mes petits frissonner. Je m'écartais doucement d'eux et cherchais des serviettes.

« Allez, c'est le moment de sortir. »

Je portais Gabriel pour le sortir hors de la baignoire et le posais à terre avant de l'enrouler dans une serviette, et fis de même avec Timothée.

Mes deux petits se séchèrent avec les serviettes et s'habillèrent sous mon regard protecteur. Sans un mot, mais sans que le silence ne soit gênant pour autant, ils sortirent de la salle de bain pour retourner dans leur chambre, ou je ne sais où.

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PDV Externe

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La journée fut banale et se passa normalement, même si c'était certainement la meilleure journée que la famille Sommet passait depuis longtemps.
Ils s'étaient reposés ou avait dépensé leur énergie, avaient mangés et bus à leur faim, s'étaient amusés et j'en passe.

La nuit tomba rapidement sans que personne ne s'en rende compte, et après avoir pris un copieux repas, Gabriel et Timothée allèrent se coucher, alors que les adultes se réunissaient à la cuisine, parlant le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller les petits.
C'était Mathieu qui avait tenu à organier cette réunion, pour parler de ces derniers jours, mais aussi de ceux qui allaient suivre.

Toutes les personnalités étaient assises autours de la table, tandis que le petit schizophrène faisait les cents pas dans la pièce.

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PDV Geek

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On savait tous pourquoi on était là, et de quoi on allait parler.
Personnellement, je n'avais aucune envie de parler de ce qu'il nous était arrivé ou de ce qu'il pourrait se passer, certainement parce que ça me faisait peur. J'avais peur du fait qu'on était libre et qu'on pouvait à tout moment se faire capturer à nouveau, j'avais peur de cette liberté qui m'était offerte et qu'on pouvait me reprendre à tout instant.
Mon créateur continuait d'arpenter la cuisine, en nous parlant en même temps. Il nous expliquait ce qu'il lui était arrivé, ce qu'on lui avait fait, et bientôt ce fut à notre tour de raconter notre mésaventure en détaille.

Il nous était tous arrivé à peu près la même chose. Sous-alimentation, torture, manque d'activité, fatigue, médicament. La même routine, rien de vraiment différent, pourtant on en avait parlé au moins trente minutes.
Après ça, on parla de notre évasion, et on prit tous le temps de remercier Patron pour avoir réussi à nous faire évader, quelques jours de plus et aucun de nous n'aurait plus été de ce monde.

Prof prit une petite inspiration.

« Bon, qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Rester ici ?

-Oui. »

Je fus surpris par cette réponse, et les autres surement aussi. Pour moi, rester dans cette maison ne pouvait-être qu'une source d'ennui, tout le monde savait où nous trouver si on restait là.
Mais est-ce que retourner en cavale était une bonne chose ? Je ne savais plus, surtout que si on avait réussi à nous capturer une fois, ça pouvait se reproduire.

« Mais ce n'est pas un peu risqué ? » demandais-je.

« Si, mais j'en ai marre de fuir. Il faut qu'on trouve une solution à tout ça.

-Tu as un plan ? » questionna Patron.

Mathieu baissa la tête et soupira. Il resta comme ça à regarder le sol pendant quelques secondes, avant de regarder le criminel droit dans les yeux.

« Non, pas encore. Mais je veux qu'on soit prêt quand ils viendront. Il faut qu'on en finisse.

-Qu'on en finisse ? De quelle façon ? » demanda Hippie.

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PDV Timothée

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J'étais caché dans les escaliers, et écoutais ce qu'il se passait à la cuisine. Je n'avais pas réussi à m'endormir, et des voix étaient parvenues depuis la cuisine. Ce qu'il s'y passait m'intriguait et je voulais savoir ce qui était en train de se dire.
J'avais gardé ma couette et m'étais emmitouflé dedans, et ça faisait maintenant de longues minutes que j'étais assis en pyjama sur les marches de l'escalier. J'avais entendu ce qui était arrivé aux autres à l'asile, il m'était arrivé quasiment la même chose.
Ils avaient ensuite parlé de l'évasion, et quand papa avait annoncé qu'il comptait rester ici, j'avais entendu l'étonnement et la peur dans la voix de Geek. Et maintenant papa venait d'annoncer qu'il voulait en finir, et je ne savais pas ce qu'il voulait dire par là. Enfin je m'en doutais, même si j'étais petit, et ça me faisait un peu peur. Hippie venait de poser la question qui tournait dans ma tête, et j'attendais anxieusement la réponse.

« Je vais le tuer. » la voix de papa me parvient depuis la cuisine.

Je sursautais malgré moi en entendant ça. Je ne pouvais pas l'admettre, je refusais que ce soit mon père qui ait dit ça, de cette voix froide et déterminé. Ça me faisait peur, peur de me dire que mon père pensait vraiment commettre un meurtre.
Je me levais en vitesse, titubant, et descendais rapidement les marches de l'escalier pour me précipiter dans la cuisine.

« Tu veux vraiment tuer quelqu'un ? » demandais-je en entrant dans la pièce.

Tout le monde se tourna vers moi, et mon père sembla se pétrifier sur place. Il ouvrit la bouche et essaya de dire quelque chose, mais aucun son n'en sortit. Je l'avais pris sur le fait, il ne pouvait pas nier, parce qu'il savait que je n'accepterais pas qu'il me mente encore.
Les autres nous regardaient, lui et moi, dans le silence le plus totale. Papa s'avança vers moi et me prit par les épaules pour me sortir de la pièce avec lui. Il s'arrêta devant les escaliers avec moi, et s'agenouilla à ma hauteur. Il poussa un petit soupire et me murmura en passant sa main dans mes cheveux.

« Ecoute Tim, C'est compliqué. Ce sont des problèmes d'adulte.

-Donc tu vas vraiment faire un meurtre ?

-Je veux juste que tu comprennes que tout ce que je fais, ou vais faire, c'est pour toi et ton frère. »

Je ne répondis plus mais je crois que ce n'était pas la peine. Je ne savais pas si je devais m'estimer heureux des sacrifices que mon père faisait pour moi, ou si je devais avoir peur de ce qui allait arriver. Je n'avais pas envie que papa tue quelqu'un, ça ne lui ressemblait pas, ce n'était pas lui, il n'était pas un monstre. Il valait mieux que ça.

En voyant que je ne répondais pas, papa me sourit tristement, posa une main sur mon épaule et embrassa mon front.

« Allez, retourne au lit. »

J'hochais la tête et montais les escaliers pour retourner dans mon lit et rejoindre mon frère dans notre chambre. J'avais encore du mal à avaler ce que je venais d'entendre, et l'angoisse me tordais les tripes.
Je ne savais pas si j'allais réussi à m'endormir tout de suite.

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Voilà, pour ceux qui veulent des infos sur mes futurs projets, c'est ici !

Futurs projets :

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Malone –lettre d'un père à son fils-

-Ce sera un OS (One shot) déjà fini sur SLG. (Salut Les Geeks).

-Il n'y aura pas de pairing particulier. Ce sera (comme le titre l'indique) la lettre d'un père à son fils.

-Le Patron ne m'appartient pas, seul Malone est mon entière propriété.

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Délaissé et sans repère

-Une fanfiction de dix chapitres déjà fini sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel.

-Le pairing sera un Matoine qui se déroulera durant l'enfance/l'adolescence de Mathieu et Antoine.

-Tous les personnages de cette fiction m'appartiennent, hormis Antoine et Mathieu.

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Une vie de chien

-Une fanfiction de quinze chapitres en cours d'écriture sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel.

-Le pairing sera aussi un Matoine qui se déroulera vers la fin de l'adolescence/début de l'âge adulte de Mathieu et Antoine.

- Tous les personnages de cette fiction m'appartiennent, hormis Antoine et Mathieu.

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Voilà, je vous laisse avec ces infos, je vous en donnerais plus dans le dernier chapitre de cette fanfiction !

Voilà, c'était l'avant dernier chapitre de cette fic, j'espère qu'il vous a plu ! ^^ Merci à vous de suivre cette fanfiction, et rendez-vous la semaine prochaine pour le dernier chapitre !

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis ! :D

Passez une bonne semaine, à la prochaine ! :)

Amour et licorne *-*

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